L'Année sociologique
P.U.F.

I.S.B.N.9782130546610
356 pages

p. 345 à 371
doi: 10.3917/anso.032.0345

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Vol. 53 2003/2

La comparaison internationale des marchés du travail : pour une redéfinition des frontières

Pierre Desmarez
RéSUMé. — Ces dernières décennies, les « études de cas » qui traitent du fonctionnement du marché du travail et font appel à la comparaison internationale ont étendu le champ de leurs analyses dans deux directions. Elles ont, premièrement, tenu compte du flou croissant des frontières entre quelques-unes des catégories habituellement utilisées dans ce domaine. Deuxièmement, elles ont élargi la gamme des rapports sociaux, des politiques et des acteurs pris en considération.
À la lumière d’études récentes revenant sur la classique « théorie de la convergence », certains auteurs estiment illusoire de chercher des « cohérences » dans le cadre national et plaident pour une redéfinition des unités d’analyse de la démarche comparative. Si l’entité « nation » n’a en effet pas de raison de bénéficier du statut épistémologique privilégié qui lui a souvent été attribué, un outil inspiré par l’analyse sociétale semble néanmoins pouvoir conserver sa fécondité, pour peu que l’on dissocie « sociétal » et « national » et que la pertinence des « totalités » génératrices d’effets sociétaux soit démontrée et non postulée.
ABSTRACT. — During the last decades, « case oriented » studies dealing with labor markets processes and using international comparison as a research strategy have broadened their scope in two directions. First, they took into consideration the growing fuzzyness of the boundaries of some of the concepts commonly used in the field. Second, they brought an extended range of social relations, policies and actors into the picture.
In the light of recent studies revisiting classical « convergence theory », some authors think it is illusory to look for « consistencies » at the national level and call for a redefinition of the units of analysis used in comparative research. If the category of « nation » has indeed no reason to benefit from the privileged epistemological status it has often received, a framework resting upon societal analysis may nevertheless remain fruitful if a distinction is made between the « societal » and the « national » and if the relevance of the « wholes » generating societal effects is not postulated but demonstrated.
I. Un élargissement du champ de l’analyse
II. Réarticuler les échelles d’analyse
Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE


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