Revue internationale des sciences sociales
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I.S.B.N.9782865868933
192 pages

p. 457 à 462
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Drogues, organisations criminelles et politiques publiques

n° 169 2001/3

2001 Revue internationale des sciences sociales Drogues, organisations criminelles et politiques publiques

Trafic et consommation de drogues en Chine : deux études de cas

Deng Zhenlai et al. L’article s’inspire d’une recherche menée par une équipe chinoise coordonnée par Deng Zhenlai. Ce dernier est le fondateur de la revue Chinese Social Sciences Quarterly, et l’ancien directeur de l’Institut des sciences sociales chinoises. Il a traduit en chinois l’œuvre de von Hayek.Email : xjzhang@mail.ruc.edu.cn.
Cet article traite des résultats d’un travail de recherche sur le trafic et la consommation de drogue en Chine, laquelle a considérablement augmenté ces dernières années. La recherche s’appuie sur la documentation existant au niveau national et, au niveau local, sur des études de terrain effectuées dans deux villes : Guangzhou et Shenzhen, dans la province du Guangdong. Elles analysent les aspects géographique, économique et sociologique du phénomène.
En Chine, le problème de la drogue a pris des formes différentes au fil des ans. Il y a tout juste cinquante ans, la Chine était le pays où la consommation de drogue était la plus élevée et les toxicomanes les plus nombreux. Après la fondation de la République populaire, elle a adopté une politique de surveillance quasi militaire qui lui a permis de venir pratiquement à bout du problème. Plus récemment, elle s’est ouverte au monde extérieur et a mis en œuvre une réforme systémique de grande envergure, qui s’est traduite par un véritable boom économique et une augmentation spectaculaire du niveau de vie. Mais, en même temps, la Chine, où le problème de la drogue avait presque disparu, est devenue d’abord un pays de transit pour les trafiquants, puis un marché important et, enfin, l’une des principales sources de drogue dans le monde.
Le présent article analyse les résultats de la recherche menée au niveau national à partir de la documentation existante et, au niveau local, à partir des études sur le terrain effectuées dans deux villes : Guangzhou et Shenzhen, dans la province du Guangdong. Il analyse les aspects géographique, économique et sociologique du phénomène.
 
L’aspect géographique
 
 
Géographiquement, la Chine continentale est située dans une région sensible du point de vue de la production de drogue.
Premièrement, elle est proche de deux des plus grandes zones de production de drogue dans le monde – le « Triangle d’or » et le « Croissant d’or » – auxquelles elle est reliée par voie de terre ; elle a même une frontière commune avec la première. La région qui les sépare est montagneuse, les conditions de transport y sont difficiles et la population peu nombreuse, ce qui facilite le travail des trafiquants de drogue. En même temps, les minorités ethniques du sud-ouest de la Chine ont avec les groupes ethniques vivant au-delà de la frontière des langues, des coutumes et parfois des liens de parenté, ce qui facilite la contrebande. En un mot, la géographie naturelle comme la géographie humaine font de la Chine continentale un pays vulnérable.
Deuxièmement, depuis les années quatre-vingt-dix, les gouvernements de la Thaïlande et de la Birmanie s’efforcent de lutter contre les trafiquants de drogue, d’où la fréquence des conflits armés dans la région du Croissant d’or. Ces mesures ont coïncidé avec l’adoption en Chine d’une politique de réforme et l’ouverture du pays au monde extérieur, ainsi qu’avec un relâchement du contrôle quasi militaire qui s’était exercé le long des frontières pendant les décennies précédentes. Pour développer l’économie dans les zones frontalières, les gouvernements locaux ont opté pour des politiques de promotion du commerce transfrontières. Selon des documents internes du ministère de la Sécurité publique, les autorités ont sous-estimé les effets de cette nouvelle politique sur le trafic de drogue, qui a considérablement augmenté.
Troisièmement, en raison de leur situation géographique particulière et de leur statut de port franc, Hong Kong et Macao sont depuis longtemps des points de concentration de la drogue en provenance du Triangle d’or, qui est ensuite acheminée vers les marchés internationaux. Le développement économique aidant, ces villes sont aussi devenues consommatrices. Depuis les années quatre-vingt-dix, époque où les filières traditionnelles d’exportation de la drogue en provenance du Triangle d’or ont été démantelées et où les trafiquants de la région du Croissant d’or ont cherché à en ouvrir de nouvelles, la province du Fujian et surtout celle du Guangdong sont devenues la cible des producteurs et des trafiquants de drogue.
Le prix de la drogue varie énormément selon les régions. Les statistiques indiquent qu’un kilogramme d’héroïne coûte de 10 000 à 20 000 renminbi dans la région du Triangle d’or, mais il en coûte 100 000 à Guangzhou et jusqu’à 200 000 à Hong Kong. Ce sont ces énormes bénéfices qui incitent les trafiquants de drogue à risquer leur vie.
Des données empiriques font apparaître qu’au début des années quatre-vingt, le trafic de drogue était relativement limité en Chine, à la fois par le volume et la zone touchée, mais qu’il a pris de l’ampleur par la suite. Selon les estimations les plus prudentes, en 1991, le volume de drogue introduit illégalement sur le territoire chinois avait atteint 7 000 kg, soit le double de ce qu’il était en 1990. Il était de 10 000 kg en 1992.
D’après des informations fournies par les autorités douanières chinoises, 50 % des stupéfiants saisis provenaient du Triangle d’or et 45 % du Croissant d’or. De plus, le nombre des routes empruntées par les trafiquants pour introduire la drogue en Chine a considérablement augmenté, s’étendant au Guangxi, au Sichuan, au Xinjiang, au Tibet et à d’autres provinces et régions ethniques autonomes, où le nombre de cas de trafic de drogue s’est accru rapidement. Pendant le premier semestre de 1997, les autorités douanières chinoises ont découvert 56 grosses affaires de trafic de drogue, saisi 220 kg de stupéfiants de divers types, dont 117 kg d’héroïne, 34 kg d’opium ainsi que d’autres substances. Ces saisies, bien supérieures à toutes celles effectuées au cours des années précédentes [1], indiquent qu’en 1999, les narcotrafiquants du Triangle d’or et du Croissant d’or avaient réussi à s’ouvrir une voie de passage vers la Chine du Sud.
 
L’aspect économique
 
 
Les énormes profits tirés du trafic de drogue en sont la principale explication. D’un point de vue purement économique, la décision de commettre un acte criminel peut être considérée comme un choix rationnel opéré par l’individu au mieux de ses intérêts, et dans les mêmes conditions de rationalité que tout autre choix. De ce point de vue, « on peut tout simplement expliquer l’acte criminel par la théorie du choix rationnel, souvent appliquée en économie, et il n’est pas nécessaire d’introduire des notions comme la corruption morale, l’immaturité ou l’inclination naturelle » [2].
Cette théorie est certes radicale, mais elle n’est pas inexacte à certains égards ; il faut comprendre comment l’individu calcule ses profits et ses pertes, comment le gouvernement calcule les siens et ceux de la société et comment la politique qu’il suit influence les calculs individuels dans une société en transition comme la Chine, où l’économie se développe rapidement et où l’écart économique entre les différentes régions se creuse.
Si l’acte criminel résulte d’un choix rationnel, le calcul de l’intérêt maximum inclut nécessairement un élément coûts-avantages. Après tout, la plupart des trafiquants de drogue, en particulier ceux qui sont impliqués dans des opérations de grande envergure, ont conscience des risques qu’ils courent. Ce type d’acte n’a généralement rien d’impulsif.
De fait, la quasi-totalité des trafiquants de drogue que nous avons réussi à contacter ont déclaré se livrer à cette activité pour en tirer d’énormes profits, mais cette motivation générale comporte bien des variantes. Les trafiquants originaires de régions économiquement arriérées disent avoir besoin d’argent pour arracher leur famille à la pauvreté, aider des parents âgés, faire faire des études à leurs enfants ou à leurs frères et sœurs, se lancer dans des affaires licites ou avoir les moyens de faire construire une maison, de se marier ou d’avoir un enfant. Ceux qui viennent de régions économiquement développées donnent des explications plus diverses, entre autres, vivre luxueusement, se payer une ou plusieurs maîtresses ou la compagnie des femmes, jouer et rembourser des dettes d’affaires.
Dans les deux cas, on constate souvent un état d’esprit particulier. En réponse à nos questions, tous les trafiquants ont affirmé qu’à l’origine ils voulaient faire un maximum de bénéfices en un minimum de temps pour ensuite renoncer au trafic de drogue et exercer une activité normale ou, tout simplement, vivre une vie de famille. Bien entendu, nos interlocuteurs sont pour la plupart derrière les barreaux, ce qui explique peut-être leur discours. Mais selon des données provenant d’autres sources, les criminels qui ont l’intention de continuer à faire du trafic de drogue leur vie durant sont l’exception.
L’enquête montre aussi le rôle que jouent la loi et la police, notamment sur les bénéfices que les trafiquants comptent tirer de leurs activités. Ces derniers tentent d’évaluer le risque d’être pris et, dans ce cas, les peines qui leur seraient infligées. Bien que la loi sur les délits liés à la drogue et les peines dont ils sont passibles soient les mêmes sur tout le territoire de la Chine continentale, leur application diffère en raison même de la vaste superficie du pays, des qualifications différentes d’un même délit par les autorités concernées et les responsables de l’application des lois, et des situations particulières qui existent dans diverses régions. Là où les délits liés à la drogue sont nombreux, par exemple dans le Guangdong, le Yunnan et le Xinjiang, nous avons constaté une relative souplesse. C’est ainsi qu’au Yunnan les responsables locaux du maintien de l’ordre ont reconnu en privé que les peines infligées étaient beaucoup moins lourdes qu’à Beijing, par exemple. La possession illicite de drogue, qui serait passible d’une peine de cinq ans d’emprisonnement à Beijing, est sanctionnée au Yunnan par une simple peine de rééducation et des actes passibles de la peine de mort à Beijing y sont punis de cinq ans d’emprisonnement.
Les autorités du Yunnan avancent à cela deux raisons. Premièrement, la mentalité chinoise traditionnelle qui veut que la loi ne s’applique pas aux masses. Lorsqu’un grand nombre de personnes sont impliquées dans tel ou tel type d’activité criminelle dans une région donnée, le tribunal sévira mais les peines qu’il infligera seront moins lourdes que dans les régions où ce type de délit n’est pas fréquent. Deuxièmement, le Yunnan et le Xinjiang sont des régions éloignées où vivent de nombreuses minorités. Des tensions ethniques qui remontent à la nuit des temps ou qui résultent des premières années du régime communiste amènent les gouvernements régionaux à une certaine passivité envers les délits liés à la drogue, pour éviter des troubles.
Les gouvernements locaux réagissent de manière très différente au trafic de drogue. Cela s’explique par la longue tradition de centralisation de l’économie d’une part, et, de l’autre, par les critères en fonction desquels les autorités locales sont promues et qui, aujourd’hui, privilégient le développement économique local. De plus, le coût de la lutte contre la drogue est à la charge des gouvernements locaux, dont les bénéfices sont cependant répartis plus largement. Les gouvernements locaux doivent assurer leur légitimité auprès de la population locale tout en ayant à l’esprit la volonté du gouvernement central de sanctionner les fonctionnaires qui n’obéissent pas.
Notre enquête a révélé que, face à ce dilemme, les gouvernements locaux, soit réduisent le coût de la lutte contre la drogue en optant pour la passivité, soit tentent de réduire la consommation de drogue par des mesures sociales et économiques.
Dans le premier cas, le gouvernement central est souvent obligé d’intervenir directement, soit financièrement, soit en envoyant dans les régions concernées des responsables qu’il nomme à des postes clés, par exemple celui de directeur provincial de la sécurité publique. Mais cette solution est de portée limitée et manque d’efficacité. Il serait préférable que le gouvernement central amène ses agents et les responsables de l’application des lois dans tout le pays à comprendre que les délits liés à la drogue mettent en danger la survie de la nation.
Dans le second cas, la procédure la plus courante est de créer des camps de désintoxication. Depuis 1990, les gouvernements locaux en ont ouvert un grand nombre. Ces camps ne sont cependant pas complètement gratuits. Leur coût varie, et un même camp peut s’avérer plus ou moins onéreux selon la situation économique du toxicomane. Notre enquête fait apparaître que les personnes qui sont soignées pendant trois à six mois, de leur plein gré ou de force, paient généralement de 50 000 à 60 000 renminbi, ce qui correspond au salaire d’un travailleur dans une entreprise d’État pendant cinq à sept ans et au coût de la drogue elle-même pendant trois à quatre ans. Certaines des personnes qui ont été désintoxiquées dans ces camps recommencent à faire du trafic de drogue pour rembourser les dettes qu’elles ont dû contracter pour se faire soigner.
 
L’aspect sociologique
 
 
La profonde transformation sociale que vit la Chine exerce une grande influence sur les délits liés à la drogue, qui correspond à l’évolution générale de divers aspects de la vie dans le pays étudiés dans d’autres projets de recherche [3].
Il nous semble que le passage, en Chine, d’une société autoritaire à une société plurielle, qui est un prolongement naturel des réformes entreprises depuis 1978, continuera à se caractériser par une érosion du pouvoir centralisé et que d’autres sources de pouvoir feront progressivement leur apparition. Si le premier recule rapidement dans certains domaines, les secondes se mettent en place lentement et de manière incomplète. En même temps, la société dans son ensemble connaît de violents soubresauts, dus à une réforme orientée vers le marché et à une croissance économique rapide.
L’influence de cette situation sur les délits liés à la drogue apparaît dans le type de personnes qui deviennent toxicomanes ou commettent ces délits. Notre enquête montre que les populations itinérantes de paysans et de pêcheurs, de femmes et de jeunes sont particulièrement concernées.
Les organismes officiels chinois se réfèrent souvent dans leurs statistiques à ce qu’ils appellent « les populations itinérantes ». Au sens large, ils entendent par là les personnes qui ont quitté la région où elles étaient enregistrées pour tenter de trouver du travail et de vivre ailleurs. Ces personnes sont considérées comme étrangères par les autorités et la population des lieux où elles se réinstallent. Avant la réforme, elles étaient peu nombreuses étant donné que la liberté de circulation était fortement limitée. Mais la situation a considérablement évolué et on constate aujourd’hui d’importants flux migratoires vers les villes et les zones riches, où les nouveaux venus espèrent trouver du travail dans l’industrie et les services. Issus généralement de régions économiquement défavorisées, ils exercent des emplois dont la population locale ne veut pas, essentiellement en raison des mauvaises conditions de travail, de la faible rémunération et du peu de prestige qui y sont associés : recyclage des déchets, baby-sitting, nettoyage, travail manuel sur les chantiers, porteurs, emplois non qualifiés, couture, travail dans la restauration ou à la chaîne. Certains restent sans emploi. Les termes « population itinérante » s’appliquent aussi à eux. Même lorsque les membres de ces groupes trouvent des emplois moins ingrats, par exemple un travail de secrétariat ou d’ouvrier qualifié, ils ne peuvent s’intégrer à la société locale. Ils courent donc davantage le risque, notamment dans le cas des hommes jeunes et actifs, de sombrer dans la délinquance ou de consommer de la drogue.
Selon les statistiques existantes, un grand nombre de délinquants, dans les grandes villes, font partie de cette population itinérante – 46 % à Beijing, de 70 à 80 % à Shanghai, 50 % à Guangzhou et 97 % à Shenzhen [4].
Les femmes représentent une proportion importante des toxicomanes. Notre enquête fait apparaître que la plupart des femmes toxicomanes font partie elles aussi de cette population itinérante. La discrimination dont elles sont victimes en raison de leur sexe les rend plus vulnérables à la drogue. Lorsqu’elles recherchent du travail, elles sont souvent victimes de harcèlement sexuel ou de violence, et la consommation de drogue devient un moyen d’atténuer la tension psychologique. Une fois toxicomanes, elles voient dans la prostitution un moyen facile de se procurer de l’argent pour acheter de la drogue. Dans les villes économiquement développées et à forte densité de population, comme Guangzhou, Shenzhen et leurs alentours, l’industrie du sexe est concentrée dans les dancings et les bars à karaoké, les hôtels, les restaurants, les salons de massage, les cinémas et les salons de coiffure. Beaucoup de ces femmes contractent des maladies sexuellement transmissibles.
Selon notre enquête, un grand nombre des femmes toxicomanes sont originaires de villes de petite et moyenne importance, alors que celles qui font du trafic de drogue viennent surtout de zones rurales économiquement défavorisées. Nous pensons qu’il y a à cela des raisons psychologiques. Les femmes originaires des villes de petite et moyenne importance ont perdu le niveau de vie qui était le leur alors que celles qui viennent de zones arriérées ont l’habitude de vivre mal mais souhaitent ardemment s’enrichir.
Le cas des paysans et des pêcheurs est tout à fait différent. À Guangzhou et à Shenzhen, le développement rapide de l’industrie et de l’économie entraîne la disparition des terres agricoles, remplacées par des zones industrielles et résidentielles. Dans les zones économiques spéciales, comme celles de Guangzhou et de Shenzhen, les anciens paysans et pêcheurs ont gagné beaucoup d’argent en vendant de vastes terrains, des plages ou des ports entiers. Une partie de cet argent a servi à l’achat de biens de consommation mais le plus gros a eu un triple usage : construction de vastes logements à louer à la population itinérante qui travaille dans les usines ; investissement dans de petites entreprises ; achat de bateaux de pêche afin d’alimenter le marché urbain et de faire de la contrebande. Les paysans et les pêcheurs pouvant difficilement trouver des emplois de bureau en raison de leur faible niveau d’instruction, beaucoup ont commencé une vie d’oisiveté, jouant et cherchant des moyens nouveaux de tuer le temps. Les plus actifs sont devenus trafiquants de drogue, d’autres sont devenus toxicomanes et d’autres encore les deux à la fois. Les statistiques officielles en sous-estiment probablement le nombre.
La toxicomanie chez les jeunes (les personnes âgées de moins de 18 ans dans les statistiques officielles chinoises) est également un grave problème, associé aux catégories susmentionnées. Il semble y avoir deux types de situation, d’une part, les enfants des riches paysans, pêcheurs ou autres, qui commencent à se droguer et, d’autre part, les jeunes qui ont émigré dans les villes et ont du mal à trouver un emploi. Les groupes de trafiquants tirent profit à la fois de l’indulgence du législateur et du laxisme de la police à l’égard des jeunes délinquants. Ce phénomène est courant dans le monde entier, mais il est particulièrement grave en Chine, notamment dans la province du Guangdong.
Le problème de la drogue dans le Guangdong est celui d’une société en transition. Mais nous ne sommes pas optimistes pour l’avenir, la situation continuant d’empirer. La Chine tout entière va se développer, comme le Guangdong, et le problème de la drogue, très probablement, fera de même. Les autorités centrales et locales en ont bien conscience, mais les mesures prises pour remédier à la situation sont rarement efficaces.
Il faut bien le dire, nous n’avons pu mener des recherches plus approfondies et plus vastes, faute de matériel et de conditions de recherche satisfaisantes. Nos conclusions sont donc provisoires. La recherche initiale achevée, il nous paraît nécessaire de procéder à une analyse comparative. Nous aimerions étudier la province frontalière du Yunnan, où le problème de la drogue est grave et le développement économique faible, la province du Shanxi, aux prises avec les mêmes difficultés, et la ville de Beijing où l’économie est relativement plus développée et le gouvernement plus attentif au problème de la drogue.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
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·  Cheng, X.K. et al. 1997. « An analysis of female drug addicts under labour reform in Guangzhou », Youth Crimes Research, p. 1.
·  Ge, Q.Z. 1994. « Caution ! White colour epidemics under the sun, or drug related crimes in Guangzhou area », People’s Law Court Daily, 7 mars.
·  Guo, X. 1997. « A survey of drug problems in China », Youth Crimes Research, p. 1 ; « The drug problem in China and its countermeasures », Juvenile Crime Study, p. 11 et 12.
·  Jiang, Z.J. 1998. The New Criminal Law and Drug Related Crimes, Beijing, Xiyuan Publishing House.
·  Ouvrage collectif. 1996. « Remembering the national humiliation, stopping drug flows once again », People’s Law Court Daily, 26 juin.
·  Ouvrage collectif. 1997. « China drug problems and some strategies against them », Youth Crimes Research, p. 11 et 12.
·  Ouyang, T. ; Chen, Z.X. 1992. Drug Related Crimes and Some Strategies, Beijing, Qunzhong Publishing House.
·  Su, Z.L. 1997. The History of Drugs in China, Shanghai, People’s Publishing House.
·  Yang, Z.X et al. 1997. « The demographic background of the increase of drug addicts in Shenzhen and a strategic analysis », China Population Science, p. 5.
·  Yuan, Y. 1994. The Big Prison : Understanding Drug Industry, Guizhou, People’s Publishing House.
·  Zhang, Z.M. 1996. « Condition of drug related crimes and certain proposal against them in Guangzhou », Youth Crimes Research, p. 4.
 
NOTES
 
[1]Jiang Zhujun (dir. publ.). 1998. New Criminal Code and Drug Offence, Xiyuan Publishing House, p. 26-27.
[2]Kali Beiker. 1995. Economic Analysis of Human Behaviour, Shanghai, Sanlian Publishing House, p. 56.
[3]Deng Zhenlai. 1997. State and Society : A Study on Civil Society in China, Chengdu, Sichuan People’s Publishers.
[4]Cao Feng. Beijing. 1997. The Fifth High Tide : Crime Problems in Contemporary China, China Today Publisher, p. 91.
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Jiang Zhujun (dir. publ.). 1998. New Criminal Code and Drug...
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Kali Beiker. 1995. Economic Analysis of Human Behaviour, Sh...
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[3]
Deng Zhenlai. 1997. State and Society : A Study on Civil So...
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[4]
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