2008
Informations sociales
Partie 3 : Réseaux de proximité : famille et amis
Amitiés européennes
Les réseaux transnationaux des étudiants Erasmus
Ainhoa de Federico
Maître de conférences à l’Université des sciences et technologies de Lille-I, membre du laboratoire CNRS-CLERSÉ. Elle a édité “Networks and Identifications: A Relational approach to Social Identity”, International Sociology, vol. 22, nËš 6, novembre 2007. Elle a publié avec Alexis Ferrand “Méthodes d’analyse des réseaux sociaux” dans Graziella Caselli, Jacques Vallin et Guillaume Wunsch (ed.) Encyclopédie de Démographie : analyse et synthèse, volume VIII, Observation, méthodes auxiliaires et enseignement, Paris, INED, 2006 et un article sur “L’analyse longitudinale de réseaux sociaux totaux avec SIENA. Méthode, discussion et application”, Bulletin de méthodologie sociologique, nËš 84, octobre 2004, p. 5-39.
Les échanges Erasmus ont pour but de favoriser l’entente entre les peuples de l’Europe et le sentiment d’appartenance à celle-ci. Les étudiants y participant ont fréquemment l’occasion de créer des relations d’amitié transnationales abondantes permettant des apprentissages interculturels. Les amitiés avec les étudiants du pays d’accueil seront rares dans un premier temps et pourront se développer avec le temps.
Les relations d’amitié qui se tissent à l’occasion d’échanges universitaires dans le cadre du programme Erasmus favorisent les échanges interculturels. Les premiers temps du séjour se caractérisent par une tendance à s’entourer d’amis de même nationalité ou d’autres étudiants Erasmus. Les groupes d’amis sont le plus souvent multinationaux. L’ouverture aux étudiants du pays d’accueil est fonction de la durée. Les amitiés transnationales durables trouvent matière à épanouissement particulièrement lorsque le séjour a été long.
Depuis 1987, le programme Erasmus a permis à près de 2 millions d’étudiants d’effectuer un séjour d’études dans un autre pays européen pour une période de trois à douze mois, cela avec un double objectif : créer des citoyens européens et créer les cadres dynamiques d’une Europe compétitive. En ce qui concerne le premier objectif, ce programme semble reposer implicitement sur “l’hypothèse du contact”, qui voudrait que le contact et l’interaction entre des personnes appartenant à différents groupes sociaux favorisent la solidarité et la compréhension, éventuellement le développement d’une identité commune englobante
[1]. Les étudiants Erasmus auraient l’occasion de se faire de nouveaux amis pendant leur séjour, ce qui leur permettrait de développer, d’une part, une meilleure compréhension du pays d’accueil et, d’autre part, des attitudes favorables à son égard. Ces relations d’amitié feront l’objet de cet article
[2], à caractère descriptif
[3]. Mais avant de plonger dans la description des amitiés des Erasmus, qu’est-ce l’amitié ? Elle nous apparaît comme une notion polysémique.
Les relations d’amitié sont courantes, tout le monde peut identifier ses amis. Néanmoins les chercheurs qui s’y sont intéressés arrivent au constat qu’il s’agit d’une notion ambiguë, vague et multidimensionnelle. La signification et la pratique de l’amitié dépend de la classe sociale, de l’âge, du genre et de la position dans le cycle de vie. Différentes sociétés peuvent aussi avoir des conceptions légèrement différentes de l’amitié, certaines ont plusieurs mots pour la nommer (amis, copains) et ce qu’on entend par amitié change selon les époques historiques. Cependant les auteurs s’accordent pour considérer l’amitié comme une relation fondamentalement personnelle, privée et volontaire qui, avec la famille, constitue l’entourage personnel et social le plus important pour les personnes.
Dans cet article, nous examinerons brièvement trois questions – purement relationnelles – qui précèdent nécessairement l’étude des effets de ces relations d’amitié transnationales : la quantité et la diversité des amis, les amis du pays d’accueil, et l’émergence d’un embryon de société européenne dans les universités.
Quantité et diversité des amis des Erasmus
La première question qui se pose concerne la possibilité pour les étudiants Erasmus de créer de nouvelles relations d’amitié. Réussissent-ils à nouer ces liens personnels et volontaires ? Et si oui, quels sont le nombre et l’origine des amis ?
Propulsés dans une société où souvent ils ne connaissent personne, dont ils parlent rarement la langue avec aisance, ils sont déboussolés par rapport aux codes normatifs d’interaction : pour certains, ce sera leur première expérience hors la maison familiale, et pour la plupart, une expérience qu’ils affronteront seuls, parfois avec une vague connaissance de l’université, au mieux avec un (e) ami (e) ou un amoureux. Mais les étudiants Erasmus s’entourent rapidement d’amis. Au bout de quatre mois de séjour, ils évoquent 16 amis en moyenne
[4], se rapprochant du nombre moyen d’amis des étudiants sur place et doublant celui des étudiants primo-entrants de première année à l’université. La plupart de ces amis auront été rencontrés lors des deux premières semaines du séjour. Les Erasmus occupent une position sociologique d’étrangers définie par l’éminent sociologue allemand Georg Simmel. Ils sont à la fois intérieurs et extérieurs, dedans et dehors, de passage et non inscrits dans des réseaux de sociabilité préalables. Les étudiants Erasmus auront ainsi du mal – dans un premier temps – à obtenir des amis “ locaux”.
A contrario, parce qu’ils se trouvent dans une situation similaire, devant faire face aux mêmes problèmes et étant également disponibles et désireux d’interactions, les Erasmus fédèrent des amitiés abondantes entre eux. Si bien que 78 % des amis des Erasmus seront eux-mêmes des étudiants suivant ce même programme, dont une partie non négligeable du même pays (41 %). En termes de composition des réseaux personnels, la plupart des étudiants Erasmus (55 %) auront des amis de leur pays d’origine (“nationaux”), des amis Erasmus d’autres pays (“Erasmus”) et des amis de leur pays d’accueil (“locaux”). Ensuite, les combinaisons les plus fréquentes seront celles où au moins deux types d’amis différents seront présents dans les réseaux personnels : nationaux et Erasmus (13 %) ; nationaux et locaux (11 %) ; Erasmus et locaux (7 %). Le cas de figure le plus rare est, en effet, que les Erasmus n’aient qu’un seul type d’amis, de leur propre pays (7 %), des Erasmus (6 %) ou des locaux (0,5 % (n=1)).
Tableau 1
Composition qualitative des réseaux personnels des étudiants Erasmus selon les origines des amis
| Combinaisons d’amis | Nbre d’étudiants | % |
| Nationaux, Erasmus et locaux | 120 | 55 |
| Nationaux et Erasmus | 28 | 13 |
| Nationaux et locaux | 24 | 11 |
| Erasmus et locaux | 15 | 7 |
| Nationaux | 15 | 7 |
| Erasmus | 14 | 6,5 |
| Locaux | 1 | 0,5 |
| Total | 217 | 100 |
Note : Ce tableau montre les données des deux enquêtes 1995-1996 et 1999-2000 (voir note 2). Sont exclus les étudiants enquêtés avec une fonction de contrôle (n=56) et 24 cas où les données n’étaient pas claires ou bien étaient manquantes.
Si on regarde l’image d’ensemble, 93 % des étudiants ont au moins un ami venant d’un autre pays, et les relations proprement transnationales constituent 59 % de tous les liens d’amitié des Erasmus. C’est-à-dire que ce programme d’échanges est effectivement propice à la création de relations d’amitié transnationales qui pourraient être porteuses d’influences sur l’image, sur les stéréotypes et sur le sentiment de proximité vis-à-vis des différents pays européens.
Concernant le pays d’accueil lui-même, le panorama est assez différent : bien que 74 % des étudiants Erasmus aient au moins un ami du pays d’accueil, ces amitiés ne constituent que 17 % du total des amis de ces étudiants. Ces amitiés “locales” constituent donc un “bien” relativement rare.
Les données montrent que la quantité et le pourcentage d’amis locaux des Erasmus sont relativement stables dans les différentes universités étudiées
[5]. Ceci suggère que la qualité de l’intégration locale est probablement moins dépendante des caractéristiques et de la sociabilité de l’université, de la ville ou du pays d’accueil que des stratégies ou des capacités spécifiques des individus dans les cohortes d’Erasmus. En effet, tel que le montre le tableau 2, les différences individuelles concernant le nombre d’amis locaux sont très grandes.
Tableau 2
Nombre d’amis locaux des étudiants Erasmus
| Nbre d’amis locaux | Nbre d’étudiants | % |
| 0 | 56 | 26 |
| 1 | 50 | 23 |
| 2 | 28 | 13 |
| 3 | 20 | 9 |
| 4 | 17 | 8 |
| Entre 5 et 18 | 46 | 21 |
| Total | 217 | 100 |
Note : Ce tableau montre les données des deux enquêtes 1995-1996 et 1999-2000 (voir note 2). Sont exclus les étudiants enquêtés avec une fonction de contrôle (n=56) et 24 cas où les données n’étaient pas claires ou bien étaient manquantes.
Nous pouvons également voir qu’une bonne partie des étudiants Erasmus ont très peu d’amis locaux. Environ un quart d’entre eux (26 %) n’ont pas un seul ami du pays d’accueil ; un tiers environ (36 %) en ont seulement un ou deux ; et un peu plus d’un tiers (38 %) ont entre 3 et 18 amis locaux. Près de deux tiers de ces étudiants ont aussi un très faible niveau d’intégration locale en termes relationnels. On peut se demander quels seront les effets de ces amitiés relativement rares sur eux. On peut imaginer un impact moindre que dans le cas des amis transnationaux non locaux.
Si on prend l’image d’ensemble, ceci veut dire qu’il semble y avoir un écart entre les étudiants locaux et les étudiants Erasmus. Ainsi, ces derniers formeraient un réseau assez dense et intégré de relations entre Erasmus, un monde de sociabilité à part, une petite sous-culture à l’intérieur de l’université, avec quand même un tiers de leurs membres formant des ponts forts et nombreux entre la “communauté Erasmus” et la sociabilité locale.
Le fait que la plupart des amis des Erasmus soient d’autres Erasmus invite à s’interroger sur la manière dont se développent ces communautés Erasmus : quels facteurs interviennent dans leur émergence et comment évoluent-elles ? Nous avons déjà vu que le premier facteur structurant est la position d’étrangers de ces étudiants. Un certain nombre d’autres facteurs interviennent ensuite pour façonner la sociabilité de ces communautés
[6].
> L’émergence de la communauté
Les étudiants Erasmus rencontrent leurs homologues dans différents contextes : lors des cours de langues, lors des journées de bienvenue, ensuite à l’occasion des soirées proposées par des associations pour les accueillir et les intégrer… Ces activités ayant pour vocation première d’augmenter les chances d’intégration locale des Erasmus ont pour effet pervers de procurer les occasions parfaites pour qu’ils se reconnaissent et se rencontrent entre eux.
Au bout de quatre mois, les facteurs de stabilisation des relations d’amitié sont la réciprocité (celui que j’estime être mon ami me considère comme son ami), la transitivité (les amis de mes amis sont mes amis) et le lieu de résidence. En effet, les étudiants Erasmus constituent souvent des unités de vie informelles où les repas et les tâches ménagères (courses, cuisine, vaisselle et nettoyage) sont partagées. Ces unités de vie donnent autant d’occasions d’ajustements normatifs transnationaux concernant la composition des repas, le rapport au temps, les manières à table, les fêtes et traditions, les marques de politesse, les rôles de genre, etc. Elles débouchent souvent sur des hybridations normatives entre le contexte d’accueil et les cultures des composants de l’unité. Elles constituent une occasion extraordinaire d’apprentissage pratique de l’Europe et des manières de vivre et de faire des pays qui la composent.
Une curiosité de la sociabilité Erasmus par rapport à l’amitié dans d’autres contextes est l’absence d’une préférence pour les amis de même sexe. Alors que cette préférence est un facteur consistant dans la littérature sur l’amitié, dans notre recherche, les jeunes hommes et les jeunes femmes n’ont pas davantage d’amis de leur sexe. Ceci est probablement dû à ce que ce séjour constitue pour beaucoup un moment d’expérimentation amoureuse et sexuelle sans conséquences durables sur la réputation. Si près de 60 % des relations d’amitié sont transnationales, il est intéressant de noter que le pourcentage de relations amoureuses transnationales présentes pendant le séjour Erasmus est encore plus élevé (70 %). Ces relations intimes constituent encore des occasions d’apprentissages forts du développement d’un sens de la proximité marquant avec des personnes d’autres pays européens.
> Les nationalités dans la communauté
Il est possible d’observer certaines différences entre les nationalités dans les communautés Erasmus
[7]. Les étudiants des pays du Sud (Espagne, Italie, Portugal, Grèce) sont généralement plus actifs dans la sociabilité et aussi plus souvent préférés par les Erasmus en tant qu’amis. Les étudiants britanniques semblent être les moins actifs pour développer des liens d’amitié. D’autre part, les étudiants belges et britanniques sont ceux qui ont les amis les plus diversifiés, ceux qui ont une sociabilité plus européenne.
Si on examine la composition des groupes d’amis à l’intérieur de la communauté Erasmus, ils sont tous multinationaux. Ces groupes sont parfois « dominés » par une ou deux nationalités, mais même dans ce cas-là, ces groupements ne suivent pas de façon stricte des critères de proximité linguistique, de tradition religieuse ou de proximité géographique.
Une autre caractéristique renforce le caractère multi- culturel de ces communautés. Nous avons vu qu’une forte proportion des amis des Erasmus est de même nationalité (40 %). Cependant, les relations d’amitié transnationales engagent davantage de réciprocité que les relations de même nationalité. Selon nous, il semble ainsi plus facile de passer du temps dans une sociabilité diffuse avec des personnes de même origine car il n’y a pas d’effort à faire pour interpréter ou ajuster le comportement. Mais une fois qu’une amitié est créée avec quelqu’un d’un autre pays, celle-ci est particulièrement appréciée et reconnue par les deux parties.
> Pendant et après le séjour Erasmus
Au fil du temps, pendant le séjour Erasmus, le nombre d’amis locaux augmente. Ce sont assez naturellement ceux qui choisissent de rester pour les périodes les plus longues (de neuf à douze mois) qui réussissent à créer les liens les plus significatifs avec d’autres étudiants du pays qui les accueille. Le nombre d’amis de même nationalité décroît également fortement. Ces amitiés auront été utiles pour faire face au moment difficile de la transition entre le pays d’origine et le pays d’accueil, mais elles ne sont pas forcément durables pendant le séjour : aux similarités culturelles, une fois les ajustements normatifs opérés, se superposent les préférences personnelles.
Plus intéressant encore est de constater ce qui se passe un an plus tard, une fois le séjour Erasmus fini : une forte proportion rentre dans son pays d’origine (80 %), mais certains prolongent leur séjour sur place (15 %) ou encore se dirigent vers d’autres pays (5 %). Dans les cinq années qui suivent, beaucoup retournent à l’étranger encore une fois.
Au bout du compte, les étudiants Erasmus gardent une bonne proportion de leurs amitiés de séjour : deux tiers des amis sont encore considérés comme tels un an plus tard et deux tiers également auront été contactés par téléphone, par lettre, par courriel ou encore auront été revus lors de visites.
Les amis qui seront le plus souvent préservés après le séjour Erasmus seront évidemment ceux que l’on aura considérés comme les meilleurs amis et qui montrent la réciprocité la plus forte. Toutefois, on peut remarquer que les amitiés transnationales, d’autant plus si le pays de l’ami est loin, seront plus fréquemment gardées. Plus le lien d’amitié est rare et improbable, plus il est choyé. Parmi ces amis d’autres pays, ceux du sud de l’Europe (Espagne, Italie, Grèce, Portugal) seront particulièrement préférés.
Le partage de l’expérience joue également : ceux qui sont restés la même durée préservent mieux leurs liens. De plus, les groupes d’amis multiculturels laissent leur trace d’appartenance, et leurs membres gardent davantage le contact entre eux.
Les résultats que nous avons présentés ici montrent que le séjour Erasmus produit des occasions de contact interculturel pendant l’échange et un an plus tard. Certaines de ces amitiés persisteront bien au-delà du retour à la maison. De surcroît, il y a des chances pour que ces relations durables soient transnationales.
Parfois on lit dans les journaux des opinions de journalistes exprimant que le programme Erasmus est le visage humain de l’Union européenne et qu’il a fait plus pour l’intégration européenne que toutes les autres politiques de l’Union européenne dans leur ensemble. Nous ne prétendons pas le déterminer ici, mais les effets et les possibilités créés par ces amitiés et par ces amours transnationaux plus ou moins durables semblent favorables à celle-ci et constituent une question intéressante pour la recherche.
[1]
Gordon Allport (1954) dans son livre
The nature of prejudice, Addison-Wesley, Reading, a spécifié les conditions nécessaires pour que ceci se produise. Il est nécessaire que les membres des différents groupes aient un statut égal, que leur coopération les aide à atteindre leurs buts, que les institutions soutiennent leur égalité et coopération, et que les membres aient l’occasion de faire connaissance et de développer des relations personnelles.
[2]
Cet article s’appuie sur les données de deux enquêtes. La première concerne un échantillon de 80 étudiants Erasmus accueillis à l’Université Lille-I en 1995-1996. Ils ont été enquêtés trois fois : lors de leur arrivée, quatre mois plus tard, et un an et demi après leur départ. La seconde concerne 217 étudiants Erasmus accueillis, en 1999-2000, à l’Université Lille-I (n=77), à l’Université publique de Navarre en Espagne (n=90, dont 56 étudiants locaux servant comme population de contrôle) et à l’Université de Groningen aux Pays-Bas (n=50). Les deux ont été réalisées à partir de questionnaires et d’observation participante.
[3]
Cet article est une synthèse d’aspects abordés dans la thèse de sociologie d’Ainhoa de Federico de la Rúa,
Réseaux d’identification à l’Europe. Amitiés et identités d’étudiants européens/Redes de Identificación con Europa. Amistad e Identidades de Estudiantes Europeos, Université Lille-I (France) et Universidad Pública de Navarra (Espagne), 2003.
[4]
Les différences individuelles sont importantes : les étudiants auront cité de 2 à 60 amis.
[5]
Il y a une variation de 8 % entre les cas les plus favorables au développement des amis locaux et les plus défavorables, alors que si on examine les écarts en pourcentage d’amis nationaux ou Erasmus d’un site à un autre, ces écarts sont beaucoup plus grands (respectivement 34 % et 42 %).
[6]
Ces analyses sont fondées sur les données de Lille 1995-1996 et sur le modèle d’analyse longitudinale SIENA développé par Tom Snijders (2001). “The statistical Evaluation of Social Network Dynamics”.
In Sobel, M.E. et Becker, M.P.,
Sociological Methodology, 2001 : 361-395. Basil Blackwell. Boston et London.
[7]
Ces analyses sont fondées sur les données de Lille 1995-1996. Étaient représentés des étudiants allemands, autrichiens, belges, britanniques, espagnols, grecs, italiens, portugais et suédois.