Le Kurdistan irakien : une autonomie contrôlée
Magali De Postis
En dépit des améliorations apportées par les résolutions de l’ONU depuis 1991, le programme « Pétrole contre nourriture » et un degré d’autonomie jamais égalé, la situation au Kurdistan irakien apparaît extrêmement précaire, en raison d’une dépendance très forte par rapport aux facteurs extérieurs. Aujourd’hui, les Kurdes semblent réticents à s’engager dans une aventure militaire aux cotés des États-Unis, en l’absence d’un engagement public de Washington sur le devenir de l’Irak. L’expérience du Kurdistan d’Irak semble démontrer que les Kurdes sont tentés par un modèle fédéral « gigogne », dans lequel chacune des deux principales formations politiques pourrait disposer de son propre « État », et ce, dans une logique plus compétitive que complémentaire.
Iraqi Kurdistan : Autonomy Under Supervision
Despite improvements introduced by the UN resolutions since 1991, the « Oil-for-food » programme and a degree of autonomy unequalled in the past, the situation in Iraqi Kurdistan is still quite precarious as so much depends on external factors. The Kurds are still reserved about joining in a military action alongside the US as Washington has failed up to now to make any public statement on Iraq’s future. The experience in Iraqi Kurdistan indicates that the Kurds favour a federal type of organization in which each of the two main political formations would have their own « state », in a competitive scheme rather than a complementary one.
• L’AUTONOMIE LIMITÉE DU KURDISTAN IRAKIEN
— Rivalités interkurdes et fragmentation du territoire
— Le maintien du contrôle de Bagdad, limite à la souveraineté kurde
• LE RÔLE DÉTERMINANT DES PUISSANCES RÉGIONALES ET DES ÉTATS-UNIS