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Journal du droit des jeunes

2002/2 (N° 212)


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Une de mes fonctions est de permettre la consultation des dossiers par les familles dont le ou les enfants sont impliqués. Ma mission est alors d’aider à la compréhension des termes juridiques ainsi qu’à celle du contenu du dossier concernant les procédures effectuées, voire parfois d’aider l’accès du dossier au consultant en tenant compte de leur difficulté à la lecture (il m’arrive de lire le dossier aux gens).

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Certaines questions, très souvent posées concernent les abréviations telles que « CMP (centre médico-psychologique)ou FAE (foyer d’action éducatif) » mais aussi l’explication de mots de vocabulaire comme « taciturne » ou « prolixe » par exemple ou enfin la différence entre la prise en charge des diverses structures éducatives.

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Le temps imparti étant limité, je permets à l’intéressé d’aller à l’essentiel dans la consultation des pièces du dossier, d’aborder les sujets concernant entre autre les rapports éducatifs des services sociaux sur l’enfant et sa famille. Sans cette aide les consultants se perdraient en lisant des détails inutiles tels que les convocations ou les accusés de réceptions, par exemple.

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En trois mois, huit personnes se sont présentées pour consulter les dossiers de leur(s) enfant(s), dont l’une d’elle était accompagnée de son avocat.

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Chaque consultation a une durée approximative d’une heure. En effet au départ libre la consultation a dû être limitée à une heure afin de permettre aux personnes de mieux organiser leur temps.

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Je préciserai que chaque entrevue avec les consultants s’est déroulée sans incident. Tous se sont montrés calmes et constructifs dans leur approche y compris les personnes qui souffraient d’une pathologie mentale.

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De plus, après avoir eu connaissance de leur dossier, les consultants ont des avis partagés quant aux rapports et décisions prises dont ils ne peuvent s’empêcher de me faire part compte-tenu de l’émotion suscitée par la lecture du dossier. Mais tous expriment leur satisfaction de leur avoir permis d’accéder à leur dossier. En effet, c’est le plus souvent au cours de la lecture du dossier et plus précisément des rapports éducatifs que les parents s’étonnent en découvrant au sujet de leur(s) enfant(s) des comportements et des attitudes qu’ils ne soupçonnaient pas et qu’ils désirent à l’avenir mieux maîtriser.

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Je pourrai conclure que mon rôle consiste en une écoute bienveillante et neutre. Le plus souvent je prends soin de recadrer l’objectif de la consultation qui n’est pas destinée à entrer dans le fond du dossier, les consultants se laissant souvent aller à des confidences. Jusqu’à présent aucun n’a souhaité lire seul et tranquillement son dossier, ma présence étant vécue comme une aide sécurisante.

Notes

[*]

Assistante de Justice auprès de Marie-Dominique Vergez, vice-présidente chargée du tribunal pour enfants

Pour citer cet article

Portalier Virginie, « Action et bilan concernant l'accès aux dossiers en assistance éducative par les familles », Journal du droit des jeunes, 2/2002 (N° 212), p. 46-47.

URL : http://www.cairn.info/revue-journal-du-droit-des-jeunes-2002-2-page-46.htm
DOI : 10.3917/jdj.212.0046


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