Revue internationale et stratégique
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I.S.B.N.2130518303
212 pages

p. 67 à 72
doi: en cours

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Dossier

n° 42 2001/2

2001 Revue internationale et stratégique Dossier

Les États-Unis et l’Europe à la croisée des chemins

Jeffrey Gedmin Chercheur associé à l’American Enterprise Institute de Washington et directeur de la New Atlantic Initiative.
On prédisait la fin de l’Alliance atlantique pratiquement depuis ses débuts. Mais les querelles actuelles – qu’elles portent sur les bananes, les organismes génétiquement modifiés ou encore sur les sanctions ou la défense antimissiles – prennent corps dans un contexte stratégique entièrement nouveau. La fin de la guerre froide signifiait que l’Europe occidentale s’affranchirait des États-Unis. En effet, ce facteur concret a changé la nature des liens transatlantiques. Si la décennie qui a suivi la chute du mur de Berlin était consacrée à la réorientation des relations entre l’Europe et les États-Unis, la prochaine pourrait s’intituler la décennie de la renégociation.
C’est sous cet angle que les gouvernants américains devraient établir leurs stratégies avec l’Europe. Les Européens peuvent-ils s’orienter vers une plus grande indépendance sans pour autant se replier sur le nationalisme européen et l’anti-américanisme ? Les États-Unis supporteront-ils que leurs relations avec l’Europe s’altèrent toujours davantage sans céder à des poussées néo-isolationnistes ? Est-il envisageable qu’une nouvelle culture stratégique commune s’épanouisse alors que l’histoire de la guerre froide, qui unissait l’Amérique et l’Europe, n’est plus de mise ?
 
UNE TÂCHE INACHEVÉE
 
 
Les Balkans et l’Europe du Sud-Est
Le président George W. Bush a indiqué qu’il souhaitait voir changer la politique des États-Unis à l’égard des Balkans. Il est opportun de revenir sur cette politique américaine. L’éviction de Slobodan Milosevic en octobre dernier a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire de la région. De nouvelles opportunités s’offrent à l’ensemble de l’Europe du Sud-Est en termes de démocratie, de développement économique et de coopération régionale. Bien entendu, les obstacles restent importants. Le nouveau gouvernement serbe a refusé de renvoyer Slobodan Milosevic devant le tribunal de La Haye. Belgrade a manifesté peu d’enthousiasme à l’idée de traduire en justice d’autres criminels de guerre, comme par exemple Radovan Karadzic, le leader des Serbes de Bosnie et Ratko Mladic, l’ancien commandant de l’armée serbe en Bosnie, qui vit à Belgrade. De même, le président serbe Milan Milutinovic, accusé de crime de guerre, continue d’être en fonction. Enfin, l’on doit bien reconnaître, hélas, que si les criminels les plus notoires ont été appréhendés, d’autres bourreaux serbes volontaires courent toujours.
Jusqu’à ce que la « déslobodanisation » de la société ne débute réellement, les réformes politiques, sociales et économiques de la Serbie n’avanceront que lentement. La Serbie doit passer de la guerre à la paix, de la pratique communiste à la pratique démocratique, et du nationalisme pernicieux et fatal de l’ère Milosevic à une nouvelle période de valeurs, de coutumes et d’attitudes libérales. Tout cela prendra du temps.
La Serbie n’est pas la seule à devoir faire face aux affres d’une transition difficile. Le Kosovo et le Monténégro, qui font encore partie, en droit, de la République fédérale de Yougoslavie, continuent de revendiquer leur indépendance. Certains considèrent qu’il est temps de stopper le processus de dislocation et de commencer celui de l’intégration occidentale. L’intégration occidentale est essentielle à la stabilité et à la sécurité futures de cette partie de l’Europe. En même temps, cependant, des mesures efficaces d’intégration peuvent-elles être prises si le processus de dissolution de la région n’est pas, au préalable, accompli ? Le statut du Monténégro et du Kosovo sont des sujets complexes et malcommodes, qui ne peuvent se satisfaire d’une solution simple. Néanmoins, ces problèmes ne disparaîtront pas et leur mauvaise gestion pourrait déboucher sur un accroissement de la violence et un retour de l’instabilité dans la région.
Quel rôle doivent jouer les États-Unis ? Quels que soient les objectifs poursuivis par la politique occidentale, les États-Unis devraient prendre en compte ces changements de politique au sein de la grande stratégie américaine vis-à-vis de l’Europe. Plus particulièrement, si les États-Unis décident de réduire l’importance de leurs engagements militaires, ils devraient veiller à ce que cela n’attise pas de nouveau une crise dans la région. L’Amérique est intervenue deux fois en l’espace d’une décennie dans les Balkans, déployant des dizaines de milliers de soldats et investissant des milliards de dollars. La poursuite de la présence américaine dans la région présente un coût modeste par rapport aux avantages découlant de la préservation de la paix et de la sécurité de cet espace.
De plus, si les États-Unis choisissent de réduire leurs engagements militaires dans les Balkans, ils devraient faire en sorte que cela ne diminue pas leur importance au sein de l’Alliance. Le secrétaire d’État Colin Powell a affirmé que les États-Unis n’avaient aucune intention de se désengager des Balkans, c’est là un bon présage. De même, Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense, a dit lors de la conférence Wehrkunde de Munich, en février 2001, que les États-Unis « n’agiraient pas unilatéralement ni n’omettraient de consulter nos alliés ». Les enjeux restent importants, ce qui permet ainsi au général Wesley Clark de déclarer, à l’attention des Américains : « Si vous quittez les Balkans, vous ne pouvez pas diriger l’OTAN. » Le général W. Clark a sans doute raison.
L’achèvement de l’Europe : l’élargissement de l’OTAN
L’engagement américain dans les Balkans devrait être envisagé dans le contexte plus large de la stratégie des États-Unis envers l’Europe. Et cette stratégie devrait être centrée sur l’achèvement de l’Europe. La promotion du processus d’intégration euro-atlantique qui a débuté au sortir de l’effondrement de l’Union soviétique, il y a dix ans, devrait être une priorité des États-Unis et de ses alliés. Si l’Europe englobe les jeunes démocraties d’Europe centrale et d’Europe de l’Est – en plus des alliés de l’Europe occidentale – et que, en temps voulu, cette nouvelle Europe soit capable de s’unir aux États-Unis afin de répartir les responsabilités de chacun quant aux risques nouveaux auxquels nous sommes tous confrontés, les États-Unis seront les mieux placés pour faire face aux défis des décennies à venir. L’intégration de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque au sein de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) a constitué un pas dans la bonne voie.
Bien entendu, l’intégration euro-atlantique devrait privilégier deux axes : l’élargissement de l’OTAN et de l’Union européenne (UE). Malheureusement, l’UE n’a pas encore ouvert ses portes à aucun des pays de l’ex-Union soviétique. La stratégie prioritaire de l’UE est claire : « approfondir » et non « élargir ». L’UE s’est engagée dans cette voie, il y a dix ans, en se préoccupant d’introduire une monnaie unique au sein du groupe des pays de l’Europe occidentale. Aujourd’hui, elle continue en ce sens en dévouant son énergie à la création d’une Force de réaction rapide en Europe occidentale. L’UE, qui est une organisation politique et économique importante, a indiqué qu’elle était disposée à faire avancer l’élargissement.
L’adhésion des Européens de l’Est et du Sud à l’UE permettra de consolider leurs avancées démocratiques et d’accélérer le développement économique de cette région. Les États-Unis devraient continuer à encourager doucement l’Europe occidentale à ouvrir la porte de l’UE [1].
S’agissant de l’OTAN, l’Alliance se rassemblera pour son prochain sommet en 2002. À Washington, un débat préalable, calme et informel, sur la forme que devra revêtir la prochaine vague de l’élargissement a déjà commencé. Les États-Unis devraient commencer à consulter leurs alliés le plus tôt possible. Les frictions et les sentiments heurtés, provoqués dernièrement lorsque les alliés de l’Europe occidentale ont souffert de ce que les États-Unis ne s’étaient pas penchés sérieusement sur les candidats qu’ils préféraient, ne devraient pas être répétés. L’adhésion à l’OTAN doit, bien entendu, dépendre de l’état de préparation et des capacités de chaque candidat. De plus, des arguments forts amènent à penser que l’intégration de chacun des différents candidats est un enrichissement et contribue à renforcer l’Alliance.
Néanmoins, les États-Unis et leurs alliés doivent envisager l’élargissement de l’OTAN à la lumière des objectifs que l’Alliance souhaite atteindre. C’est-à-dire, une Alliance agrandie et revitalisée qui servirait de base à un partenariat stratégique nouveau. Comme le fait remarquer Zbigniew Brzezinski, le processus continu d’élargissement de l’OTAN est un objectif essentiel et constructif sur lequel les États-Unis et ses alliés sont généralement en accord. C’est pourquoi, dans le contexte actuel de querelles et de frictions, il est bon de se rappeler toutes les choses importantes que l’Amérique et l’Europe ont encore en commun.
 
L’AGENDA À VENIR
 
 
La défense antimissiles
Une des préoccupations centrales de la nouvelle administration américaine du président George W. Bush est que les États-Unis s’équipent afin de défendre leur peuple et leurs forces armées en cas d’une attaque d’engins balistiques qui, même limitée, peut s’avérer mortelle, qu’elle soit délibérée ou accidentelle.
La menace des engins balistiques constitue toujours un grand danger pour les États-Unis. Actuellement, 13 000 engins balistiques sont répertoriés dans trente-sept États. De courte ou de longue portée, les engins balistiques sont un système performant capable de décharger leur puissance sur une cible avec une forte probabilité de succès. De plus, si les États-Unis n’ont pas les moyens de se défendre, leurs adversaires pourront également utiliser les engins balistiques à des fins de chantage et de coercition. Cela constituerait un danger pour les États-Unis et pour ses plus proches alliés. Imaginez la situation si Slobodan Milosevic avait été en possession d’engins balistiques pouvant atteindre Athènes ou Rome. La coalition fragile qui a combattu au Kosovo aurait-elle été en mesure de se maintenir pendant ces soixante-dix-huit jours ?
Les États-Unis se sont engagés à développer et à déployer des systèmes de défense antimissiles qui protégeront la population et les forces armées américaines. Les États-Unis ont également manifesté leur volonté d’assister les pays amis dans le déploiement de ce type de défense. Cependant, de nombreux alliés des États-Unis ont exprimé leur inquiétude par rapport aux objectifs américains. En outre, les réactions de la Russie sont une source de préoccupations sérieuses. Parfois, l’on en vient à se demander de quelle Russie l’on doit se méfier. En février, les Russes ont présenté un projet de système européen de défense commune. Ce n’était pas la première fois : le président Vladimir Poutine travaillait déjà sur l’idée l’été dernier. Mais il est également vrai que, lorsque les Russes ne proposent pas de travailler ensemble sur la défense antimissiles, Moscou dépense un temps considérable à tourner en ridicule le bien-fondé d’un tel système. Les porte-parole du ministère de la Défense ont ainsi affirmé que « la réalité de la menace antimissiles » est actuellement « nulle » ; que les scénarios américains de menace sont un « fantasme » des planificateurs de la défense américaine. Récemment, le président Vladimir Poutine estimait que la menace balistique « que les américains évoquent [...] n’existe pas aujourd’hui et n’existera pas dans un avenir prévisible ».
Les États-Unis devraient entrer en discussion avec les Russes à propos des projets de défense antimissiles – comme Washington devrait tout autant de son côté consulter ses alliés. Néanmoins les choses doivent être claires. Les Russes connaissent la défense antimissiles. Ils savent que les projets des États-Unis ne sont pas dirigés contre eux. Ce que craignent les Russes, c’est que le déploiement des systèmes de défense antimissiles américains étende et consolide l’avantage militaire et technologique déjà considérable des États-Unis. Certains Européens s’inquiètent de la question de la défense antimissiles pour les mêmes raisons. Karl Lamers, porte-parole pour les questions de politique étrangère de l’Union démocrate chrétienne allemande, s’est récemment opposé à la défense antimissiles américaine en raison du fait que cela mettrait en valeur notre statut actuel de leader mondial à un tel point que nous deviendrions « les maîtres de l’univers » [2].
Naturellement, les États-Unis ne peuvent abandonner la responsabilité qui leur incombe de se défendre, sous prétexte que d’aucuns s’inquiètent de les voir par là se renforcer. Il est encourageant, néanmoins, de voir que beaucoup de partenaires européens – du secrétaire général de l’OTAN, George Robertson, au ministre des Affaires étrangères allemand, Joschka Fischer – ont refusé de se laisser influencer par la malveillance russe sur la question de la défense antimissiles (ou par les sentiments malavisés dans leur propre pays). Il apparaît aussi clairement, au travers d’études et de consultations sérieuses, que le fossé entre les États-Unis et l’Europe sur la prise en compte et l’évaluation de la menace tend à se combler.
Cependant, il reste aux États-Unis à entreprendre une campagne diplomatique majeure qui ouvre le dialogue sur la défense balistique avec les pays amis et alliés. Dans le contexte d’une Alliance forte et en pleine santé, les États-Unis ont besoin de la défense balistique. Ce dialogue devrait comprendre, en premier lieu, une discussion régulière et ferme sur la question de l’estimation des menaces, les capacités et les intentions de chacun ; ensuite, une présentation des raisons pour lesquelles l’administration Bush croit que la défense balistique porte en elle bien plus d’avantages que d’effets secondaires potentiellement dangereux ; et, enfin, un éclaircissement sur la manière dont des mesures prudentes en matière de défense balistique seraient conciliables avec un contrôle sensé des armes et des politiques de non-prolifération.
Si cet effort est mené sérieusement et avec un bon esprit, il devrait aboutir à un dialogue stratégique sérieux sur une série d’enjeux importants, mais il devrait aussi contribuer à briser les catégories de pensée héritée de la guerre froide – sur le contrôle des armes et sur la dissuasion –, qui dominent trop le discours transatlantique actuel.
La Force de réaction rapide de l’Union européenne
Les États-Unis devraient désormais perdre moins de temps à débattre des mérites et des modalités de la Force de réaction rapide européenne. Mais il existe d’autres éléments importants sur l’agenda transatlantique, comme l’expansion de l’OTAN ; la poursuite, en coopération avec nos alliés, de la défense antimissiles et la nécessité de « déloger », avec l’aide de la nouvelle administration américaine, le dictateur irakien Saddam Hussein.
Les arguments des sceptiques américains au sujet du projet de défense de l’Europe occidentale ont été avancés : il convient, à présent, de se doter de moyens et ne pas en rester au seul stade des institutions, de poursuivre la défense européenne dans un sens qui renforce l’OTAN sans l’ébranler. Mais, aujourd’hui, le débat est devenu trop tendu et va à l’encontre du but recherché. En effet, à l’heure actuelle, la Force européenne de réaction rapide reste une question théorique. Comme l’écrivait récemment The Economist, « ce projet, qui devait être constitué d’ici à 2003, va probablement être entravé par des problèmes politiques et militaires grandissants, et par la réticence des gouvernements européens à fournir les fonds nécessaires ». Même si le gouvernement britannique a récemment publié un budget qui laisse présager la première augmentation des dépenses de Défense depuis la fin de la guerre froide, la France et la Grande-Bretagne restent confrontées à de sérieuses pressions budgétaires. De surcroît, l’Allemagne, l’économie la plus puissance d’Europe, réduira ses dépenses militaires de dix milliards de dollars au cours des quatre ans à venir.
Nombreux sont ceux qui, à Washington, continuent d’émettre des réserves sur le projet de défense européenne. Le sénateur Gordon et le sénateur Jesse Helms ont récemment écrit une lettre au Daily Telegraph de Londres dans laquelle ils s’inquiétaient « des réelles motivations derrière la PESD (Politique européenne de sécurité et de défense), que beaucoup perçoivent comme un moyen pour l’Europe de contrôler la puissance et l’influence américaines au sein de l’OTAN ».
D’importantes questions méritent discussion. Lorsque le président français Jacques Chirac dit, par exemple, que la défense européenne se construira « en complète harmonie avec l’OTAN », à quel type d’OTAN pense-t-il ? Beaucoup d’Américains pensent que l’efficacité de l’OTAN procède de la direction américaine ; et que, sans cette dernière, l’OTAN perdra de son efficacité et deviendra une institution dans laquelle l’inaction, la passivité et les politiques du plus petit dénominateur commun seront à l’ordre du jour. D’autres soutiennent au contraire que le leadership américain est une domination qui pose problème. Ils conçoivent la PESD comme une solution.
Ce serait une erreur de ne pas reconnaître les tendances à l’euro-nationalisme et à l’euro-gaullisme qui transparaissent sur le continent. La politique étrangère américaine a commis sa part de bêtises durant la dernière décennie, ce qui a contribué à tendre les relations transatlantiques. Néanmoins, de sérieuses questions restent à poser sur la direction de l’intégration européenne en général. Comme l’écrivait Henry Kissinger récemment : « Nombre de défenseurs de l’intégration européenne font pression pour hâter l’unité de manière à se différencier, voire même s’opposer, aux États-Unis. » [3] Dans ce même contexte, des interrogations restent pendantes au sujet de la PESD. Il reste à savoir si la politique de défense européenne passera par une croissance du nombre des navires, de l’artillerie lourde ou des avions ; ou si elle découplera des moyens importants de l’Alliance au profit de Bruxelles. Il reste également à déterminer si, comme Richard Perle le disait, la politique européenne de défense s’exprimera en anglais ou en français.
Toutefois, les États-Unis n’abandonneront pas leurs critiques. Mais tant que la défense européenne restera en grande partie théorique – au moins certains membres atlantistes de l’OTAN croient réellement que la Force européenne de réaction rapide est un pas honnête vers un partage des responsabilités –, les États-Unis devraient concentrer leurs énergies sur les enjeux immédiats et ne pas se plonger dans des querelles infructueuses là où cela peut être évité.
(Traduit de l’anglais par Émilie Aberlen)
 
NOTES
 
[1] Il est regrettable de voir comment, par exemple, le soutien américain à la Turquie en vue de l’adhésion à l’Union européenne a souvent échoué. Elmar Brock, un démocrate-chrétien allemand, membre du Parlement européen, a dit récemment que l’UE devra admettre la Turquie le jour où les États-Unis feront du Mexique leur 51e État. Klaus Hansch, un ancien président du Parlement européen, a récemment avancé l’idée selon laquelle le soutien apporté par les États-Unis à la demande d’adhésion de la Turquie dans l’Union européenne constituait une tentative de Washington d’affaiblissement de l’Union européenne. Source : Conférence sur la « Stabilisation des relations transatlantiques : l’Europe et les États-Unis dans la politique mondiale », Berlin, 27 janvier 2001, organisée par l’Institut Aspen et le Stiftung Entwicklung und Frieden (SEF), Bonn.
[2] Wehrkunde Conference, Munich, 3 et 4 février 2001.
[3] Henry Kissinger, « An Alliance that sees Eye to Eye », Washington Post, 24 janvier 2001.
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