Revue internationale des sciences sociales
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I.S.B.N.9782749201399
192 pages

p. 61 à 71
doi: en cours

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n° 175 2003/1

Le déplacement de populations, les politiques des gouvernements hôtes et les facteurs empêchant la constitution de moyens d’existence durables

Gaim Kibreab
Après une brève évocation des pertes générales subies par les personnes déplacées, l’auteur procède à une analyse empirique des facteurs structurels et institutionnels qui découragent les réfugiés de prendre des initiatives pour « se refaire » et se construire des moyens d’existence durables dans les pays d’asile, ainsi que des conditions qui perpétuent la pauvreté, la vulnérabilité et la marginalisation. Il fait valoir que dans les pays en développement le statut de réfugié, quelle qu’en soit la durée, ne confère ni la nationalité ni la qualité de résident. Or, c’est la nationalité, et non la résidence, qui détermine la répartition des droits fondamentaux et des moyens d’existence. La non-appartenance à une communauté vivant dans une aire géographique donnée ou à une entité étatique géopolitique est donc le principal facteur qui empêche la formulation et la mise en œuvre de programmes de développement à long terme.
• Introduction
• Les fondements de l’appartenance
• Le déplacement, une expérience appauvrissante et enrichissante
— La perception de l’état de réfugié
— Absence de liberté de circulation et de résidence
— Manque de sécurité physique
— Absence de droit de participer au marché du travail et d’exercer une activité génératrice de revenus
— Absence de droit à la propriété
• Conclusion
• Références


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