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CNAF

I.S.B.N.sans
156 pages

p. 94 à 102
doi: en cours

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Partie 3 : Le lien adoptif, sa constitution, son suivi

n° 146 2008/2

2008 Informations sociales Partie 3 : Le lien adoptif, sa constitution, son suivi

Le vécu de l’abandon et la construction filiative du côté de l’enfant

Une approche psychanalytique

Pierre Lévy-Soussan Psychiatre, psychanalyste (Société psychanalytique de Paris), médecin directeur, il est l’auteur de nombreux articles sur la filiation et la parentalité dans des revues nationales et internationales.
La situation adoptive est un véritable défi pour la famille quant à sa capacité à soutenir ce qui est dissocié, en l’occurrence les liens biologiques d’une part et les liens institués et affectifs d’autre part. La cohésion de l’organisation fantasmatique de la famille adoptante dépend de la réappropriation ou non de la fiction juridique dans sa fonction originaire.
Quelle est la place du parent adoptant dans les lois et dans le discours actuel sur la notion d’“origine”, qui instaure la primauté du lien biologique ? De qui l’enfant se sentira-t-il fils ou fille ? À partir de sa clinique, l’auteur analyse les répercussions au plan psychique sur l’enfant, sur l’adolescent et sur les parents adoptants dans le travail de construction qu’ils ont à effectuer en commun. La valorisation à l’extrême du lien biologique risquant de rendre indépassable un passé qui devrait, au contraire, devenir assimilable : la condition d’un avenir ouvert.
La filiation adoptive est vulnérable, en raison du travail psychique nécessaire plus important pour construire sa parentalité et sa filiation. Les échecs dans l’adoption sont dramatiques et nous interpellent comme professionnels ou comme tiers dans cet espace adoptif. La faillite de la famille à soutenir la fiction filiative apparaît immédiatement dans la clinique des échecs de l’adoption, en particulier lorsque l’enfant attaque sa filiation lors de l’adolescence, remettant en cause son adoption, donc, d’une façon indirecte, son abandon. Cette dualité abandon/adoption se conflictualise dès le plus jeune âge de l’enfant, aboutissant à sa construction filiative grâce au travail psychique de ses parents qui ont nécessairement mis au travail pour leur propre compte cette même dualité. Pourtant, les points de vulnérabilité de cette construction sont nombreux du côté de l’enfant, à commencer par la place des lois sur l’abandon et sur l’adoption qui peuvent fragiliser cette construction par survalorisation du biologique au détriment de la construction psychique.
 
Lois sur les origines et origines des lois
 
 
Sur un plan juridique, la loi, par la fiction juridique qu’elle instaure dans toutes les filiations, permet de définir la place de chaque membre dans un scénario symbolique cohérent lui donnant une place dans une chaîne originaire.
Dans l’adoption, la valeur créative de cette construction juridique est encore plus nécessaire : elle permet d’instituer des parents en l’absence d’un lien biologique. C’est grâce à cela que tout enfant, adopté ou non, peut se dire “fils ou fille de” l’un et de l’autre sexe, pour reprendre la formule antique. Avant cela, la loi, en encadrant l’acte d’abandon par les parents de naissance, en définissant l’adoptabilité juridique de l’enfant, donne à ce dernier un statut propre et spécifique en attente de l’adoption. Elle permet de reconnaître l’interruption filiative, propre à l’abandon, pour donner toute sa place à la création filiative, propre à l’adoption.
Cette conception du juridique privilégie un système social où la valeur juridique de l’institution prédomine par rapport à une conception où la filiation biologique (liens de sang) l’emporterait quant à l’établissement de la généalogie. Cette fiction a un rôle essentiel au niveau de l’inconscient : permettre une fonction fondatrice aux représentations fantasmatiques parentales. La réalité psychique de cette fiction permet à tous les membres de la famille de s’affranchir de la réalité matérielle en privilégiant la construction subjective de sa propre vérité. Les règles actuelles de l’adoption permettent l’institution de l’enfant au sein du couple comme s’il venait du couple même s’il n’est pas né de ce dernier. Il vient d’un couple où il “aurait pu naître”, comme tous les autres enfants, c’est-à-dire d’un homme et d’une femme, formant un couple. La parenté à venir ne sera ni dissociée ni aberrante ou impossible.
Cela permet à l’enfant et aux parents d’avoir de suffisamment bons repères pour, à leur tour, se donner l’un à l’autre leur propre place : celle de parents, et celle de fils ou de fille. C’est toujours une place à construire qui n’a rien de naturel, et cela dans toutes les familles. Sur un plan psychique, grâce à l’intériorisation de cette sécurité filiative, parents et enfants s’éprouveront dans toute la violence de leurs sentiments, donnant ainsi consistance et vérité à la filiation psychique.
La loi de janvier 2002, en instituant un “droit aux origines”, peut être interprétée comme l’aboutissement d’une pensée collective privilégiant le lien biologique comme seul originaire pour l’enfant et “invitant” obligatoirement la mère biologique à parler de “l’origine”, “car il est important de connaître ses origines”. Le débat actuel sur l’utilisation de l’ADN pour établir une filiation lors d’une demande d’immigration se situe dans la droite ligne d’une telle conception biologique de la filiation.
Quelle peut être alors pour l’enfant la valeur de la science, du lien biologique, comme discours de son origine, comme fantasme de ses origines ? Comment peut-il se construire d’une façon suffisamment sécurisante devant une telle ambivalence sociétale sur le discours de ses origines ?
L’une des dimensions totalement méconnues de cette loi est sa répercussion sur tout le champ filiatif en général et adoptif en particulier. Cette loi permet de maintenir un triple lien symbolique entre l’enfant et sa mère de naissance qui décide de l’abandonner : biologique par nature, juridique par volonté collective (loi de janvier 2002) et psychique en conséquence. Même si ce lien n’est pas considéré comme filiatif, les parents de naissance et l’enfant restent triplement liés à jamais, dès lors qu’un secret sur une identité est demandé.
Du côté du bébé devenu adulte, comment peut-il se construire sur un “dossier vide”, où l’identité de ses parents de naissance n’apparaît pas ? On évoque même un effet pervers de la loi car depuis sa promulgation, beaucoup plus de parents de naissance décident de ne rien laisser non seulement de leur identité mais encore plus de leur histoire, puisque cette loi ne parle pas de l’accompagnement des mères en difficulté avant l’accouchement. D’un autre côté, les parents adoptants n’apparaissent pas dans cette loi, sauf pour accompagner le mineur afin de “connaître ses origines”.
La sortie de cette loi a eu un effet sidérant chez les parents adoptants dans leur capacité à être les parents, à élaborer l’origine de l’enfant à partir de leur désir. Tout se passe comme si, devant la présence d’un lien biologique si important qu’une loi organise son avenir et son destin, le lien filiatif entre enfants et parents adoptants était sidéré, désorganisé car secondaire, de remplacement, par défaut. Comme si cette loi permettait “officiellement” de dégager les parents adoptants de leur rôle originaire pour l’enfant. Comme si l’espace psychique, puis narratif dans lequel a baigné le bébé, puis l’enfant, depuis son adoption, ne comptait plus face à l’informatif réifié par la loi.
 
Un parent pour les pensées de l’enfant, un enfant pour transformer l’adulte en parent
 
 
L’enfant a une histoire pré-adoptive, celle de ses parents de naissance, de son abandon ou de son délaissement, de ses placements, de ses séparations. C’est aussi une histoire de sa construction du monde, de sa confiance ou de sa méfiance par rapport à lui. Comme toute histoire, celle-ci ne cesse d’être recréée par l’ensemble de la famille. La capacité de la mère et du père à recevoir, contenir puis élaborer la “réalité” de l’histoire de l’enfant est déterminante pour l’avenir psychique de l’enfant, en particulier pour le travail filiatif qu’il aura toujours à faire. La construction de son identité s’élabore à partir du récit de son passé, travaillé par l’ensemble de la famille.
Dans la tête de l’enfant, le couple abandon/adoption de son histoire va se conflictualiser en couple parents de naissance/parents adoptants. Peu à peu, l’enfant parvient à se détacher de la représentation imaginaire des uns pour passer à celle, imaginaire et réelle, des autres. C’est bien avec ses parents adoptants qu’il va traverser l’une des phases les plus difficiles de la parentalité en général, celle de l’éviction de leur position parentale. Phase essentielle qui lui permet de réinvestir, dans un second temps, les parents comme repère identificatoire suffisamment solide. Ce point est capital, et se reflète dans l’attitude que les parents prendront lorsqu’ils seront confrontés à l’énonciation par leur enfant du fantasme “Vous n’êtes pas mes vrais parents”. Ils pourront être en difficulté en raison de la résurgence de leur culpabilité par rapport à leur geste d’adoption. D’autres, qui n’ont pas conservé une trop grande culpabilité, toléreront ce fantasme ambivalent et aideront leur enfant à dépasser ce stade normal. Ils considéreront, au contraire, que l’existence de cette attaque est la preuve que de véritables liens familiaux se sont tissés.
Les questions de dette sont un facteur classique d’entravement à la parentalité. Cette question est essentielle car c’est par la dette que les parents sont liés à leurs propres parents et à leur enfant. C’est aussi par une dette réciproque que les parents sont liés à l’enfant : grâce à eux, il est devenu fils ou fille de ; grâce à lui, leur destin d’adultes a été transformé en celui de parents.
De plus, les parents pourront-ils reconnaître la “dette de vie” de l’enfant qu’ils ont contractée à l’égard des parents de naissance ? Nous savons que les représentations inconscientes négatives concernant ceux-ci peuvent être un facteur d’entrave majeur à la parentalité. Par exemple, un parent peut être agressif envers son enfant si, inconsciemment, celui-ci est un rappel constant de sa stérilité. Cela est encore plus vrai pour les parents d’enfants de couleur, dont la stérilité est évidente “aux yeux du monde”.
Certains parents recherchent une gratification de la part des enfants, une reconnaissance de leur geste d’adoption. La réclamation d’une telle dette existe chez bien des parents non adoptants aussi, et cela est toujours problématique.
D’autres, au contraire, payent leur dette à l’enfant en refusant de lui infliger toute blessure narcissique, toute frustration, avec les conséquences que l’on imagine. Comme s’ils voulaient toujours rester dans un monde imaginaire narcissique où “être parent” est purement symbolique, sans aucune conséquence sur le plan de la réalité.
C’est aussi par ce sentiment de dette que l’enfant est relié non seulement à ses parents adoptants, mais aussi fantasmatiquement à ses parents de naissance. L’élaboration, ou non, de cette blessure narcissique fondamentale sera déterminante dans la construction de ce sentiment de dette.
Nous pouvons envisager plusieurs possibilités. Le refus de la dette, comme lors de l’adolescence, prend souvent la forme de “Vous n’êtes pas mes parents”. Le sentiment d’avoir une dette trop élevée peut, au contraire, entraîner une incapacité de se séparer ou d’aborder le conflit ambivalentiel envers ses parents en raison de la trop forte idéalisation des parents adoptants : “Ils sont si bons.”
Le sentiment de n’avoir aucune dette entraîne des difficultés surtout dans le registre psychopathique : “Personne ne m’a jamais rien donné.” La difficulté pour les parents est alors de supporter les conséquences de l’histoire passée de l’enfant. Celui-ci peut aller jusqu’à leur faire payer très cher cette histoire, comme s’il pouvait et voulait enfin savoir jusqu’où ils peuvent aller avant de l’abandonner, ultime confirmation de ses craintes.
Là encore, la “défense par la réalité” est une arme puissante contre les parents : “Je n’aime personne, personne ne m’aime, personne ne m’a jamais aimé, n’ai-je pas été abandonné, pour de vrai ?” L’identification se fait à “l’enfant abandonné par la mère”, forcément mauvais, pas aimable. Dans une sorte d’abolition temporelle propre à l’inconscient, l’enfant peut se vivre dans le présent comme abandonné. Il devra alors faire un travail psychique important pour réaliser que ce n’est pas lui qui a été abandonné mais “un bébé”. C’est le même trajet psychique, narcissiquement éprouvant, que tout enfant doit faire quand il réalise que ses parents ne l’ont pas désiré lui, en tant que tel, mais qu’ils voulaient juste “un bébé”.
 
Le retour de la problématique de l’abandon à l’adolescence
 
 
La réactualisation dramatique, dans le présent de l’adolescent, de son passé précipite parents et enfants dans des angoisses très anciennes, archaïques de perte, d’abandon. Lorsque cette histoire ne peut être abordée, verbalisée, élaborée par les parents, l’équilibre familial risque d’être déséquilibré jusqu’à la rupture avec l’adolescent.
Dans la situation adoptive, celui-ci s’attend à ce que lui soit assuré ce degré de contrainte qu’il sollicite pour qu’il puisse être en mesure de “retourner en arrière”. Ce retour est contemporain pour lui de l’époque antérieure à son abandon. Il pourra tout faire pour à nouveau vivre un abandon, un rejet : jusqu’où aller pour être à nouveau rejeté ? En agissant de cette façon, il garde ainsi l’espoir que l’entourage reconnaîtra et réparera la faillite spécifique qui lui a causé tant de douleur. “Les enfants, comme le souligne Winnicott, ont besoin de quelque chose qui subsiste lorsqu’ils sont détestés, et même détestables.
L’adolescent dispose, grâce à son corps, de l’exercice de la sexualité et de la capacité d’engendrer à son tour. Ce remaniement corporel le confronte à un remaniement de son identité et sollicite fortement la solidité de l’axe psychique de la filiation. Le vécu de ce corps comme étranger peut rentrer en collusion fantasmatique avec le vécu parental de lui en tant que “vraiment étranger”.
Ce corps rappelle aussi son destin, d’une scène primitive à une autre, d’une mère à l’autre, parfois d’un pays à un autre. Le corps est pour certains adolescents le lieu d’interrogations privilégié de leur propre identité. Des représentations particulièrement violentes et crues de sa conception peuvent les assaillir, d’autant plus si leur histoire a été peu élaborée par leurs parents, comme nous l’avons vu auparavant.
Le corps de l’adolescent renvoie d’une façon implacable à ce qu’il imagine du désir de ses parents de naissance, de la première scène dont il a été issu et de l’interruption filiative dont, bébé ou enfant, il a été l’objet. La violence de ses attaques contre lui, ou contre ses parents, est parfois à la mesure des sentiments de rage, de haine d’impuissance provoqués par toutes ses représentations où les fantasmes d’une mère toute-puissante, violente, abandonnante cohabitent avec celles d’une mère protectrice, bienveillante, toutes les deux inattaquables.
La “recherche des origines”, tant valorisée dans notre société actuelle, tient souvent lieu et place d’une recherche d’une issue illusoire aux conflits psychiques mal résolus. Une quête anxieuse des origines biologiques représente parfois un espoir de réparer la blessure de l’abandon inexpliqué, du secret parfois maintenu (séparant les enfants de leurs parents adoptifs) ou des déceptions diverses à l’égard des parents adoptifs.
L’élaboration inconsciente et consciente de la rencontre parentale avec l’histoire pré-adoptive de l’enfant dans la construction de son identité est l’une des composantes essentielles de ce nouage : naître du désir, d’un “enfantement” psychique d’un couple, d’une histoire. C’est l’un des enjeux décisifs de la situation adoptive : c’est vers les parents que l’enfant va d’abord se tourner pour trouver chez eux ce sentiment si important de continuité d’existence qui a pu lui faire défaut. Cela lui sera fourni par leur capacité à transformer ses angoisses de perte et d’abandon en sentiment de sécurité identitaire et filiatif.
L’histoire psychique de l’adolescent va à nouveau à la rencontre de celle de ses parents et du chemin qu’ils ont fait pour aller vers lui. C’est à ce prix que la réalité factuelle pré-adoptive pourra être transformée par la famille. C’est-à-dire qu’il s’agira de symboliser, de penser l’intolérable de l’histoire pré-adoptive, de l’abandon, des maltraitances physiques ou psychiques lorsqu’elles ont existé. Pour les parents, le moment sera alors venu de revisiter les blessures propres à l’infertilité ou à ce qui a conduit à un désir d’enfant adopté. La construction d’une histoire commune co-construite donnant un sens à la vie de l’enfant, des représentations, des affects partagés est capitale pour le travail filiatif.
L’une des conditions de réussite de la filiation est bien la capacité à faire rentrer l’enfant dans l’histoire familiale de chaque parent. Pourtant, cette mise en sens du passé de l’adolescent passe par la capacité des parents à transformer les émotions de l’enfant en affect d’abord assimilable par eux-mêmes afin de les rendre supportables pour lui. C’est bien dans cet après-coup que le passé se rejouera dans le présent pour que tous les protagonistes tentent d’en atténuer le caractère traumatique.
Dans une clinique dominée par une répétition des mêmes scénarios émotionnels, tout se passe comme si les scènes, les affects, les représentations, les expériences affectives liées aux représentations douloureuses de l’histoire pré-adoptive devaient revenir, jusqu’à leur transformation par les parents en expérience présente assimilable, c’est-à-dire compréhensible pour tout un chacun.
L’imaginaire parental est parfois sidéré par une autre scène : celle des parents de naissance “effroyables”, “violents”, “toxicomanes”. Quelquefois, c’est l’histoire pré-adoptive de l’enfant que les parents ne peuvent assimiler tant elle est constituée de bruits, de fureurs, de violence subie. L’imaginaire parental ne pourra pas “détoxifier” de telles images, au sens de Bion, les mettre en mots, tenter de les historiciser en lien avec son histoire de couple.
 
Conclusion
 
 
Si l’enfant ne se vit pas comme la conséquence d’une histoire, des désirs du couple avant son arrivée, il ne pourra pas se dire qu’il aurait pu venir d’eux. Il risque alors de s’enfermer dans une impasse filiative, véritable répétition de son abandon ou ne faisant qu’actualiser douloureusement un passé indépassable, prisonnier d’une scène originaire extérieure à sa famille.
L’erreur serait de prendre à la lettre les fantasmes d’éviction de l’enfant de la position parentale (“Vous n’êtes pas mes vrais parents”). On voit bien comment cette erreur peut être alimentée, soit par l’histoire individuelle de chaque parent, soit par l’imaginaire social lorsqu’il valorise à l’extrême l’origine biologique de l’enfant. L’adoption des parents par l’enfant et réciproquement réclame un travail de filiation plus exigeant sur le plan psychique. En effet, l’aimantation par la réalité historique peut sidérer aussi bien les parents que l’enfant, d’où l’importance de l’investissement du couple comme un lieu pour la penser.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  P. Legendre, Leçons IV sur la filiation, Paris, Fayard, 1990.
·  P. Lévy-Soussan, Éloge du secret, Hachette littératures, 2006 ; “Travail de filiation et adoption”, Revue française de psychanalyse, n° 1, PUF, 2002, p. 41-69.
·  S. Marinopoulos, Dans l’intime des mères, Paris, Fayard, 2005 ; et al., Moïse, Œdipe et Superman : de l’abandon à l’adoption, Paris, Fayard, 2003.
·  M. Soulé, P. Lévy-Soussan, “Les fonctions parentales et leurs problèmes actuels dans les différentes filiations”, Psychiatrie de l’enfant, XXXXV/1, 2002, p. 77-102.
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