Revue internationale des sciences sociales
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I.S.B.N.9782749200422
192 pages

p. 159 à 173
doi: en cours

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Perspectives de politique et de recherche

n° 171 2002/1

Les économies fondées sur le savoir – leurs liens avec les technologies de l’information et de la communication

W. Edward Steinmueller
Dans cet article, l’auteur se propose d’établir une passerelle entre les organismes de recherche sur les « sociétés du savoir » et la révolution des technologies de l’information et de la communication en mettant en lumière les distinctions qui existent entre « information » et « savoir ». De tout temps, l’économie a explicitement fait abstraction de ces distinctions afin de s’attacher aux caractéristiques de l’information en tant que bien marchand. Or, cette approche présente plusieurs lacunes. En particulier :
  • Elle réduit l’acquisition du savoir (en d’autres termes, le processus d’apprentissage des connaissances) à la réception de l’information ;
  • Elle néglige l’analyse des technologies qui permettent de représenter le savoir ;
  • Elle ne considère pas le rôle que jouent les réseaux sociaux dans l’échange des connaissances.

L’étude de ces questions exigera de nouvelles théories relatives aux systèmes industriels fondées sur un échange permanent de connaissances et appellera de nouvelles manières d’aborder la recherche publique. Les nouvelles technologies de la communication, notamment l’Internet, soulèvent des questions spécifiques sur la tarification en tant que mécanisme incitatif régissant l’accès à l’information. En somme, nous estimons qu’un nouveau programme de recherche s’impose. De nature pragmatique, il devra être centré sur l’accès à l’information, la normalisation ainsi que sur les investissements dans les infrastructures des réseaux sociaux et physiques. Ce nouveau programme de recherche devra remplacer en grande partie les programmes traditionnels qui s’intéressaient principalement à la fixation des tarifs dans les réseaux monopolistiques de télécommunications et au « gouvernement d’entreprise » de ces derniers.
• Introduction : comment définir une économie du savoir ?
• Le savoir et l’information ne sont pas synonymes
• Les incidences de la distinction entre l’information et le savoir
• Conséquences de la distinction entre l’information et le savoir
• Les réseaux : condition indispensable à la production et à l’exploitation des connaissances
• L’économie industrielle des sociétés du savoir
• Les questions microéconomiques traditionnelles soulevées par la tarification : le cas de l’accès à l’Internet et à ses services
• Les problèmes classiques qui se posent aux pouvoirs publics : concurrence et régulation
• Le nouveau programme d’action des pouvoirs publics : accès, infrastructure et normalisation
• Conclusion
• Références


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