Revue internationale des sciences sociales
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I.S.B.N.9782749201412
192 pages

p. 485 à 491
doi: en cours

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Les sciences sociales et l'interface entre recherche et politique

n° 177 2003/3

2003 Revue internationale des sciences sociales Les sciences sociales et l’interface entre recherche et politique

L’intégration sociale : un agenda pour la recherche et l’intervention

Bob Huber Bob Huber est chef de la section des questions de génération et d’intégration au service de l’intégration sociale, division des politiques sociales et du développement social (undesa) à New York. Il a une grande expérience des politiques sociales au niveau intergouvernemental, et a contribué à la rédaction et à la négociation de la Déclaration et Programme d’action de Copenhague sur le développement social, adoptés lors du Sommet mondial pour le développement social (1995), et du document final de la vingt-quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale (2000) sur le développement social. Il a une licence en sciences, avec spécialisation en économie du développement, de l’Université de Georgetown à Washington dc (1978) et une maîtrise en planification sociale dans les pays en développement de la London School of Economics (1987).
Cet article analyse le concept « d’insertion sociale » tel qu’il a évolué au fil des conférences internationales et des sommets mondiaux de ces dix dernières années. L’insertion sociale, autrefois considérée sous l’angle de la protection sociale, mettait l’accent sur l’aide à fournir aux groupes vulnérables et défavorisés afin qu’ils s’intègrent mieux dans la société dite « normale » ; elle a été redéfinie et s’intéresse désormais à la nature même de la société et aux relations entre tous les groupes qui la composent. On est passé d’une polarisation sur certains groupes à une compréhension plus large des forces sociales qui créent la vulnérabilité et le handicap. Les conséquences de cette évolution pour la recherche en matière de politiques sociales sont décrites dans le présent article qui résume aussi les principales activités du Service de l’insertion sociale à la Division des politiques sociales et du développement social (undesa), chargé, au sein du secrétariat de l’onu, des politiques et activités liées à la situation de groupes sociaux spécifiques, y compris les jeunes, les personnes âgées, les personnes handicapées, les familles, et les personnes dans les situations de conflit.
 
Introduction
 
 
Le concept d’intégration sociale est apparu dans le discours politique international lors du Sommet mondial pour le développement social à Copenhague en 1995. À cette occasion, l’intégration sociale a été décrite comme l’objectif visant à créer « une société pour tous », dans laquelle chaque individu, avec ses droits et ses responsabilités, a un rôle actif à jouer. L’objectif de l’intégration sociale n’est pas de faire en sorte que les gens s’adaptent à la société, mais que la société accepte tous ses membres. Par conséquent, les politiques sociales ne devraient pas viser à ce que les personnes « déviantes » s’adaptent mieux aux normes acceptées des sociétés, mais à promouvoir des sociétés plus souples et plus tolérantes qui accueilleraient tous leurs membres. Les expériences de vie des différents groupes sociaux sont de valeur égale, et chacun a le droit de contribuer à la fixation des priorités aux plans local et national et à la définition de ce qu’est l’intérêt commun. La promotion de l’intégration sociale requiert d’agir à deux niveaux : « intégrer » l’effort de sensibilisation et la prise en compte des questions des groupes sociaux dans toutes les politiques et dans tous les programmes, afin que l’on reconnaisse à tous les niveaux la spécificité de la situation et des besoins des groupes, et continuer à « militer » avec et au nom des groupes afin qu’ils ne soient pas perdus de vue dans le mouvement d’intégration.
La vingt-quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale sur le développement social (Genève, juin 2000) a été organisée pour faire le point cinq ans après sur le Sommet social. L’Assemblée générale a reconnu que l’intégration sociale est une condition nécessaire à l’instauration de sociétés harmonieuses, pacifiques et intégratrices. Il est clair que la promotion et la protection de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales, la promotion d’une culture de la paix, de la tolérance et de la non-violence, le respect de la diversité culturelle et religieuse, l’élimination de toutes les formes de discrimination, l’assurance de chances égales d’accès aux ressources productives et à une gouvernance démocratique sont importants pour l’intégration sociale. Les difficultés d’accès à l’éducation, la persistance de la pauvreté et du chômage, et l’inégalité des chances et des ressources peuvent provoquer l’exclusion sociale et la marginalisation. La pauvreté est au moins en partie le résultat de l’inégalité des chances, des ressources, des revenus et de l’accès inéquitable à l’emploi et aux services sociaux. Dans de nombreux pays, il y a un décalage croissant entre les gens qui ont un emploi de haute compétence et bien rétribué et ceux qui sont mal payés, qui ont un emploi précaire associé à un faible niveau de protection sociale. Comme la discrimination et l’exclusion n’ont pas cessé, les femmes et les filles sont particulièrement désavantagées.
Des progrès ont été faits pour promouvoir des sociétés plus intégratrices, mais il reste beaucoup à faire. Les formes démocratiques de gouvernance se sont multipliées, elles offrent à la population davantage d’occasions de participer à la vie publique, mais elles restent encore très fragiles dans de nombreux pays ou bien elles ne fonctionnent pas de manière efficace. Une plus grande délégation du pouvoir politique, la décentralisation de l’administration et le développement des autorités locales et municipales pourraient contribuer à des sociétés plus intégratrices et démocratiques. La mise en place de mécanismes de consultation et de dispositions propices à un plus large rôle de la population dans la planification et l’évaluation des politiques encourageraient la participation. Ces mécanismes pourraient aussi donner aux personnes et aux groupes dont les intérêts sont antagonistes l’occasion d’accepter leurs différences et de réduire les chances que cet antagonisme ne débouche sur la violence. Le renforcement de la société civile, y compris les organisations non gouvernementales et les volontaires, est une évolution positive et nécessaire. Dans de nombreux pays, la société civile donne aux gens la possibilité de travailler ensemble et de s’engager dans des partenariats avec le gouvernement, ce qui permet de promouvoir et de protéger des intérêts communs et de compléter l’action du secteur public.
La promotion de « l’intégration sociale », telle qu’elle a été définie lors du sommet mondial pour le développement social et par l’assemblée générale à sa vingt-quatrième session extraordinaire, n’est pas une tâche aisée. Cela requiert des efforts concertés et à long terme. On peut se demander dans quelle mesure il est possible d’y parvenir, étant donné les conflits anciens et émergents dans de nombreuses sociétés. Comment les politiques peuvent-elles être efficaces lorsque des groupes différents ne souhaitent pas être plus tolérants ou lorsque d’autres ne souhaitent pas s’insérer ? Comment une société s’assure-t-elle que les conditions de l’intégration sociale sont justes et équitables et qu’elles sont acceptables pour tous ? Quel est le bon équilibre entre « l’intégration » et « la défense de la cause » des différents groupes sociaux ? Tels sont les domaines où des recherches supplémentaires, y compris en appliquant des méthodes participatives, sont indispensables.
 
Recherches sociales pertinentes pour les politiques
 
 
Il existe une très vaste documentation résultant des sommets mondiaux et des conférences internationales de la dernière décennie – Rio, Le Caire, Copenhague, Beijing, Istanbul, des conférences « cinq ans après » et des sessions extraordinaires de l’assemblée générale (y compris sur les enfants et sur le vih/sida) et aussi le sommet du millénaire, de Monterrey, de Johannesburg et de Madrid. La documentation contient toute une série d’engagements, d’objectifs, de programmes et de bonnes intentions qui constituent ensemble une analyse exhaustive du développement économique et social durable. Pourtant, une grande partie de ce qui a été convenu reste lettre morte, et les négociations internationales achoppent souvent sur les mêmes questions anciennes. « Nous savons ce qu’il faut faire, pourquoi n’avance-t-on pas ? » Il faudrait en fait savoir « comment » traduire les buts et les objectifs internationaux en mesures, politiques et programmes nationaux et locaux de développement économique et de progrès social.
Il faudrait expliciter les résultats de toutes ces conférences dans le contexte des situations nationales. Le problème de l’application, au plan national, des résultats des conférences n’a toujours pas été résolu. Il peut s’agir d’un manque de ressources, d’un manque de capacité, d’un manque de volonté politique, ou de tant d’autres raisons. Les États restent les acteurs primordiaux et ils ont la responsabilité globale de l’exécution des politiques et programmes, et de la réalisation des buts et objectifs qui ont été fixés. De plus en plus, les gouvernements s’appuient sur des partenariats avec d’autres acteurs mais, en fin de compte, les États forts et compétents sont les seuls véritables garants des droits de l’homme et des engagements internationaux. « Un droit n’a de valeur que s’il est appliqué » : les droits et les engagements ne deviennent pas une réalité parce qu’ils existent sur le papier, mais parce que les États ont la capacité de les faire appliquer et les institutions de les mettre en œuvre. Il est donc essentiel d’accroître les capacités nationales, afin d’encourager l’application de ces engagements. Il faut disposer à cet effet de contributions de chercheurs en sciences sociales.
Des recherches ayant une portée pratique pourraient s’avérer particulièrement utiles. Il s’agirait d’études qui contribueraient à rendre les engagements opérationnels et à promouvoir l’application des accords existants afin d’atteindre les buts et objectifs fixés. Il serait utile également de solliciter d’autres voix et des points de vue différents dans l’élaboration des politiques et de concevoir des approches novatrices en matière d’application. Les chercheurs en sciences sociales peuvent contribuer à ces efforts, mais pour que la recherche ait une portée plus pratique, il faut que les chercheurs étudient le point de vue du décideur et prennent en compte toute une série de questions qui peuvent être délicates.
  • Qu’est-ce que les décideurs ont besoin de savoir ? Quels choix doivent-ils faire et quelles sont les questions qu’ils se posent ?
  • Comment peut-on mettre les conclusions des recherches à la disposition des décideurs ? Comment sont-elles présentées ? Quelle est la terminologie utilisée ?
  • Dans quelle mesure la recherche prend-elle en compte les possibilités politiques et/ou les contraintes qui pèsent sur les décideurs ?
  • Comment la recherche réagit-elle face aux obstacles du processus d’élaboration des politiques ? En particulier, le politicien ou le décideur a besoin de réponses rapides, les horizons temporels sont souvent courts et il faut montrer l’action entreprise et ses résultats, avant les prochaines élections.
  • Comment la recherche sociale est-elle perçue ? Est-ce une contribution utile, ou une nouvelle forme de conditionnalité, ou simplement un surcroît de travail ? Il est important de reconnaître les problèmes des bureaucraties débordées de travail et aux budgets insuffisants, ce qui est particulièrement le cas dans le secteur social.
Il convient de souligner que les questions soulevées ici ont pour but d’améliorer et d’encourager la recherche pratique. L’utilité de ces travaux sera renforcée si les chercheurs prennent en compte les points de vue des politiciens et des décideurs responsables.
Il convient aussi de souligner que la communauté internationale manifeste actuellement beaucoup d’intérêt pour la recherche sociale étant donné l’attention portée aux questions sociales par toute la série de conférences et de sommets. Des thèmes comme la lutte contre la pauvreté, le vieillissement des sociétés, la gestion des conflits, les minorités, les réfugiés et les migrants – pour n’en citer que quelques-uns – sont au premier plan des préoccupations. Les chercheurs sont donc très sollicités. De plus, le soutien à la recherche sociale s’est accru de la part des institutions financières internationales – qui en ont reconnu l’importance – et des réseaux d’organisations non gouvernementales nationales et internationales. La dernière partie du présent document donne des précisions sur les objectifs et les activités de la division des politiques sociales et du développement social du Département des affaires économiques et sociales de l’onu.
 
La division des politiques sociales et du développement social
 
 
La division encourage toute une gamme d’activités destinées à promouvoir le progrès social et améliorer la situation de groupes sociaux spécifiques. Elle est principalement chargée de promouvoir le suivi des conclusions du sommet mondial pour le développement social. À cette fin, elle fournit un soutien pour les délibérations gouvernementales et les négociations dans les organes intergouvernementaux (l’assemblée générale, le Conseil économique et social, et la Commission du développement social). Elle organise aussi des conférences, des ateliers et des réunions techniques sur des questions pertinentes et y participe ; elle assure une coopération technique, fournit des avis et une assistance aux gouvernements dans l’exécution des plans et des programmes d’action internationaux convenus, y compris pour la conception de politiques et de programmes appropriés ; elle encourage les campagnes de mobilisation et la mise en commun d’expériences ; et elle soutient la recherche et la création de réseaux entre universitaires et organisations de la société civile. Au sein de la division des politiques sociales et du développement social, la question de l’intégration sociale est envisagée essentiellement par l’intermédiaire des activités du service de l’intégration sociale. Dans les pages qui suivent, on décrit brièvement les principaux domaines de préoccupation de ce service, en spécifiant dans chaque cas la mission, les grands accords internationaux pertinents et les activités de recherche. L’auteur aimerait recevoir des informations en retour et des observations sur tous les points mentionnés.
Jeunesse
Mission
Sensibiliser davantage l’opinion sur la situation mondiale des jeunes et mieux faire reconnaître leurs droits et aspirations ; promouvoir les politiques, les mécanismes de coordination et les programmes d’action nationaux concernant les jeunes en tant que parties intégrantes du développement social et économique, en coopération avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales ; et renforcer la participation des jeunes aux processus décisionnels à tous les niveaux afin d’accroître leur efficacité sur le développement national et la coopération internationale.
Principaux accords internationaux
  • Le Programme d’action mondial pour la jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà.
  • La Déclaration de Lisbonne en faveur de la jeunesse, adoptée à la Conférence mondiale des ministres de la jeunesse (Lisbonne, 8-12 août 1998). La Déclaration est centrée sur l’application du Programme d’action mondial.
Activités de recherche et ateliers et séminaires récents
Les domaines prioritaires de la recherche sont définis par les dix chapitres du Programme d’action : éducation ; emploi ; faim et pauvreté ; santé ; environnement ; toxicomanie ; délinquance juvénile ; loisirs et volontariat ; les filles et les jeunes femmes ; et la participation des jeunes au processus décisionnel. De plus, cinq nouvelles questions préoccupantes ont été définies : mondialisation ; technologies de l’information et de la communication (tic) ; vih/sida ; prévention des conflits et dépendance intergénérationnelle.
Le Programme pour la jeunesse a aussi établi des relations de travail avec le Comité de la recherche sur la sociologie des jeunes (Comité de recherche n° 34) de l’Association internationale de sociologie. Le Comité encourage de multiples recherches sur les questions liées à la jeunesse.
Le forum mondial de la jeunesse du système des Nations Unies, qui s’est réuni quatre fois au cours de la décennie écoulée, est un moyen de communication entre les organisations non gouvernementales de jeunes et le système des Nations Unies. Il permet de rapprocher les jeunes du monde entier pour examiner les questions qui les préoccupent, et intégrer les thèmes qui les intéressent dans l’application du programme d’action mondial pour la jeunesse. Les quatre sessions du forum ont eu lieu à Vienne en 1991 et 1996, à Braga (Portugal) en 1998 et à Dakar (Sénégal) en août 2001.
Vieillissement
Mission
Le vieillissement de la population est omniprésent et universel. Il affecte tous les individus et toutes les institutions sociales : la famille, la communauté, le gouvernement, la société civile et l’entreprise privée. Le plan d’action international de Madrid sur le vieillissement déclarait qu’il est essentiel d’intégrer le processus évolutif du vieillissement mondial dans celui plus large du développement. Aussi, le vieillissement doit-il être traité dans une perspective de développement qui englobe une vision large du bien-être des sociétés et une perspective plus étroite concernant les étapes de la vie de chacun. Le plan prévoit des mesures intégratrices et simultanées portant sur une large gamme de relations sociales – allant de l’individu à la famille, à la communauté et à la société dans son ensemble. Des activités sont envisagées dans de nombreux domaines :
  • promotion du suivi institutionnel, y compris création d’agences sur le vieillissement et de comités nationaux ;
  • organisations efficaces de personnes âgées ;
  • activités éducatives, de formation et de recherche sur le vieillissement ;
  • collecte et analyse de données nationales telles que compilation d’informations selon le sexe et l’âge pour la planification, le suivi et l’évaluation des politiques ;
  • suivi indépendant et impartial des progrès réalisés dans l’application du plan qui peut être mené par des institutions autonomes ;
  • mobilisation de ressources par des organisations représentant et aidant les personnes âgées.
Principaux accords internationaux
Le Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement (résultat de la deuxième assemblée mondiale sur le vieillissement, Madrid, avril 2002). Les recommandations du plan de Madrid s’organisent en fonction de trois volets prioritaires : personnes âgées et développement ; promotion de la santé et du bien-être des personnes âgées ; et assurer des environnements favorables et solidaires.
Activités de recherche
Le Programme des Nations Unies sur le vieillissement a élaboré un programme de recherche sur le vieillissement pour le xxie siècle. Il vise à accroître la compréhension des aspects du vieillissement liés aux politiques afin d’améliorer la qualité de la fin de vie, de réduire les inégalités et d’assurer le caractère durable du développement social. Il reconnaît la diversité des sociétés à différents niveaux de développement démographique, social et économique. Le programme de recherche vise à fournir une base scientifique solide pour les grandes orientations concernant le vieillissement, y compris la définition des priorités, la conception des interventions des pouvoirs publics et le suivi de l’évaluation. Ainsi, le programme de recherche favorisera l’application du plan d’action international de Madrid sur le vieillissement. Simultanément, il encouragera les chercheurs à poursuivre des études sur des aspects du vieillissement liés aux politiques des pouvoirs publics, où les conclusions peuvent avoir des applications pratiques et réalistes.
Handicap
Mission
Contribuer à la promotion de mesures efficaces de prévention du handicap et de rééducation, en vue d’atteindre l’égalité et la pleine participation des personnes handicapées à la vie sociale et au développement.
Principaux accords internationaux
Programme d’action mondial concernant les personnes handicapées.
Normes des Nations Unies pour l’égalisation des chances des handicapés.
De plus, des négociations intergouvernementales sont en cours sur l’opportunité d’une convention internationale détaillée et exhaustive afin de promouvoir et de protéger les droits et la dignité des personnes handicapées.
Ateliers et séminaires récents
La liste des ateliers et séminaires récemment organisés montre bien la variété des domaines d’intérêt du programme :
  • Réunion consultative sur les normes et règles internationales concernant les personnes handicapées (New York, 9 février 2001).
  • Séminaire sur les droits de l’homme et le handicap (Stockholm, 5-9 novembre 2000).
  • Séminaire international sur l’accessibilité à l’environnement : planification et conception d’un urbanisme accessible dans les pays en développement (Beyrouth, 30 novembre - 3 décembre 1999).
  • Atelier sur l’accès à l’Internet pour les personnes handicapées – point de vue de l’anase (Bangkok, 12-16 juillet 1999).
  • Séminaire sur l’emploi et les moyens de subsistance durables des personnes handicapées : questions liées au transfert des technologies, au microcrédit et au développement des institutions (New York, 26 avril 1999).
  • Formation de formateurs au suivi de l’application des Normes des Nations Unies pour l’égalisation des chances des handicapés (Saint-Domingue, 13-18 avril 1998).
  • Formation à l’exercice des responsabilités en matière d’égalisation des chances des handicapés (Tepic, Nayarit – Mexique, 19-25 août 1997).
Famille
Mission
En tant que chef de file pour la célébration du dixième anniversaire de l’année internationale de la famille en 2004, le programme pour la famille s’articule autour de quatre thèmes : faire adopter le programme, la stratégie et les objectifs de l’année internationale de la famille au niveau national ; renforcer les voies de communication entre le programme et les entités du système des Nations Unies, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales, renforcer la capacité de recherche en matière d’élaboration des politiques familiales et fournir un appui aux organes intergouvernementaux.
Principal événement international
Dixième anniversaire de l’année internationale de la famille (2004)
Activités de recherche et ateliers et séminaires récents
Les activités sont centrées sur cinq domaines critiques : les technologies et leur impact sur la famille ; les méthodes d’élaboration des politiques familiales ; les indicateurs et les statistiques du bien-être familial ; les rôles parentaux et les systèmes de soutien intra-familiaux ; le vih/sida et son impact sur les familles.
Le programme devrait publier en 2003 une étude sur la situation mondiale des familles. Ce document s’appuiera sur les statistiques et sur la documentation scientifique, ainsi que sur les expériences des autorités nationales et locales, des communautés et des organisations non gouvernementales, pour analyser les incidences des données et des expériences nationales sur l’élaboration des politiques familiales. Le document comprendra des analyses de cinq tendances et de leurs effets sur la vie familiale et sur les fonctions sociales des familles : a) changements dans la structure familiale, tels que familles moins nombreuses, âge plus tardif pour le mariage et la maternité, augmentations des taux de divorce et des situations monoparentales ; b) augmentations des migrations ; c) vieillissement démographique et conséquences sociales et économiques ; d) la pandémie de vih/sida ; e) les effets de la mondialisation sur les familles.
Une étude intitulée Indicateurs familiaux sera aussi publiée en 2003. Il s’agira d’une analyse critique des pratiques actuelles en ce qui concerne les indicateurs ainsi que des conditions indispensables à la mise en place d’un éventail complet d’indicateurs familiaux. Des indicateurs statiques, dynamiques et fonctionnels seront examinés afin de comprendre les changements qui ont affecté les familles ces dernières décennies.
Réunions prévues
Sécurité routière et conséquences pour les familles : une réunion d’un groupe d’experts prévue en 2003 permettra aux spécialistes participants d’échanger leurs points de vue, d’examiner un plan de travail et d’élaborer un programme de recherche à long terme pour les questions familiales liées aux objectifs de développement de la déclaration du millénaire, au Programme d’action de Copenhague et aux objectifs du dixième anniversaire de l’année internationale de la famille.
Réseau interuniversités : on envisage actuellement la possibilité de créer un réseau qui servirait d’intermédiaire entre universitaires, décideurs et personnel des ong afin d’échanger des travaux de recherche, des connaissances et des expériences. Il mettra l’accent sur les analyses de phénomènes qui influent sur la vie et la structure familiales et fera des propositions pour la conception de politiques en réponse aux problèmes concernant les familles. Les questions suivantes seront probablement étudiées par ce réseau : a) l’évolution des structures familiales ; b) migration et vie familiale ; c) les technologies et leurs effets sur la famille ; d) rôles parentaux et systèmes de soutien intra-familiaux ; e) le rôle des pères ; f) statistiques et indicateurs du bien-être familial ; g) le vih/sida et ses conséquences sur les familles et les politiques familiales ; h) retraite et conséquences pour les familles. La formulation, l’application et l’évaluation de politiques familiales adéquates constitueront l’objectif global de ce réseau.
Un accord a aussi été conclu avec le Comité des ong de Vienne sur la famille en vue de créer un forum Internet interactif et de préparer un rapport sur : a) les projets au profit des familles réalisés depuis 1994 par chaque ong internationale ; b) les plans de chaque ong internationale pour célébrer le dixième anniversaire de l’année internationale de la famille en 2004. Chaque ong souhaitant participer au forum recevra un code d’identité d’utilisateur qui lui permettra de créer sa propre page sur le site web en utilisant une présentation uniforme, applicable à tous les membres du réseau. Des catégories seront définies en fonction des questions de fond traitées par les ong. Chaque organisation pourra utiliser un comptoir interactif en ligne, de conférence et de discussion, et mettre au jour les informations à tout moment.
Personnes dans des situations de conflit
Mission
En élargissant sa base de connaissances et en créant des partenariats, l’activité relative aux personnes dans des situations de conflit vise à soutenir le processus décisionnel et le dialogue sur les objectifs, les stratégies, les politiques et les programmes traitant des racines sociales du conflit et des moyens d’assurer une paix durable. Il s’agit d’étudier les conditions sociales avant le conflit, pendant les hostilités et après le conflit, période pendant laquelle la réconciliation et la reconstruction revêtent une importance cruciale.
Activités récentes et publications
Post-Conflict Guide : résultat du rapport du secrétaire général sur la promotion de l’intégration sociale dans les situations d’après conflit, présenté à l’assemblée générale à sa vingt-quatrième session extraordinaire sur le développement social
Atelier sur les menaces structurelles qui pèsent sur l’intégrité sociale : racines sociales des conflits (New York, 18-20 décembre 2001).
Étude sur les religions dans l’instauration de la paix.
Projet de réinsertion des filles et des femmes touchées par la guerre en Sierra Leone.
Étude sur les racines sociales du terrorisme.
Traduit de l’anglais
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