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Journal des anthropologues

2015/3 (n° 142-143)


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Résumé

Français

Le mouvement international des FabLabs prend ses racines au MIT au tournant des années 2000 et s’est étendu ces dernières années en multipliant les points de son réseau dans toutes les parties du monde. Ces ateliers de fabrication numérique (Laboratoires de Fabrication) peuvent être implantés sous divers modèles au sein de communautés, institutions ou espaces sociaux qui engagent des enjeux sociaux, politiques, culturels et économiques tout aussi variés. L’objectif de cet article est d’examiner les discours et intentions initiales qui ont défini le mouvement des FabLabs et de les confronter à des cas d’étude concrets : le MIT-FabLab Norway à Lyngen, le Vygian Ashram de Pabal (Inde) et le South End Technology Center (Boston). Ces FabLabs se trouvent au cœur de territoires géographiquement ou politiquement marginaux. Par leurs délocalisations, ils incarnent un décalage entre un projet initial centré sur la technologie et des appropriations locales davantage tournées vers des fins d’intervention sociale ou culturelle, qui bousculent le cadre initialement fixé par le réseau normé des FabLabs. Cet article s’appuie sur des entretiens réalisés avec les leaders de ces lieux et sur des observations de terrain.

Mots-clés (fr)

  • empowerment
  • fabrication numérique
  • FabLabs
  • mouvement maker
  • MIT
  • appropriation

English

FabLabs in the Margin: Diversion and Appropriation ‪FabLabs is an international movement initiated by MIT in 2000. During recent years, it has spread out and become a world-wide network. These workshops are dedicated to digital fabrication (Fabrication Laboratories) and can be found, in a variety of forms, in communities, institutions and social spaces engaged in a wide range of social, political, cultural and economic issues. In this article, we examine the discourse and initial intentions that define the FabLabs movement and compare them to concrete case studies: MIT‑FabLab Norway in Lyngen, Vygian Ashram in Pabal (India) and South End Technology Center (Boston). These FabLabs are located at the heart of geographically and politically marginalized territories. Because of their delocalization, they highlight the cleavage between the initial technology-based project and local adaptations which focus more on social or cultural activities and thus change the framework originally established by FabLabs’ standardized network. This article is based on interviews with leaders of these sites and field studies.‪

Mots-clés (en)

  • empowerment
  • digital fabrication
  • FabLabs
  • maker movement
  • MIT
  • appropriation

Plan de l'article

  1. Le projet initial
    1. “How to Make Almost Anything” : un cours « utile »
    2. Délocaliser : des laboratoires dans les marges
    3. Les conditions d’un développement décentralisé
    4. De l’urbain vers le rural
  2. MIT-FabLab Norway : du FabLab au community center
    1. Au bord d’un fjord, au-dessus du cercle polaire arctique
    2. FabLab, « community center », lieu de villégiature, tiers-lieu ou gîte ?
  3. South End Technology Center : la fabrication numérique comme manœuvre politique
    1. Après Tent City, devenir un FabLab
    2. La déclaration des droits de l’homme est une charte suffisante
  4. Conclusion

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