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156 pages

p. 52 à 58
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Partie 2 : Des pratiques professionnelles en quĂȘte de redĂ©finition

n° 152 2009/2

2009 Informations sociales Partie 2 : Des pratiques professionnelles en quête de redéfinition

Les transformations de la relation d’aide dans l’intervention sociale

Isabelle Astier Sociologue, professeure de sociologie, Lille1-Clersé et chercheure associée à l’Eris (Centre M. Halwachs) ENS-EHESS-CNRS. Auteur de Les nouvelles règles du social, PUF, 2007 et en codirection avec Nicolas Duvoux, La société biographique. Une injonction à vivre dignement, L’Harmattan, 2006.
Avec les dispositifs d’insertion, nous sommes entrés dans l’ère du travail avec autrui. Les professionnels et bénévoles de l’intervention sociale pensent désormais la relation d’aide à partir de la posture de l’accompagnement. Le souci premier des politiques sociales est de travailler la relation de l’individu défaillant avec la société et de le doter des capacités nécessaires pour infléchir le cours de sa vie, surmonter une rupture biographique, anticiper une difficulté. Que ce soit les politiques d’insertion, de proximité, d’accompagnement, de prise en charge de la dépendance ou de la souffrance psychique et sociale, toutes sont traversées par une logique de reconnaissance des formes de réalisation de soi.
Aider les usagers à se (re)mobiliser pour conquérir ou recouvrer leur autonomie : telle est la nouvelle norme d’un accompagnement social qui reconnaît l’individu comme un sujet actif et table sur sa volonté de s’en sortir.
Avec le Revenu minimum d’insertion, un droit d’une nature singulière a été inauguré : le droit à l’insertion. En effet, ce n’est pas l’allocation qui est l’objet du droit ouvert par le RMI, mais la relation sociale elle-même. Le droit à l’insertion ou le droit à l’utilité sociale renouvelle d’une certaine manière le droit subjectif classique formulé par les théoriciens du droit naturel au XVIIe siècle, dont l’objectif est de construire l’individu, de constituer son autonomie. Le problème du droit à l’insertion va bien au-delà de la volonté de construire l’individu autonome. Le souci premier est de travailler la relation de celui-ci avec la société et de le doter des capacités nécessaires pour infléchir le cours de sa vie, surmonter une rupture biographique, anticiper une difficulté.
 
Du travail sur autrui… au travail avec autrui
 
 
Voilà ce qui est nouveau. Nous avons affaire à un individu en maintenance, qu’il faut entretenir dans ses fonctions et qualités, sujet à révision lorsque se dressent des embûches sur son parcours. L’objectif de nombreuses politiques sociales, des politiques de l’emploi ou encore de formation est d’accompagner les individus afin de leur donner les moyens de se maintenir en état, de demeurer actifs ou de le redevenir. L’accompagnement signe le surgissement de l’individu et, avec lui, la notion d’utilité sociale. Cette notion dérivée de l’intérêt général marque une transformation importante de l’action publique. Il ne s’agit pas seulement d’être en conformité avec l’esprit de service public, mais bien de satisfaire les besoins d’individus ou de territoires fragilisés (Euillet, 2002). Le travail d’accompagnement, quant à lui, touche l’ensemble du service public et épouse le passage de la notion de travail sur autrui à celle de travail avec autrui. En effet, accompagner consiste à s’éloigner de la posture du travail sur autrui [1]. Cette posture, même si elle perdure toujours, ici ou là, a perdu de sa puissance. Le travail sur autrui consiste avant tout à attribuer un rôle à autrui. Le professionnel est en position de surplomb et impose sa définition de la situation. Même si les logiques de service et relationnelle sont présentes, elles sont comme dominées par la logique de contrôle social. Avant même que la relation ne s’installe, l’identité institutionnelle de l’usager est donnée. Cet usager est, d’une certaine manière, prédéfini dans le travail sur autrui. Il doit demeurer passif. Au mieux, il accepte et adhère à ce qu’on lui impose, au pire, il se soumet.
À l’inverse, le travail avec autrui [2] suppose un usager actif et, de surcroît, indéterminé. L’usager est défini, et est surtout sommé de se définir, dans le cours d’action de l’intervention sociale. Entre le professionnel et l’usager, on considère qu’il s’agit plus d’une rencontre que d’une relation. Pour un nombre sans cesse croissant d’agents, travailler dans l’intervention sociale ne consiste plus à obtenir le consentement des sujets de leur intervention à des valeurs générales mais à les accompagner dans la construction de leur identité personnelle. Travailler avec autrui, c’est traiter l’autre en personne et, par là même, produire de l’utilité sociale. L’utilité sociale, cet intérêt général « désétatisé » (Hély, 2006), consiste, selon nous, à prendre en compte les besoins des individus et à produire localement des normes. Pour cela, il faut accepter de s’affranchir de tout idéal éducatif sur le long terme et adopter une autre posture, celle de l’accompagnement et du travail avec autrui.
 
Les dispositifs d’accompagnement
 
 
L’accompagnement est prescrit dans bon nombre de politiques publiques. Les dispositifs qui le prévoient se multiplient et s’adressent aussi bien à des chômeurs de longue durée, à des jeunes en mal d’insertion, à des parents en difficulté, à des personnes atteintes de maladie chronique qu’à des femmes isolées.
Au centre, la relation au client possède un statut tout à fait inédit : c’est la notion de pacte, plutôt que de contrat, qui sert à la décrire. Le pacte repose sur quatre éléments : une situation en panne avec laquelle les acteurs vont devoir composer ; une interaction qui s’organise sur le mode d’une coordination ; l’improvisation d’une orientation morale et pratique limitée à la situation ; et enfin, des méthodes modulables, révisables et supposant un travail d’accommodation (Giuliani, 2005, p. 318). De cette définition, c’est surtout la dimension morale que nous retiendrons. Dans son usage ordinaire, le pacte associe de façon informelle, souvent même secrète, des personnes singulières qui promettent de rester fidèles à quelque chose, à une idée, à une conduite, ou encore, de faire ou de ne pas faire quelque chose. L’engagement moral est d’autant plus fort qu’il ne regarde personne d’autre hormis ceux qui pactisent. On voit là toute la différence avec le contrat, qui a un versant public, formel et certifié. Il s’agit avant tout de reconnaître positivement une expérience partagée entre l’intervenant et l’usager. L’accompagnement peut, d’une certaine manière, être considéré comme une politique de la reconnaissance, dans la mesure où ce que l’on cherche à produire s’apparente à de l’estime sociale concourant à de l’estime et à du maintien de soi. Cette vision très positive de l’accompagnement est évidemment celle des concepteurs de ces dispositifs que les usagers ne partagent pas toujours, loin s’en faut. Des travaux récents sur le RMI ont montré de quelle manière les individus résistent à cette injonction à l’autonomie [3].
Ce faisant, les dispositifs d’accompagnement transforment considérablement les modes de catégorisation des publics [4]. L’impératif de proximité oblige en effet à se poser la question de la pertinence des critères qui définissent le public. Le propre des politiques sociales ou de l’emploi est justement de ne plus définir avec précision les publics visés. Les institutions passent leur temps à se demander si elles « touchent » bien la population visée par le texte de loi. Le public est, par conséquent, de plus en plus souvent défini dans le cours de l’action. Il est le résultat des arrangements qui se trament entre usagers et professionnels aussi bien au guichet d’accueil que par la suite, au cours des situations d’accompagnement social. Tout un dispositif de tri des publics non prédéfinis s’organise peu à peu. Parallèlement, on exige des personnes qu’elles s’activent, revendiquent leur identité, leur appartenance. Elles deviennent parties prenantes dans la définition de la cible que vise le dispositif d’intervention. Voici le public promu usager, partenaire, contractant, en un mot : responsable.
 
Une nouvelle éducation morale ?
 
 
Une « éthique du proche »
Cette responsabilisation généralisée est remarquable. Elle va de pair avec un souci du rapprochement avec les publics visés (Kirszbaum, 2004). De sorte que la nature des compétences recherchées chez les intervenants sociaux est particulière. Parfois même ils sont choisis parmi les usagers (Mathieu, 2000) : aides-éducateurs, médiateurs sociaux, animatrices de prévention en milieu prostitutionnel et animateurs socioculturels dessinent les contours de ce que l’on pourrait appeler une intervention sociale de proximité, où les « savoirs du proche » sont déterminants (Thévenot, 1998). Il s’agit de nouveaux « entrepreneurs de morale », en somme, qui ne cherchent pas systématiquement à convertir et à transformer radicalement les personnes, mais plutôt à les accompagner dans l’élaboration d’un projet professionnel ou personnel, afin d’absorber certaines normes sociales. Ces « jeunes » professionnels ne sont pas, à proprement parler, porteurs d’une éthique de la responsabilité individuelle. Ils ne considèrent pas que les personnes dont ils s’occupent soient responsables de la situation dans laquelle elles sont. En revanche, ce dont ils sont sûrs, c’est que seule « la volonté de s’en sortir » paiera [5]. Il s’agit là d’une responsabilité sans culpabilité. On n’est pas responsable de l’origine de sa situation. En revanche, on est responsable des solutions pour faire évoluer cette situation. Leur intervention s’appuie sur ce que l’on pourrait appeler, de fait, une « éthique du proche ».
L’autonomie comme norme sociale
Ce retournement de la dette sociale engage une nouvelle morale. On n’exige pas de l’allocataire du RMI ou du jeune en difficulté qu’il aime la société, non plus qu’il se soumette à elle de manière passive. Ce que l’on attend de lui, c’est qu’il soit, dans la mesure de ses possibilités, autonome, responsable et trouve en lui-même les raisons d’adhérer à la société. Il ne s’agit plus « d’accepter une charge en échange d’un profit », mais de prouver expressément que l’on veut adhérer à la société (Coutant, 2005). Puisque les raisons de se soumettre en silence à la morale sociale ne sont plus imposées, le sujet est sommé de les formuler à partir de sa propre expérience et trajectoire biographique. Chacun étant responsable de sa propre vie, chacun va devoir trouver en soi les motifs de sa participation à la société. Mais est-ce bien sérieux ?
On le sait, l’enracinement de la morale dans la société, et particulièrement dans les milieux populaires, fut une question centrale pour les républicains au XIXe siècle. L’éclatement des structures traditionnelles avait réduit la société à une « poussière infinie d’individus inorganisés », abandonnés à eux-mêmes, isolés face à un État lointain, et incapable de les éduquer réellement à la vie commune. En 1925, Émile Durkheim publie un ouvrage à vocation normative, L’éducation morale, dans lequel il livre une étude des faits moraux et propose une théorie de la morale laïque. Il distingue trois éléments composant la moralité : l’esprit de discipline, l’attachement au groupe et l’autonomie de la volonté, en insistant sur le fait qu’aucun de ces éléments n’est prépondérant sur les autres. « Bien agir, c’est bien obéir » : c’est ainsi que É. Durkheim résume son éducation morale (Durkheim, 1925). Cette conception de la morale, qui était partagée par tous les républicains de la fin du XIXe siècle, est pour le moins contrariée par l’actualité des politiques publiques. Elle s’est considérablement transformée ces trente dernières années, sous l’effet de la généralisation à l’ensemble de la vie sociale d’une nouvelle norme sociale : l’impératif d’autonomie. À défaut du respect de la discipline et de l’attachement à un groupe social, il ne reste que ce troisième pilier permettant de porter l’ensemble. L’autonomie est devenue une norme sociale déterminante et qui pousse à acquérir ce qu’Alain Ehrenberg appelle si justement une « discipline de l’autonomie » (Ehrenberg, 2004). Pourtant, celle-ci n’est pas en contradiction avec l’idée de suivre une règle. Puisque ce sont des injonctions, prendre des initiatives, faire des choix de vie, bâtir un projet professionnel sont autant d’actions qui se font dans des règles. Si l’idéal social, c’est l’agent qui décide et agit par lui-même, ce sont les dispositifs qui incitent à exposer la subjectivité, le moi des individus, leur expérience. Il ne faut pas se méprendre, inutile de chercher à l’intérieur de l’individu, dans sa psyché, l’origine de transformations qui sont de nature sociale. Gardons-nous de succomber à l’illusion de l’affaiblissement de la règle sociale. Les règles comme les institutions ne déclinent pas, mais se transforment. La discipline et la référence au groupe n’ont pas disparu, mais sont enchâssées dans cette contrainte sociale devenue première : l’autonomie. L’individu est toujours une question d’institution et non de subjectivité. Se conduire comme une personne n’est pas une chose personnelle. C’est une règle tout à fait impersonnelle.
 
Vers une logique de l’autoréalisation
 
 
Pour saisir la nouveauté introduite par les modalités de l’intervention sociale contemporaine, il faut observer la forme de la contrepartie exigée. Dans la forme classique, elle consistait essentiellement à se conformer aux exigences des différentes instances d’intégration et de socialisation (famille, école, apprentissage, collectifs de travail, syndicats, partis politiques) de la société salariale. Elle consistait aussi à verser des cotisations d’ailleurs obligatoires. Avec les dispositifs de contrat et de projet, l’individu doit expressément manifester sa volonté d’adhérer à la société.
La grande affaire de l’institution « magistrature sociale », c’est la restauration du lien social [6]. Les trois caractéristiques saillantes de cette récente forme institutionnelle sont les suivantes : la question de la responsabilité de l’individu qu’il convient de dégager d’une situation négative (c’est la recherche incessante de la part d’obligation que chaque individu détient à l’égard de sa situation) ; la dignité des personnes à sauvegarder et porteuses de possibles capacités (elle consiste à considérer que « les gens sont capables de plus de choses qu’on ne le croit ») ; et enfin, la « bonne distance » à régler avec l’usager entre ces deux pôles qui s’opposent mais font un tout (comment équilibrer l’attention entre la part de responsabilité et celle de la dignité individuelle). Pour ce faire, elle opère une descente en spécificité et, d’une certaine manière, marque l’entrée de l’individuation dans les institutions qui doivent sans cesse s’arranger avec celle-ci. Ce processus semble marquer l’avènement du dispositif qui accompagne une profonde recomposition de l’action publique et de ses institutions [7]. En effet, l’institution n’a sans doute jamais été aussi présente et intervenante dans la vie des individus. Elle se réorganise autour de la personne et « opère cette mutation à partir du modèle théorique de l’individu souverain » (Kaufmann, 2002, p. 139). Elle se fait plus souple, elle se déconcentre ou se décentralise, elle fonctionne à partir des valeurs de liberté, de responsabilité, d’autonomie, elle affirme haut et fort la norme de projet et, surtout, s’applique à faire en sorte que chacun revendique le respect de son identité ou de sa dignité. Ces normes s’imposent aux usagers comme aux professionnels. L’apprentissage de toute une grammaire de l’autoréalisation et du projet devient nécessaire pour les individus. Par voie de conséquence, cette grammaire devient l’horizon principal d’un pan sans cesse croissant de l’intervention publique. Qu’il s’agisse des politiques d’insertion, de proximité, d’accompagnement, de prise en charge de la dépendance ou de la souffrance psychique et sociale, toutes sont traversées par une logique de la reconnaissance des formes de réalisation de soi.
 
Bientraitance et injonction à la dignité
 
 
Ces micro-politiques de la reconnaissance accompagnent la montée d’une nouvelle légitimité « de proximité » (Rosanvallon, 2008). L’attention à la particularité et à l’estime de soi se généralise et appelle l’élaboration d’une éthique du proche. Cette éthique s’élabore localement, « ici et maintenant », mais à partir d’un substrat commun : la bientraitance [8]. La bientraitance embrasse ainsi un vaste ensemble de pratiques, de modalités d’intervention, de professionnels, de publics. Elle concerne tout aussi bien la mise en Ɠuvre du droit des usagers que le contrôle des maltraitances institutionnelles. Elle s’adresse tout autant aux personnes âgées qu’aux enfants pris en charge par l’aide sociale, aux salariés handicapés d’un Centre d’aide par le travail (CAT) qu’aux pensionnaires d’une maison de retraite. Elle s’impose dans le champ de la santé mentale comme dans celui de l’action sociale. Sans doute va-t-elle, sous peu, concerner les élèves des collèges.
La bientraitance signe l’avènement des institutions de la dignité. S’il est possible de saluer ces institutions comme un nouvel horizon pour les individus, on peut tout autant craindre qu’elles imposent à ces derniers une injonction nouvelle, celle de vivre dignement. Sous couvert d’accompagnement, de reconnaissance, de bientraitance, de care, il semble que soit de retour une vieille utopie : la prévoyance. Avec l’idée de prévoyance, s’est imposée, un court moment à la fin du XIXe siècle, pour remplacer les systèmes d’assistance, une logique d’autorégulation de la pauvreté. Les pauvres devaient se prendre en charge, s’organiser à travers des caisses de prévoyance : « Chacun est responsable de son existence : tel est le principe de la responsabilité. Condition naturelle de l’existence, la sécurité ne saurait être un droit, elle n’est qu’un devoir. La prévoyance est la vertu corollaire de la liberté » (Martin, 1983, p. 37).
On peut considérer que l’utopie de la prévoyance a connu deux pôles de développement. Un premier pôle d’essence libérale, avec les institutions patronales du type Le Creusot, et un pôle socialiste avec, notamment, le Familistère de Guise. On connaît la suite : l’assurance est venue très rapidement concurrencer la prévoyance et l’a emporté. Mais peut-être sommes-nous en train de vivre le grand retour de la prévoyance. Le cauchemar de l’homme contemporain n’est-il pas de sombrer dans la dépendance ? Ne sommes-nous pas en train d’assister à l’édification du cinquième risque de notre système de protection sociale, le « risque dépendance » et son corollaire en termes de droit, le droit à l’autonomie ?
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Coutant I., 2005, Délit de jeunesse. La jeunesse face aux quartiers, Paris, La Découverte.
·  É. Durkheim, 1925, L’éducation morale, Paris, Librairie Félix Alcan.
·  Duvoux N., 2008, « L’injonction à l’autonomie. L’expérience vécue des politiques d’insertion », thèse pour le doctorat de sociologie, 17 juin, EHESS.
·  Ehrenberg A., 2004, « Les changements de la relation normal-pathologique. À propos de la souffrance psychique et de la santé mentale », Esprit, mai, p. 133-157.
·  Euillet A., 2002, « L’utilité sociale, une notion dérivée de celle de l’intérêt général », Revue de droit sanitaire et social, n° 38, avril-juin, p. 207-228.
·  Giuliani F., 2005, « L’ordre pactisé des dispositifs d’accompagnement. Ethnographie de la relation d’aide sur quelques scènes actuelles du travail social », thèse pour le doctorat de sociologie, 24 octobre, Université Lumière Lyon-II.
·  Hély M., 2006, « De l’intérêt général à l’utilité sociale : transformation de l’État social et genèse du travailleur associatif », in I. Astier et N. Duvoux (dir.), La société biographique : une injonction à vivre dignement, L’Harmattan.
·  Ion J. (dir.), 2005, Le travail social en débat(s), La Découverte.
·  Martin J.-B., 1983, La fin des mauvais pauvres. De l’assistance à l’assurance, Champ Vallon.
·  Kaufmann J.-C., 2002, « Théorie, critique, dénonciation », Le Débat, n° 119, « Une sociologie de l’individu est-elle possible ? », mars-avril.
·  Kirszbaum T., 2004, « Services publics et fractures de la ville. La pensée publique entre diversité, éclatement et souci du rapprochement », Sociologie du travail, n° 2, vol. 46, p. 224-260.
·  Mathieu L., 2000, « Une profession inachevée : animatrice de prévention en milieu prostitutionnel », Sociologie du travail, n° 3, vol. 42, p. 263-279.
·  Rosanvallon P., 2008, La légitimité démocratique. Impartialité, réflexivité, proximité, Le Seuil.
·  Thévenot L., 1998, texte de présentation du séminaire « Politiques du proche. Entre biens communs et attachements de proximité », Groupe de sociologie politique et morale (EHESS, CNRS).
 
NOTES
 
[1]Le travail sur autrui est défini par F. Dubet dans Le déclin de l’institution, Le Seuil, 2002.
[2]Pour des développements sur le « travail avec autrui », je me permets de renvoyer à mon article « Qu’est-ce qu’un travail public ? Le cas des métiers de la ville et de l’insertion », in Ion, 2005.
[3]Je renvoie sur ce point à la recherche de Nicolas Duvoux, « L’injonction à l’autonomie. L’expérience vécue des politiques d’insertion », thèse pour le doctorat de sociologie, soutenue le 17 juin 2008, École des hautes études en sciences sociales.
[4]P. Pichon, « La construction des publics », in Ion, 2005, p. 189-204.
[5]Je me permets de renvoyer sur ce point à mon ouvrage, Les nouvelles règles du social, Presses universitaires de France, 2007.
[6]Sur l’idée de « magistrature sociale », je renvoie à mon article « Droit à l’emploi et magistratures sociales : vers une politique des situations ? », Droit et société, n° 2, 2000.
[7]J. Ion et B. Ravon, « Institutions et dispositifs », in Ion, 2005, p. 81.
[8]Toute une série de textes réglementaires sont parus depuis la promulgation de la loi de 2002-2 de rénovation de l’action sociale, et notamment l’instruction DGAS/2A n° 2007-112 du 22 mars 2007 relative au développement de la bientraitance et au renforcement de la politique de lutte contre la maltraitance.
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Le travail sur autrui est défini par F. Dubet dans Le décli...
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Pour des développements sur le « travail avec autrui », je ...
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[3]
Je renvoie sur ce point à la recherche de Nicolas Duvoux, «...
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P. Pichon, « La construction des publics », in Ion, 2005, p...
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Je me permets de renvoyer sur ce point à mon ouvrage, Les n...
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[6]
Sur l’idée de « magistrature sociale », je renvoie à mon ar...
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J. Ion et B. Ravon, « Institutions et dispositifs », in Ion...
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