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S'inscrire Alertes e-mail - Journal français de psychiatrie Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezCompte rendu de la réunion au Ministère des responsables des principales associations psychanalytiques françaises
AuteurClaude Landman du même auteur
1 Un compte rendu honnête de la réunion qui s’est tenue le vendredi 12 décembre 2003, à l’initiative et en présence du Professeur Mattei, alors ministre de la Santé, avec des repésentants des principales associations psychanalytiques françaises, s’imposait dans le cadre de la livraison de ce numéro dujfp. Cette réunion a été déterminante dans l’évolution du travail du législateur. En effet :
- elle a permis d’exclure sans ambiguïté la psychanalyse du champ des psychothérapies ;
- elle a rendu possible un changement décisif : passer d’un projet de loi fixant différentes catégories de psychothérapies et réglementant les conditions de leur exercice (l’amendement Accoyer) à une loi qui ne statue que sur les modalités requises pour qu’un praticien puisse se prévaloir du titre de psychothérapeute.
Souhaitons qu’un même esprit anime les réunions qui se tiendront au Ministère de la Santé et qui fixeront les décrets d’application de la loi votée en avril 2003 sur les conditions d’accès au titre de psychothérapeute. Les représentants du Groupe de « contact » qui y participeront s’y emploieront.
2 Réunion du vendredi 12 décembre 2003, de 9 h à 10 h 15, au ministère de la Santé. Ont participé à cette réunion : Pr J.-F. Mattei, ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées ; Dr A. Corvez, conseiller technique, responsable du Pôle santé publique et sécurité sanitaire ; Mme Marilia Aisenstein, Société psychanalytique de Paris ; M. Gérard Bazalgette, Quatrième groupe ; M. Edouardo Gomez-Mango, Association psychanalytique de France ; M. Patrick Guyomard, Société de psychanalyse freudienne ; M. Claude Landman, Association lacanienne internationale, représentant également Analyse freudienne, Le cercle freudien, Mouvement du coût freudien ; Mme Lilia Mahjoub, École de la cause freudienne, est arrivée 15 minutes après le début de la réunion ; M. Charles Melman, Association lacanienne Internationale ; Mme Élisabeth Roudinesco ; M. Jacques Sédat, Espace analytique.
3 Après avoir souhaité la bienvenue aux participants et les avoir remerciés de leur réponse favorable à son invitation, le professeur J.-F. Mattei évoque, au point où en sont les choses, le destin possible de l’amendement proposé par le député B. Accoyer voté en première lecture à l’Assemblée nationale :
- soit le retrait pur et simple, mais il n’y croit pas ;
- soit la procédure d’urgence avec réunion de la commission mixte paritaire après le vote des sénateurs. Il dit ne pas être favorable à cette éventualité dans la mesure où elle ne permettrait pas la concertation ;
- soit la modification de l’amendement qui, compte tenu des navettes parlementaires, est susceptible d’être beaucoup amélioré en travaillant avec le député Accoyer, les sénateurs, les députés et les représentants de l’ensemble des professions concernées.
Le professeur Mattei tient à dire d’emblée que la psychanalyse restera en dehors du champ de l’amendement, c’est-à-dire de la réglementation de l’exercice des psychothérapies.
4 Il propose de faire un tour de table afin que chacun puisse s’exprimer et donner sa position.
5 Claude Landman remet au professeur Mattei, ainsi qu’à l’ensemble des participants, un texte intitulé : « Conception possible d’un amendement reprenant et poursuivant le projet du Dr B. Accoyer ». Ce texte a été élaboré et approuvé par les représentants de huit associations (Analyse freudienne, Association lacanienne internationale, Le cercle freudien, Espace analytique, Mouvement du coût freudien, Quatrième groupe, Société de psychanalyse freudienne, Société psychanalytique de Paris).
6 Cette proposition de modification contient par rapport au texte voté :
- la suppression du paragraphe où les différentes catégories de psychothérapies sont fixées par décret ;
- l’adjonction du paragraphe suivant : « La psychanalyse et ses diverses applications doivent garder leur qualité de référence indispensable et singulière. La formation à la pratique et la garantie de celle-ci restent de la responsabilité exclusive des associations de psychanalyse. »
Le professeur Mattei se félicite de la méthode de travail proposée qui permet d’éviter de perdre du temps et d’avancer à partir de quelque chose de concret. Après lecture du texte, il fait valoir que ce dernier constituera une référence de travail.
7 Patrick Guyomard : Les associations de psychanalystes présentes au sein de ce qu’on appelle désormais le groupe de contact se sont régulièrement réunies pour échanger leurs réflexions et dégager des orientations communes dans l’intérêt de la psychanalyse depuis que la question de la psychothérapie, il y a plusieurs années de cela, est devenue pressante. C’est en partie grâce à ces réflexions préalables et aux liens qu’ils concrétisent que le texte présenté par Claude Landman a pu être rédigé et approuvé par la plupart des associations ici représentées. La psychanalyse, Monsieur le Ministre, jouit en France d’une situation unique au monde. Elle le doit à son histoire, à son lien avec celle de la psychiatrie ainsi qu’à sa présence, de multiples façons, dans la culture. L’ensemble des courants analytiques y est représenté quand ils n’y ont pas leur source. Les différentes écoles y coexistent, comme cette réunion en témoigne. Il nous parait essentiel que la psychanalyse soit distinguée des psychothérapies. Elle ne saurait être une psychothérapie parmi d’autres. La psychanalyse a des développements et des applications psychothérapiques, des psychanalystes pratiquent des psychothérapies psychanalytiques mais il le font en tant que psychanalyste et non comme psychothérapeutes. Nous ne sommes pas favorables à un statut des psychothérapies qui mettrait l’ensemble des psychothérapies et des thérapies sur le même plan. Il faut préserver la spécificité de la psychanalyse et le rôle des associations dans sa transmission et la formation.
8 Le professeur Mattei se dit confirmé dans la nécessité de sortir la psychanalyse du champ de l’amendement. Il souhaite néanmoins poser une question : « Que se passe-t-il si quelqu’un qui n’a pas été formé par vos associations, si un charlatan se prétend psychanalyste et prétend exercer la psychanalyse ? »
9 Élisabeth Roudinesco répond que les sociétés psychanalytiques sont toutes capables de répondre de la formation de leurs membres. Cependant, elle admet que la possibilité évoquée par le ministre existe. Dans le recensement qu’elle a effectué des associations, elle a exclu toutes les sectes – bouddhistes, tantriques, scientologiques ou autres – qui lui écrivent régulièrement pour figurer dans les réimpressions de ses livres.
10 Patrick Guyomard : D’où la nécessité de différencier la psychanalyse et les psychothérapies. Le milieu psychanalytique est composé d’écoles et d’associations qui assurent la transmission et la formation des psychanalystes. Cette caractéristique a traversé l’histoire mouvementée de la psychanalyse en France. Les analystes y ont reçu une formation suffisamment exigeante et reconnue pour garantir le statut singulier de celle-ci. Le rôle des associations est incontournable. L’immense majorité des analystes qui peuvent aujourd’hui se dire psychanalystes se sont formés en leur sein, même s’ils les ont quitté. La profession s’est, de fait, à travers son développement et ses crises, régulée d’elle-même. Elle n’est pas vouée à une anarchie. Les positions communes des associations représentatives en témoignent. L’existence, dans le groupe de contact, d’une réflexion commune antérieure au débat actuel est aussi un signe du sens de la responsabilité de ceux qui y ont pris part.
11 Marilia Aisenstein : La question du ministre est pertinente, nous nous la sommes posée, tant au sein du bureau de la spp qu’au groupe de « contact ». Il paraît difficile de vouloir protéger une profession qui n’a pas de statut légal et n’en souhaite pas.
12 Le professeur Mattei précise sa question : « Comment ferez-vous pour protéger le titre de psychanalyste ? »
13 Élisabeth Roudinesco répond que tout le problème est là. Il n’est pas possible de protéger quoi que ce soit de cette manière. C’est la raison pour laquelle il faut retirer l’amendement.
14 Charles Melman : Nous avons la chance d’avoir un ministre éclairé, libéral et amical ; on ne peut que se féliciter qu’il écarte les psychanalystes du champ de la réglementation prévue pour les psychothérapies. On comprend néanmoins que la pression dont il est l’objet de la part des diverses associations « d’usagers » l’oblige à devoir répondre sur la validation de tel ou tel dés lors que les services ministériels sont interrogés. A cette fin, les annuaires établis par les diverses associations de psychanalystes (et dont le ministère a déjà d’ailleurs connaissance) peuvent servir de référence. L’accord de Monsieur Mattei sur ce point est un bon signe.
15 Élisabeth Roudinesco dit souhaiter prendre le problème autrement. Il faut nommer une mission de sages capables de dresser un véritable état des lieux de la souffrance psychique en France et des praticiens qui s’en occupent. Il faut comprendre que le problème vient de l’effondrement de la psychiatrie et de la reconfiguration des diverses disciplines et pratiques : psychologie, psychanalyse, psychothérapie. Elle voudrait également que ne soit pas exclue du débat la question de l’enseignement de la psychanalyse à l’université par le biais de la psychologie clinique. Il faut désenclaver la psychologie clinique de l’idéologie scientiste. Et de même il ne faut pas qu’une psychiatrie obsolète et qui n’est plus une véritable discipline à part entière s’empare de la question de l’expertise en général. En quoi un psychiatre est-il capable d’expertiser un psychothérapeute ? Ce n’est pas parce que la psychanalyse est exclue de ce nouvel amendement d’amendement qu’il faut encadrer l’ensemble des psychothérapies par des expertises obsolètes. Elle dit avoir lu toutes sortes de rapports, mais que personne, à ce jour, n’a étudié l’histoire des psychothérapies en France. Il est évident que sur les trente mille psychothérapeutes, peut-être un tiers sont infiltrés par des sectes. Mais les autres ne méritent pas d’être jugés sectaires. Je réitère ma proposition d’une étude sur plusieurs mois de l’ensemble des problèmes, qui permettrait alors de voter une bonne loi et non un amendement permettant des querelles fratricides. Elle dit représenter le sieurpp, dirigé par Roland Gori, les Forums du champ lacanien, Fédépsy, et être mandatée par une société savante, la sihpp, qui n’est pas concernée. Enfin, elle a sous les yeux les textes de l’École de psychanalyse Sigmund Freud et ceux d’Espace analytique qui a pris position pour le retrait ; il lui semble que cela représente un peu moins de la moitié du champ psychanalytique français. Ce n’est pas négligeable. Par ailleurs, la course aux charlatans dans de telles conditions ne paraît pas valable.
16 À titre d’anecdote, elle dit être attaquée dans une lettre ouverte adressée au Monde par une association de psychiatres homéopathes. Tout cet encadrement ne viendra pas à bout de l’illusion thérapeutique et de ses dérives. Il faut repartir de zéro et repenser l’ensemble.
17 Le professeur Mattei répond à Élisabeth Roudinesco, en constatant qu’elle est toujours aussi pétulante, qu’elle sait très bien que les missions d’études posent des problèmes. Si un rapport est demandé à A, il est immédiatement contesté par B et par C. Après avoir demandé si chacune des associations présentes disposait d’un annuaire, il propose que ceux-ci soient collationnés afin que soit établi un annuaire où figurerait la liste des psychanalystes dont la formation est reconnue par les différentes associations.
18 Lilia Mahjoub répond qu’en tout état de cause l’annuaire de son association devrait être distinct des autres.
19 Le professeur Mattei reconnaît l’importance de la diversité des associations psychanalytiques, signe de la vitalité et de la richesse de la psychanalyse ; il n’a ni l’intention de les unifier, ni celle de les contrôler car ce n’est pas la fonction des pouvoirs publics ; il serait possible de réunir les différents annuaires qui resteraient distincts dans un même document.
20 Élisabeth Roudinesco dit avoir chez elle la totalité des annuaires des groupes psychanalytiques. Ils sont consultables.
21 Jacques Sédat : indique qu’il est secrétaire du Groupe de contact et du groupe dit du vendredi. Ce dernier comprend preque toutes les associations freudiennes et lacaniennes qui ne sont pas présentes au Groupe de contact, en dehors de l’École de la cause freudienne. Il est par ailleurs membre d’Espace analytique qu’il représente à cette réunion. Il est opposé à toute forme de réglementation qui intégrerait toutes les disciplines psy, sous le titre psychothérapie.
22 À ce titre, il est favorable au retrait de l’amendement Accoyer qui regroupe des réalités fort hétérogènes entre elles.
23 Le fait que les principales associations psychanalytiques aient un annuaire de leurs membres témoigne de leur souci de formation et d’habilitation des analystes. Cependant celle-ci ne peut passer ni par une formation universitaire ni par une formation médicale, mais par une formation spécifique au sein de leur association. les analystes pratiquent certes des psychothérapies en face à face, mais au titre de leur formation analytique.
24 La majorité des participants, à l’exception d’É. Roudinesco, semble d’accord pour maintenir la distinction des différents annuaires et ne verrait pas a priori d’objection à ce qu’ils soient réunis, même si aucun représentant ne s’est engagé au nom de son association sur ce point.
25 Claude Landman précise qu’en plus de l’Association lacanienne internationale qu’il représente avec Charles Melman, trois autres associations lui ont envoyé un pouvoir pour qu’il puisse les représenter aujourd’hui : Analyse freudienne, Le cercle freudien, le Mouvement du coût freudien. Pour aller dans le sens d’une réponse à la question posée par le professeur Mattei sur la distinction entre un psychanalyste et un charlatan, il souhaite rappeler un point d’histoire. Il rend hommage à Marilia Aisenstein, Jean Cournut et Claude Dumézil qui ont permis que s’instaure, à partir de l’année 2000, un dialogue régulier (le groupe dit de « contact ») entre des représentants de l’ipa et des représentants du mouvement lacanien. Cela afin de préserver l’avenir de la psychanalyse que menaçait le projet de loi Marchand sur le statut du psychothérapeute. Les démarches concertées des différentes associations auprès des services de Mme Guigou à l’époque, furent déterminantes dans le retrait de ce projet de loi par le gouvernement. Sans ce dialogue qui s’est poursuivi depuis quatre ans, les représentants de la majorité des associations psychanalytiques françaises n’auraient pas été en mesure, comme ils le sont ce matin autour de cette table, de proposer un projet commun de modification de l’amendement. Ce dialogue régulier dans le groupe de contact préfigure peut-être ce qui pourrait devenir par exemple un Conseil des psychanalystes français. Ce Conseil n’aurait aucune dimension ordinale, mais veillerait à distinguer les associations de psychanalyse des associations charlatanes qui se réclameraient de la psychanalyse. Ce conseil pourrait également permettre qui puissent être agréées de nouvelles associations psychanalytiques sérieuses qui pourraient voir le jour à l’avenir.
26 Le professeur Mattei répond que si un tel « conseil » existait, permettant l’autorégulation de la profession, il serait en mesure en tant que ministre, de s’adresser à lui pour identifier un charlatan qui se serait intitulé psychanalyste, au cas où une association de victimes mobiliserait la puissance publique. C’est une question de confiance réciproque. Il rappelle à cette occasion qu’il existe une loi sur les « usagers » de la santé qui a été votée en 2002 et à laquelle il a, en tant que ministre assurant la continuité de l’État, à répondre, même s’il trouve très discutable le terme d’usager. Il propose que puisse être éventuellement ajouté au paragraphe concernant la psychanalyse : « … de la responsabilité exclusive des associations de psychanalyse par des annuaires dûment reconnus. » Cela sera à étudier avec M. Corvez et les représentants des associations. Le professeur Mattei invite Mme Mahjoub qui s’est peu exprimée à prendre la parole.
27 Lilia Mahjoub dit qu’elle souhaite lire un communiqué rédigé par le bureau de l’École de la cause freudienne avec l’aide de Jacques Alain Miller (ce communiqué à été rendu public).
28 Gérard Bazalgette a fait remarquer à Élisabeth Roudinesco que l’association présidée par Roland Gori, le seurpp, avait d’abord étudié l’amendement voté pour les perspectives qu’il offrait peut-être, avant d’en demander, le 30 novembre, le report pour n’avoir pas été consultée. Il a fait par ailleurs l’hypothèse que la réunion d’aujourd’hui était de discuter d’un amendement à l’amendement élaboré par les associations psychanalytiques, proposé par C. Vasseur, et que ce nouveau texte avait été préparé en concertation avec B. Accoyer. Il a demandé au ministre si c’était le cas, et si c’était bien sur cette base que souhaitait partir le ministre. La réponse a été positive.
29 Gérard Bazalgette a encore précisé que ce n’était pas seulement de la psychanalyse qu’il s’agissait, mais aussi de « ses diverses applications », c’est-à-dire aussi bien de la formation et de la qualification à ce que l’on appelle la « psychothérapie psychanalytique ». Tout à fait en fin de discussion, Gérard Bazalgette a donné le point de vue général du Quatrième groupe qui aurait préféré que la solution du problème soit recherchée du côté de l’information du public et non du côté de la réglementation. Que cela étant, et si réglementation il devait y avoir, il souhaitait que la psychanalyse et ses applications diverses n’entrent pas dans le champ de l’amendement. Et qu’en tout état de cause, il était opposé à toute proposition qui irait dans le sens d’un « statut du psychothérapeute ».
30 Eduardo Gomez-Mango qui représente l’Association psychanalytique de France dit que si cette association est petite par la taille (soixante-dix membres titulaires et trois cents élèves environ), elle est grande par la pensée. Il est dans la tradition de l’Association psychanalytique de France de ne pas apparaître publiquement sur certaines questions. Il se félicite d’entendre le ministre affirmer que la psychanalyse n’est pas concernée par le champ de l’amendement. En ce qui concerne le projet de modification proposé, il est d’accord mais souhaite se donner le temps avant de prendre une décision officielle.
31 Marilia Aisenstein : se dit en accord avec l’idée de partager, de colliger des annuaires à la condition qu’ils indiquent surtout les associations, leurs modalités de fonctionnement, éventuellement leurs « philosophies ». Rappelant qu’elle représente la spp la plus ancienne société de psychanalystes en France et l’une des plus importantes en taille, elle souligne l’esprit de liberté et de collaboration qui a permis au groupe de « contact » de proposer un texte commun. Sans vouloir nier nos différences il est intéressant que nos positions soient sur les questions posées aujourd’hui communes.
32 Charles Melman : La question est de savoir si la reconnaissance des psychanalystes sera le fait d’un jury universitaire ou « psychothérapeutique », ou bien relever de leurs propres associations. Les annuaires qu’ils établissent ne sont pas confidentiels et relèvent du domaine public. Comment le ministère pourrait être le seul à les ignorer ? Mais on comprend que telle soit hostile à un projet qui montrerait à l’occasion la faiblesse de sa représentativité.
33 Le professeur Mattei demande si quelqu’un souhaite ajouter quelque chose avant la fin de la réunion.
34 Claude Landman souhaite aborder une question qui lui tient à cœur : son regret que le service public (hôpitaux, cmp, cmpp…) se prive de la compétence des psychanalystes non médecins et non psychologues qui se forment dans les associations psychanalytiques. Ils ne travaillent plus en effet dans ces lieux qu’en nombre extrêmement réduit. La modification proposée permettrait que des psychanalystes de formation littéraire, philosophique ou autre, puissent être engagés dans les institutions sur des postes de psychanalystes à créer.
35 Le professeur Mattei demande à M. Corvez de prendre note de cette proposition.
36 Élisabeth Roudinesco dit qu’il y a là un vrai problème que l’amendement ne résout en aucune façon et que c’est une raison de plus pour en demander le retrait.
37 Jacques Sédat : se réjouit que l’amendement Accoyer soit repris à son compte par le ministre et qu’il ne concerne pas les psychothérapies psychanalytiques qui sont une forme d’exercice de la psychanalyse. Ceci est une forme de reconnaissance implicite de la spécificité de la psychanalyse en France.
38 Le professeur Mattei demande à Mme Mahjoub de laisser son texte pour qu’il puisse le lire et remercie les participants pour cette rencontre de travail ; il ajoute que M. Corvez reprendra contact avec eux début janvier, avant le vote des sénateurs qui aura lieu les 13 et 14 janvier 2004. ■
POUR CITER CET ARTICLE
Claude Landman « Compte rendu de la réunion au Ministère des responsables des principales associations psychanalytiques françaises », Journal français de psychiatrie 1/2004 (no21), p. 41-43.
URL : www.cairn.info/revue-journal-francais-de-psychiatrie-2004-1-page-41.htm.
DOI : 10.3917/jfp.021.0041.




