Accueil Revues Revue Numéro Article

Journal du droit des jeunes

2004/1 (N° 231)


ALERTES EMAIL - REVUE Journal du droit des jeunes

Votre alerte a bien été prise en compte.

Vous recevrez un email à chaque nouvelle parution d'un numéro de cette revue.

Fermer

Article précédent Pages 28 - 28 Article suivant
1

La protection des jeunes et de leurs familles s’exercent à deux niveaux : administratif et judiciaire. Les différentes institutions à caractère social y participent. Les services sociaux départementaux, les services de protection judiciaire de la jeunesse et les services associatifs habilités sont les partenaires privilégiés du juge pour orienter et assumer la prise en charge d’un mineur délinquant ou en danger.

2

La Protection judiciaire de la jeunesse (P.J.J.), administration du ministère de la Justice, est un acteur très spécifique. Elle est le trait d’union entre la politique du gouvernement en matière de protection de la jeunesse et la décision individualisée ordonnée par le magistrat en poste.

3

A ces titres, elle dispose d’importants moyens. Autrefois appelée Education surveillée par l’ordonnance du 1er septembre 1945, la P.J.J. (appellation consacrée par un décret du 21 février 1990) s’est progressivement adaptée aux nouvelles méthodes éducatives. Ainsi par exemple se sont multipliés les services de milieu ouvert, les institutions déconcentrées se sont rapprochées du milieu urbain où se concentre la délinquance… L’importance du rôle de la P.J.J. est également soulignée par ses attributions monopolistiques dans le cadre de la procédure pénale (liberté surveillée prononcée avant ou après jugement, évaluation éducative pour prévenir l’incarcération, suivi éducatif des mineurs emprisonnés, suivi des TIG et du sursis avec mise à l’épreuve…).

4

Ce petit mammouth administratif a su, bon an, mal an, s’adapter et évoluer, riche d’une expérience empirique de plus d’un demi siècle. Cependant, la Cour des comptes a récemment remis au président de la République un rapport très critique sur la P.J.J. (voir article de J-P Bartholomé, RAJS n°227), pointant « un contrôle de gestion défaillant, une absence d’évaluation des actions, le manque de coordination de la direction, l’insuffisante mobilité du personnel ».

5

La direction de la P.J.J., qui souhaite en tirer des leçons, a produit un document de travail non définitif. Les premières remarques vous sont proposées dans ce dossier. Une brèche a été ouverte par la Cour des comptes et la direction de la P.J.J veut n’oublier personne dans son train de remaniement car l’amélioration de la protection de la jeunesse mobilise moult professionnels qui veulent faire entendre leur voix… Nous faisons ici écho de celle de Jean-Luc Rongé qui s’exprime sur les CEF. La critique est rigoureuse et didactique. Au delà des controverses purement sémantiques. Il justifie juridiquement sa position.

6

Dans cette nouvelle planification de la P.J.J., il semble opportun de présenter les CEF, ces nouvelles structures d’hébergement aux côtés des FAE (foyers d’action éducative), CER (centres d’éducation renforcée) et CPI (centres de placement immédiat).

7

Alors que, selon l’administration, le bilan des FAE est plutôt négatif (beaucoup de ces structures tournent à effectif réduit ou ont été transformées en CPI dans le cadre d’une refonte de la fonction hébergement de la PJJ), que celui des CER est mitigé (si les bilans des premiers fonctionnements sont positifs, il n’en demeure pas moins que l’après-CER reste problématique) et que celui des CPI est insuffisant (difficultés à trouver le personnel qualifié suffisant, problèmes analogues à ceux des FAE…), nombreux sont ceux qui anticipent celui des CEF…

8

La transparence est nécessaire mais insuffisante pour améliorer les conditions de prise en charge des mineurs délinquants et en danger.

9

L’introspection ne doit pas conduire à l’éviction des autres acteurs de la protection de la jeunesse…

10

H.O.

Pour citer cet article

« Plan sur la P.J.J », Journal du droit des jeunes, 1/2004 (N° 231), p. 28-28.

URL : http://www.cairn.info/revue-journal-du-droit-des-jeunes-2004-1-page-28.htm
DOI : 10.3917/jdj.231.0028


Article précédent Pages 28 - 28 Article suivant
© 2010-2014 Cairn.info
back to top
Feedback