Revue internationale des sciences sociales
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I.S.B.N.9782749204642
172 pages

p. 609 à 620
doi: en cours

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Évaluations juridiques et normatives du capitalisme

n° 185 2005/3

Éthique des affaires : théories et réalité

David Rodin
L’éthique des affaires est coincée entre deux théories de la responsabilité de l’entreprise qui sont concurrentes et tout aussi erronées. D’une part, selon le modèle de la valeur pour les actionnaires, défendu par le Prix Nobel d’économie Milton Friedman, l’entreprise n’a de réelles obligations morales qu’envers ses seuls actionnaires. D’autre part, selon la théorie normative des partenaires, l’entreprise a l’obligation morale de veiller aux intérêts d’un éventail de communautés, au nombre desquelles les actionnaires ne sont qu’un groupe parmi d’autres. Or, et c’est la position que nous défendons dans le présent article, si elle prétend donner une définition viable de la responsabilité morale des entreprises, l’éthique des affaires doit se dégager de ces deux approches théoriques qui font autorité pour adopter une nouvelle approche fondée, elle, sur une conception plus concrète de l’entreprise. En conclusion de cet article, nous présentons l’ébauche de ce que pourrait être une telle approche. Ce point de vue n’est pas sans conséquences pour l’influente théorie de Michael Porter sur la stratégie concurrentielle.
• La théorie normative des parties prenantes
• Objections pratiques
• Le « je » transcendantal de l’acquisition
• Théorie de la valeur pour les actionnaires
• La conception abstraite de l’entreprise dans la stratégie concurrentielle
• Vers une conception concrète de la responsabilité morale de l’entreprise
• Références


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