2007
Innovations
Sélection
Sélection
Tidd J., Bessant J., Pavitt K., Management de l’innovation. Intégration du changement technologique, commercial et organisationnel, Business School, De Boeck, Bruxelles, 2006, 612 p.
L’innovation naît des fortes interactions entre entreprises, universités, institutions publiques et consommateurs. Les puissants réseaux d’innovation créent des connaissances et les transforment en nouvelles marchandises, en nouveaux procédés industriels, et en nouvelles méthodes de production et de distribution. L’innovation est considérée dans ce livre comme tout changement technique, commercial et organisationnel. Les auteurs sont ainsi amenés à étudier les stratégies d’innovation des entreprises et, plus globalement, des organisations pour discuter, dans une seconde étape, des impacts de l’innovation sur les organisations et sur la société en général. Comment l’entreprise applique-t-elle les processus d’innovation ? Comment l’innovation contribue-t-elle à l’amélioration de la compétitivité et des performances d’une entreprise ? Ce livre offre au lecteur un savoir complet sur le contexte de la réalisation des innovations, sur les stratégies de leur appropriation et de leur diffusion dans une économie mondialisée dominée par des grandes entreprises. Il abonde de cas de réussite de l’innovation dans différentes activités et secteurs économiques. L’étude du secteur des technologies de l’information et de la communication ou celui des biotechnologies et de la pharmacie montre l’importance des compétences ainsi que du savoir dans la gestion de l’innovation aussi bien technologique que commerciale et organisationnelle. L’approche interdisciplinaire et multifonctionnelle suivie par les auteurs permet d’insérer les stratégies technologiques de l’entreprise et des organisations dans les méthodes de gestion intégrées qui comprennent la gestion de la recherche-développement, de la production, du marketing et des finances.
Blandine Laperche, James K. Galbraith, D. Uzunidis (ed.), Innovation, Evolution and Economic Change. New Ideas in the Tradition of Galbraith, New Directions in Modern Economics, Edward Elgar, Cheltenham, 2006, 333 p.
John Kenneth Galbraith est considéré comme un des plus éminents économistes de notre temps. Pour les auteurs de ce livre, sa contribution à la science économique (mais aussi à la science politique) nous permet de mieux saisir tous les aspects de l’évolution du capitalisme. Pour Galbraith, les théories économiques qui ne se réfèrent pas au contexte dans lequel elles se développent ne peuvent rendre compte des enjeux, de la nature, des défis et des dangers qui guettent l’humanité. Ce livre débute par une analyse pertinente des principales caractéristiques du capitalisme contemporain pour, ensuite, présenter les conséquences de la mondialisation sur l’entreprise et sur l’économie dans son ensemble. Une attention particulière est accordée aux conséquences de la domination des groupes d’entreprises et d’individus sur l’économie qui peuvent ainsi orienter à leur faveur la décision politique et économique. La question de la signification du mot « démocratie » reste ouverte...
Serfati C. (dir.), Mondialisation et déséquilibres Nord-Sud, Regards sur l’International, Peter Lang, 2006. 354 p.
La mondialisation a profondément transformé les relations économiques internationales. Elle exige donc un effort de renouvellement des analyses, afin de mieux comprendre l’interaction entre les enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Cet ouvrage offre un regard croisé de chercheurs européens et nord-américains. Les auteurs analysent les pouvoirs, les asymétries et les déséquilibres qui caractérisent l’économie politique de la mondialisation, et discutent également des alternatives possibles. Constatant que la mondialisation économique a progressé plus vite que la mondialisation politique, il s’agit de réfléchir aux voies possibles qui peuvent mener à la mise en place d’institutions politiques internationales qui prendront en charge la gouvernance globale, mais aussi aux aménagements institutionnels nécessaires dans chaque pays afin que la compatibilité entre structures et comportements mondiaux et nationaux puisse se réaliser.
Béraud P., Changeur S. (dir.), La Chine dans la mondialisation : Marchés et stratégies, Economies en développement, Maisonneuve et Larose, Paris, 2006, 329 p.
La croissance de l’économie chinoise semble imposer son propre rythme à la mondialisation. L’influence grandissante de la Chine dans l’économie mondiale se manifeste à la fois dans la production, les échanges et l’investissement. L’intérêt des firmes étrangères pour le marché chinois s’accompagne de flux d’investissement direct qui viennent irriguer le capital industriel et faciliter les transferts de technologie. Les entreprises chinoises, déjà bien représentées dans les branches à forte intensité capitalistique, utilisent désormais des technologies évoluées et emploient une main-d’œuvre qualifiée. Elles ont également appris à déployer des stratégies d’exportation et à s’implanter sur les grands marchés de consommation. L’adhésion à l’OMC a encore accéléré le processus d’internationalisation. La Chine occupe aujourd’hui une place privilégiée dans les dispositifs de négociation, de contrôle et de réglementation liés à la gouvernance économique mondiale. À travers l’analyse des transformations de la production et l’étude des dynamiques de marché, cet ouvrage cherche à mieux approcher les enjeux de deux décennies d’expansion chinoise.
Mothe (de la) J., Innovation Strategies in Interdependent States. Essays on Smaller Nations, Regions and Cities in a Globalized World, New Horizons in the Economics of Innovation, Edward Elgar, Cheltenham, 2006, 244 p.
En examinant la nature de la nouvelle économie, les modes de construction des avantages concurrentiels et les aspects culturels qui guident l’économie contemporaine, l’auteur souligne que les « petits pays », les régions et les villes n’ont pas à se comparer avec les larges marchés émergents comme la Chine ou l’Inde, ni avec les pays politiquement hégémoniques comme les Etats-Unis, l’Allemagne ou le Japon. Small is beautiful! Les petites économies (espaces économiques étroits) peuvent néanmoins jouer un grand rôle dans les processus d’innovation transnationaux (réseaux de haute technologie, ressources scientifiques, pôles d’excellence) dans le cas où elles intègrent dans leur fonctionnement la mondialisation des marchés et à condition qu’elles ignorent la théorie de croissance traditionnelle. Ce livre explore les différentes façons par lesquelles les petites économies en appliquant des stratégies d’innovation adéquates se créent les conditions de leur compétitivité à long terme.
Uzunidis D. (dir.), Pépinière d’entrepreneurs : le capitalisme, L’esprit économique, série Economie et Innovation, L’Harmattan, Paris, 2006, 222 p.
Quand l’entrepreneur éternue, l’économie s’enrhume ! Héros de l’économie ou enfant du capitalisme ? L’entrepreneur existe et s’enrichit parce que le capitalisme le lui permet. Pour comprendre les entrepreneurs, il faut comprendre le capitalisme. Celui-ci est la pépinière de ceux-là. Les auteurs se réfèrent à l’évolution du capitalisme et à ses fonctions pour mieux présenter la place particulière que tient l’entrepreneur dans l’économie contemporaine. Les entrepreneurs naissent avec le capitalisme et se transforment suivant les mutations économiques. Les origines et l’histoire du capitalisme, le cadre économique et sociologique d’ensemble, l’état des marchés et des techniques, les modes de consommation, l’intervention de l’Etat, etc., sont autant d’éléments qui nous aident à comprendre la fonction de l’entrepreneur.
Audretsch D. B. (ed.), Entrepreneurship, innovation and economic growth, Edward Elgar, Cheltenham, 2006, 512 p.
Volume impressionnant, constitué de plus de trente contributions récentes ou anciennes sur les rapports entre l’esprit d’entreprise, la création d’entreprises, l’innovation et la croissance économique. Le directeur de publication, connu pour ses travaux sur la petite entreprise, refuse l’idée selon laquelle la firme, le groupe ou la multinationale sont les seuls sujets de recherche en économie industrielle et de l’innovation dignes d’intérêt. L’entrepreneuriat apporte aussi de l’eau au moulin de la dynamique économique. Les chapitres de ce livre sur les retombées de l’économie de l’information et de la communication en matière de création d’entreprises innovantes sont très pertinents, ainsi que ceux consacrés aux politiques publiques d’aide à la création d’entreprises. Riche en exemples et propositions, ce livre est très précieux pour les étudiants et les décideurs publics et privés. Notons toutefois que la thèse défendue ici sur l’émergence d’une « économie entrepreneuriale » ayant des impacts positifs sur l’emploi et la croissance est exagérée compte tenu de la présence de centres économiques et financiers puissants dans l’économie contemporaine.
Dokou G.A.K., Vernier E. (dir.), La petite entreprise, elle a tout d’une grande. De l’accompagnement aux choix stratégiques, Marché et Organisations, L’Harmattan, 2006, 232 p.
La petite entreprise, comme la grande, fait face aux mêmes exigences d’une économie en transformation rapide. Le dirigeant doit ainsi opter pour un système de management intégré : recherche de l’efficacité organisationnelle, de la pérennité des activités exercées, de la satisfaction des partenaires et des salariés, du respect de la législation, etc. Mais le dirigeant est plus technicien que stratège. Le management s’apprend... Les institutions d’accompagnement du dirigeant jouent un rôle de boussole dans un contexte à haut risque. Les auteurs adoptent une approche systémique pour montrer que le conseil et l’accompagnement d’une petite entreprise doivent considérer celle-ci dans toute sa complexité en intégrant dans un même outil sa dynamique interne et celle de son environnement.