L’adaptation institutionnelle de la Russie postsoviétique : entre faits et théories
Anne-Marie Crétiéneau
Les transformations institutionnelles de la Russie postsoviétique posent des problèmes d’interprétation et interpellent les approches dites néo-institutionnalistes. L’hypothèse de flexibilité institutionnelle est plus pertinente en réalité que celle des rigidités, mais les thèses en présence n’éclairent pas l’évolution spécifique et incertaine de l’économie russe. Le tournant de 1999 confirme les capacités d’adaptation d’une société qui a réussi à ériger une économie de subsistance viable, où les stratégies des acteurs et leurs relations dessinent un développement encore difficile à caractériser.
Classification JEL : P2, P3, P51
Mots-clés :
Russie, institutions, développement, flexibilité.
The institutional transformations of the Post-Soviet Russia raise problems of interpretation and challenge neo-institutional approaches. The hypothesis of institutional flexibility is more relevant than the one of rigidities. However the current thesis does not explain the specific and uncertain evolution of the Russian economy. The 1999 turning point confirms the adaptation capacities of a society which has achieved to set up a viable subsistence economy, where the actors’ strategies and their relationships give shape to a development which is still difficult to characterize.
JEL codes: P2, P3, P51
Keywords :
Russia, institutional changes, socio-economic development.
• Une flexibilité institutionnelle que tentent d’analyser les thèses « néo-institutionnalistes »
— La société et l’économie russes peuvent faire preuve de flexibilité institutionnelle
— Les thèses relatives au changement institutionnel dans le cadre de cette transformation postsocialiste
• Une économie de subsistance viable fondant un « autre » développement
— Le rôle social des entreprises
— Les stratégies de survie des individus et des ménages
— L’institutionnalisation des relations économiques informelles
• Conclusion
• Références