Revue internationale et stratégique
Dalloz

Institut des relations internationales et stratégiques

I.S.B.N.2247062512
232 pages

p. 103 à 114
doi: en cours

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N°58 2005/2

Le « Syndrome 1967 » ? Les institutions juives de France face àl'Intifada Al-Aqsa

Vincent Geisser
La seconde Intifada a-t-elle contribué à changer la « face » de la communauté juive de France, en suscitant une « renaissance » et une « ferveur communautaire » comparable à la « joie émerveillée » de 1967 décrite par Raymond Aron ? Il semble qu’il faille rechercher des éléments de réponse à cette question centrale dans les dynamiques institutionnelles qui se sont mises en place au début des années 1970 et qui se sont traduites par une concurrence de plus en plus acharnée pour la captation de la « parole publique juive ». Ainsi, il s’est produit une montée en politisation qui a contribué à donner une visibilité excessive aux organisations politiques de la judaïcité française, au détriment des associations cultuelles et culturelles. A New « 1967 Syndrome » ? When French Jewish Institutions Face the Al-Aqsa Intifada
Has the second Intifada contributed to changing the face of the Jewish community living in France by arousing a « revival » and an « enthusiasm for the sense of belonging to the community » that one could compare to Raymond Aron’s 1967 description of a « joy filled with wonder » ? Some answers to this core issue may be found in the recollection of the early 1970s, when the institutional dynamics that took place led to a growing competition meant to appropriate the « Jewish public voice ». The mounting politicization that followed granted the French Judaic political organizations with an excessive weight to the disadvantage of religious and cultural associations.
Le « syndrome de 1967 » ? Les institutions
juives de France face à l’Intifada Al-Aqsa
• De 1967 à 2000 : le retour des vieux démons
• Une critique radicale de la « palestinophilie française » ou la gestion paradoxale du thème du « conflit importé »
• Une politique sélective de la main tendue aux musulmans : « gentils recteurs » et « méchants barbus »
• En guise de conclusion : le risque d’une bureaucratisation de la « parole juive » ?


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