- Enquêter dans les partis politiques. Perspectives comparées
- L'Union européenne et l'Italie des années 2000, ou comment continuer à « aimer bien celui qui vous châtie bien »
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S'inscrire Alertes e-mail - Revue internationale de politique comparée Cairn.info respecte votre vie privéeCe dossier se situe à la croisée de deux mouvements récents qui traversent la science politique française. Le premier tient au constat que l’étude des partis politiques s’est largement transformée ces dernières années. D’abord, cet objet « canonique » a fait l’objet d’une attention renouvelée, et en particulier un nombre important de thèses, récemment soutenues ou en cours, y sont consacrées. Ensuite, ces travaux, émanant donc pour une large part de jeunes chercheur(se)s, ont pour point commun de s’appuyer sur des enquêtes, entendues au sens large comme des méthodes de production de données originales, que celles-ci soient qualitatives (par observations et entretiens) ou quantitatives (passation de questionnaires auprès d’adhérents d’un parti politique, par exemple). Cette multiplication de travaux empiriques sur les partis permet une confrontation des expériences d’enquête, afin de réfléchir collectivement à ces pratiques de recherche, pour elles-mêmes mais aussi pour ce qu’elles nous apprennent de l’objet de recherche parti politique. C’est ce double intérêt qui est à l’origine de ce dossier, en écho au mouvement récent portant la science politique française à accorder de l’importance et du crédit à la réflexivité méthodologique, sous l’effet notamment du décloisonnement disciplinaire en sciences sociales[1] [1] Un signe parmi d’autres pourrait être trouvé dans la...
suite. L’impératif réflexif s’impose donc également aux spécialistes des partis qui s’interrogent sur les conditions pratiques de leurs enquêtes.
2 Ce renouvellement de l’étude des partis politiques a accentué le décalage entre les recherches françaises et celles publiées en langue anglaise. Alors que les premières se sont appuyées sur des enquêtes dont beaucoup intègrent une dimension ethnographique et/ou revendiquent une analyse au microscope[2] [2] SAWICKI F. « Les politistes et le microscope », in BACHIR M. ,...
suite, les secondes n’accordent qu’une place mineure à ce type d’enquêtes. Un simple examen des sommaires de Party Politics, revue centrale dans le domaine d’analyse des partis politiques, permet de mesurer la très faible proportion de travaux sur les partis politiques fondés sur des enquêtes de terrain à l’échelle internationale. Indice parmi d’autres, les termes « terrain » ou « enquête qualitative » ne sont guère utilisés dans les titres des articles que cette revue publie depuis plus de quinze ans[3] [3] Ce constat fût d’ailleurs confirmé par Tim Bale lors...
suite. Le constat est évidemment moins radical si on élargit le champ de vision au-delà des partis pour inclure les travaux – s’inscrivant d’ailleurs dans le champ disciplinaire de la sociologie ou de l’anthropologie et non de la science politique – portant sur des organisations politiques qui ne participent pas directement aux élections ou qui ont une activité politique « cachée » ou en marge de l’espace politique spécialisé (organisations religieuses ou civiques). En effet, l’émergence aux États-Unis d’une « political ethnography »[4] [4] Cf. notamment AUYERO J. , (ed. ), « Politics under the...
suite a davantage fait porter l’attention sur les mouvements sociaux et les actions ordinaires de résistance, que sur les élites ou même les formes instituées d’action politique, parmi lesquelles figurent les partis.
3 Du côté français, les enquêtes de terrain se revendiquant d’une démarche qualitative n’étaient certes pas totalement absentes du domaine d’analyse des partis[5] [5] Annie Kriegel avait ainsi sous-titré son ouvrage consacré...
suite, mais l’expression renvoyait le plus souvent à un usage minimal, faire l’ethnographie d’un parti voulant simplement dire l’étudier de l’intérieur. Aujourd’hui, en sociologie et en anthropologie, « l’ethnographie [entre] dans l’âge de maturité en France »[6] [6] CEFAÏ D. , « Les politiques de l’enquête (I) : Le...
suite. Plus généralement, des manuels[7] [7] Voir notamment BEAUD S. , WEBER F. , Guide de l’enquête...
suite, rubriques de revues[8] [8] À cet égard, la rubrique « Savoir faire » de la revue...
suite, rubriques et numéros spéciaux de revue[9] [9] CEFAÏ D. et AMIRAUX V. , (dir. ), « Les Risques du métier. ...
suite, et ouvrages sont désormais consacrés aux analyses réflexives sur les enquêtes qualitatives[10] [10] BENSA A. , FASSIN D. , BELIARD A. , BLONDET M. , (dir. ),...
suite. En écho, la légitimation croissante des méthodes qualitatives dans la science politique française explique qu’on y ait de plus en plus recours dans le domaine de l’analyse des partis[11] [11] Comme le montrent les travaux réunis dans ce dossier mais...
suite. Depuis sa première édition en 1987, le manuel devenu classique de Michel Offerlé sur les partis politiques plaide d’ailleurs avec force pour la valorisation des enquêtes empiriques (qualitatives et/ou quantitatives)[12] [12] OFFERLE M. , Les partis politiques, Paris, PUF (coll. Que...
suite. Pourtant, contrairement à d’autres domaines de recherche, les réflexions sur les rapports que les chercheur(se)s entretiennent avec l’objet partisan qu’ils-elles étudient sont rares, tout comme sont rares les spécialistes des partis qui dévoilent leurs savoir-faire, difficultés ou ressources. Daniel Bizeul, sociologue travaillant sur le Front national, fait figure de précurseur dans ce domaine[13] [13] BIZEUL D. , « Un monde à part » (chapitre 1), in Avec...
suite.
4 Cette absence de réflexion collective des chercheurs travaillant sur des partis politiques dans des contextes très différents mais souvent confrontés à des problèmes similaires nous a paru dommageable. C’est pour y remédier que nous avons mis en place un séminaire de travail sur les pratiques d’enquête dans les partis politiques à partir de juin 2007. Il a débouché sur l’organisation en mars 2009 de journées d’étude, parrainées conjointement par deux groupes thématiques de l’Association française de science politique : le GEOPP – groupe d’études sur les organisations et partis politiques, créé en 2006 – et le MOD – méthodes, observations et données, créé en 2007[14] [14] Journée d’études « Enquêter dans un parti politique »,...
suite. Ce dossier résulte de cette entreprise collective, sur laquelle il convient de revenir brièvement pour en souligner les modalités de fonctionnement. Le groupe fondateur est constitué de dix enseignantes et/ou chercheuses (Myriam Aït-Aoudia, Carole Bachelot, Lucie Bargel, Hélène Combes, Stéphanie Dechezelles, Nathalie Ethuin, Florence Haegel, Catherine Leclercq, Élise Massicard et Anne-Sophie Petitfils) qui ont choisi de partager et confronter leurs expériences de recherche dans des organisations partisanes différentes[15] [15] La non-mixité (sexuée) « spontanée » du groupe, en...
suite. La volonté de collectiviser la réflexion partait du constat que chacune des enquêtes livrait son lot de surprises, d’observations latérales mais aussi d’impasses et d’échecs, en général laissés dans l’ombre parce qu’ils apparaissaient trop spécifiques, trop personnels ou trop anecdotiques, pour tout le moins ils semblaient – à tort – difficilement publiables. La mise en perspective collective et la comparaison de ces observations et expériences, en bref leur partage, pouvaient donner corps et sens à cet ensemble éclaté de notations souvent marginalisées dans la restitution du travail de terrain. Antérieurement aux journées d’étude, nous nous sommes donc régulièrement rencontrées pour mettre en commun nos expériences d’enquête dans des partis très différents (voir la présentation des terrains des coordinatrices du dossier). Ces discussions autour d’un thème préalablement et collectivement défini ont été organisées de la manière suivante : chacune transmettait une note nourrie de son terrain sur le thème de la séance, deux ou trois d’entre nous étaient en charge d’en faire la synthèse et de la présenter au groupe pour introduire les séances du séminaire. Il s’agit donc d’un travail radicalement collectif puisque chacune devait pouvoir s’approprier l’enquête des neuf autres, réfléchir et discuter à partir d’expériences qui n’étaient pas les siennes. Il a fallu trouver ensuite une manière de conserver ce caractère collectif en passant à la publication : les deux premiers articles du dossier, écrits chacun à dix mains, constituent ainsi une forme de restitution des travaux de ce séminaire.
La dimension comparative est donc au cœur du projet puisqu’il repose sur la mise en commun de réflexions issues de terrains partisans très contrastés, d’abord ceux des coordinatrices du dossier, puis ceux des contributeurs-trices du numéro : comparaison à la fois entre organisations et contextes politiques nationaux d’un côté, et entre méthodes d’enquêtes (questionnaires, entretiens, observations, archives) de l’autre.
Le premier article de cadrage « Franchir les seuils des partis. Accès au terrain et dynamiques d’enquête » porte sur les conditions d’accès et de maintien sur le terrain, dans une perspective dynamique et processuelle. Il s’attache à analyser les relations complexes entre enquêteurs et enquêtés, qui peuvent être lues d’une part, par le prisme des perceptions croisées entre chercheurs et membres du parti et d’autre part, au regard des différentes temporalités (temporalités proprement partisanes, temporalités liées aux contraintes des rythmes de présence sur le terrain, etc.). Le second article de cadrage « Les partis s’intéressent-ils à nos enquêtes ? Éléments comparatifs sur la réception des recherches sur les partis » se penche quant à lui sur les réceptions et usages de l’enquête par les acteurs partisans. Il compare la manière dont les membres des différents partis perçoivent et reçoivent les enquêtes et la recherche en général en distinguant la variété des rapports que les acteurs partisans entretiennent avec le travail d’enquête mais aussi la spécificité des cultures partisanes que l’on peut opportunément saisir en confrontant les pratiques archivistiques. Il inscrit ces variations dans le cadre plus général des dynamiques d’ajustement et de désajustement des mondes universitaires et partisans.
La suite de ce dossier est constituée de six articles abordant ces questions méthodologiques à partir d’enquêtes de terrain très diversifiées. Marie Vannetzel s’interroge sur la manière dont elle est tiraillée entre des logiques d’inclusion et d’exclusion au cours de son enquête auprès de Frères Musulmans égyptiens, ce faisant elle soulève la question des frontières et des formes de cette organisation. Olivier Grojean lui fait écho puisqu’en s’interrogeant sur la dynamique de l’enquête ethnographique qu’il a menée auprès du Parti nationaliste kurde (PKK), il s’intéresse à ce que cette dynamique révèle de la structuration de cette mouvance radicale et transnationale. Enquêtant localement, Nicolas Bué livre une réflexion portant plus spécifiquement sur ce que veut dire enquêter auprès d’une coalition partisane formée d’organisations inscrites dans des relations de concurrence et de coopération et souligne les risques « d’enclicage » d’une telle configuration. Mounia Bennani Chraïbi revient sur une expérience de passation de questionnaires auprès des partis marocains, ici la négociation préalable à l’enquête quantitative donne à voir des éléments originaux sur le fonctionnement concret des partis marocains. La contribution de Daniella Rocha et Camille Goirand s’appuie sur la confrontation de quatre expériences de terrain sur le Parti des Travailleurs brésilien et porte précisément sur les différentes pratiques archivistiques observées dans ce parti et ce qu’elles éclairent les politiques de mémoires de l’organisation. Enfin, celui de Rémi Lefebvre revient sur une question rarement abordée frontalement, celle des effets de l’engagement politique du chercheur au sein du parti qu’il étudie et des logiques de réception de ses travaux à partir de l’exemple de ses recherches sur le Parti socialiste.
[ 1] Un signe parmi d’autres pourrait être trouvé dans la publication récente de numéros de la Revue française de science politique consacrés à des questions de méthode, l’un dans l’étude des politiques publiques en 2005 (cf. « L’usage des entretiens dans l’analyse des politiques publiques, un impensé méthodologique ? », Revue française de science politique, vol. 55, 2005/1, l’autre sur les conditions d’enquête « en milieu difficile » (vol. 57, 2007/1). Voir également le dossier plus ancien « Questions d’entretien » dans Politix, vol. 9, n°35, 1996.
[ 2] SAWICKI F. « Les politistes et le microscope », in BACHIR M., (dir.), Les méthodes au concret, Paris, PUF, CURAPP, 2000, p. 143-164. Du même auteur, Les réseaux du Parti socialiste : sociologie d’un milieu partisan, Paris, Belin, 1997.
[ 3] Ce constat fût d’ailleurs confirmé par Tim Bale lors de son intervention à la journée d’étude « Enquêter dans les partis » (cf. infra). Spécialiste britannique des partis politiques, ses premiers travaux ont porté sur une approche culturelle des partis politiques, voir BALE T., Sacred cows and common sense : the symbolic statecraft and political culture of the British Labour Party, Aldershot, Ashgate, 1999.
[ 4] Cf. notamment AUYERO J., (ed.), « Politics under the Microscope : Special Issue on Political Ethnography », Qualitative Sociology, vol. 29, n°3-4, 2006 ; AUYERO J., JOSEPH L., MAHLER M., (eds.), New perspectives on political ethnography, New York : Springer, 2007 ;WHITE J., Islamist Mobilization in Turkey. A Study in Vernacular Politics, Washington, University of Washington Press, 2002.
[ 5] Annie Kriegel avait ainsi sous-titré son ouvrage consacré aux membres du Parti communiste français « Essai d’ethnographie politique » (KRIEGEL A., Les communistes français. Essai d’ethnographie politique, Paris, Seuil, 1970). Quelques années plus tard, William Schonfeld, universitaire américain, revendiquait également une approche ethnographique, SCHONFELD W, Ethnographie du PS et du RPR : les éléphants et l’aveugle, Paris, Economica, 1985. Voir également l’enquête novatrice de PUDAL B. se fondant sur une vaste enquête empirique (notamment des archives partisanes), Prendre parti. Pour une sociologie historique du PCF, Paris, Presses de la FNSP, 1989.
[ 6] CEFAÏ D., « Les politiques de l’enquête (I) : Le travail de l’altérité », La Vie des idées, 22 mai 2009. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Le-travail-de-l-alterite.html
[ 7] Voir notamment BEAUD S., WEBER F., Guide de l’enquête de terrain, Paris, La Découverte, 1997 ; WEBER F., Manuel de l’ethnographe, Paris, PUF, 2009 ; BLANCHET A., GOTMAN A., L’enquête et ses méthodes. L’entretien, Paris, Nathan, 1993 ; ARBORIO A-M., FOURNIER P., L’enquête et ses méthodes. L’observation directe, Paris, Nathan, 2005 ; KAUFMANN J.-C., L’entretien compréhensif, Paris, Nathan, 2004.
[ 8] À cet égard, la rubrique « Savoir faire » de la revue Genèses illustre parfaitement l’importance prise par les réflexions méthodologiques, en particulier pour les nouvelles générations de chercheur(se)s.
[ 9] CEFAÏ D. et AMIRAUX V., (dir.), « Les Risques du métier. Engagements problématiques en sciences sociales », numéro spécial de la revue Cultures et conflits, 2002.
[ 10] BENSA A., FASSIN D., BELIARD A., BLONDET M., (dir.), Les politiques de l’enquête, épreuves ethnographiques, Paris, La Découverte, 2009 ; CEFAÏ D., COSTEY P., GARDELLA É., GAYET-VIAUD C., GONZALEZ P., LEMENER E., TERZI C., (dir.), L’Engagement ethnographique, Paris, Éditions de l’EHESS, 2010 ; LAURENS S. et NEYRAT F., (dir.), Enquêter : de quel droit ? Menaces sur l’enquête en sciences sociales, Bellecombe-en-Bauge, Éditions du Croquant, 2010 ; ARBORIO A.-M., COHEN Y., FOURNIER P., HATZFELD N., LOMBA C., MULLER S., (dir.), Observer le travail. Histoire, ethnographie, approches combinées, Paris, La Découverte, 2008 ; PENEFF J., Le goût de l’observation, Paris, La Découverte, 2009 ; de SARDAN J.-P. O., La rigueur du qualitatif. Les contraintes empiriques de l’interprétation socio-anthropologique, Louvain-la-Neuve, Bruylant-Academia, 2008 ; BOUILLON F., FRÉSIA M., TALLIO V., (dir.), Terrains sensibles. Expériences actuelles de l’anthropologie, Paris, CEA-EHESS, 2005 ; AGIER M., (dir.), Anthropologies en danger : l’engagement sur le terrain, Paris, CM Place Éditeur, 1997 ; FELDMAN J. et CANTE-KOHN R., L’éthique dans la pratique des sciences humaines, Paris, L’Harmattan, 2000.
[ 11] Comme le montrent les travaux réunis dans ce dossier mais aussi ceux de FRETEL J., Militants catholiques en politique. La Nouvelle UDF. Thèse de science politique, Université Paris 1, 2004 ou MISCHI J., Structuration et désagrégation du communisme français (1920-2002). Usages sociaux du parti et travail partisan en milieu populaire, Thèse de science politique, EHESS, 2002, que nous remercions pour leurs contributions à ces réflexions collectives. Sans être exhaustives, on peut également citer les travaux de Florence Faucher-King qui revendique une approche anthropologique des partis britanniques privilégiant l’attention aux rituels partisans, FAUCHER-KING F., Changing Parties. An Anthropology of British Political Parties Conferences, Basingstoke, Palgrave Mac Milan, 2005. DEZE A., Idéologie et stratégies partisanes. Une analyse du rapport des partis d’extrême droite au système politique démocratique. Le cas du Front national, du Movimento Sociale Italiano et du Vlaams Blok, thèse de doctorat de science politique, Institut d’Études Politiques de Paris, 2008 ; Florence JOHSUA, « Les conditions de (re)production de la LCR. L’approche par les trajectoires militantes », in HAEGEL F., (dir.), Partis politiques et systèmes partisans en France, Paris, Presses de Sciences Po, 2007, p. 25-68.
[ 12] OFFERLE M., Les partis politiques, Paris, PUF (coll. Que sais-je ?), 2010.
[ 13] BIZEUL D., « Un monde à part » (chapitre 1), in Avec ceux du FN. Un sociologue au front national, Paris, La Découverte, 2003 ; « Que faire des expériences d’enquête ? Apport et fragilité de l’observation directe », Revue Française de Science Politique, 2007, vol. 57, n°2, p. 69-89 ; « Les sociologues ont-ils des comptes à rendre ? Enquêter et publier sur le Front National », Sociétés Contemporaines, n°70, 2008, p. 95-11 ; « Des loyautés incompatibles. Aspects moraux d’une immersion au Front national », SociologieS, mis en ligne le 31 juin 2007, http://sociologies.revues.org. Voir aussi le travail de AVANZA M. sur le parti italien Ligue du Nord, « Comment faire de l’ethnographie quand on n’aime pas ‘ses’ indigènes ? Une enquête au sein d’un mouvement xénophobe », in BENSA A., FASSIN D., BELIARD A., BLONDET M., (dir.), Les politiques de l’enquête, épreuves ethnographiques, op. cit., p. 41-58.
[ 14] Journée d’études « Enquêter dans un parti politique », CEVIPOF, Paris, 9-10 mars 2009. Nous remercions à cette occasion l’ensemble des participants à cette journée dont certains ne sont pas présents dans ce dossier.
[ 15] La non-mixité (sexuée) « spontanée » du groupe, en tous cas imprévue, mérite en elle-même une réflexion sociologique.
Myriam Aït-Aoudia et al. « Enquêter dans les partis politiques. Perspectives comparées », Revue internationale de politique comparée 4/2010 (Vol. 17), p. 7-13.
URL : www.cairn.info/revue-internationale-de-politique-comparee-2010-4-page-7.htm.
DOI : 10.3917/ripc.174.0007.