Revue internationale des sciences sociales
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I.S.B.N.9782749201429
192 pages

p. 667 à 678
doi: en cours

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n° 178 2003/4

Savoirs traditionnels et territoires de la biodiversité en Amazonie brésilienne

Florence Pinton
Parmi les problèmes d’environnement reconnus à l’échelle de la planète, celui de l’érosion de la biodiversité a été traité par la mise au point d’une convention mettant en avant la prise en compte des « savoirs, innovations et pratiques des communautés autochtones et locales » dans la mise en œuvre d’un développement durable. Cette requalification de pratiques et savoirs portés par des populations fragilisées par plusieurs décennies de développement pose un certain nombre de problèmes quant à sa pertinence, ses formes et ses procédures. Les recherches pluridisciplinaires que nous avons menées en Amazonie brésilienne sur la gestion de la diversité variétale du manioc par divers groupes locaux en sont une bonne illustration. Après avoir présenté le contexte amazonien dans lequel est cultivé le manioc, nous nous intéressons aux environnements institutionnels et organisationnels dans lesquels évoluent les populations concernées pour amorcer une réflexion sur les configurations politiques émergentes en matière de préservation de savoirs locaux. Les ongs occupent une place non négligeable dans le champ politique, jouant le rôle d’intermédiation entre le local et les institutions politiques et administratives de l’Etat. Les dynamiques observées témoignent d’un changement profond du mode d’articulation des « populations autochtones » à la société englobante.
• La culture du manioc en Amazonie brésilienne
— Une agriculture familiale marginalisée
— Une population très hétérogène
— La diversité variétale du manioc, un patrimoine
— La conservation in situ comme nouveau rapport à la nature
• Les savoirs locaux sur le manioc
— L’évolution des liens sociaux et des représentations
— Les différents niveaux de perception des savoirs
— Constructions sociales et modèles de gestion de la diversité
• Savoirs en devenir : entre processus de négation et tentatives de réhabilitation
— Les acteurs institutionnels du changement
— Une intégration agricole reposant sur un objectif de « rationalisation » des pratiques
— Un partenariat fondé sur des dynamiques d’interactions et de concertation
• Conclusion : de nouveaux contextes pour de nouveaux savoirs locaux
• Références


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