Les villes mondiales en Asie orientale : analyse empirique et conceptuelle
David A. Smith
L’Asie orientale est désormais le théâtre d’une croissance urbaine très rapide et dynamique. Parmi ses grandes villes, on compte Tokyo (incontestablement une « ville mondiale » clé), Hong Kong, Séoul et Taipei (qui se hissent au rang de « villes mondiales »), Jakarta ou Ho Chi Minh Ville (généralement considérées comme des « méga-cités » du monde en développement). Comment appréhender, pour les chercheurs en sciences sociales, cette dynamique d’urbanisation et de (sous-)développement ? Cet article propose d’y réfléchir à partir d’un cadre localisant les villes dans des réseaux urbains mondiaux, et en relation avec les changements systémiques globaux. Il illustre la manière dont les modèles régionaux d’Asie orientale « s’ajustent » avec les modèles mondiaux. Enfin, cet essai suggère de porter une attention renouvelée sur les villes « dépendantes-périphériques » qui se situent à la « base » de la hiérarchie urbaine mondiale.
• Des villes mondiales dans un système-monde
• Mesurer le « rang » d’une ville mondiale
• Les réseaux de villes mondiales, les États et l’économie-monde
• Statut de ville mondiale égale structure intra-urbaine ?
• « Villes dépendantes » ? Urbanisation et sous-développement
• Références