Revue internationale des sciences sociales
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I.S.B.N.9782749200446
192 pages

p. 453 à 459
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n° 173 2002/3

2002 Revue internationale des sciences sociales

L’utilisation des techniques d’évaluation participative dans les zones rurales comme stratégies métacognitives pour développer les savoirs autochtones : une étude de cas

Mansoor Shahvali Mansoor Shahvali est maître-assistant en formation et vulgarisation agricole au Département de vulgarisation et d’éducation de la faculté d’agronomie de l’Université de Shiraz (Iran). Ses travaux portent sur l’éducation et les savoir autochtones. Il a publié deux ouvrages en persan sur les savoirs autochtones. Kiumars Zarafshani Kiumars Zarafshani est doctorant au Département de vulgarisation et d’éducation de la faculté d’agronomie de l’Université de Shiraz. Ses travaux portent sur les techniques d’évaluation participative. Il est également maître de conférences au Département de vulgarisation et d’éducation de la faculté d’agronomie de l’Université Razi de Kermanshah (Iran).
Les agriculteurs doivent avoir une conception stratégique des choses et adopter des stratégies pour établir des liens entre savoir nouveau et savoir ancien. Les stratégies d’apprentissage jouent donc un rôle important dans le processus didactique. Le concept de stratégie d’apprentissage recouvre généralement à la fois les stratégies cognitives et les stratégies métacognitives. Ceux qui ont des stratégies métacognitives sont dotés d’un savoir et maîtrisent leur pensée ainsi que leurs activités cognitives. Cette étude de cas sur la façon d’atteindre des niveaux élevés de savoir en utilisant des stratégies métacognitives par le biais de techniques d’évaluation participative dans les zones rurales mises en œuvre à l’ouest de l’Iran montre comment ces techniques d’évaluation peuvent offrir une stratégie efficace pour instaurer des comportements métacognitifs chez les agriculteurs.
 
Introduction
 
 
Ces dernières années, les projets de développement rural ont connu un changement de paradigme spectaculaire puisque l’on a abandonné le modèle axé sur le transfert de technologies pour des conceptions plus tournées vers la facilitation et la participation. L’accent étant mis de plus en plus sur la décentralisation et les conceptions participatives du développement, toutes sortes de possibilités s’offrent désormais pour développer les compétences métacognitives par le biais de techniques d’évaluation participative dans les zones rurales.
Ces techniques exigent de la part des responsables tout autant – sinon plus – d’organisation, de planification préalable et de participation active que les méthodes magistrales traditionnelles de vulgarisation (Debrabandere et Clark, 1999). Si, en tant que professionnels du développement, nous devons « passer le relais » aux populations locales pour qu’elles mettent en commun, enrichissent et analysent leurs connaissances de la vie et de la situation où elles se trouvent, ce que nous devons souhaiter pour les agriculteurs, c’est un comportement métacognitif. On a soutenu qu’il fallait associer les savoirs autochtones à l’information scientifique pour résoudre les problèmes pratiques nouveaux. Ce processus suppose la circulation de l’information, ce qui a lieu quand des agriculteurs qui ont déjà un certain savoir se trouvent en présence d’informations nouvelles. Celles-ci ayant été interprétées, des interactions se produisent entre elles et le savoir précédent. Les compétences métacognitives facilitent l’acquisition du savoir pour les agriculteurs et constituent un remède à la dégradation de leur savoir.
Par commodité, il arrive que l’on oublie que les agriculteurs, avec leur carte cognitive complexe, ont toujours pratiqué des activités métacognitives. Par exemple, ils recourent à des stratégies de contrôle de compréhension lorsqu’ils cherchent à établir un rapport entre leur savoir local et les connaissances scientifiques nouvelles. Or, des activités comme le contrôle de compréhension sont par nature métacognitives.
Garner et Alexander, cités in Osman et Hannafin (1998), soutiennent que les apprenants plus âgés et ceux qui ont des connaissances analogues importantes ont généralement acquis beaucoup plus de compétences métacognitives du fait de leur expérience. Même s’ils n’utilisent pas toujours ces compétences, ils ont le plus souvent une expérience et des connaissances supplémentaires sur lesquelles ils fondent leurs décisions métacognitives. Les auteurs font également remarquer que lorsque pareils apprenants agissent de façon inadaptée ou inefficace, les résultats doivent en être attribués à leur « production » métacognitive plutôt qu’à un manque de connaissances (Osman et Hannafin, 1998).
Les travaux de recherche montrent que l’on peut enseigner efficacement de nombreuses composantes de la réflexion (Whittington, 1998). Paris et Jacobs (cités dans Aqazadeh et Ahadian, 1999, p. 98) soutiennent que « l’on peut enseigner des stratégies métacognitives et que les enseignants peuvent enseigner selon des modalités métacognitives ». Le plus souvent, il y a enseignement métacognitif quand il y a programme de stratégie didactique cognitive. La stratégie didactique cognitive est une méthode qui privilégie l’acquisition de compétences et processus intellectuels comme moyens de renforcer l’apprentissage. Elle a pour objectif de permettre à tous les sujets d’enrichir leur stratégie, de gagner en autonomie et en souplesse et d’être plus efficaces dans leur apprentissage (Livingstone, 1997).
 
Cadre théorique
 
 
Le cadre théorique dans lequel se situe la présente étude repose sur quatre-vingt-cinq stratégies didactiques cognitives connues pour avoir suscité un comportement métacognitif et qu’Aqazadeh et Ahadian ont recensées dans des établissements iraniens (Aqazadeh et Ahadian, 1999). Aux fins de la présente étude, nous avons retenu quinze de ces quatre-vingt-cinq stratégies, présentées ci-après dans le tableau 1.

Tableau 1
Stratégies didactiques cognitives (Aqazadeh et Ahadian 1999, p. 99-104). Le formateur…
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1. Laisse suffisamment de temps et de place aux participants pour qu’ils puissent procéder à des jugements analytiques. 2. Laisse aux participants la possibilité de faire la synthèse d’options différentes. 3. Fait ressortir les relations entre les phénomènes, faits, concepts et principes. 4. Encourage à prendre des risques et à ne pas craindre de faire des fautes, pour ensuite entendre un avis et se corriger. 5. Encourage l’apprentissage en commun. 6. Donne aux groupes la possibilité de discuter les tâches didactiques. 7. Permet aux participants de procéder à des jugements fondés sur leurs critères. 8. Établit un lien entre les conceptions anciennes des participants et la nouvelle matière étudiée. 9. Offre aux participants la possibilité de conceptualiser le nouveau savoir. 10. Encourage le questionnement. 11. Fournit des auxiliaires audiovisuels. 12. Encourage et facilite les activités en groupe. 13. Apprend à voir. 14. Encourage les participants à se considérer comme individus qui apprennent et réfléchissent continûment. 15. Donne aux participants la possibilité de réfléchir sur leur propre pensée.

 
L’application des techniques d’évaluation participative comme capacités métacognitives
 
 
De façon générale, les gens ont besoin de tout un ensemble de compétences et de stratégies de contrôle, de méthodes d’évaluation et de planification pour pouvoir effectuer la plupart des tâches cognitives de leur vie quotidienne. C’est ce que l’on appelle d’ordinaire les « compétences métacognitives » (Moises et Masamichi, 1998). Grâce à une démarche métacognitive, les agriculteurs apprennent à prendre en charge leur apprentissage en définissant les objectifs didactiques et en suivant les progrès accomplis pour les atteindre.
Dans leur étude de 1998, Moises et Masamichi concluent que, puisque la plupart des situations d’apprentissage ont un contexte social, il est essentiel que les éducateurs insistent sur le rôle de l’édification du savoir dans des cadres sociaux et le montrent effectivement aux apprenants. Cela peut se faire par le biais de méthodes de groupe telles que interactions en groupe, interactions sociales et communication bidirectionnelle.
La technique d’évaluation participative dans les zones rurales offre également aux agriculteurs l’occasion de se trouver dans un contexte social et d’entrer en interaction par un travail collectif. On entend par technique d’évaluation participative un ensemble de plus en plus riche de formules et de méthodes qui permettent aux populations locales de mettre en commun, renforcer et analyser ce qu’elles savent de leur vie et de leur situation, ainsi que de planifier, agir, contrôler et évaluer (Chambers, 1996). Cette définition des techniques d’évaluation participative sous-entend que les populations locales procèdent à une analyse critique, qu’elles contrôlent ce qu’elles savent, évaluent leur performance, critiquent l’information reçue, bref, qu’elles acquièrent davantage de conscience de soi en tant qu’apprenants. Ces caractéristiques et interactions contribuent à développer les capacités métacognitives des agriculteurs.
Les recherches sur plusieurs composantes de la métacognition tendent à prouver concrètement que les compétences métacognitives sont essentielles pour apprendre et que les interactions sociales peuvent les faciliter. La capacité métacognitive peut également s’apprendre et s’entretenir ainsi qu’être transposée à d’autres situations d’apprentissage (Osman et Hannafin, 1998).
 
Fin et objectifs
 
 
La présente étude a eu pour fin d’examiner l’influence de trois techniques d’évaluation participative sur la capacité métacognitive d’agriculteurs de la province de Kermanshah, à l’ouest de l’Iran. Ses objectifs spécifiques étaient de déterminer si les stratégies métacognitives des agriculteurs pouvaient être développées par une cartographie des ressources et une cartographie sociale, par une notation et un classement des matrices ou par l’établissement d’un diagramme d’Euler. Ces techniques d’évaluation participative se définissent comme suit.
  • Cartographie sociale : technique utilisée pour présenter des informations sur le plan d’un village, son infrastructure, sa population, etc.
  • Cartographie des ressources : technique utilisée pour présenter des informations sur les terres agricoles, les ressources en eau, les arbres, l’utilisation des sols, leur type, les systèmes de culture, etc.
  • Diagramme d’Euler : les populations locales désignent les personnalités et institutions qui sont importantes dans et pour une communauté ou un groupe, ou à l’intérieur d’une organisation, ainsi que les relations qu’elles entretiennent.
  • Cotation et classement matriciels : technique utilisée pour classer les questions. Les agriculteurs choisissent leurs propres critères.
 
Participants et procédures
 
 
Les personnes interrogées étaient quinze agriculteurs adultes de Somagh-e-Varmazan, localité située à quarante-cinq kilomètres au nord-est de Kermanshah. Ce qui intéressait ces agriculteurs, c’était de constituer une coopérative pour mieux utiliser les ressources et améliorer la situation financière de leur famille. Pour déterminer si les techniques d’évaluation participative favorisaient les capacités métacognitives des villageois, on a pris en compte les correspondances entre les techniques d’évaluation participative et les stratégies didactiques cognitives telles qu’elles ont été formulées par Aqazadeh et Ahadian (1999).
 
Résultats
 
 
Aux fins de la première technique (cartographie sociale), on a demandé à un groupe de villageois, dans leur langue, de dresser une carte de leur village et de ses environs sur le sol à l’aide de bouts de bois et sur une feuille de papier avec un marqueur. Ils se sont servis de cailloux, de brindilles et de feuilles pour marquer des éléments sur la carte. Il ne s’agissait pas de tracer une carte exacte de la région. Ce que l’on voulait, c’était voir ce que les gens dessinaient, dans quel ordre, avec quel degré de précision et quels étaient les commentaires qu’ils faisaient à cette occasion. Au cours de l’exercice, les participants n’ont cessé d’apporter des retouches, d’affiner, de corriger leurs erreurs et d’utiliser des stratégies autorégulatrices comme méthode métacognitive pour obtenir le résultat final.
Ce sont les comportements métacognitifs suivants qui en sont ressortis :
  • Les villageois ont eu suffisamment de temps et de place pour faire des observations analytiques ;
  • Ils ont pris part à un apprentissage coopératif en s’aidant mutuellement, notamment pour compléter la carte et corriger mutuellement leurs erreurs sur la carte ;
  • Les relations entre les phénomènes, faits, concepts et principes ont été élucidées ;
  • Les villageois ont utilisé des auxiliaires visuels, notamment pour faire connaître les conceptions que chaque groupe avait de la carte de la répartition sociale et des ressources en vue de comparaisons ;
  • Les villageois ont posé de nombreuses questions sur divers détails de la carte et se sont assurés de notre connaissance précise de la région ;
  • Ils ont prononcé des jugements fondés sur leurs critères, par exemple en utilisant leur unité de mesure (le farsang, égal à 3 000 mètres) pour estimer les distances entre divers points de la carte ;
  • Ils se sont perçus comme individus appelés à apprendre et réfléchir continûment et, en tant que participants, n’ont pas cessé de contrôler leur propre réflexion.
Dans le deuxième exercice, les villageois devaient dessiner une matrice pour montrer les avantages qu’il y avait à constituer une coopérative ainsi que les conséquences de celle-ci sur les variables sociales, économiques et politiques. L’exercice avait pour objet d’amener les participants à un niveau de réflexion plus élevé. Les résultats sont indiqués à la figure 1. Il en ressort que ce que les agriculteurs ont classé en premier, ce sont les cours élevés des produits agricoles, suivis par des conditions favorables du marché en général et par des tables familiales mieux garnies.
Figure 1
Cotation matricielle : les avantages des coopératives dans le village de Somagh-e-Varmazan
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*.
Avantages des coopératives selon les participants.
Au cours de cet exercice, les participants ont manifesté les comportements métacognitifs suivantes.
  • Ils ont donné des avis fondés sur leurs critères ;
  • Ils ont été associés à une activité de type en-groupe (interactions sociales) ;
  • Ils ont réfléchi sur leur propre pensée ;
  • Ils ont théorisé un savoir nouveau. Par exemple, ils ont appris le sens véritable de la participation et les avantages de la prise de décision collective ;
  • Les tâches didactiques ont fait l’objet d’un débat. Par exemple, lorsqu’on leur a demandé d’énumérer les avantages des coopératives, ils en ont discuté entre eux ;
  • Les participants ont établi un lien entre savoir antérieur et savoir nouveau en faisant appel aux compétences du chercheur et en lui demandant son avis ;
  • Les participants ont adopté une position de questionnement à partir de leur propre réflexion ;
  • Ils se sont perçus comme individus qui apprennent et réfléchissent continûment à partir d’un questionnement mutuel ;
  • Ils ont participé à un apprentissage en coopération.
Au cours du troisième exercice, les villageois ont eu à dessiner un diagramme d’Euler. Cette technique est très utile en évaluation participative pour étudier et comprendre l’idée que la population locale se fait des institutions, personnalités et programmes (Kumar, 1998). Cela a permis de dégager les comportements métacognitifs suivants :
  • Les participants ont fait la synthèse d’options différentes et ont participé à un exercice d’aptitude visuelle étant donné que le diagramme reposait sur le principe que plus les figures sont proches du centre plus leur relation avec le participant est étroite ;
  • Les participants ont appliqué leurs propres critères pour juger des relations, notamment pour désigner les institutions qui, selon eux, étaient étroitement apparentées ;
  • Les participants ont été associés à des activités de type en-groupe.
Cet exercice n’a pas permis aussi bien que les autres de susciter des capacités métacognitives chez les villageois. En particulier, on n’a pas pu observer de contrôle global. La figure 2 montre le diagramme d’Euler tel que les villageois l’ont établi.
Figure 2
Diagramme d’Euler établi par les villageois
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Dans des contextes d’enseignement non formel, la difficulté est d’aider les agriculteurs à acquérir des compétences qui ne deviennent pas vite dépassées. C’est ce que peuvent permettre d’obtenir des stratégies métacognitives qui font appel à des techniques d’évaluation participative. Sur le tableau 2, conformément aux résultats présentés précédemment, les techniques d’évaluation participative utilisées ici sont mises en correspondance avec quinze stratégies didactiques cognitives, le but étant de voir quelles sont les techniques d’évaluation participative les plus efficaces pour développer les capacités métacognitives.

Tableau 2
Les correspondances entre les techniques d’évaluation participative et quinze stratégies didactiques cognitives
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Techniques d’évaluation participative Cartographie Cotation matricielle Diagramme d’Euler Stratégies didactiques cognitives Temps laissé pour des jugements analytiques * Synthèse d’opinions différentes * Relations entre faits, concepts et principes * Occasions de fautes * Facilite l’apprentissage coopératif * * * Encourage le débat sur les tâches didactiques * Offre des critères propres * * * Liens entre le savoir ancien et le savoir nouveau * Conceptualisation du savoir nouveau * Encourage la capacité de questionnement * * Apporte des auxiliaires audiovisuels * Encourage l’activité de groupe * * * Apprend à voir * Facilite l’auto-apprentissage et la réflexion autonome * * * Donne du temps pour réfléchir à la pensée * * Total 11 9 5

 
Discussion
 
 
Cette étude montre que les agriculteurs, en tant que penseurs autonomes, savent traiter les informations selon un mode métacognitif. Leurs capacités métacognitives peuvent être facilitées par des techniques d’évaluation participative. Ici, trois de ces techniques – à savoir cartographie, cotation matricielle et diagramme d’Euler – ont été utilisées comme instruments en stratégie didactique cognitive. Les objectifs de cette stratégie étaient de permettre à tous les agriculteurs d’enrichir leur stratégie, de gagner en autonomie et en souplesse et d’être plus efficaces dans leur apprentissage.
Concernant les quinze stratégies didactiques cognitives utilisées dans cette étude de cas, c’est la technique de cartographie qui a obtenu le premier rang en ce qui concerne le développement de la métacognition chez les agriculteurs. L’exercice de cartographie a été novateur en ce qu’il a permis aux agriculteurs de participer ensemble à une activité et leur a donné l’occasion de faire appel à leurs propres critères pour porter des jugements. L’activité de groupe et l’apprentissage en coopération leur ont donné l’occasion de faire des erreurs et d’en tirer des leçons. Les agriculteurs du village de Somagh-e-Varmazan ont eu la possibilité d’utiliser le classement matriciel pour développer leurs capacités métacognitives. Au cours de cet exercice, le plus efficace après la cartographie, les agriculteurs ont pu établir un lien entre leur expérience ou leurs connaissances antérieures avec des connaissances nouvelles dans le cadre d’activités de groupe. Cette technique leur a donné le temps de réfléchir à leur pensée tout en hiérarchisant les avantages qu’offrait la constitution de coopératives dans leur village. En tant qu’apprenants autonomes et penseurs, par un processus de questionnement, ils ont pu conceptualiser un savoir nouveau. La troisième technique utilisée pour renforcer les capacités métacognitives des agriculteurs a consisté à établir un diagramme d’Euler. Bien qu’elle n’ait pas été aussi efficace que les deux autres, elle a exercé une influence sur la métacognition des agriculteurs. Ceux-ci ont pu atteindre un niveau élevé de réflexion en effectuant la synthèse de différentes options lorsqu’ils ont été priés de montrer les relations qu’entretiennent différentes institutions avec leur village. Leur aptitude à voir et les interactions de groupes leur ont permis de comparer les pouvoirs les plus influents au sein de leur village.
En général, les techniques d’évaluation participative utilisées dans cette étude de cas ont été un instrument précieux de développement pour des agriculteurs compétents sur le plan de la métacognition dans le village de Somag-e-Varmazan. Il serait bon que d’autres études soient entreprises pour tester d’autres techniques d’évaluation participative en tant qu’instruments d’amélioration de la métacognition des agriculteurs.
Traduit de l’anglais
 
BIBLIOGRAPHIE
 
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