Informations sociales
CNAF

I.S.B.N.sans
172 pages

p. 114 à 123
doi: en cours

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Partie 3 : Nouvelles conjugalités : nouveaux rôles parentaux ?

n° 149 2008/5

2008 Informations sociales Partie 3 : Nouvelles conjugalités : nouveaux rôles parentaux ?

Être parents dans un couple mixte : éléments de réflexion

Claudine Philippe Sociologue au laboratoire IRIS à Bobigny, ses travaux portent sur les rapports sociaux de sexe, qu’elle explore par des approches microsociologiques à l’intersection de la santé, du couple et des migrations. Elle a co-dirigé avec Beate Collet le livre Mixités, sorti en 2008 aux éditions L’Harmattan.
Cet article propose une synthèse des recherches qui croisent un questionnement sur les mixités conjugales et la parentalité et pointe des pistes de réflexion à poursuivre ou des acquis. La parentalité recouvre des enjeux de transmission intra-familiale, comme le bilinguisme, le choix du prénom ou le contrôle des relations amoureuses des enfants devenus adolescents, enjeux présents dans chaque famille mais qui prennent ici une acuité particulière. La survenue d’un divorce réactive les conflits potentiels liés au caractère binational du couple.
Se mettre en couple avec un conjoint de nationalité différente n’est plus rare dans le contexte des migrations internationales. Le nombre de couples dits “mixtes” augmente régulièrement. Toutefois, leur mixité est principalement interrogée par le regard d’autrui, bien souvent empreint de préjugés. Le manque d’études concernant les valeurs transmises à leurs enfants, tout comme l’ampleur et la réalité des conflits lors des séparations, sont ainsi d’autant plus à regretter.
Les couples mixtes, c’est-à-dire dont l’un des deux membres est étranger, font souvent l’actualité. Ils sont régulièrement l’objet de questionnements et de controverses dans l’espace politique et alimentent nombre de débats publics. De multiples articles relatant des faits divers ou des procès mettent en scène les “difficultés“ des couples mixtes. Ainsi, l’opposition des familles aux choix de leurs enfants s’affirme de façon dramatique dans la chronique des “couples tragiques”, dont nous avons esquissé les traits récurrents à travers une analyse de la presse mettant en scène les couples mixtes (Philippe, 1998). Les récits d’enlèvements d’enfant par l’un ou l’autre de ses parents l’emmenant dans son pays d’origine (Europe, États-Unis ou en Afrique) sont également nombreux.
Les mixités conjugales ont fait l’objet de questionnements les inscrivant comme l’une des figures idéal-typiques « des antinomies de la modernité », selon l’expression de Franz Schultheis. S’inscrivant en dehors de la norme homogamique stricte, elles incarnent la liberté de l’individu moderne qui échappe aux contraintes sociales du choix du conjoint. Parfois, au contraire, les difficultés de ces choix atypiques font d’elles des relations de laissés-pour-compte de l’individualisme, confrontés aux dysfonctionnements conjugaux, aux séparations difficiles, aux enlèvements d’enfants…
À l’intersection de la sociologie de la famille et de la sociologie de l’immigration/intégration, la réflexion sur la mixité conjugale part des différenciations socioculturelles dans le couple mais sans se cantonner à sa vie privée. Elle aborde, en effet, à la fois des dimensions juridiques, politiques, économiques, culturelles, religieuses et sociales de la réalité conjugale. C’est pourquoi elle constitue, malgré sa faible visibilité, un laboratoire fort intéressant pour l’étude des mixités en général [1]. Notre propos repose sur une synthèse des recherches, malheureusement peu nombreuses, croisant un questionnement concernant les mixités conjugales et la parentalité et pointant des pistes de réflexion à poursuivre ou des acquis sur une thématique encore peu développée dans le champ de la sociologie.
 
La réalité sociale des mixités conjugales
 
 
Les unions binationales reflètent non seulement la présence étrangère en France, tant du point de vue des nationalités concernées que de la composante sexuée, mais aussi l’augmentation des échanges internationaux de biens et de personnes. Les mariages mixtes sont en augmentation régulière et atteignent, en 2005, le nombre de 43 266, soit 15,3 % de l’ensemble des mariages (d’après l’INSEE et les données de l’état civil, cf. tableau p. 117).
Les nationalités des conjoints étrangers reflètent historiquement la composition de la population étrangère qui vient travailler en France : Allemands pendant la période d’après guerre, Italiens et Polonais plus tardivement. Aujourd’hui, conjoints originaires du Maghreb et de l’Afrique noire. Toutefois, il n’est pas toujours aisé de savoir de quelle mixité on parle. Avec l’évolution de la législation restreignant les possibilités de migration, le poids du regroupement familial et des étrangers obtenant un titre de séjour pour un motif familial est considérable.
Comme l’a montré Michèle Tribalat, l’importance du courant migratoire rend possible un certain nombre de mariages présentant, selon ses termes, une « homogamie ethnique » entre personnes de nationalité étrangère et personnes nées en France mais pouvant venir d’un même pays d’origine, voire d’une même région. De même, en s’appuyant sur une enquête auprès de 6 280 migrants venant d’obtenir un titre de séjour d’un an minimum, réalisée pour le rapport annuel 2006 de la direction des Populations et des Migrations, Corinne Régnard et Beate Collet s’interrogent sur la réalité sociale de la mixité. Lorsque le conjoint français est né en France de deux parents nés eux-mêmes en France (31,1 % des couples mixtes), on peut supposer qu’il s’agit d’un couple qui, du point de vue des modalités de choix du conjoint, témoigne d’une certaine diversification de l’aire de choix de celui-ci. Dans les autres cas, bien qu’il s’agisse toujours de mixité conjugale, en termes de composition binationale, les alliances conclues montrent une même origine géographique soit des conjoints eux-mêmes, soit de l’un, voire de leurs deux parents. On peut faire l’hypothèse que ces choix s’inscrivent dans le sens de l’intériorisation du bon partenaire, tel que les familles le conçoivent en termes de proximité sociale et géographique. On est alors éloigné de la mixité conjugale symbole d’autonomie de choix.
À elle seule, la différence de nationalité ne permet donc pas de présager du contenu de l’échange conjugal. De plus, la composition sociale du couple vient également se superposer à sa composition nationale. C’est en effet dans les modalités de rencontre des couples que la composition homogame des relations mixtes trouve son origine (Tribalat, 1996). C’est le projet du couple qui permet de comprendre la stratégie d’intégration et les orientations éducatives qui en résultent (Collet, 1998). Selon son histoire, son itinéraire migratoire et le sens donné à sa migration, le conjoint étranger privilégiera son inscription dans un conformisme social tendant à maintenir des traits culturels particuliers ou, au contraire, il marquera à travers ses choix une prise de distance vis-à-vis de son groupe d’appartenance.
Dans leur étude portant sur les couples issus de l’immigration, Emmanuelle Santelli et B. Collet (2003) montrent que s’agissant des couples impliquant un conjoint français né de parents français, il importe de préciser comment ce dernier appréhende les différences culturelles de son conjoint, soit en les valorisant, soit en les minorant. Ce qui réunit les deux membres du couple est alors loin des préoccupations relatives aux cultures d’origine : il s’agit davantage de leur commune intégration de modèles de réussite sociale, partagés dans des parcours scolaires proches (par exemple une grande école de commerce ou une pratique intensive d’un sport de compétition).
Les conjugalités mixtes, à l’instar des diverses conjugalités contemporaines, prennent des visages multiples. Du point de vue des modèles éducatifs éventuels, si ces couples décident d’avoir des enfants, les appartenances sociales sont également à prendre en considération, ainsi que le profil social de la dyade conjugale, selon le sexe de celui qui détient le meilleur capital culturel et la meilleure position professionnelle.

Tableau 1
Mariages célébrés en France selon la nationalité et le sexe des époux
Agrandir l'image Année Ensemble des mariages Les deux...
Année Ensemble des mariages Les deux époux français Les deux époux étrangers Couples mixtes Total Époux Époux % ensemble français étranger mariages 1994 261 037 230 970 6 089 23 978 10 934 13 044 9,2 1999 293 717 256 895 6 075 30 747 14 084 16 663 10,5 2002 286 320 233 072 8 057 45 191 19 341 25 850 15,8 2005 283 194 231 348 8 580 43 266 19 222 24 044 15,3 Source : INSEE état civil ; Champ : France métropolitaine et départements d’outre-mer.

 
La question de la transmission culturelle aux enfants
 
 
La part des naissances d’enfants issus d’au moins un parent étranger (naissances légitimes et hors mariage) ne cesse de croître. Sur les 807 787 naissances enregistrées en 2005, 655 684 concernent des enfants dont les deux parents sont français ; 42 948 sont le fait d’un père français et d’une mère étrangère ; 51 628 celui d’une mère française et d’un père étranger ; et enfin 57 527 de ces nouveau-nés ont deux parents étrangers. Sur 100 enfants nés vivants, 81,2 % sont issus de deux parents français, 11,7 % de couples mixtes et 7,1 % de deux parents étrangers.
Il existe toutefois très peu de travaux sur la question de la parentalité au sein des couples mixtes. Les quelques études françaises cherchent à préciser la transmission, voire l’imposition, de marqueurs qui tentent de capter l’identité de l’enfant au profit de l’un ou l’autre parent. Ces marqueurs peuvent être la langue, la religion, les noms et prénoms, la nationalité, les traditions culinaires ou les pratiques vestimentaires [2]. La famille mixte est celle qui « inclut l’étranger au sens propre (venu d’un autre pays) ou au sens figuré (se réclamant ou perçu comme venant d’un groupe d’appartenance différent de celui du conjoint). » (Varro, 2003, p. 132). Selon Gabrielle Varro, il s’agit d’expliquer la mixité par le statut d’étranger réel ou imaginaire de l’un des conjoints. Au-delà des désirs de transmission de chacun des conjoints, comme dans toute famille, la parentalité concrète va ouvrir l’espace conjugal à l’acceptation d’un éventuel métissage, dont les nuances variées sont loin d’avoir été toutes restituées.
Lors d’une enquête menée dans les années 1990, nous avions tenté de poser la question de la conception sexuée du rapport à la culture dans les couples mixtes. Deux corpus avaient été interrogés, en cherchant à savoir sur quoi portaient les négociations conjugales : d’une part des couples franco-américains et d’autre part des couples franco-africains. Nous en concluions que l’on ne peut parler strictement de négociation conjugale que si l’enjeu est la transmission d’un trait culturel constituant un enjeu identitaire revendiqué par l’un des conjoints. Cela semble être le cas dans le premier corpus, où l’idéologie d’une norme égalitaire est partagée, ce qui se traduit par la volonté, pour le conjoint américain, d’obtenir satisfaction du point de vue de la transmission de sa langue aux enfants, par exemple. Dans le cas du second corpus, les points de crispation sont davantage la gestion du temps, de l’argent et de l’espace propre du couple face aux prérogatives de la famille élargie. Outre que la conception de la culture peut varier, la façon distincte dont hommes et femmes revendiquent leur appartenance culturelle doit aussi être prise en compte dans certains cas. Les femmes jouent un rôle de transmission aux enfants de la culture du père, ou de certains traits culturels. Elles inscriront, par exemple, les enfants à des cours de langue ou d’éducation religieuse, elles adopteront certains interdits alimentaires, elles s’associeront à des pratiques comme la circoncision si le conjoint est musulman ou juif. Elles s’impliqueront dans l’organisation de séjours réguliers dans la famille de celui qui est originaire d’un autre pays. Nous pourrions en faire une lecture en termes de domination masculine dans le couple. Mais il est également possible d’y voir l’élaboration d’un mixte conjugal où des valeurs issues des deux membres du couple sont transmises et pas uniquement par le conjoint qui en est le dépositaire.
Dans ses études sur les américaines vivant en France, G. Varro a montré l’importance de la transmission de la langue du point de vue de la femme “transplantée“, puis des enfants de couples mixtes. Elle a aussi mis en évidence que la motivation personnelle et intime de cette transmission ne peut se réaliser que si le statut de la langue sur le plan des rapports de force entre les langues au niveau mondial le permet. Les relais d’apprentissage au-delà de la famille, notamment dans une école bilingue et à travers un cursus scolaire classique, sont la condition de mise en pratique de ce désir maternel. La question du lieu de vacances est aussi un révélateur des enjeux de communication avec la famille élargie, qui donne sens à l’apprentissage de la langue du conjoint étranger. Mais l’exploitation de l’enquête Famille 1999 montre que si les origines des conjoints divergent, le plurilinguisme familial diminue et le monolinguisme français prend rapidement le pas (Filhon, Varro, 2005).
 
Les fréquentations amoureuses des adolescents
 
 
L’enjeu du contrôle des choix amoureux des jeunes générations est l’un des thèmes privilégiés de l’étude des mixités conjugales, depuis les travaux précurseurs de Doris Bensimon et Françoise Lautmann en 1977, jusqu’aux récentes recherches de B. Collet et Gérard Neyrand [3]. Les études font aussi apparaître, en filigrane, l’inégalité selon les sexes face à la liberté de choix amoureux qui aboutira, à terme, à la préoccupation concernant les mariages dits “forcés” des jeunes filles. La composition binationale de l’union est l’un des éléments possibles de l’imposition du mariage témoignant de la soumission, notamment des jeunes femmes, à l’ordre domestique et familial (Neyrand, 2007). Ces pressions doivent être replacées dans un contexte de limitation de l’immigration légale, tant économique que familiale, laquelle contribue aux alliances intra-communautaires qui permettent de contourner ces restrictions, au mépris des choix amoureux autonomes. La parentalité de certains couples mixtes face aux enfants devenus adultes se trouve définie dans une tension entre, d’une part, l’expérience concrète d’une forme de démocratie familiale - accompagnant les choix des jeunes - et, d’autre part, des allégeances communautaires, que réactive la migration. Dans certains cas, la volonté de contrôle des unions peut se traduire par une imposition violente de la part des parents, en cas de revendication d’un autre choix par les enfants socialisés en France (Neyrand in Le Gall, 2001).
 
Lorsque le couple se sépare
 
 
La co-parentalité est difficile à vivre dans le cadre du divorce de tout couple. Les témoignages ont montré que l’élaboration conjugale ouverte sur l’adoption et la transmission de traits partagés par les membres du couple ne résiste pas à l’éclatement de ce dernier. Le rejet, l’hostilité, sinon une forme de racisme peuvent parfois prendre la place de l’attitude biculturelle précédente, venant s’ajouter aux difficultés du divorce conflictuel : la mixité du couple parental finit par superposer des conflits de valeurs et de cultures aux conflits interpersonnels. Dès que le spectre du franchissement des frontières sans retour devient une éventualité, du fait du conflit entre les parents, la peur de l’enlèvement d’enfant s’installe.
Nous en avions fait le constat lors d’une recherche sur les couples vivant ensemble, sans que la question soit posée explicitement. L’appropriation de l’enfant par l’un des parents, plus que l’enjeu des relations ordinaires, trouve son sens littéral s’il y a rapt organisé ou non-restitution de celui-ci à l’occasion de l’exercice d’un droit de visite. Bien qu’il s’agisse d’un phénomène minoritaire en nombre [4], les enlèvements internationaux d’enfants sont l’un des points de désaccord entre parents de couples mixtes qui est mis sur la scène publique et qui fait l’objet de dispositifs publics et de mouvements associatifs. Un récit a été rédigé (Dore-Audibert et Morzelle, 1991) à partir de l’expérience de femmes qui se sont associées au mouvement dit des “mères d’Alger”, qui a abouti au vote d’une convention bilatérale entre la France et l’Algérie, en août 1988, s’inspirant des principes de la Convention internationale de La Haye (Fulchiron, 2005).
 
Une parentalité qui récuse les assignations identitaires
 
 
Dans leur étude déjà citée, D. Bensimon et F. Lautmann ont introduit la notion de “réaction de l’entourage” pour que le couple se sente mixte, au-delà des autres qualificatifs tels que la race, la religion ou la culture, qui ne suffisent pas toujours à les différencier. S’agissant des enfants de couples mixtes, c’est bien souvent la confrontation au “racisme ordinaire” qui leur renvoie une image d’enfants d’étrangers. Des recherches s’attachant au dépassement des appartenances exclusives, que ces enfants revendiquent souvent, contribueraient à la mise en évidence d’un métissage positivement connoté. Les travaux de ce type feraient une plus grande place à la marge de liberté que les enfants de couples mixtes peuvent se ménager dans la construction de leur identité, qui se distingue de celle des enfants de couples mono-nationaux, ainsi que de celle que leurs parents pourraient souhaiter les voir adopter. Par ailleurs, les études axées sur l’expérience des discriminations du fait d’une origine mixte, qui restent pour l’instant peu nombreuses en France, compléteraient également ces approches.
Les problématiques introduites par la mixité conjugale ouvrent sur un champ de recherche encore insuffisamment développé. Plusieurs pistes d’étude sont envisageables : afficher la différence dans la constitution d’un couple laisserait place à une vision positive de la mixité, alors que dans une sociologie politique de la mixité, il s’agirait davantage d’aller chercher le politique tel qu’il conditionne le privé, selon les termes de Jacques Commaille (in Philippe et al., 1998). Développer des recherches sur la parentalité qui caractérise certains types de couples mixtes permettrait ainsi de préciser les enjeux de celle-ci, tout autant du côté des couples socialement favorisés que de ceux qui sont confrontés à la vulnérabilité liée à leurs choix atypiques. Aborder la question des violences conjugales et, par là, des enfants qui en sont victimes dans ce type de couple donnerait aussi l’occasion de dépasser les stéréotypes que donnent à lire beaucoup de journaux au sujet de ces familles. S’inscrire dans une sociologie de la mixité proposerait, selon les termes mêmes de G. Varro, d’aller du vivre séparé vers le vivre ensemble et de l’individuel vers le social.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Bensimon D. et Lautmann F, 1977, Un mariage, deux traditions. Chrétiens et juifs, Paris, CNRS, Université de Bruxelles, Centre national des hautes études juives.
·  Collet B., 1998, « Intégration et mixogamie en France et en Allemagne », in Philippe C. et al. (dir.), Liberté, égalité, mixité… conjugale, une sociologie du couple mixte, Paris, Economica, pp. 139-172.
·  Collet B., Philippe C., Vano G., 2008, Mixités. Variations autour d’une notion transversale, Paris, L’Harmattan.
·  Commaille J., 1998, « Conclusion générale. Le couple mixte ou la tentative de construction d’une qualification sociale en objet exemplaire de recherche », in Philippe C. et al. (dir.), Liberté, égalité, mixité… conjugale. Une sociologie du couple mixte, Paris, Economica, pp. 276-283.
·  Dore-Audibert A. et Morzelle A., 1991, Révolutionnaires silencieuses au XXe siècle, Laval, Kerdoré.
·  Filhon A., Varro G., 2005, « Les couples mixtes une catégorie hétérogène » in Lefèvre C. et Filhon A. (dir.), Histoires de familles. Histoires familiales. Les résultats de l’enquête Famille de 1999, Cahiers de l’INED, n° 156, pp. 483-501.
·  Fulchiron H., 2005, Les enlèvements internationaux, Paris, PUF.
·  Muller M., 1987, Couscous pommes frites. Le couple franco-maghrébin d’hier à aujourd’hui, Paris, Ramsey.
·  Oso L., 2000, « L’immigration en Espagne des femmes chefs de famille », Cahiers du CEDREF, nos 8-9, pp. 91-143.
·  Neyrand G., 2001, « Mutations sociales et renversement des perspectives sur la parentalité », in D. Le Gall et Y. Bettahar (dir.), La pluriparentalité, Paris, PUF, pp. 21-46.
·  Neyrand G., Hammouche A., Mekboul S., Fraioli N. et Chapon-Crouzet N., 2007, Les mariages forcés, une contradiction interculturelle, rapport final pour la direction de la Population et des Migrations.
·  Neyrand G. et M’Sili M., 1995, Mariages mixtes et nationalité française. Les Français par mariage et leurs conjoints, Paris, L’Harmattan ; 1996, Les couples mixtes et le divorce. Le poids de la différence, Paris, L’Harmattan.
·  Philippe C., 1998, « Couples mixtes dans la presse française », in Philippe C. et al. (dir.), pp. 83-116.
·  Philippe C. et Varro G., 1994, « Négociation conjugale et contact de cultures (“couples mixtes”) », Bulletin de psychologie, vol. XXXXVIII, n° 419, p. 313-320.
·  Philippe C., Varro G. et Neyrand D. (dir.), 1998, Liberté, Égalité, Mixité… conjugales. Une sociologie du couple mixte, Paris, Economica, Anthropos.
·  Santelli E. et Collet B., 2003, « Comment repenser les mixités conjugales aujourd’hui ? Modes de formation des couples et dynamiques conjugales d’une population française d’origine maghrébine », Revue européenne des migrations internationales, vol. 19, n° 1, pp. 51-77.
·  Singly de F. et Schultheis F. (dir.), 1994, Affaires de famille, affaires d’État, Nancy, Éditions de l’Est.
·  Streiff-Fenart J., 1989, Les couples franco-maghrébins en France, Paris, L’Harmattan.
·  Tribalat M., Simon P. et Riandey B., 1996, De l’immigration à l’assimilation, Paris, La Découverte et INED.
·  Varro G., 1984, La femme transplantée. Une étude du mariage franco-américain en France et le bilinguisme des enfants, Lille, Presses universitaires de Lille ; 1995, Les couples mixtes et leurs enfants en France et en Allemagne, Paris, A. Colin ; 2003, Sociologie de la mixité. De la mixité amoureuse aux mixités sociales et culturelles, Paris, Belin.
 
NOTES
 
[1]Dans le livre Mixités (Collet et al., 2008), nous avons proposé de rendre compte de la transversalité de la notion de mixité.
[2]G. Varro regroupe dans un tableau synthétique les tendances transversales des familles mixtes à partir de trois corpus de recherche différents. Elle montre ce qui se joue autour du style de vie et des marqueurs identitaires (Varro, 2003).
[3]Pour un historique documenté de la notion de mixité conjugale, se reporter au chapitre « Parcours réflexif et tentative conceptuelle » (Collet et al., 2008).
[4]Le bureau de l’Entraide civile internationale signale, depuis dix ans, une stabilité dans l’ouverture de dossiers (quand les recours à l’amiable sont épuisés). En 2007, 244 dossiers ont été ouverts pour 333 enfants concernés. On compte 142 actions par le père et 97 par la mère. La France est requise dans 86 cas, avec 46 cas de retour à l’étranger, et requérante dans 158 cas, avec 69 cas de retour en France. On ignore le nombre total d’enlèvements, certains parents ne portant pas plainte, ou abandonnant leurs démarches.
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