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Innovations

2017/1 (n° 52)


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Jean-Louis MONINO, Soraya SEDKAOUI (2016), Big Data, Open Data et valorisation des données, Smart Innovation, Londres, ISTE éditions, 150 p.

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Partant du constat de la “révolution de données” ou ère du Big Data consécutive à l’explosion des nouvelles technologies d’information et de communication (TIC) et d’Internet, les auteurs de cet ouvrage visent à explorer les entités portées par cette révolution ainsi que leur rapport au monde d’aujourd’hui. Ces entités sont, à l’échelle microscopique, la donnée et, à l’échelle macroscopique, le flux de données, tandis que le monde d’aujourd’hui inclut le monde économique, financier, industriel, le monde de la recherche tout comme le monde de M. Tout le Monde, le monde des décideurs comme le monde des suiveurs. Les données sont de tout temps, mais, ce qui constitue la révolution, c’est tout à la fois l’intensité de ce flux, la diversité, l’hétérogénéité et la caducité de ses sources, les capacités de stockage, d’analyse, de mise en forme, de corrélation de ses éléments ainsi que la visualisation des résultats de la transformation de ces données en informations, les opportunités d’exploitation de ces informations en prises de décision : en un mot le traitement de la déferlante des données de masse s’inscrit dans la nouvelle société (et dans l’économie) de la connaissance, car, comme les auteurs le soulignent, la révolution n’est pas adossée à l’existence des flux de données, mais à leur exploitation au sens propre.

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L’essentiel du propos des auteurs gît donc dans les méthodologies de traitement et visualisation de flux colossaux, pour la partie amont (recueil et analyse) et dans les principes de diffusion, de protection (au sens de la propriété intellectuelle) et de partage (sans incidence de la taille du flux), pour la partie aval (exploitation). En amont, le maître-mot est méthodologie intentionnelle, afin d’asservir le paramétrage des opérateurs de tri et de convolution des données aux finalités recherchées : cette activité fait émerger un métier nouveau, celui d’analyste scientifique des données. En aval, le maître-mot est l’inscription dans la montée de la chaîne de valeur de la connaissance (selon le classique modèle DIKW ou Data/Données-Information/Informations-Knowledge/Connaissances-Wisdom/Maîtrise décisionnelle) avec comme finalité la création de nouvelles valeurs.

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Pour parvenir à brosser ce panorama, les auteurs mêlent habilement références académiques, riche bibliographie en sites Internet et illustrations concrètes dans le monde économique. Le déroulement du propos est fluide et il suit un fil conducteur d’apprentissage graduel : un avant-propos présente opportunément la définition des mots-clés. L’introduction résume déjà l’articulation et le contenu des quatre chapitres. Le chapitre 1 décortique les tenants et aboutissants des données de masse. Le chapitre 2 (qu’il eût été plus logique de placer en chapitre 3) traite des principes d’ouverture des données au sens de l’anglais “open source”. Le chapitre 3 (suite logique du chapitre 1) explore les mécanismes d’extraction, de tri, de corrélation, d’analyse et de visualisation des données. Le chapitre 4 s’interroge sur les opportunités de création de valeurs.

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L’apprentissage est grandement facilité par la répétition à chaque chapitre du letmotiv existence de données de masse – capacités exponentielles de traitement de données – intérêt du partage des données – création de valeurs : ainsi, la finalité de vulgarisation est pleinement atteinte.

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Toutefois, le lecteur averti risque de rester sur sa faim puisqu’il est laissé au niveau des principes : par exemple, si les auteurs présentent élégamment la nécessité et l’intérêt pour une entreprise d’identifier, d’analyser, d’exploiter ses propres données pour créer de nouvelles valeurs, notamment grâce aux analystes scientifiques des données, ils ne nous renseignent pas sur la nature ni le contenu de ces données, ni sur les algorithmes de traitement, ni sur les fonctions de création de valeur et encore moins sur les opérations de génération d’innovation. Sans doute l’introduction constituée par cet ouvrage de sensibilisation fera-t-elle l’objet sous peu d’une suite à co-rédiger avec des praticiens de l’ingénierie des connaissances et de la créativité.

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Pierre SAULAIS

Marie-Anne DUJARIER, Corinne GAUDART, Anne GILLET, Pierre LENEL (dir.) (2016), L’activité en théories, regards croisés sur le travail, Toulouse, Octarès Éditions, 254 p.

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L’objet de cet ouvrage est, principalement, de tenter une confrontation entre représentants de deux disciplines universitaires : la sociologie et la psychologie [1][1] Un ergologue et un ergonome participent également à..., autour de la question du travail ; et, plus particulièrement, de chercher si la notion « d’activité » (versus celle de « travail ») est susceptible d’offrir des voies de passage renouvelées entre lesdites disciplines.

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Ce besoin ressort d’un constat émanant des sociologues du travail, qui estiment que les recherches fondées sur la notion de travail semblent produire de moins en moins de résultats édifiants, dans la mesure où les usages qui, historiquement, en ont été faits, sont restés globalement trop catalogués à celle d’emploi salarié. La notion d’activité viendrait donc ouvrir de nouvelles perspectives pour la discipline.

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Ceci posé, il semble que l’ambition pluridisciplinaire, quoique fortement énoncée et travaillée dans l’ouvrage, laisse encore de larges domaines des sciences sociales et humaines hors de cette confrontation : on peut penser que le dialogue avec les sciences de gestion, le droit, l’histoire (spécialement celle des techniques), l’économie politique, la géographie, etc. renforcerait, sans doute utilement, la démarche engagée, en particulier pour prendre en compte le travail et l’activité de manière plus exhaustive.

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La notion d’activité, telle qu’elle est abordée dans l’ouvrage, ne semble pas encore complètement bordée sur le plan théorique : si l’accord semble se faire sur une affectation de la notion d’activité comme motif explicatif des événements qui peuvent se situer entre la prescription de travail par l’autorité qui a la charge de l’organisation du procès de travail et de l’utilisation des résultats obtenus, d’une part, et, d’autre part, l’action propre des opérateurs – travail dit « réel » –, les appréciations spécifiques, telles qu’elles sont présentées dans l’ouvrage, par les divers auteurs, marquent un éventail assez large de points de vue : la notion d’activité est ainsi analysée comme « le pouvoir d’agir » ou des « collisions structurelles » pour Yves Clot ; « l’œuvre » en référence à Hannah Arendt ; le produit de débats autour de la notion d’agency (p. 47) ou de la Tätigkeit de Kant ; les conceptualisations du corps (Vygotski, Spinoza) ; le « travail vivant » (poiesis vs praxis) et « la conjuration de l’aliénation », « le rapport entre un individu particulier et une tâche à accomplir » (p. 90) par Christophe Dejours ; la « multiplicité d’émotions (entre souffrance et plaisir) » par Marie-Anne Dujarier (p. 115) ; les trois dimensions qui la composent : réel, relations sociales, sujet, de Dominique Lhuilier ; la « tranche de vie » de François Danielou ; « l’inquiétude sur la possibilité pour l’être humain d’accéder à l’universel » (Yves Schwartz, p. 159) ou encore « la synergie problématique des hétérogènes en nous » (p. 167) ; la psychologie soviétique de Leontiev ; la « grammaire de l’activité » de Gilbert De Terssac : un chemin pour faire le travail + la transgression de règles + la production de règles (p. 191)…

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On peut effectivement s’interroger sur cette variété de définitions et estimer que le temps n’est sans doute pas encore venu d’un accord pour une vision synthétisée. Il reste que l’on peut également manifester une certaine retenue quant à la faisabilité d’un tel parcours heuristique, dans la mesure où le projet de recherche lui-même semble réduire la dimension du travail à la seule phase d’engagement de l’opérateur dans son action transformatrice de la matière.

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Pistes : il serait peut-être plus opérationnel – et conforme à nombre d’observations sur le thème (anciennes ou actuelles) – de prendre en considération, à la fois, l’amont de cette phase (objets et moyens de travail ; désignation des organisateurs) et son aval (finalités ; utilisation des résultats obtenus). On serait alors en état de participer aux débats montants sur des questions essentielles comme le dépérissement du salariat, ou la réappropriation du travail par les individus dans des ensembles incluant, en une seule unité, production et consommation, etc.

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Ces champs en construction pourraient accueillir avec soulagement, l’importation explicative d’une notion telle que celle de « l’activité » (humaine et sociale) capable d’offrir une perspective de synthétisation de ces tendances, novatrices et dotées de capacités structurantes de plus en plus certaines (allant, par exemple, vers une individuation altruiste).

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Serge LE ROUX

Pierre BOISARD, Claude DIDRY, Dima YOUNES (dir.) (2016), Les travailleurs de l’innovation. De l’entrepreneur aux salariés, Économie et société, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 307 p.

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À l’heure où il n’est question que d’économie de la connaissance et de l’innovation, notamment caractérisée par la multiplication des emplois à fort contenu en connaissances de haut niveau, la réalité économique et sociale disséquée par ces trois sociologues, mais également par une quinzaine de chercheurs en sciences humaines et sociales (dont les contributions sont issues du projet d’ANR Travcher, « portrait du chercheur en travailleur salarié »), en montre une image très contrastée. Il est en effet manifeste que l’innovation est devenue une nécessité absolue pour l’entreprise, mais que toutes ne suivent pas la même voie pour y parvenir. Comme le soulignent fort justement les trois coordinateurs de l’ouvrage dans l’introduction générale, cette réalité aux formes variées de l’innovation est très rarement étudiée sous plusieurs angles à la fois, en « tenant compte simultanément des institutions, des décisions managériales, des instances de régulation et de normalisation et du travail des femmes et des hommes qui lui donnent forme » (p. 7). Qui sont les travailleurs salariés de l’innovation étudiés par ces chercheurs et quelle est la question majeure qui les guident dans leur programme de recherche ? En d’autres termes, qui produit l’innovation grâce à laquelle les entreprises nourrissent la croissance de leur chiffre d’affaires et leurs performances technologiques et scientifiques ? Si la théorie économique avait depuis le 19e siècle étroitement lié l’innovation et l’entrepreneur, depuis le développement du capitalisme managérial au cours du 20e siècle, les salariés ont été aussi reconnus comme les vecteurs majeurs de l’innovation, comme en témoigne l’augmentation du nombre de chercheurs et d’ingénieurs dans les centres de R&D des grandes entreprises au cours du 20e siècle. De plus, si l’innovation est généralement perçue sous l’angle du produit à destination des consommateurs, ses conséquences sur l’organisation et le contenu du travail des chercheurs eux-mêmes sont également très importantes et pour autant relativement peu étudiées.

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Cet ouvrage se compose de quatre parties, qui regroupent elles-mêmes des analyses portant sur des situations concrètes, tant historiques qu’actuelles, en France, mais également en Russie, aux États-Unis et au Japon. Le lecteur explore ainsi le monde du travail de la recherche et des technologies de pointe par le biais de différentes voies. La première partie se focalise sur les stratégies des entreprises et étudie des sujets tels que l’innovation dans les clusters, l’entrepreneuriat scientifique en Russie et l’innovation ouverte qui s’est rapidement diffusée dans les grandes entreprises françaises (en l’occurrence dans le groupe Alcatel-Lucent). La deuxième partie porte sur le travail d’innovation en tant que tel, en revenant sur le passé et le travail de céramiste entre 1870 et 1940 (montrant notamment que ce processus trouve ses racines dans un passé industriel lointain, bien antérieur à la révolution industrielle), les ingénieurs de l’aéronautique et le travail de R&D dans les laboratoires d’essai non cliniques. La troisième partie étudie les dynamiques de la recherche et d’innovation dans le travail. Quelles sont en effet les conséquences de l’innovation dans le travail concret des salariés considérés ? La quatrième partie clôt l’ouvrage en s’interrogeant sur l’action des organisations syndicales dans ce type d’entreprise.

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Cet ouvrage collectif pose un ensemble de questions fondamentales sur l’évolution des processus de production de l’innovation, quelle que soit sa forme. Le développement du capitalisme managérial au cours du 20e siècle avait conduit à remettre en cause l’idée selon laquelle l’innovation ne reposait plus sur les épaules de l’entrepreneur révolutionnaire schumpétérien (dans Théorie de l’évolution économique, 1911), mais sur celles, toujours selon Schumpeter (mais dans Capitalisme, socialisme et démocratie, 1942), d’une équipe de spécialistes, en d’autres termes sur les salariés des services de R&D des grandes entreprises. À partir des années 1980, en revanche, l’entrepreneur schumpétérien semblait être de retour avec « des applications initiées par des start-ups » (p. 10). Mais, la réalité est beaucoup plus complexe pour deux raisons majeures : d’abord, l’entrepreneur d’aujourd’hui est inséré dans une économie financiarisée ; le développement d’innovations est conditionné par des critères de rentabilité financière et actionnariale, aussi faudrait-il réfléchir sur le nombre d’« innovations empêchées », par une gestion mettant au premier plan la réduction des coûts (notamment des coûts salariaux), pour satisfaire les objectifs de l’actionnaire. Toutes les découvertes des laboratoires ne débouchent pas forcément sur des innovations. Le second point, mis en avant par les coordinateurs de l’ouvrage, réside dans « l’analyse du fonctionnement de l’entreprise reposant sur la condition commune du salariat partagé par l’ensemble des travailleurs quelle que soit leur qualification » (p. 11). On constate ainsi qu’un grand nombre d’innovations est issu d’une coopération entre ingénieurs et ouvriers. Les auteurs vont aussi plus loin dans leur analyse en mettant l’accent sur les modalités de coopération scientifique au niveau d’un territoire donné (qui débouchent selon la règle établie sur la formation des clusters et autre Silicon Valley) qui ne se réduit pas à la formation de relations entre des entrepreneurs formés à l’université, mais aussi entre les salariés, eux-mêmes acteurs de la recherche.

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Quelles sont les modalités de production de l’innovation par les salariés dans les laboratoires des entreprises ? Sont-ils libres de chercher selon leurs aspirations personnelles et intellectuelles ou sont-ils contraints de s’orienter vers des voies particulières précisément en fonction de la stratégie de l’entreprise pour laquelle ils travaillent ? Déjà en 1963, W. Kornhauser (cité par les coordinateurs) avait mis en évidence le dilemme des salariés de R&D, « pris entre les objectifs organisationnels de l’entreprise et leur appartenance à des communautés scientifiques, visent à s’affranchir du seul ‘développement’ pour privilégier la recherche plus fondamentale » (p. 9). Il n’existe pas à l’heure actuelle un modèle organisationnel en matière de R&D, mais une grande variété : de l’innovation qui naît des laboratoires internes des grandes entreprises aux transferts de connaissances nées dans les laboratoires académiques vers les start-ups qui les valorisent. Ce constat est manifestement conforme à l’idée selon laquelle il existe une grande variété des modèles managériaux en la matière. Mais, si les auteurs de l’ouvrage font fort justement référence à Schumpeter quant à son analyse du rôle de l’entrepreneur innovant, il convient également de revenir sur la définition même de l’innovation par celui-ci, qu’il appréhende comme autant de nouvelles combinaisons de facteurs de production, montrant ainsi que l’innovation ne naît pas seulement dans les laboratoires.

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Sophie BOUTILLIER

Saïd MAHREZ (2016), La division cognitive du travail dans le capitalisme postfordiste, L’Esprit Économique, Paris, L’Harmattan, 192 p.

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Dans ce livre, Saïd Mahrez se propose de retracer les mutations industrielles survenues dans les pays développés, en combinant théorie et histoire. L’auteur met en avant le rôle de la division cognitive du travail, en replaçant cette nouvelle forme de la division du travail dans les évolutions de ce qu’il appelle le capitalisme postfordiste.

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Après une introduction générale, la première partie définit le modèle idéaltype de la division cognitive du travail. Le premier chapitre de cette première partie s’attache à la division cognitive du travail, tandis que le chapitre deux fait une analyse approfondie des activités cognitives. La deuxième partie s’attache à l’essor de la division cognitive du travail et à ses impacts sociaux et économiques. Le premier chapitre de la deuxième partie analyse les causes de cette montée en puissance, le deuxième chapitre les conséquences sur l’activité et sur l’emploi. Une longue bibliographie suit, qui est bien présentée, intéressante et assez complète : c’est un bon aspect du livre. Le livre est bien écrit et bien présenté, avec un plan tout à fait adapté.

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Un tableau intéressant est dressé sur deux points : d’une part à propos d’un certain nombre de théories récentes et à propos de division cognitive du travail, avec beaucoup d’auteurs récents cités ; d’autre part à propos d’évolutions concrètes dans l’industrie française depuis une trentaine d’années. Le sujet évoqué n’est pas facile, il est question à la fois de division du travail, de développement des services, de restructuration du capitalisme à l’échelle internationale. Néanmoins, les réflexions faites n’arrivent pas toujours à présenter, sur l’ensemble de ces problèmes, une synthèse originale.

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La première partie sur la division du travail a le grand mérite de revenir sur ce thème fondamental de l’économie politique, en évoquant un grand nombre d’auteurs. On parle avec raison de Smith, de Babbage, puis de Taylor et Ford, et on passe ensuite à des auteurs contemporains. Beaucoup de ces auteurs contemporains, lorsqu’ils ont élaboré le concept de division cognitive du travail, se sont référés à Marx. Or la théorie de la division du travail chez Marx n’est jamais abordée, alors que l’examen comparé de la division du travail chez Smith, Babbage et Marx aurait pu constituer une base solide pour mesurer la différence entre les anciennes théories et les nouvelles théories de la division cognitive. De même, la notion de division cognitive du travail a fait l’objet depuis au moins 20 ans de nombreuses critiques. Saïd Mahrez ne les examine pas : la critique de ces critiques aurait pourtant pu fortifier la théorie à laquelle il s’attache. L’auteur de ces lignes veut bien croire qu’il existe une division cognitive du travail, mais il voudrait comprendre exactement en quoi elle se différencie de ce qu’on appelle depuis très longtemps division, ou division technique, ou division sociale du travail. Il ne peut suffire de dire que le niveau ou les qualifications intellectuelles des salariés ont progressé pour justifier le concept. Sur ce point, le lecteur est déçu, mais la critique s’adresse tout autant aux auteurs qui ont inventé la notion de division cognitive qu’à Saïd Mahrez.

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En ce qui concerne la diffusion de la division cognitive du travail dans l’industrie française, la seconde partie a le mérite de donner un certain nombre d’exemples et de statistiques, qui rendent compte des évolutions importantes survenues en France depuis une trentaine d’années. Toutefois, on se demande parfois si la cause profonde des évolutions est vraiment l’irruption de la division cognitive du travail, et si d’autres facteurs n’ont pas joué leur rôle. Le livre est intéressant pour qui considère l’évolution de la division du travail comme un problème central en économie.

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Pierre LE MASNE

Notes

[1]

Un ergologue et un ergonome participent également à cette réflexion.

Titres recensés

  1. Jean-Louis MONINO, Soraya SEDKAOUI (2016), Big Data, Open Data et valorisation des données, Smart Innovation, Londres, ISTE éditions, 150 p.
  2. Marie-Anne DUJARIER, Corinne GAUDART, Anne GILLET, Pierre LENEL (dir.) (2016), L’activité en théories, regards croisés sur le travail, Toulouse, Octarès Éditions, 254 p.
  3. Pierre BOISARD, Claude DIDRY, Dima YOUNES (dir.) (2016), Les travailleurs de l’innovation. De l’entrepreneur aux salariés, Économie et société, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 307 p.
  4. Saïd MAHREZ (2016), La division cognitive du travail dans le capitalisme postfordiste, L’Esprit Économique, Paris, L’Harmattan, 192 p.

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