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Informations sociales

2009/1 (n° 151)


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En position inégalitaire dans des lieux concurrentiels tels que les champs politique et économique, on peut se demander ce qu’il en est de la place des femmes dans le monde associatif. L’analyse de données chiffrées et de résultats d’enquêtes menées en Espagne, en France et en Grande-Bretagne tend à montrer une reproduction des inégalités à l’œuvre dans le monde du travail. Celles-ci sont d’autant plus criantes qu’elles sont moins connues.

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Les associations sont souvent perçues comme l’instrument privilégié de la participation citoyenne et le mode d’expression idéal de la société civile. La question de l’accès au pouvoir en leur sein n’est pourtant guère posée ; pas plus que n’est interrogée la distribution sexuée de ce pouvoir. L’objectif de cet article est de dresser un état des lieux de la situation des hommes et des femmes au regard du pouvoir dans les mondes associatifs des différents pays d’Europe, dans une perspective de genre. Mais un tel projet se heurte à une triple difficulté. D’une part, il n’existe pas de statut unifié des associations au niveau européen. Le paysage associatif présente une extrême diversité d’un pays à l’autre et aucun critère commun n’a été défini jusqu’ici pour en délimiter le périmètre. Cette hétérogénéité se reflète dans le vocabulaire utilisé : entre association sans but lucratif, organisation non gouvernementale (ONG), fondation, organisation bénévole, coopérative sociale, secteur communautaire, secteur volontaire… : les nuances sont nombreuses et nous invitent à la plus grande prudence en matière de comparaison. Ensuite, les recherches concernant l’économie sociale et solidaire en général, et les associations en particulier, sont souvent récentes et, de ce fait, peu développées dans certains pays. Quand elles existent, elles se fondent sur des méthodes diverses et sont loin d’être exhaustives. En France, par exemple, les enquêtes actuelles reposent sur des sondages auprès d’un échantillon de personnes ou de grandes associations, tous secteurs confondus. On a peu d’informations, en dehors de monographies, sur les associations locales sans salarié, pourtant les plus nombreuses. Et dans plusieurs pays, il est encore impossible de compter sur des statistiques fiables. Enfin, la question de la place des femmes est rarement abordée. Récente, voire émergente, elle apparaît peu légitime. Lorsqu’elle est traitée, c’est pratiquement toujours sur un plan général et peu du point de vue de l’accès au pouvoir. Les résultats de ces rares analyses restent difficilement visibles. Jude Howell (2007) montre que les théoriciens de la société civile, passés et présents, ont accordé très peu d’attention à la dimension genrée de celle-ci, tandis que les théoriciennes féministes se sont peu intéressées aux recherches sur l’économie sociale, privilégiant l’analyse du marché, de l’État et de la famille. Cette ignorance mutuelle, qui vient du fait que les deux champs se fondent sur des bases conceptuelles différentes, expliquerait, selon elle, la rareté des données relatives à la question.

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Pour toutes ces raisons, on déplore une absence de données statistiques complètes et exploitables concernant les acteurs du monde associatif en Europe, tant au niveau global européen qu’au niveau de la plupart des États membres. À titre d’exemple, les seules informations disponibles sur les sites d’Eurostat et de la Commission européenne (rubrique « Femmes et hommes dans la prise de décision ») concernent les ONG européennes, composées de 39 % de femmes et 61 % d’hommes et présidées, dans 70 % des cas, par un homme (Eurostat, 2008).

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Nous avons donc fait le choix, largement contraint, de ne traiter que de trois pays pour lesquels des informations sont disponibles, avec toute la prudence qui s’impose en raison des réserves évoquées précédemment : l’Espagne, la France et le Royaume-Uni.

Panorama du monde associatif dans les trois pays étudiés

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Dans le cadre des travaux internationaux lancés, en 1990, par l’Université John Hopkins (États-Unis) et par la London School of Economics (Royaume-Uni), Édith Archambault (2007) a pu dresser une typologie, aujourd’hui classique, des cinq variantes du modèle européen des « Sociétés sans but lucratif » (SSBL), dans laquelle nous pouvons replacer les trois pays retenus.

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La France s’inscrit dans la variante continentale ou corporatiste. Le secteur associatif y est largement développé et partiellement professionnalisé ; tout particulièrement dans le secteur sanitaire et social, où il offre une large palette de prestations de services. Les associations sans salarié y sont de loin majoritaires (84 %). Ces organisations sont fédérées, souvent selon leur appartenance idéologique, et sont financées essentiellement par l’État, par les collectivités territoriales et par la Sécurité sociale, « conformément au principe de subsidiarité » (Archambault, 2007, p. 17), pour les associations employeuses ; principalement par les recettes d’activité et par les cotisations pour les autres, au premier titre desquelles on trouve les associations sportives, qui représentent près d’un quart des structures associatives mais moins de 7 % de l’emploi salarié associatif (Tchernonog, 2007).

Principaux indicateurs
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Le Royaume-Uni apparaît comme l’archétype de la variante anglo-saxonne ou libérale. Les organisations associatives (voluntary organisations, charities) y sont fondées sur « une longue tradition d’initiative privée charitable qui s’exerce en relation étroite avec les collectivités locales » (Archambault, 2007, p. 18). Cette culture associative s’ancre dans une socialisation précoce au bénévolat dès le système scolaire, et elle repose sur une forte complémentarité entre un bénévolat dynamique et un salariat très professionnalisé et très qualifié. Les financements y sont variés, avec un rôle important des fondations et de l’État, via les bénéfices de la Loterie nationale. Les évolutions récentes sont marquées par la laïcisation et par l’intégration d’une logique plus marchande, sous l’impulsion de l’État.

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L’Espagne représente la variante méditerranéenne ou émergente. Le secteur associatif y est moins développé car il est resté longtemps interdit ou très contrôlé. L’assistance et la prestation de services sociaux y furent longtemps prises en charge par l’entraide informelle au sein de la famille, de la paroisse ou du village. De 1938 à 1975, pendant la dictature de Franco, seules Caritas et ONCE (Organisation nationale des aveugles d’Espagne), fondées respectivement par l’Église et par l’État pour l’aide aux aveugles, et la Croix-Rouge étaient actives. Lors de la transition démocratique qui a suivi, l’État a pris en charge les politiques sociales. Le bénévolat informel y était donc davantage développé que le bénévolat associatif. Ce dernier a toutefois pris de l’ampleur à partir des années 1980-1990 et il se trouve aujourd’hui encore en pleine structuration. Les financements publics y occupent une place importante.

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Si les données de cadrage sur la vie associative sont disponibles de façon relativement homogène pour les trois pays, les données sexuées sont plus rares et généralement cantonnées à des échantillons sectoriels, géographiques ou volontaires d’associations. Ceci introduit un biais méthodologique important. Nous nous proposons néanmoins de présenter ces résultats incomplets, première étape pour susciter une réelle mise en œuvre de statistiques européennes dans le domaine.

La place des femmes dans les associations : la part des bénévoles…

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Au-delà des spécificités nationales pointées, la place des femmes dans les sphères bénévoles du pouvoir associatif présente des similitudes dans les trois pays.

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En France, on note une moindre participation de celles-ci à tous les niveaux du monde associatif. Le taux d’adhésion à au moins une association atteint 39 % pour les femmes contre 49 % pour les hommes. Et la participation bénévole aux activités associatives est estimée à 19 % pour les femmes et 27 % pour les hommes (Fèbvre et Muller, 2004). L’examen des fonctions dirigeantes montre une constante : la prédominance masculine aux postes de pouvoir, laquelle se décline de façon variable selon le secteur d’activité, la taille de la structure et son ancienneté (Tchernonog, 2007). La présidence des associations reste très majoritairement masculine (69 %). Toutefois, davantage de femmes sont présidentes d’associations employeuses (36 %) que d’associations sans salarié (30 %). De plus près, on note que ce constat se vérifie pour les associations de cinq à dix-neuf salariés mais s’inverse pour celles de plus de cinquante salariés. On observe une situation proche de la parité dans deux secteurs d’activité : l’action caritative et humanitaire (47 % de femmes présidentes) et l’action sociale (47 %). Les recherches historiques menées par Évelyne Diebolt (2004) ont toutefois montré que les femmes avaient été progressivement éliminées des postes de décision dans le secteur sanitaire et social, où elles avaient été plus nombreuses lors des créations. En revanche, les secteurs chasse et pêche, sports ainsi que défense des droits et des causes laissent très peu de place aux femmes présidentes (respectivement 3 %, 17 % et 20 %). Enfin, les présidentes apparaissent d’autant plus nombreuses que l’association est récente. Elles ne sont que 17 % dans les structures créées avant 1960 mais 38 % dans les plus récentes, déclarées après 2000.

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Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses dans les autres fonctions du bureau, puisqu’elles représentent 42 % des trésoriers et 57 % des secrétaires. De ce fait, une analyse globale de l’ensemble des bureaux (président, trésorier, secrétaire) laisse apparaître une quasi-parité, par ailleurs peu sensible à la taille des structures. Comme le notent Viviane Tchernonog et Muriel Tabariès, « cela suggère que les postes de président et de trésorier sont des postes particuliers, investis d’un certain pouvoir, tandis que les postes de secrétaire sont moins décisionnaires et plus facilement laissés aux femmes, car souvent proches d’un secrétariat “classique” » (Tchernonog, 2007, p. 121).

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En Espagne, le bénévolat dans le tiers secteur se compose à part égale d’hommes et de femmes, avec une légère majorité pour les premiers, à l’exception du secteur de l’action sociale, où la balance penche nettement du côté des femmes.

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Dans le secteur social, largement plus étudié, le profil de la personne volontaire est une femme (57 %), âgée de 31 à 45 ans (45,5 %), avec un niveau d’étude secondaire (43 %), impliquée environ quatre heures par semaine (Gallego et Cabrero, 2001). D’autres études évaluent la part des femmes entre 57 % et 75 %. Le niveau d’étude des volontaires augmente avec la taille de la structure, et la prédominance très nette des femmes disparaît dans les organes de direction. Deux études territoriales dans le secteur sanitaire et social apportent des précisions.

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Une enquête réalisée dans la communauté de Valence (Campà, 2004) indique que sur 331 associations d’action sociale interrogées, 40 % sont dirigées par des femmes, avec des variations selon la taille des structures (GTS, 2006), comme en France, et selon le public bénéficiaire. 93 % des ONG dédiées principalement ou exclusivement aux femmes sont dirigées par des personnes du même sexe, et 47,36 % des dirigeantes dans ce secteur le sont d’une association visant un public féminin. Suite à ce constat, l’étude pose deux hypothèses d’interprétation : une spécialisation des femmes au détriment de leur présence dans des associations plus généralistes ou une meilleure intégration par ces associations des mesures en faveur de l’égalité des chances dans leur structure.

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Une seconde enquête, menée, en 2001, auprès de 18 associations d’appui aux malades et aux parents du territoire basque, qui perçoivent 70 % du total des subventions, confirme ce constat. Elle indique que même si les personnes bénéficiaires de ces actions sont à 58 % des femmes, les postes de direction sont majoritairement occupés par des hommes (62 %), ces derniers étant nettement majoritaires aux postes de président et vice-président et les femmes légèrement plus nombreuses aux postes de secrétaire et trésorière.

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Au Royaume-Uni, la place des femmes dans le paysage associatif est quelque peu différente, puisque celles-ci sont plus souvent bénévoles que les hommes. 64 % d’entre elles participent à des actions bénévoles, contre 54 % d’entre eux. En outre, elles représentent 58 % des bénévoles récents (cinq ans d’ancienneté au plus) et 54 % parmi ceux de longue date (six ans et au-delà). Le profil de la personne bénévole au Royaume-Uni est une femme âgée de 35-44 ans ou 55-64, occupant un emploi. Il ne nous a pas été possible de trouver des données précises concernant leur place dans les instances de décision, mais un récent article de Sonia Reverter-Bañón, de la London School of Economics, traitant d’aspects plus théoriques sur le genre et la société civile, nous donne une indication plutôt pessimiste : « Les relations horizontales entre les citoyens sont le lieu de perpétuelles inégalités, et c’est précisément parce que la société civile est un espace non régulé que ces inégalités peuvent s’y perpétuer » (Reverter-Bañón, 2008, p. 10).

… et la part des salariées

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Les données sur le salariat associatif, dont la production est techniquement plus aisée du fait des déclarations fiscales et sociales obligatoires, s’avèrent plus précises. Dans les pays ayant connu un taux de chômage élevé, le secteur associatif a constitué un terrain favorable en termes de création d’emploi qui a suscité l’intérêt des économistes et des politiques. Dans la plupart des pays d’Europe, on constate un mouvement de professionnalisation des associations qui se traduit par une augmentation du salariat. Trois points communs ressortent de l’étude des données sexuées du salariat associatif en France, au Royaume-Uni et en Espagne : un emploi majoritairement féminin, à des postes d’exécution en particulier dans le social, dans le cadre de contrats à temps partiel.

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En France, en 2008, les femmes représentent 68 % des salariés associatifs, tout comme au Royaume-Uni (69 %), où les deux tiers de l’augmentation nette des emplois associatifs sont attribuables à la création de postes occupés par elles (Almond et Kendall, 2000). Toutefois, le nombre d’emplois à temps partiel est important dans les deux pays : respectivement 32 % et 40 %. Au Royaume-Uni, près de la moitié (46 %) des femmes salariées des associations travaillent à temps partiel (21 % des hommes). Parmi elles, 84 % auraient fait le choix de ce temps de travail, seules 9 % déclarant chercher, sans en trouver, un emploi à temps plein. Mais la nature des postes offerts dans les deux pays diffère sensiblement. Au Royaume-Uni, 43 % des emplois associatifs sont très qualifiés, dessinant un type de professionnalisation qui augmente l’attractivité du secteur dans les choix de carrière. Au contraire, en France, les postes de cadre sont plus rares dans le domaine associatif que dans les secteurs privé ou public. Les femmes y ont un peu plus accès, mais dans un contexte où ils sont en nombre plus limité.

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Les données relatives au secteur de l’action sociale, seules disponibles pour l’Espagne, montrent que les femmes y sont très présentes (67,8 %), comme en France (83 %) (Tchernonog, 2007, p. 17), mais principalement sur les nombreux emplois d’aide à la personne, peu qualifiés. Les femmes y ont des positions salariées moins prestigieuses et de moindre visibilité sociale que les hommes. On constate une asymétrie dans la distribution du travail et des tâches d’autant plus aiguë dans ce secteur que le contenu de celles-ci peut être associé aux rôles traditionnels attribués aux femmes dans le domaine domestique et du soin. Ces emplois plus fréquemment d’exécution et de service sont aussi souvent à temps partiel.

Associations et pouvoirs publics : quelle responsabilité dans le déséquilibre ?

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En France comme en Espagne (GTS, 2006), les enquêtes plus qualitatives font apparaître deux types de discours justifiant ces situations de déséquilibre au regard du genre : les hommes en position dirigeante ou gestionnaire évoquent une collaboration complémentaire et instrumentale ; les femmes parlent d’une division sexuée des tâches conforme aux rôles et aux identités de genre traditionnels. Dans tous les cas, on note une absence de prise de conscience de ce déséquilibre et du rapport de pouvoir afférent, ainsi qu’un discours de naturalisation de la différence de rapport au pouvoir des hommes et des femmes.

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L’accès aux fonctions dirigeantes est un processus qui donne, dans tous les champs du social, une légitimation plus forte aux individus disposant des ressources sociales et économiques les plus élevées. Les rapports sociaux traditionnels (catégories socioprofessionnelles, âge, sexe) agissent dans le champ associatif de façon tout aussi efficace que dans les autres domaines de la vie sociale, mais sur un mode sans doute moins visible, en raison des principes associatifs tels que la liberté d’engagement et la « bonne volonté ». Le seul rapport qui soit régulièrement évoqué est celui de l’âge, en lien avec la question du renouvellement des générations. En revanche, les rapports sociaux de sexe semblent impensés, tandis que les rapports sociaux en termes de catégories socioprofessionnelles seraient quasiment tabous [1][1] Lors de la préparation des premières assises nationales.... Ces questions ne sont évoquées, en France, qu’au niveau national, par certaines associations ou fédérations de l’éducation populaire et du mouvement sportif [2][2] Un guide recueille les pratiques d’associations nationales..., qui s’emparent de cette question depuis 1999, sous l’impulsion de politiques publiques de promotion de l’égalité. De même, en Espagne, ce n’est que récemment, dans le cadre d’un forum du tiers secteur, que cette question a été mise en débat dans le champ associatif (Rey, 2008), en référence aux directives européennes de lutte contre les discriminations et dans le prolongement des différentes initiatives et de la loi relatives à l’égalité de genre initiées depuis 2004 dans le pays.

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Le degré d’implication des associations concernant l’égalité entre les femmes et les hommes est très hétérogène. Certains acteurs jugent ce sujet sans fondement, arguant que l’engagement associatif reposant sur la base du volontariat, les femmes peuvent, au même titre que les hommes, s’y investir « si elles le souhaitent ». D’autres le jugent secondaire, privilégiant la question de l’engagement associatif et du renouvellement des bénévoles sans perspective de genre. En revanche, certaines associations semblent intéressées mais déclarent ne pas savoir comment s’y prendre, alors que d’autres, convaincues de l’intérêt de la démarche, s’engagent en théorie et en pratique, voire, dans de plus rares cas, se dotent de moyens pour définir des axes de progrès et élaborent un plan d’action.

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Le champ associatif, loin d’être un havre d’égalité, constitue un terrain comme un autre de (re)production des rapports sociaux de sexe, d’autant plus efficace qu’ils y sont invisibles, voire niés. La prise de conscience du problème et l’émergence d’un souci d’égalité y sont pourtant à l’ordre du jour. Elles s’inscrivent dans un contexte global d’évolution vers l’égalité et la mixité à l’œuvre dans le monde économique et politique, impulsée notamment par l’Union européenne [3][3] Communication de la Commission au Conseil, au Parlement.... Mais pour que cette problématique puisse passer du questionnement à l’action, il est indispensable que soient construits, de façon rigoureuse et systématique, des données statistiques et des indicateurs sexués pour chaque pays de l’Union. Ces données harmonisées permettraient, en outre, de vérifier s’il existe un lien de causalité entre les variantes du monde associatif, telles que nous les avons présentées en début d’article, et la place faite aux femmes dans ces organisations. En l’état actuel des connaissances, il reste hasardeux de conclure dans un sens ou dans un autre.


Bibliographie

  • Almond S., Kendall J., 2000, « Paid Employment in the Self-Defined Voluntary Sector in the Late 1990s : An Initial Description of Patterns and Trends », Centre for Civil Society Working Paper, n° 7, London School of Economics (LSE).
  • Archambault É., 2007, « L’économie sociale en France dans une perspective européenne », XXIe colloque de l’Association pour le développement de la documentation sur l’économie sociale (Addes), 26 novembre, 24 p.
  • Campá García S. (dir.), 2004, ¿Son machistas las ONG? Primer avance de una investigación socio-jurídica, novembre, consultable en ligne www. gts. uji. es/ docs/ las_palmas. pdf
  • Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA), 2008, Les secteurs associatifs et leurs relatons avec l’État dans l’Europe des 27. Essai d’analyse comparée, CPCA, coll. « Études et documents »
  • Diebolt É., 2004, Femmes de conviction, femmes d’action. Les femmes aux postes de décision du secteur associatif (1983-2004), Paris, Femmes et Associations.
  • Eurostat, 2008, La vie des femmes et des hommes en Europe. Un portrait statistique, Eurostat / Commission européenne, consultable en ligne http:// epp. eurostat. ec. europa. eu/ portal/ page? _pageid= 1073,46587259&_dad= portal&_schema= PORTAL&p_product_code= KS-80-07-135
  • Fèbvre M. et Muller L., 2004, Vie associative et bénévolat en 2002, tableaux issus de l’enquête PCV (enquête permanente sur les conditions de vie) « Vie associative » et des indicateurs sociaux Insee, série « Documents de travail ».
  • Gallego Marbán V. et Rodríguez Cabrero G., 2001, « El voluntariado : prácticas sociales e impactos económicos », en Revista del Ministerio de Trabajo y Asuntos sociales, n° 1, p. 49-70.
  • Howell J., 2007, « Gender and Civil Society : Time for Cross-Border Dialogue », Social Politics : International Studies in Gender, State and Society, vol. 14, n° 4, p. 415-436.
  • Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 2008, Statistiques harmonisées de l’économie sociale.
  • Reverter-Bañón S., 2008, « Civil Society and Gender Equality : A Theoretical Approach », Centre for Civil Society Working Paper 24, London School of Economics (LSE).
  • Tabariès M. et Tchernonog V., 2005, « Les femmes dans les associations. La non-mixité des bureaux, reflet de centres d’intérêt différents ou modalité d’accession aux responsabilités pour les femmes ? », RECMA Revue des études coopératives, mutualistes et associatives, n° 297, p. 60-80.
  • Tchernonog V., 2007, Le paysage associatif français. Mesures et évolutions, Juris-associations / Dalloz.

Notes

[1]

Lors de la préparation des premières assises nationales de la vie associative, en 1999, des forums départementaux ont été organisés, afin de faire émerger les thèmes de réflexion et de proposition : 16 000 associations ont été représentées, par 25 0000 participants. La représentation équilibrée des hommes et des femmes n’a été évoquée que dans 2 % des débats. La participation des différentes catégories socioprofessionnelles n’a pas été abordée.

[2]

Un guide recueille les pratiques d’associations nationales visant à encourager l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités (Fillon-Nallet, Guardiola et Nobili, 2004).

[3]

Communication de la Commission au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social européen et au Comité des régions : « Feuille de route pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2006-2010. Promouvoir la participation des femmes et des hommes sur un pied d’égalité à la prise de décision », 1er mars 2006.

Résumé

Français

Cet article tente de faire le point sur la place des femmes aux postes de décision dans les associations en Europe. À défaut de pouvoir présenter un panorama construit sur des données chiffrées, homogènes et fiables, il présente des résultats partiels concernant trois pays européens représentatifs de trois modèles associatifs distincts (Espagne, France et Royaume-Uni). Il s’attache ensuite à montrer la nécessité de la construction rigoureuse de données sexuées sur tous les champs du social et interroge le rôle des pouvoirs publics, nationaux et européen, ainsi que des associations elles-mêmes dans la réduction des inégalités d’accès au pouvoir dans le monde associatif.

Plan de l'article

  1. Panorama du monde associatif dans les trois pays étudiés
  2. La place des femmes dans les associations : la part des bénévoles…
  3. … et la part des salariées
  4. Associations et pouvoirs publics : quelle responsabilité dans le déséquilibre ?

Pour citer cet article

Flahault Erika, Guardiola Anne, « Genre et associations en Europe : le pouvoir en question », Informations sociales, 1/2009 (n° 151), p. 128-136.

URL : http://www.cairn.info/revue-informations-sociales-2009-1-page-128.htm


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