Acteurs sociaux et souveraineté dans les oig
Patrice Meyer-Bisch
Les oig sont d’autant plus contestées que les États se trouvent actuellement dans une situation de crise. Leur compétence à saisir les grandes questions de politique économique, écologique, sociale et culturelle est de plus en plus mise en cause. Les oig sont affaiblies par cette crise de légitimité alors qu’elles constituent en même temps une issue possible, dans la mesure où elles réalisent des espaces et des instruments de gouvernance régionale et mondiale. Une condition est cependant primordiale pour que cette voie soit réaliste et démocratique : la participation des acteurs représentant la société civile, non seulement les ong, mais aussi les acteurs privés (les entreprises). Après les domaines économique et écologique, cette contestation se fait de plus en plus forte dans le domaine culturel et représente un défi essentiel pour l’unesco. Cette organisation peut-elle, dans un délai assez court, identifier les acteurs culturels dont l’interaction est nécessaire au respect de la diversité et des droits culturels de chacun ? Peut-elle leur donner la place qui leur revient dans ses organes ? C’est en se recentrant sur cet objectif institutionnel et sur la communication des savoirs qu’elle peut se décentrer d’une logique beaucoup trop étatiste.
• Les États débordés
• Recentrer l’unesco sur la souveraineté transnationale
• Le débordement par la culture et les droits culturels
• Sortir l’unesco du Temple
• Conclusion
• Références