2001
L'Année sociologique
La communication politique en France : un champ de recherche qui doit encore s’imposer
Arnaud Mercier
Université de Nice
RéSUMé. — En France, en dépit de l’importance des enjeux dont elle a à traiter, la communication politique ne correspond pas, aujourd’hui encore, à un champ disciplinaire bien établi. Quelques auteurs, provenant de multiples disciplines, traitent de ces enjeux, mais sans former une communauté unifiée, et les recrutements cloisonnés par disciplines ne favorisent pas l’investissement des jeunes chercheurs dans ce thème de recherche, qui réclame souvent d’adopter une approche transdisciplinaire.
Pour affermir cette « discipline », il faut donc encourager les rapprochements entre disciplines constituées et accroître les lieux de publication transversaux. Mais il faut aussi lutter contre la concurrence qu’elle subit dans les analyses, de la part des journalistes, des institutions politiques ou des industries de la communication en faisant encore mieux preuve de son « utilité sociale » ; en investissant des champs d’étude où les problématiques communicationnelles sont au cœur des enjeux de société, comme c’est le cas avec la construction communautaire européenne ou la gestion problématique des politiques publiques face à la complexification croissante de la gouvernance.
ABSTRACT.— In France, in spite of the importance of the stakes with which it deals, political communication is not yet a well organized and acknowledged discipline. Some searchers deal with those questions without forming a unified community, and the recruitment compartmented by discipline do not stimulate the investment of young searchers in this kind of research, which frequently need a transdisciplinary approach.
To strengthen this « discipline », it is necessary to encourage cooperations between existing disciplines and to increase cross-disciplinary publications. But political communication in France must also fight against its adversaries on the field of commentaries, i. e. journalists, politicians, communication industries, and thus prove its social utility by discussing the problems where communicational problematics are on the core of society’s stakes. It is the case, for instance, for the European construction or for the difficult management of public policies facing the increasing complexification of governance.
Aux États-Unis, la communication politique est constituée en discipline à part entière depuis de longues années, grâce notamment aux travaux pionniers de Paul Lazarsfeld et de son équipe, qui dès les années 1940 explorent de façon très empirique la question du pouvoir des médias. A contrario, il faut attendre le milieu des années 1980 pour voir, en France, les études de communication politique réellement émerger. L’histoire des techniques de communication apparaît, la philosophie politique pluraliste retrouve pleinement droit de cité et les questions de l’argumentation, des échanges d’opinion, de l’espace public redeviennent d’actualité. Les analyses de contenu de l’information, le suivi du travail journalistique, l’étude des émissions politiques, les interrogations sur la société de l’information à venir deviennent des thèmes beaucoup plus courants de recherche. Mais ces approches sont le fruit de chercheurs assez isolés, dans des disciplines diverses, alors même que l’objet communication ne bénéficie pas toujours d’une grande légitimité scientifique dans la plupart des disciplines existantes, à l’exception bien sûr, de cette nouvelle discipline hybride formée des sciences de l’information et de la communication.
En dépit de l’importance des enjeux dont elle a à traiter, la communication politique ne correspond pas aujourd’hui encore à un champ disciplinaire bien établi, comme l’écrit Philippe Breton : « Bien qu’il puisse paraître un peu brutal de l’énoncer ainsi, compte tenu de l’importance et de la qualité des travaux de recherche qui ont déjà été conduits dans ce domaine, les sciences de la communication politique restent encore en partie à fonder. »
[1] Loin donc d’être une sous-discipline de la science politique par exemple, la communication politique est marquée en France par le même phénomène que les études de communication en général : l’éclatement. Les études de communication sont en effet placées sous le signe de la pluridisciplinarité, réunissant près d’une dizaine de disciplines, qui vont de l’histoire à la sociologie, de la psychologie à la linguistique, de la science politique et du droit à l’anthropologie ou l’économie, ou encore la philosophie. Michel Mathien parle de la « transdisciplinarité » nécessaire à l’étude des médias
[2]. Et si, de par sa définition même, la communication politique est un champ moins vaste que celui de la communication, pourtant le caractère « d’objet interdisciplinaire » persiste
[3]. Mais ce qui fait sa force intellectuelle fait aussi sa fragilité institutionnelle. Fragilité dommageable, car les enjeux de communication politique sont au c
œur du fonctionnement des sociétés modernes, tant à cause de l’explosion des modes de communication et des médias d’information, qu’à cause de la complexification et de la technicisation de nos sociétés. L’intégration d’une large réflexion sur les conditions psychologiques, anthropologiques et sociologiques d’utilisation et de réception des médias de masse est absolument indispensable pour ne pas céder aux sirènes de la seule approche techniciste. Mais cela ne va pas sans susciter de nombreuses réticences, chez les professionnels concernés bien sûr, mais aussi parfois dans le monde académique. La nécessité de solidifier les bases de la communication politique n’en apparaît que plus impérieuse encore. Mais quelles sont ces bases ?
La communication politique a pour double programme l’étude des interactions entre le système politique au sens large et les médias, et l’étude des processus et des techniques de communication dont le système politique se sert. À partir de cette définition simple, un tel champ d’étude comporte a minima quatre thèmes : la façon dont les détenteurs du pouvoir assurent leur publicité et se mettent en scène, les interactions existant entre les acteurs politiques et les professionnels de la communication et de l’information, le rôle des médias et des sondages dans la formation de l’opinion publique et la façon de penser l’espace public, le contenu politique des messages d’information diffusés dans les médias et leur influence sur les récepteurs.
Mais tous ces thèmes sont loin d’être couverts par la seule science politique française, qui ne produit pas énormément de chercheurs spécialisés en communication politique. À chaque génération, quelques membres de la communauté des politologues choisissent prioritairement ce domaine d’étude, mais il n’existe pas à proprement parler de traditions de recherche, de filiations clairement identifiées, de laboratoires ou de centres universitaires de science politique dont l’objet soit exclusivement tourné vers la communication politique. Il faut y voir là un symptôme plus général de la science politique française. En effet, la faiblesse de cette discipline au niveau du nombre de postes de chercheurs et d’universitaires par rapport au droit notamment, fait que « la couverture d’objets aussi divers et importants que le syndicalisme, la socialisation politique, les politiques de l’éducation, ou de pays aussi considérables que les États-Unis, la Grande-Bretagne repose, s’agissant des ouvrages, sur un ou deux spécialistes »
[4]. De ce point de vue, la communication politique est quand même mieux lotie que d’autres domaines. Il est facile d’identifier plusieurs spécialistes patentés de ces questions, puisque ce domaine de recherche comporte plusieurs terrains et thèmes d’études. Sur les questions de communication politique en général, les travaux de S. Albouy, R. Cayrol, P. Champagne, J.-M. Cotterêt, J. Gerstlé, P. Maarek, E. Neveu, L. Sfez sont bien connus en Europe
[5]. Des nouveaux venus dans la discipline sont apparus : L. Blondiaux, G. Derville, D. Georgakakis, C. Le Bart, B. Le Grignou, J..B. Legavre, A. Mercier, J. Sémelin... Vu la relative faiblesse du nombre des politologues, le champ est également largement couvert par des sociologues et des spécialistes des sciences de l’information, notamment : J. Bourdon, D. Dayan, J.-P. Esquenazi, J.-M. Ferry, L. Gervereau, J. Mouchon, P. Musso, I. Pailliart, J.-F. Tétu, D. Wolton ainsi que de nouveaux venus comme M. Coulomb-Gully, É. Dacheux, É. Maigret, L. Monnoyer, N. Pélissier...
Quels thèmes sont privilégiés ou émergents dans ces travaux ? D’abord, la publicité et le marketing des hommes politiques. C’est un des thèmes centraux des travaux en communication politique. Plusieurs chercheurs ont même publié des ouvrages-bilans sur la question
[6]. Et chaque grande élection nationale est l’occasion de nouvelles études. De nombreuses publications sont aussi consacrées à l’influence des médias sur l’évolution du discours et de la conduite des hommes politiques et donc au fonctionnement d’une démocratie médiatique
[7].
Les processus de communication politique lors des campagnes électorales peuvent également être étudiés dans une perspective plus anthropologique et sémiologique dans la lignée du travail pionnier de Georges Balandier
[8], en étudiant la mise en rituels et en symboles de la communication
[9]. Les études sur la rhétorique politique font à nouveau florès
[10], notamment avec la résurgence de l’extrême droite en France et de son discours populiste et démagogique
[11].
La communication politique locale, thème longtemps négligé en France, tend à devenir majeur. On assiste depuis dix ans à une véritable explosion des publications sur le sujet. Les travaux sont donc foisonnants, allant de l’étude des campagnes électorales locales et du marketing des maires, en passant par la stratégie de communication des villes, décrivant souvent la difficulté dans laquelle sont les politiciens locaux de construire une identité collective unificatrice dans des villes totalement transformées démographiquement le temps d’une génération
[12]. La question de la démocratie locale est plus ou moins au c
œur de ces réflexions, avec pour interrogation de base, le fait de savoir si une communication de proximité, plus ciblée, au niveau local, est plus à même de rapprocher les citoyens de leurs élus
[13] ; question redoublée avec l’arrivée de l’internet
[14]. Dans les deux cas, les expériences, pour enrichissantes qu’elles puissent être, laissent place à de nombreuses réserves quant à leurs réelles capacités d’entraînement démocratique.
Les études de communication politique traitent également de façon détaillée des interactions entre les acteurs politiques et les différents acteurs du champ de la communication, que ce soit pour en dénoncer les collusions
[15], pour en souligner les intérêts croisés
[16], ou pour en dégager des typologies explicatives en fonction des enjeux et des contextes
[17].
La question des interactions entre les champs médiatique et politique prend également la forme d’études sur l’agenda-setting, mais assez peu nombreuses. Jacques Gerstlé propose par exemple des études régulières sur l’agenda médiatique et programmatique au moment des campagnes électorales nationales dans la collection des « chroniques électorales » aux presses de Sciences Po. L’influence des informations reçues par l’électeur sur ses positions politiques reste aussi insuffisamment analysée
[18], mais il faut remarquer que la question des effets des médias sur le vote reste encore largement à débattre
[19], et beaucoup d’études concrètes sont encore à produire pour arriver à un résultat probant en la matière.
Ce bref et partiel panorama des études de communication politique suffit à montrer l’hétérogénéité des perspectives, qui traduisent d’ailleurs des différences de méthodes et de conceptions sociologiques, ainsi que des divergences de rattachement disciplinaire. Un des vrais défis en la matière est d’apprendre à travailler ensemble et à essayer de rassembler ces démarches éparpillées, sans doute en créant des groupes de recherche communs, ce qui se fait déjà un peu sous l’impulsion notamment des historiens des médias. Il existe aussi quelques revues scientifiques consacrées à ce thème, mais jamais exclusivement (Hermès Médiaspouvoirs, Mots, Quaderni, Réseaux). Hermès est sans doute celle qui est le plus constamment centrée sur les problématiques de communication politique, avec une visée interdisciplinaire. Dirigée par Dominique Wolton, au sein du CNRS, cette revue, créée en 1988, se veut le lieu d’accueil, selon l’éditorial de son directeur de publication, « de trois grands groupes de recherche : les théories de l’action communicationnelle, les sciences sociales, les sciences cognitives ».
Des perspectives de recherche à développer
Sans doute aussi, faut-il que la communication politique fasse mieux preuve de son « utilité sociale », en investissant des champs d’étude où les problématiques communicationnelles sont au c
œur des enjeux de société. C’est singulièrement le cas avec la construction communautaire européenne. Ces travaux commencent à se faire jour. On trouve des anthropologues, comme Marc Abélès, qui observent le lieu de rencontre entre Européens par excellence qu’est le Parlement de Strasbourg et qui s’interrogent sur les difficultés de communication qui s’y font jour et qui augurent mal de la création d’un espace public européen
[20]. Irène Bellier va dans le même sens
[21] ainsi que le sociologue Dominique Wolton
[22]. Éric Dacheux lui aussi critique les politiques de communication de l’Union européenne en montrant leur inadaptation aux différences culturelles nationales.
[23] Plusieurs chercheurs se sont, à ce titre, regroupés avec lui et ont créé une équipe du CNRS sous le sigle EPE. « Espace public européen », au sein du laboratoire Communication et politique à Paris. Le groupe EPE a déjà organisé plusieurs séminaires de recherche et des journées d’étude sur la question des conditions d’émergence d’un possible espace public européen, notamment au sein des pays membres de l’Union européenne. Le but premier est d’observer quelques lieux précis où des échanges et du dialogue apparaissent et peuvent se constituer en embryons d’espaces publics autonomes, amenés ou non à se fédérer un jour en un espace public commun. Il s’agit d’étudier les ferments de collaboration transfrontalière, de partage d’aspirations communes, et les moyens mis en
œuvre pour arriver à cela, par les acteurs institutionnels comme par les citoyens. L’objectif fondamental de ce groupe de recherche est d’appréhender les conditions qui rendront possibles dans chacun des pays européens un accueil choisi et argumenté à l’intégration politique européenne. Car, il est clair que, pour le moment, les électeurs nationaux ne conçoivent pas l’instance européenne comme le lieu de la légitimité politique. L’Union européenne ne s’appuie pas sur un espace public qui lui donnerait une réelle légitimité démocratique. Et c’est le rôle social des travaux en communication politique que d’essayer d’en comprendre les raisons. L’une des pistes à déchiffrer concerne alors le rôle que les médias nationaux peuvent jouer ou non dans l’appréhension par les opinions nationales des enjeux européens. Si l’on postule que les médias ont nécessairement une influence sur ce à quoi les citoyens doivent penser, et sachant que le niveau global de connaissance des citoyens européens sur le fonctionnement concret des institutions communautaires reste très faible et que l’intérêt porté aux questions communautaires est peu élevé, il serait bon d’étudier la simple mise à disposition ou pas d’informations, sur un stock de connaissances qui se diffusent ou non dans les opinions publiques nationales au sujet de l’activité politique de l’Union, grâce à la presse de chaque pays.
L’incommunication est une autre piste de recherche nouvelle dans le domaine de la communication politique – que nous privilégions à titre personnel. Nos travaux actuels reposent sur une sociologie de l’incommunication, tant il est vrai que la fluidité informative n’est qu’un mythe, même à l’air des nouvelles technologies de l’information et de la communication. En évoquant l’idée d’une sociologie de l’incommunication, on se réfère à l’expression de Raymond Boudon qui l’utilisait pour indiquer que « des facteurs institutionnels et plus généralement sociaux peuvent faciliter l’apparition de l’incommunication ». Dans son esprit cela signifie que « toutes sortes de situations sociologiques fréquentes, banales et normales correspondent à une dysharmonie des
a priori entre les interlocuteurs et sont lourdes de malentendu et d’incommunication »
[24]. Ces analyses sont étroitement couplées à des thématiques et des problématiques de politique publique, pour étudier la prise de décision et la mise en
œuvre des décisions politiques. À chaque fois, c’est la question du niveau d’information reçu, de ce qui en est fait, de la façon dont cette information est traitée et relayée ou non à des tiers, qui nous occupe. À partir de cette perspective, quelques dysfonctionnements plus ou moins connus surgissent qui expliquent l’émergence de problèmes dans la prise de décision et donc de « scandales » : obstruction à la collecte d’informations, absence de recherche d’informations utiles, rétention d’informations, exagérations et déformations, jeu ambigu et risqué des sources avec les médias, effets d’annonce pour répondre aux contraintes temporelles médiatiques, problèmes de la retraduction politico-administrative d’informations scientifiques et techniques, circuits de décision politique coupés d’informations essentielles par les entourages.
La communication politique en France possède déjà des ressources suffisantes pour imposer la pertinence de sa démarche analytique, à condition toutefois de savoir la structurer scientifiquement, et de la débarrasser de son encombrant halo d’analyses intellectualo-journalistiques sur la société de l’information et de la communication, « bouillie idéologique » qui a le mérite de plaire, mais qui ne facilite pas toujours la bonne réception des travaux plus critiques.
[1]
Philippe Breton, 1995, « Médias, médiation, démocratie : pour une épistémologie critique des sciences de la communication politique »,
Hermès, n° 17-18, p. 321.334.
[2]
Michel Mathien, 1995, « L’étude des médias : un champ ouvert à la transdisciplinarité »,
Communication et langages, 105, p. 77-88.
[3]
Dominique Wolton, 1997,
Penser la communication, Paris, Flammarion, 402 p.
[4]
Pierre Favre, juin 1996,
La Science politique en France : rapport pour la conférence d’évaluation de la coopération interuniversitaire en Europe, p. 36.
[5]
Voici quelques références concernant les auteurs évoqués : Lucien Sfez
(dir.), 1993,
Dictionnaire critique de la communication, Paris, PUF, 2 vol. ; 1990,
Critique de la communication, Paris, Le Seuil ; Patrick Champagne, 1990,
Faire l’opinion : le nouveau jeu politique, Paris, Éd. de Minuit, 312 p. ; Jacques Gerstlé
, 1997, « La persuasion de l’actualité télévisée »,
Politix, 37, p. 81-96 ; 1996, « L’information et la sensibilité des électeurs à la conjoncture »,
Revue française de science politique, 5, p. 731-752, et aussi 1992,
La communication politique, Paris, PUF, 125 p. ; Érik Neveu, 1997 (avec François, Bastien) (Dir.),
Transformations de l’espace public, Rennes, Presses universitaires de Rennes. Ou encore : 1999, « Médias, mouvements sociaux, espaces publics »,
Réseaux, vol. 17, n
o 98, p. 17-85. Pour les autres auteurs cités, voir note 6 notamment.
[6]
Serge Albouy, 1994,
Marketing et communication politique, Paris, L’Harmattan ; Roland Cayrol, 1986,
La nouvelle communication politique, Paris, Larousse ; Jean-Marie Cotterêt, 1991,
Gouverner c’est paraître, Paris, PUF, (rééd. 1997) ; Jean-Paul Gourévitch, 1998,
L’Image en politique, Paris, Hachette ; Philippe Maarek, 1992,
Communication politique et publique. Communication et marketing de l’homme politique, Paris, Litec.
[7]
Monique Dagnaud, 1991, « Gouverner sous le feu des médias »,
Le Débat, n
o 66, p. 54-62 ; Jean-Baptiste Legavre, 1996, « De la communication à la politique »,
Politix, 35 ; É. Neveu, B. François (Dir.), 1997,
Transformations de l’espace public, Rennes, Presses universitaires de Rennes.
[8]
Georges Balandier, 1992,
Le Pouvoir sur scènes, Paris, Balland (nouvelle éd.), 173 p.
[9]
Marc Abélès, 1991, « Mises en scènes et rituels politiques : une approche critique »,
Hermès, n° 8-9, p. 241-260 ; Jérôme Bourdon, 1993, « Télévision et symbolique politique »,
Hermès, n° 11-12, p. 191-212 ; Daniel Dayan, Elihu Katz, 1995, « Télévision d’intervention et spectacle politique : agir par le rituel »,
Hermès, n° 17-18, p. 163-186 ; Claudine Haroche, Yves Déloye, Olivier Ihl (Dir.), 1996,
Le protocole ou la mise en forme de l’ordre politique, Paris, L’Harmattan, 352 p.
[10]
Christian Le Bart, 1998,
Le Discours politique, Paris, PUF, 128 p. ; Maurice Tournier, 1997,
Des mots en politique, Paris, Klincksieck, 307 p.
[11]
Maryse Souchard, Stéphane Wahnich
et al., 1997,
Le Pen. Les mots. Analyse d’un discours d’extrême droite, Paris, Le Monde Éd., 280 p. ; Simone Bonnafous, 2001, « L’arme de la dérision chez J.-M. Le Pen »,
Hermès, n
o 29, « Dérision-Contestation ».
[12]
Christian Le Bart, 1999, « Les politiques d’image. Entre marketing territorial et identité locale », dans R. Balme
et al., Les Nouvelles politiques locales, Paris, Presses de Sciences Po, p. 415-427 ; Maryse Souchard, Stéphane Wahnich, 1995,
La Communication politique locale, Paris, PUF, 128 p.
[13]
Marion Paoletti, 1999, « Les maires. Communication et démocratie locale », dans R. Balme
et al., Les Nouvelles politiques locales, Paris, Presses de Sciences Po, p. 429-445.
[14]
Éric Maigret, Laurence Monnoyer (Dir.), 2000,
Hermès, n° 26-27, « w
wwwww. démocratielocale.fr ».
[15]
Patrick Champagne, 1995, « La double dépendance. Quelques remarques sur les rapports entre les champs politique, économique et journalistique »,
Hermès, n° 17-18, p. 215-229.
[16]
Jean-Pierre Esquenazi, 1999,
Télévision et démocraties, Paris, PUF ; Arnaud Mercier, 1996,
Le Journal télévisé. Politique de l’information et information politique, Paris, Presses de Sciences Po, 345 p.
[17]
Jacques Le Bohec, 1997,
Les Rapports presse-politique : mise au point d’une typologie « idéale », Paris, L’Harmattan, 254 p.
[18]
Roland Cayrol, 1998, « Médias et choix électoral »,
Revue de l’Institut de sociologie, n° 1-2, p. 19-29 ; Jacques Gerstlé, 1997, « La persuasion de l’actualité télévisée »,
Politix, 37, p. 81-96 ; Jean-François Tétu, 1996, « Du candidat à l’électeur, le parcours d’une communication électorale et sa réception »,
IKON, 33, p. 397-450.
[19]
Pour une synthèse, voir Arnaud Mercier, 2001,
« Médias (effets) » dans P. Perrineau, D. Reynié (Dir.),
Dictionnaire du vote, Paris, PUF, p. 622-626.
[20]
Marc Abélès, 1994, « À la recherche d’un espace public communautaire »,
Pouvoirs, n
o 69, p. 117-128, et 1992,
La vie quotidienne au Parlement européen, Paris, Hachette.
[21]
Irène Bellier, Thomas M. Wilson, 2000,
An anthropology of the European Union : Building, Imagining and Experiencing the New Europe, Oxford, Berg Publishers.
[22]
Dominique Wolton, 1993,
La dernière utopie. Naissance de l’Europe démocratique, Paris,
Flammarion, 455 p., et « L’espace public européen », dans A. Compagnon, J. Seebacher (Dir.), 1993,
L’Esprit de l’Europe, Paris, Flammarion, vol. 3.
[23]
Éric Dacheux, 1997, « L’Europe en quête de sens : plaidoyer pour une autre politique de communication de l’Union européenne »,
Futuribles, 223, p. 39-60, et 1994, « Communication persuasive et Europe interculturelle »,
Intercultures, n
o 25-26, p. 29-50.
[24]
Raymond Boudon, 1989, « Petite sociologie de l’incommunication »,
Hermès, n
o 4, p. 59.