Journal français de psychiatrie
érès

I.S.B.N.9782749206233
52 pages

p. 39 à 42
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

n° 28 2007/1

Si les clones nous parlaient…

Interview de Philippe Descamps Sylvie Quesemand Zucca
L’analyse des discours normatifs montre que si les lois bioéthiques affichent toutes le même souci, celui de ne pas laisser traiter l’humain comme une marchandise, la dernière loi bioéthique interdisant le clonage reproductif s’apparente de fait à une loi de « ségrégation préventive » déclarant par avance inhumains des individus qui ne sont pas encore nés. Ainsi la formulation de la loi : « est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée » est bien plus propre à interdire les naissances gémellaires que le clonage. Par ailleurs ces enfants n’ont jamais été considérés comme de futurs sujets de droit. En se déclarant le garant de l’intégrité de l’espèce humaine, le droit n’a fait que jeter les bases d’un ordre juridique excluant certaines existences de la protection qu’il offre.


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis