La mort dans les sociétés modernes : la thèse de Norbert Elias à l’épreuve
Jean-Hugues DÉchaux
RéSUMé. — Cet article propose une analyse critique de la thèse de Norbert Elias (1982) relative à la mort dans les sociétés modernes. Après avoir souligné les lacunes et les contradictions de la thèse, il montre que ces insuffisances pourraient être en partie comblées en s’inspirant de notions et d’hypothèses présentes dans l’œuvre du sociologue. Celles-ci permettraient de rompre avec une conception trop réductrice et insuffisamment dialectique de l’individualisation de la mort et plus largement de la vie sociale.
ABSTRACT. — This article proposes a critical analysis of Norbert Elias’s (1982) theory on death in modern societies. After having stressed the deficiencies and the contradictions of the theory, the paper shows that these flaws could be partly filled by a reflection drawn from notions and hypothesis which are present in Elias’s works. They would allow to break with an idea of individualization of death and social life wich is too simplistic and not dialectical enough.
• 1. Une thèse banale en forme d’essai critique sur le processus de civilisation
• 2. Réhabiliter Elias... contre Elias
• 3. Logique d’affiliation et logique de reconnaissance
• 4. Les paradoxes de l’individualisation
• RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES