Informations sociales
CNAF

I.S.B.N.sans
138 pages

p. 72 à 81
doi: en cours

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Partie 2 : Faire du réseau : analyses et pratiques

n° 147 2008/3

2008 Informations sociales Partie 2 : Faire du réseau : analyses et pratiques

Réseaux de santé et territoires

Où en sommes-nous ?

Saïd Acef Éducateur spécialisé dans le secteur sanitaire et social, il a obtenu un master “Ingénierie des réseaux de santé”, Université de Marne-la-Vallée). Parallèlement à son activité professionnelle au sein de deux réseaux en santé mentale, il effectue des missions de conseil, d’ingénierie et de formation dans le domaine des réseaux et de la certification qualité. Doctorant de sociologie à l’EHESS (Paris), en co-tutelle avec l’Université de Montréal (Ph. D. santé publique).
Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l’accès, la coordination et la continuité des soins en prenant en compte la globalité des besoins des usagers. Ils agissent en faveur du décloisonnement des secteurs et des interventions. Leur couverture territoriale est loin d’être exhaustive. Pour autant, ils constituent un levier important en faveur de l’innovation organisationnelle et de la mutualisation de l’offre de services sur un territoire donné. À partir de leur fonctionnement, il s’agit d’anticiper les changements profonds auxquels notre système de santé est actuellement confronté.
L’utilité d’une mise en réseau de professionnels prend tout son sens dans le cadre de la santé pour prendre en compte l’ensemble des attentes et des besoins du patient. Encouragés par les politiques publiques, les réseaux de santé se sont développés ces dernières années en fonction des facteurs territoriaux. Leur pérennité demeure toutefois fragile, conduisant à une mutualisation des réseaux et à l’émergence de réseaux incluant des prestations de soins et de services.
Face à la complexité des enjeux traversant le système de santé actuel, les réseaux de santé constituent un levier permettant une évolution des réponses en termes d’organisation des soins et d’offre de services vers les usagers et les professionnels concernés.
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé clarifie les missions et le cadre de développement de ces dispositifs coordonnés : “Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l’accès aux soins, la coordination, la continuité ou l’interdisciplinarité des prises en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l’éducation à la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Ils peuvent participer à des actions de santé publique. Ils procèdent à des actions d’évaluation afin de garantir la qualité de leurs services et prestations [1].
C’est à partir de cette définition légale que nous proposons de problématiser autour de la relation entre réseaux et territoires. Nous verrons que ces deux notions connaissent une relation de nécessité entre elles pour construire une stratégie cohérente face à la complexité grandissante du système de santé.
Cette relation, eu égard aux débats idéologiques et politiques traversant aujourd’hui les acteurs impliqués dans ces organisations réticulaires, nous permettra également de saisir les enjeux de réforme actuels de notre système de santé.
 
Le réseau de santé, une réponse adaptée aux besoins
 
 
Le réseau de santé, dont le prototype le plus connu est le réseau ville/hôpital, est une organisation multi-acteurs ayant pour finalité de décloisonner les différents secteurs (sanitaire, médico-social, social). Il s’agit de construire et de proposer une offre de soins et de services cohérente et continue aux usagers confrontés à tel ou tel problème de santé. Le réseau de santé constitue également un outil d’amélioration des pratiques professionnelles et, plus largement, il contribue à maintenir voire à améliorer le niveau de qualité du service rendu.
Les réseaux de santé sont d’histoire récente. Cette vision globale et coordonnée de l’accompagnement des usagers du système de santé a été précédée d’une approche plus segmentée et partielle par la mise en place de filières thématiques et/ou territoriales. Nous sommes passés des réseaux de soins centrés sur les prises en charge sanitaires aux réseaux de santé visant la globalité de la santé. C’est ainsi que, avant la loi du 4 mars 2002, les réseaux étaient traditionnellement identifiés selon la classification suivante : réseaux thématiques centrés sur une pathologie ou sur une population donnée ; réseaux inter-hospitaliers ; réseaux expérimentaux de soins (dits réseaux Soubie) ; réseaux ville/ville (entre professionnels de santé libéraux) et ville/hôpital. Dans la pratique, ces catégories perdurent plus ou moins aujourd’hui. De nombreux réseaux restent structurés sur le mode de filières de soins par pathologie, avec une prédominance hospitalière dans leur composition. D’autres réseaux, dont la promotion est généralement faite par les professionnels de santé libéraux, articulent la ville et l’hôpital sur un territoire de proximité permettant d’appréhender la pluralité des besoins de la population du territoire couvert. Au fur et à mesure de leur essor, les réseaux de santé, tenant compte des attentes et des besoins des différentes parties prenantes (patients, entourage, professionnels, institutions, tutelles, etc.), ont mis en Å“uvre des stratégies d’extension de leur champ d’action de trois ordres :
  • une extension thématique compte tenu de champs de compétences partagées existant entre telle ou telle pathologie (par exemple : cancérologie et soins palliatifs ; addictions et santé mentale ; VIH et précarité ; santé mentale et précarité, etc.) ;
  • une extension de leur offre de services en raison des prestations non médicales attendues par les usagers ;
  • une extension territoriale compte tenu de la progression du maillage mis en Å“uvre et des enjeux d’équité d’accès aux soins sur le territoire couvert par le réseau.
Ainsi, nous pourrions dire qu’il s’agit du passage d’une logique d’organisation segmentée par filière centrée sur les soins à une logique globale par territoire centrée sur les besoins de la population.
 
La place des réseaux dans la politique de santé publique
 
 
Ce changement de paradigme est consacré dans l’outil central de planification de l’organisation du système de santé au niveau régional : le Schéma régional de l’organisation des soins, troisième génération (SROS 3). Il traduit la volonté politique de mettre en Å“uvre une approche territoriale de la santé (Vigneron, 2002). Les priorités du SROS, telles que définies par la circulaire du 5 mars 2006, sont les suivants :
  • partir de l’évaluation des besoins de santé pour définir les priorités de financement ;
  • mieux prendre en compte la dimension territoriale dans la graduation de l’offre de soins et de services ;
  • associer plus étroitement les différents partenaires (dont les élus locaux et les usagers) ;
  • impulser une dynamique de concertation et de contractualisation à l’échelon des territoires de santé (ces derniers sont les aires géographiques, définies par l’agence régionale d’hospitalisation, dont l’étendue et les caractéristiques sociodémographiques permettent de rationaliser le développement et la régulation de l’offre de soins. On en compte généralement deux à trois maximum par département).
La planification mise en Å“uvre via les SROS doit permettre de répondre aux enjeux suivants :
  • assurer une organisation territoriale de l’offre en santé permettant le maintien et/ou le développement d’activités et de prestations de proximité mais aussi la mise en place d’une organisation graduée des différents recours (plus le niveau de technicité et de spécialisation de la prestation de soins est élevé, plus l’échelon territorial est élevé. Par exemple, un centre d’évaluation et de diagnostic des maladies rares sera régional) ;
  • veiller à ce que cette organisation régionalisée des soins réponde aux objectifs stratégiques de la loi de santé publique d’août 2004, déclinée au niveau régional dans les Plans régionaux de santé publique (PRSP) ;
Pour la première fois, les réseaux de santé sont inscrits dans le SROS 3 (2004-2010). Concrètement, cela suppose qu’ils vont travailler à partir des territoires de santé – qui deviennent donc, en théorie, pertinents pour ces réseaux. Il s’agit également de contribuer au diagnostic partagé concernant l’évaluation des besoins de santé sur le territoire. Cette évaluation est absolument nécessaire au réseau pour déployer son offre de services et définir ses partenariats stratégiques. Enfin, le réseau s’inscrit dans le projet médical de territoire qui met notamment en évidence les besoins de coopération et de coordination.
La relation entre réseaux et territoires prend donc ici tout son sens, l’un n’allant pas sans l’autre, compte tenu des enjeux qui traversent aujourd’hui notre système de santé. Comment concilier l’approche par filière (vision verticale des soins) à une approche par besoins de santé (vision horizontale visant le décloisonnement des secteurs et des interventions) pour mieux appréhender la complexité des services à mettre en Å“uvre (vision transversale visant une offre globale et intégrée) ? Comment concilier l’échelon local (proximité des premiers recours au système de santé) et l’échelon régional (spécialisation des prestations) ? Comment fluidifier les trajectoires de soins et faciliter l’accès aux services utiles ? Comment faire face à la multiplicité des réseaux sur le territoire ?
La dynamique de création de réseaux de santé est donc largement engagée, avec un essor certain depuis 2002 (Bentégeat, 2005), où on ne comptait que 54 réseaux de santé, pour arriver à un nombre trois fois supérieur un an plus tard, et à plus de 500 en 2005. Fin 2004, la répartition thématique était globalement la suivante : 21 % pour la cancérologie ; 20 % pour les soins palliatifs ; 14 % pour le diabète ; 9 % pour la périnatalité ; 7 % pour les personnes âgées ; 5 % pour les urgences et la permanence des soins ; 5 % pour les maladies cardiovasculaires ; 3 % pour les addictions ; 18 % pour le VIH, la santé mentale, la précarité et le handicap.
Notons toutefois le déséquilibre de création des réseaux de santé selon les régions. Les régions Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes puis Aquitaine et Nord Pas-de-Calais en sont les plus fortement dotées (entre 40 et 80 réseaux). Ceci s’explique par la présence, dans ces régions, de promoteurs agissant comme leaders d’opinion ; par l’existence d’une culture partenariale ; par le caractère rural, urbain ou rural/urbain du territoire d’implantation du réseau ; par la démographie médicale ; par la richesse des ressources sanitaires et sociales ; ainsi que par une politique offensive des tutelles régionales. L’ensemble de ces facteurs territoriaux jouera dans la mise en place du réseau et dans les stratégies d’intégration clinique, fonctionnelle et institutionnelle que les promoteurs du réseau développeront.
 
Perspectives d’évolution des réseaux de santé
 
 
> Un recentrage autour des priorités de santé publique
Compte tenu de ce niveau de complexité du paysage institutionnel et de l’hétérogénéité de leur développement par région, les réseaux de santé sont actuellement à un tournant dans leur existence qui, au gré des aléas politiques et économiques, reste fragile. Il est aujourd’hui acquis que, comme tout autre dispositif de santé (hôpitaux, cliniques, secteur libéral…), ils doivent s’inscrire dans les priorités de santé publique au niveau régional. Le PRSP définit des objectifs à atteindre en fonction des grands problèmes de santé rencontrés. Ainsi, nous devrions assister à un recentrage de la création de réseaux de santé autour des plans gouvernementaux en vigueur : cancer, périnatalité, Alzheimer, santé mentale, addictions, etc. Pour chacune de ces thématiques, il est idéalement prévu une couverture exhaustive du territoire. Les réseaux “non prioritaires” sont donc clairement menacés dans leur fonctionnement, voire leur existence. Les tutelles régionales (agence régionale d’hospitalisation, union régionale des caisses d’Assurance maladie) leur demandent d’étendre leur territoire (jusqu’à couvrir pour certains une région entière) et leur offre de services.
> Les réseaux à l’heure de la mutualisation
Du fait du nombre grandissant de réseaux et de la pluralité de réseaux existants sur un même territoire mais aussi des contraintes actuelles de financement, l’heure est à la mutualisation entre réseaux de santé. Celle-ci peut prendre plusieurs formes :
  • fusion territoriale et structurelle de réseaux portant sur la même thématique comme le réseau Prévention Main (Ile de France) par exemple ;
  • regroupement de réseaux dans des maisons de réseaux de santé (exemple : Isère et Savoie) afin de produire des économies d’échelle (infrastructure, logistique…) et de promouvoir des projets d’actions concertées sur un même territoire tels que les réseaux PREPSY et AURA 77 ;
  • mutualisation des actions ou de certains services rendus aux usagers (prévention, éducation à la santé, etc.) et aux partenaires (formations, protocoles de soins, dossier médical partagé, etc.) : ANCRED (Réseaux Diabète), RESPALIF (Réseaux Soins Palliatifs Île-de-France), Fédération des réseaux de santé de Franche-Comté ;
  • valorisation du savoir-faire des réseaux par l’organisation d’événements conjoints (forum, journée nationale), par la participation aux instances de décision ou par la création de groupements de réseaux (fédérations de réseaux, association professionnelle, etc.). Nous pensons notamment aux forums et autres journées régionales des réseaux (Seine-et-Marne ; Languedoc-Roussillon ; Seine-Saint-Denis, etc.), à la journée nationale des réseaux de santé en santé mentale ou à celle des réseaux de soins palliatifs…
Le “petit monde” [2] des réseaux de santé débat actuellement des formes de mutualisation/regroupement de réseaux les plus optimales au regard des différentes contraintes déjà évoquées. Les contraintes financières et institutionnelles dont il faut aujourd’hui tenir compte amènent à faire des choix. Doit-on privilégier les réseaux de santé portant sur des priorités de santé publique et ne plus financer les autres thématiques ? Les réseaux de santé pluri-thématiques (plusieurs priorités de santé publique) sont-ils à envisager principalement à l’échelon d’un territoire de santé ? Doit-on opérer une distinction entre les réseaux de santé ayant des besoins importants de coordination compte tenu des situations complexes à prendre en charge et les réseaux “légers”, à faible besoin de coordination ?
Par ailleurs, un mouvement de mutualisation des réseaux s’exerce vers d’autres opérateurs en dehors du secteur de la santé qui interviennent également sur le territoire du réseau. Ces acteurs fournissent des prestations d’aide à domicile, d’accès aux droits sociaux, de réinsertion sociale ou professionnelle : autant d’actions qui viennent optimiser l’impact du réseau tout en évitant la redondance des actes. Cette cohérence partagée et négociée au niveau territorial est le précurseur d’une nouvelle forme de réseau. Nous sommes passés des réseaux de soins aux réseaux de santé… Sommes-nous en train de découvrir les réseaux intégrés de services ?
> Des réseaux de santé au réseau territorial intégré de services
Si nous admettons que la complexité de la situation des usagers et le manque de cohérence de l’offre de soins sur un territoire sont des facteurs favorables au développement des réseaux de santé, il est possible de proposer un scénario d’évolution territoriale de ces derniers.
Les récentes orientations ministérielles [3] rappellent la nécessité d’inscrire ces réseaux dans l’organisation territoriale des soins, afin d’utiliser le dispositif de financement au plus près des besoins identifiés dans la région. Il est également souligné que les réseaux de santé doivent contribuer à la mise en Å“uvre des PRSP. Ainsi, les différents plans de santé publique sont traduits en cahiers des charges dont les réseaux de santé relevant de ces thématiques doivent tenir compte [4].
Ces deux facteurs plaident pour l’émergence d’une nouvelle forme de réseau intégré de services incluant des prestations de soins et de services permettant de conjuguer l’amélioration de l’état de santé et de la qualité de vie. Pour la réussite d’une telle évolution, il conviendrait de retenir quelques critères : une relative stabilité du territoire couvert par le réseau dont la référence reste le territoire de santé ; une évaluation précise et concertée des besoins de la population concernée par telle ou telle pathologie relevant d’une priorité de santé publique (cancer, santé mentale, soins palliatifs, etc.) ; une offre de services négociée entre les différents partenaires, non redondante et permettant de couvrir l’ensemble des besoins identifiés ; une intégration forte tant au niveau des pratiques et des processus que des structures ; une évolution des formes juridiques “réseaux” dont le groupement de coopération (sanitaire, social et médico-social) est l’une des préfigurations.
Le développement d’une logique de réseau intégré de services peut être défini comme “un processus qui consiste à créer et à maintenir une régulation commune et coordonnée aux niveaux administratif (ou fonctionnel) et clinique entre des acteurs organisationnels autonomes d’un territoire, lesquels sont tenus imputables de l’efficience et de la qualité d’un système et des résultats relatifs à la santé et au bien-être d’une clientèle” (Fleury, 2002). Trois types d’outils servent, dès lors, d’appui dans les stratégies d’intégration des services. En premier lieu, ce qui relève de l’intégration clinique et pratique, comme les protocoles d’évaluation standardisée, le suivi conjoint, coordonné et longitudinal, les réunions de concertations pluridisciplinaires (RCP), les formations croisées, et enfin le plan de soins et de services individualisés. Ensuite, l’intégration structurelle [5] va prendre corps grâce au système d’information (dossier de suivi commun), aux protocoles organisationnels, à la contractualisation avec les partenaires stratégiques et à la participation des groupes de travail. Enfin, l’intégration institutionnelle se fera par la participation aux instances d’expertise et de décision, par les relations avec les tutelles et par la mutualisation des connaissances et le transfert des savoir-faire.
Cette boîte à outils, non exhaustive, constitue un levier intéressant pour parvenir à mieux répondre aux attentes des usagers et des professionnels sollicitant les réseaux de santé. Pour autant, il semble important de percevoir les limites inhérentes à l’intégration des services dans le cadre des réseaux. Comme nous le suggère W. Leutz : “Nous pouvons intégrer tous les services pour quelques personnes, quelques services pour toutes les personnes, mais nous ne pouvons pas intégrer tous les services pour tout le monde” (Leutz, 1999).
Le rapport réseaux de santé/territoires relève alors d’une articulation de type global/local. Une globalité de réponses cohérentes mises en Å“uvre localement au bénéfice d’une population cible. La densité des liens entre acteurs ainsi que leur “multiplexité” sont à ce titre des indicateurs précieux de la réussite de ces dispositifs (Degenne et Forsé, 2004). Les équipes de coordination des réseaux de santé devront démontrer leur capacité à fédérer, à tisser et à structurer les liens faibles, à investir leurs propres zones d’incertitude comme autant de marges d’innovations locales. Au bout du compte, comme dans de nombreux autres domaines, l’efficience attendue par les usagers du système nécessite que la santé soit mise en réseaux (Larcher, 2001).
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Bentégeat S., 2005, “Réseaux de santé, un axe fort de la politique de santé”, Technologie et santé, nos 55-56, septembre, p. 19-22.
·  Degenne A., Forsé M., 1994, Les réseaux sociaux, Paris, Armand Colin, coll. “U”.
·  Fleury M-J., 2002, “Les réseaux intégrés de services”, Santé mentale au Québec, vol. XXVII, n° 2, automne, p. 16-36.
·  Larcher P., 2001, La santé en réseaux, Paris, Masson.
·  Leutz W., 1999, “Five Laws for Integrating Acute and Long-Term Care”, Milbank Quarterly, vol. 77, n° 1.
·  Vigneron E., 2002, Pour une approche territoriale de la santé, tome 1, Santé et territoires, Pertuix, Éditions de l’Aube.
 
NOTES
 
[1]Définition légale des réseaux de santé : article 84 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.
[2]Quelques éléments des débats concernant les réseaux de santé : Marie-Hélène Cabié et al., “La santé en réseaux”, Sociologies pratiques, n° 11, 2005 ; Michel Daigne et al., Réformer la santé par les réseaux, Éditions de Santé, 2005 ; Claude Evin, Yves Bur, Réseaux de santé : mode d’emploi, Paris, colloque du 17 octobre 2006 ; Gilles Poutout et al., “Les réseaux”, Technologie et santé, nos 55-56, septembre 2005 ; Id., Traité pratique des réseaux de santé, Éditions Berger-Levrault, 2005 ; Schweyer F.-X., Levasseur G., Pawlikowska T., Créer et piloter un réseau de santé, ENSP, 2002 ; “La santé en réseaux”, Revue VST, n° 81, éditions CEMEA, 2004.
[3]Circulaire du 2 mars 2007 relative aux orientations de la DHOS et de la CNAMTS en matière de réseaux de santé.
[4]Des cahiers des charges des réseaux de santé existent ou sont en cours de validation dans les domaines suivants : cancer, périnatalité, personnes âgées, santé mentale.
[5]il faut entendre par intégration structurelle les actions permettant de faire travailler ensemble les différentes organisations et harmoniser les procédures importantes pour la continuité et la cohérence du parcours des usagers dans le système de santé.
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