Revue internationale des sciences sociales
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I.S.B.N.9782865868940
192 pages

p. 697 à 702
doi: en cours

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Tribune libre

n° 170 2001/4

Le développement participatif, entre souhaits et réalité

Karl Blanchet
Quarante ans après les indépendances, les pays africains n’ont toujours pas décollé. Les innombrables indicateurs produits par les organismes nationaux nous décrivent une situation tout à fait pessimiste, voire même pire que celle qu’a connue l’Afrique dans les années soixante-dix. Pourtant, depuis de nombreuses années, des budgets relativement importants sont investis dans le domaine du développement, des milliers de personnes travaillent sur ces thèmes. Pourquoi à l’heure actuelle, après une remise en cause des politiques de développement des années soixante-dix et quatre-vingt et une prise de conscience de l’importance de l’opinion des populations dans leur propre développement, les succès des projets dits « participatifs » ne sont-ils toujours pas probants ? Est-ce que le développement participatif n’est pas devenu une nouvelle idéologie mal comprise et mal appliquée ? Le Togo, pays qui subit une crise politique dénoncée par la communauté internationale, connaît actuellement une émergence de projets conçus et réalisés par les populations. Cet exemple nous permet de mieux appréhender le travail de l’agent social de développement et de comprendre ce que signifie « participation des populations » dans l’esprit des opérateurs de terrain.
• La participation des populations, un indicateur incontournable, à la base de l’évolution du travail social dans les pays du Sud
• « Participez, c’est un ordre ! »
• Le participatif au service de la construction de la société civile


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