Revue internationale de droit économique
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4232-9
154 pages

p. 5 à 7
doi: 10.3917/ride.171.0005

Veille sur la revue
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t. XVII, 1 2003/1

2003 Revue Internationale de Droit Economique

Avant-propos

Ce premier numéro de l’année 2003 mérite de retenir l’attention à plus d’un titre. Tout d’abord, notre revue a un nouveau rédacteur en chef. Le changement dans la continuité.
Gérard Farjat a assumé, avec un réel succès, la direction de notre revue. Il a prolongé et amplifié l’œuvre entamée en 1986 par feu le Président Mertens de Wilmars et continuée par Aurelio Pappalardo de 1990 à 1993.
Il a, par sa persévérance et son autorité intellectuelle doublée de son amitié chaleureuse, réussi la gageure d’inscrire la RIDE dans la durée. Certes, il fallait oser démarrer, comme l’a remarquablement fait notre premier rédacteur en chef, il fallait aussi oser lui succéder, ce qu’assuma avec le brio qu’on lui connaît Aurelio Pappalardo, mais il fallait aussi – oserais-je dire surtout ? – poursuivre, numéro après numéro, année par année, la réalisation de cette revue internationale et francophone, dont la croissance se poursuit sans relâche depuis sa création. Et pendant dix ans, Gérard lui a donné sans compter le meilleur de lui-même.
Le droit économique français devait déjà beaucoup au Professeur Farjat.
L’A.I.D.E. lui doit sa naissance, il y a vingt ans, à Tunis après la « rencontre » de Nice, en 1981.
Et la RIDE lui est redevable largement de sa réussite. Parce qu’il s’agit bien d’une réussite : lancer en 1986 une revue internationale en langue française de droit économique était un projet « un peu fou ». Mais il fallait lui assurer un vrai rayonnement international, ce que Gérard Farjat a réalisé : plus de 400 abonnés, dans une cinquantaine de pays, dont plus d’une centaine de bibliothèques universitaires (hors de France) parmi lesquelles une vingtaine aux États-Unis !
Et ce rayonnement qui va croissant (plus de 5 % d’augmentation des abonnements en 2002 par rapport à 2001) est dû à la qualité et à la diversité des contributions publiées. À cet égard, on se réjouira de ce que la RIDE a pu passer de trois à quatre numéros en 2001. En outre, en 2002, nous avons pu publier plus de 680 pages (alors que quatre numéros représentent 480 pages) grâce à une intervention exceptionnelle de l’A.I.D.E.
La grande curiosité intellectuelle du rédacteur en chef a certainement joué un rôle majeur dans la bonne tenue de la RIDE.
Gérard Farjat a souhaité passer le flambeau pour se consacrer davantage à l’écriture. On attend dès lors, avec impatience, ses prochains écrits… notamment ceux qu’il ne manquera pas de confier à notre revue !
Au nom de l’A.I.D.E., de toute l’équipe de la RIDE et de tous nos lecteurs, je tiens simplement à dire merci à Gérard Farjat pour tout ce qu’il a fait pour le développement et le rayonnement de cette revue.
Mais il n’abandonne pas le navire, il transmet simplement le flambeau à un nouveau rédacteur en chef, Hanns Ullrich, membre actif et bien connu du conseil d’administration de l’A.I.D.E.
L’arrivée de Hanns Ullrich à la tête de notre revue confirme, si besoin en est, son côté vraiment international et cela à plusieurs titres.
Tout d’abord, après un premier rédacteur en chef belge, notre revue a vu se succéder un italien, un français et maintenant un allemand !
Ensuite parce que Hanns Ullrich est un juriste de premier plan, au profil vraiment international : études universitaires à Berlin, Munich et Tübingen, Paris et New York, professeur à Munich, au Collège de Bruges et visiteur à Cambridge et à l’Institut européen de Florence.
Hanns Ullrich, spécialiste du droit économique européen et international, notamment du droit de la concurrence et du droit de la propriété intellectuelle, a une très vaste culture juridique nourrie des traditions germanique, anglo-saxonne et française. Notre nouveau rédacteur en chef sera donc le moteur d’un développement encore plus international de la RIDE tant au niveau des auteurs qu’il sollicitera que des nouveaux lecteurs que sa politique éditoriale ne manquera pas d’amener.
C’est avec un réel plaisir qu’au nom de nous tous, j’accueille notre ami Hanns Ullrich à la tête de notre chère revue.
À côté de cette succession importante pour la RIDE et donc pour l’A.I.D.E., cette année 2003 verra se réaliser un grand colloque conçu pour fêter, à Tunis, le 20e anniversaire de la création de notre association dans cette ville en… 1982.
Certes, nous fêterons cet anniversaire avec un certain retard académique, mais ce sera l’achèvement de nos travaux sur la mondialisation du droit économique que nous avons entrepris dès 1999 et qui nous ont déjà conduits à un colloque à Rennes, dont des résultats sont publiés au numéro 2-3/2002 de cette revue.
À Tunis, les 2 et 3 mai 2003*, nous conclurons donc par un grand débat sur les problèmes transversaux de « La mondialisation du droit économique : vers un nouvel ordre public économique ».
Les remarquables études sectorielles réalisées sous la coordination de Hanns Ullrich et présentées à Rennes en septembre 2001 laissent espérer deux journées de rapports et débats passionnants à Tunis… ou plus exactement à Gammarth, dans un site exceptionnel où l’intérêt des travaux n’aura rien à envier à l’accueil toujours si chaleureux, fait de charme, de simplicité et d’amitié, que nous réservent toujours nos amis tunisiens.
J’espère donc rencontrer beaucoup de lecteurs de la RIDE à Tunis, en ce début du mois de mai 2003.
Bernard Remiche
Président de l’A.I.D.E.
* * *
Prendre le relais de Gérard Farjat dans la direction de la Revue Internationale de Droit Économique est un honneur qui oblige à la modestie. La revue est son œuvre, il me l’a confiée, je garderai donc son caractère.
Les changements se feront doucement. Quelques-uns sont de forme et ont été introduits avec ce numéro même. D’autres, de substance, résulteront des apports que feront les auteurs.
Je serais très fier et très heureux si les auteurs francophones continuaient à faire confiance à la revue et publiaient encore davantage. L’objectif, celui de l’A.I.D.E., en tant qu’éditeur, et celui du comité de rédaction et du rédacteur en chef, en tant qu’équipe, est d’élargir le rayonnement international de la revue par l’expression de la pensée juridique française et étrangère, européenne et internationale en une langue commune, qui est le français.
En effet, le droit économique évolue à trois niveaux interdépendants : le national, le régional et le mondial. L’interdépendance résulte à la fois de ce que le droit national ne peut plus se développer isolément, mais seulement par rapport à la mondialisation économique inéluctable et par rapport à une intégration régionale souhaitable, et de ce que le droit supranational ou mondial doit en même temps puiser ses sources dans le droit national et l’orienter. Rendre compte de tous ces dévelop-pements et y contribuer en même temps semblent un travail qu’une revue, à elle seule, ne peut accomplir. Et pourtant, c’est notre défi.
Comme toute revue, la RIDE vit du soutien et du nombre grandissant de ses lecteurs. Leurs réactions actives feront la richesse de la revue. J’espère sincèrement pouvoir en bénéficier – et j’en serais très reconnaissant – afin de pouvoir notamment assurer aux lecteurs de la RIDE cet apport supplémentaire.
Hanns Ullrich
 
NOTES
 
[*] Pour plus de renseignements concernant ce colloque, voir pages 9 et 10.
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