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L'Économie politique

2002/4 (no 16)


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Je n'ai jamais voulu devenir un " économiste historien ". Je pensais que j'avais eu bien assez, dans les premières années d'université, de ces leçons rébarbatives sur la révolution industrielle : quand avait-elle commencé ? Où ? Et puis, au fond, avait-elle vraiment existé ? Toute cette comptabilité du charbon, cet empilement de conjectures statistiques, ces additions d'à-peu-près, sans oublier la description d'inventions qui ne servaient plus à rien, m'étaient apparues comme la pire chose qu'on puisse infliger à un étudiant. C'était l'histoire économique pontifiante, obligatoire : celle de papa. Au point que je m'étonne qu'on songe, dans un pays où le mode d'enseignement de cette matière n'a pas changé, à faire de son renforcement un des éléments de la réponse aux frustrations que les étudiants en économie expriment à haute voix depuis deux ans. Raser le public en le convainquant que toutes ces considérations historiques soulèvent beaucoup de poussière et peu de débat ne peut constituer une réponse à la crise aiguë que traverse l'enseignement de l'économie dans le système éducatif français. A moins qu'il ne s'agisse là de punir de vilains garnements qui se plaignaient des maths ?

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Avec de telles dispositions, je ne pouvais me perdre dans cette galère que par erreur. C'est qu'il y avait ces deux disciplines soeurs, l'histoire et l'économie, si proches et si antagoniques. La séduction de l'économie tenait à son abstraction, à sa capacité d'élaborer à grande vitesse des machines conceptuelles relativement sophistiquées qu'on peut venir poser dans les petites clairières qui par sèment les pires jungles. La séduction de l'histoire était tout le contraire : la même jungle y est explorée à pied, sac au dos, machette à la main, et moustiques en sus. La trouvaille y est généralement faite dans la partie la plus inaccessible, au prix de cheminements et de retours, en se perdant aussi, souvent.

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Il arrive (mais de moins en moins) de voir des économistes un peu simples d'esprit opposer les deux disciplines, en prenant dans une main, disons, Social Choice and Individual Values, de Kenneth Arrow, et dans l'autre La Méditerranée, de Fernand Braudel. Ils sourient alors, parfai tement béats face à l'évidence qui s'impose à eux (ce sont des hommes et des femmes de science) et apostrophent l'étudiant : hein, lequel est le plus léger ? Il n'est pas rare non plus de voir des historiens, anxieux de défendre leur domaine face aux divisions aéroportées, s'enterrer très profond dans un dédale de raisonnements souterrains, où au moins ils ne risquent pas de rencontrer quiconque. Puisqu'on est dans le domaine des constats, on dira seulement qu'il y a des sommes bavardes et des petits livres idiots.

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Je crois que ce qui a déterminé mon orientation, c'est donc surtout un refus : celui de choisir entre histoire et économie. Mais cela prit du temps : le refus de choisir impliquait un degré minimum de synthèse dans la pratique des deux disciplines, mais dans le même temps, la synthèse entre l'histoire et l'économie est impossible. Le pont à construire entre les deux propos n'est pas d'édification aisée. Et à supposer que j'en aie caressé le projet, il n'était pas évident de savoir par où commencer, parce que le système universitaire de production et de reproduction du savoir qui prévalait à l'époque où j'agitais ces questions (et qui, hélas, prévaut de plus en plus) n'était pas l'ami des architectures transversales.

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L'un des effets du triomphe de la technocratie dans l'après-guerre a été l'ascension de l'économiste ingénieur. Improbable rejeton des idées positivistes d'Auguste Comte et de celles qui ont produit la débâcle économique de l'Union soviétique (à moins de considérer que le positivisme n'est pas sans responsabilité dans le malheur russe), ce technicien considère que la société, comme tout corps physique, est soumis aux lois de la nature, et que si seulement on lui donnait le pouvoir, il pourrait se servir de ces lois pour le plus grand bien de tous. Son idéal théorique est un modèle principal-agent, cette merveilleuse machine qui sert à optimiser le comportement d'un voisin qui vous ressemble comme votre ombre. Son idéal empirique est un ministère des Nombres mâchant du chiffre à longueur de journée - sine ira et studio[2][2] " Sans colère ni passion ", citation de Max Weber., disait un grand sociologue qui croyait aux bureaucraties - pour la plus grande gloire de l'Homme et l'avancement de la Science. S'il n'est pas statistiquement dominant (c'est une élite, et il est dans la nature des élites de n'être que des minorités), notre gaillard occupe aujourd'hui le haut du pavé dans la discipline. Dans les bureaux, au CNRS, parfois aussi à l'université, il réclame régulièrement sa livre de chair (de chaires ?), et c'est je crois contre lui que les étudiants se sont révoltés.

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Dans l'immeuble d'en face, les historiens n'étaient pas sans défauts. D'abord - Julien Benda l'avait bien décrit il y a longtemps -, ils avaient " trahi " dès la Troisième République. Théoriques défenseurs du beau et du vrai, ils s'étaient roulés dans les fastes de la Sorbonne et avaient déguerpi moralement quand les Panzer avaient fondu sur Paris. Les quelques héros que leurs rangs comptaient furent passablement décimés. L'après-guerre leur avait donné l'occasion de bomber le torse à nouveau, sous un parapluie nucléaire, et de braquer des yeux tendres sur l'Est en faisant passer cela pour de la critique scientifique. Par malchance, la chute du Mur allait les surprendre du mauvais côté. Il ne leur restait plus qu'à imiter tant bien que mal ce que les Berlinois avaient fait en une nuit : déconstruire.

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Pour résumer, voici le dilemme : comment établir un pont entre Malinvaud et Derrida ? Il n'y avait à l'évidence aucune solution, mais, de plus, aucune nécessité. Du coup, l'histoire économique ne pouvait se trouver, au début des années 90, que dans la mauvaise posture où elle se trouve encore. Il est vrai qu'en histoire économique comme dans bien d'autres domaines, la France avait un glorieux passé. Mais c'était il y a très, très longtemps, dans un pays lointain où régnaient (toujours brièvement) des présidents du Conseil. Il y avait encore quelques quartiers où l'on pouvait entendre murmurer " Ecole des Annales " avec des inclinaisons de respect. Mais tout ceci ressemblait un peu aux mystères d'Eleusis pour l'étudiant en grec : on ne pourrait jamais vraiment savoir comment cela avait fonctionné. Alors, les Annales étaient-elles mortes et enterrées, ou bien survivaient-elles quelque part ? L'Ecole des hautes études prétendait à l'héritage sur la base du droit du sol. Mais au fur et à mesure que les générations se succédaient boulevard Raspail, il arrivait à la tribu ce qui cause la perte des rois : à force de mariages consanguins, les tares se multiplient. Et si le lieu continuait à absorber ressources et énergie, il ne produisait plus guère de lumière. Au dernier colloque de l'Association internationale d'histoire économique (machine intellectuelle et politique montée par les bras de titan de Fernand Braudel et de quelques autres), la débâcle fut entérinée. La pluralité linguistique cédait la place à l'anglais, et c'est tout juste si les caciques français firent le voyage, en juillet 2002.

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Revenons aux années 80. Pour être tout à fait juste, il faut dire qu'il y avait encore à cette époque, dans les universités françaises, quelques exceptions à ce tableau déprimant, à qui je dois beaucoup et qui me pardonneront ma franchise. Je leur dois en particulier de m'avoir conseillé de poursuivre mes études dans des lieux où la position inconfortable de l'économiste historien, " entre deux cultures ", pour reprendre la belle expression de Carlo Cipolla, deviendrait une source d'inspiration. Et pour être tout à fait honnête, il faut que je me hâte d'ajouter que ces voix, tout en me disant de voyager vers l'Ouest, me mirent aussi en garde contre la cliométrie, cette synthèse américaine de l'économie et de l'histoire. Comme je le comprends aujourd'hui, leur résistance était en partie religieuse (n'est-il pas sacrilège de prétendre mesurer la muse Clio ?), en partie philosophique (peut-on juger des événements qui ont eu lieu à la lumière de ceux qui n'ont pas eu lieu ?), et en partie française (cette discipline n'était-elle pas surtout anglo-saxonne ?). Mais il y avait aussi une certaine fascination, peut-être même une sorte de bienveillance refoulée. Après tout, Ernest Labrousse n'avait-il pas développé, bien avant l'invention de la cliométrie, un " modèle " de la crise d'Ancien Régime ?

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Pour l'étudiant en économie, pour l'étudiant en sciences sociales, et sans doute pour le citoyen d'Europe (on pourrait continuer...), le voyage dans une université américaine est un moment essentiel, une expérience irréversible. En Europe, nous apprenons l'économie par l'intermédiaire d'enseignants qui, nourris du goût hexagonal pour les mathématiques, vivent généralement, pour les meilleurs d'entre eux, avec un complexe profond vis-à-vis des Américains. Certains ont fait le voyage, sont revenus. Au lieu d'accueillir l'expérience de bonheur intellectuel qu'ils ont forcément eue au contact des Etats-Unis, et d'essayer de la transmettre, il n'est pas rare de constater qu'ils ont développé une sorte de culpabilité. De retour chez eux, ces économistes ont dû se remettre à l'échelle du pays : les courbes sont devenues des courbettes. Au lieu de ramener à leurs semelles le bonheur d'avoir été des esprits libres dans une communauté de savoir, sorte d'abbaye de Thélème à l'échelle de la Toile, ils en ont ramené la honte et semblent la faire payer à leurs étudiants. Dans les pires cas (eux aussi très, très rares, heu reusement), ils organisent leur commerce de détail en recyclant à bon compte les savoirs collectifs qu'ils ont stockés dans leur valise et qu'on prendra facilement pour les leurs. Ils peignent à un public forcément facile l'Amérique comme un grossissement de la France, avec au sommet de la pyramide le Massachusetts Institute of Technology comme Ecole polytechnique façon hamburger.

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Comme rien de tout ceci n'est exact, le moment de l'atterrissage est, pour l'Européen, décisif forcément et initiatique définitivement. Il n'est pas besoin de revenir sur les moyens matériels fabuleux, les bibliothèques exceptionnelles et la redoutable organisation, car il s'agit là des vertus les plus connues et au fond les plus faciles à imiter, si seulement nous en avions la volonté politique. En revanche, il faut dire, sous peine d'être malhonnête, la tolérance, l'accessibilité, la simplicité, l'absence de préjugé de ces lieux où le savoir est roi, toutes les approches transversales trouvant au total une aisance de cheminement qu'elles ne sauraient avoir ailleurs : telles sont les vraies raisons de la puissance universitaire américaine, et il s'agit là de choses qui seront bien plus difficiles à reproduire.

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C'est ainsi que je suis tombé dans la cliométrie, découvrant un lieu où, soudain, le rapprochement de l'histoire et de l'économie et la pluridisciplinarité, loin d'être des objectifs de papier pour rapport scientifique destiné à récupérer les fonds du ministère de la Recherche ou du CNRS, étaient un vécu, une réalité, mieux encore : un chemin de la connaissance. A Euphoric State University, je me suis donc gavé, comme les personnages de David Lodge, de séminaires, de lectures, et surtout de dialogues comme il m'avait été jusque-là impossible d'en avoir. Et comme toute chose vivante, la cliométrie pouvait être discutée non pas théologiquement, comme ici, mais dans ses pratiques. Car il y avait débat, dans ce milieu des années 90.

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En effet, alors qu'à l'évidence la messe continuait d'être dite, et tandis qu'il y avait un clergé important qui connaissait sa liturgie sur le bout des doigts, on avait aussi le sentiment que les temps héroïques étaient révolus. Le programme initial de la cliométrie, c'est-à-dire l'application des idées néoclassiques à l'analyse de grandes questions historiques comme celle de l'esclavage américain ou des chemins de fer, était parachevé. Un prix Nobel - distinction qui honore le vainqueur d'une controverse lorsque tout le monde a oublié le point de vue opposé - allait consacrer cet état de fait. D'autres églises émergeaient et prenaient des directions différentes. Les Davidiens affirmaient que " history matters " (l'histoire, ça compte) et racontaient des histoires de clavier, expliquant pourquoi la norme QWERTY s'était imposée partout (cet article est écrit, bien sûr, sur un clavier AZERTY). Il n'était pas clair pour tous que de telles théories fussent bien utiles, puisqu'une majorité d'économistes pensait que, de toute façon, après Henry Ford lui-même, " history is bunk " (l'histoire c'est du pipeau, comme mon dictionnaire me l'apprit). Les historiens, d'un autre côté, n'avaient pas besoin d'être convaincus : alors pourquoi avoir l'air de s'excuser ?

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Galvanisé par le Nobel qu'il partageait avec Robert Fogel, Douglass North entamait une seconde carrière, affirmant de son côté qu'il avait découvert le rôle des institutions dans le développement économique. Mais pour le coup, il semblait bien que n'importe quel lycéen (du temps jadis ?) savait que le problème principal, par exemple, du développement agraire russe avant la Première Guerre mondiale était que les structures de propriété collective ne donnaient pas les " bonnes incitations " et conduisaient au sous-investissement : " They did not have the right incentives "[3][3] " Ils n'avaient pas les bonnes incitations. ", comme le répétait North.

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Dans une certaine mesure, la vivacité de Clio tenait donc aux forces d'inertie. Après une période initiale et glorieuse de " décollage ", l'histoire économique quantitative américaine atteignait la " phase de maturité ", s'approchant de l'ère de la " production de masse ". Il y avait des polycopiés, des étudiants, des journaux, et comme partout une certaine tendance à la reproduction. La croissance était désormais réalisée par l'absorption graduelle de générations de progrès technique. De la même façon que la cliométrie initiale avait fondé sa " révolution " sur l'application des idées néoclassiques à des problèmes historiques, les " innovations " de l'économie pouvaient à leur tour être incorporées dans la fonction de production du champ. C'est ainsi que les banquiers du passé devenaient les " intermédiaires financiers " chargés de résoudre les " asymétries d'information ", que les entreprises qui ne pouvaient emprunter étaient " rationnées ". Le moulin pouvait moudre à pleine vitesse, et les historiens économiques pouvaient devenir ces intermédiaires qui tiraient leurs revenus (symboliques ?) de ce qu'ils connaissaient les modèles des économistes (avec un retard d'une période) et les faits des historiens (avec une erreur inférieure à deux écarts-types). De façon intéressante, cette évolution était bien accueillie des économistes, et précisément des économistes ingénieurs français. En s'intégrant plus poliment dans la chaîne de production, c'est-à-dire en travaillant en aval des modèles - et en fournissant parfois à ceux-ci une utilité, une justification, quand ils en sont dépourvus, ce qui est souvent le cas -, l'histoire économique pouvait devenir fréquentable : dis-moi, ô mon miroir, que je suis la plus belle du royaume.

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Cette évolution paraît naturelle ; elle est peut-être fatale, puisqu'elle suit la ligne de plus grande pente. Mais l'histoire économique a appris à se méfier, par tradition et peut-être plus encore par instinct, de l'accueil trop chaleureux de ses voisines. En un sens, la discipline se retrouve à la croisée des chemins, aujourd'hui qu'à l'échelle européenne, sinon à l'échelle française, l'histoire économique, rafraîchie au contact américain, peut à nouveau envisager un regain de dynamisme et surtout d'utilité. Ceci tient notamment à l'émergence de problématiques économiques spécifiquement européennes, dont l'expérience politique récente souligne la pertinence. Il n'est peut-être pas inutile, dans ce contexte, de se demander ce que nous voulons que l'histoire économique devienne. Une possibilité serait ce qu'on pourrait appeler, pour plaisanter, la " fin de l'histoire ". L'histoire économique deviendrait alors, dans l'orbite de l'économie, une sorte de cousin pauvre, ou du moins de plus basse condition, gentille servante qui se rendrait utile et à qui l'on abandonnerait quelques morceaux. Ou si l'on préfère, une sorte de terrain de jeux pour économistes qui confondent encore l'érotisme et la gymnastique. A accepter un tel marché, l'histoire économique risque fort de perdre beaucoup de son attrait, et toute son utilité. Car à la différence de l'économie, elle n'avance pas avec des " faits stylisés ", mais avec des faits ; elle ne progresse pas par introspection, mais par observation ; elle n'utilise les tests qu'occasionnellement, mais se sert beaucoup de l'analyse. Surtout, elle ne se repaît point de ce qui est lisse, mais plutôt de ce qui échappe au modèle. Bref, elle reste bien trop inductive pour pouvoir jamais être ramenée, même de loin, à quelque chose de " scientifique " au sens où les ingénieurs l'entendent. En d'autres termes, elle ressemble beaucoup trop à la science économique du XIXe siècle pour ne pas rappeler à l'économie " moderne " ses origines honteuses : qu'elle est historiquement une science sociale.

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Or c'est peut-être précisément à partir de ce constat qu'un avenir plus intellectuellement stimulant - et du coup, forcément, plus utile socialement - s'ouvre à l'histoire économique. La première révolution cliométrique a fait des pas de géant en utilisant l'économie pour interroger le passé, ce qui, on le sait, est toujours une façon d'interroger le présent. N'est-il pas temps aujourd'hui, alors que se dessine la nécessité d'une compréhension plus profonde de la dynamique européenne, d'assumer plus pleinement encore, mais côté européen cette fois, cet héritage scientifique, et d'engager une relecture de l'intégration européenne, de sa signification moderne et de son rapport au reste du monde ? Çà et là, les premières contributions commencent à paraître et l'on voit émerger un projet, pas encore formalisé mais pourtant bien perceptible. S'il est trop tôt pour en dessiner les contours, du moins peut-on faire quelques suggestions. Au bout du chemin, il semble qu'il y a forcément un questionnement de la chose économique, que l'histoire européenne croise à tous les tournants depuis cinq cents ans au moins et qu'elle affronte à nouveau de plein fouet dans les difficultés contemporaines. Si un tel projet ne facilitera pas la cohabitation entre les différentes disciplines concernées, au moins provoquera-t-il un débat. C'est de cette façon, et je pense de cette façon seulement, que l'histoire économique pourra assumer ce qui est sa vocation naturelle, c'est-à-dire non pas de casser les pieds aux étudiants, mais de casser les pieds aux savoirs établis et ronronnants des deux disciplines mitoyennes. L'histoire comme l'économie y ont beaucoup à gagner.

Notes

[1]

Ce texte est une version remaniée de " Time on the cross : how and why not to chose between economics and history ", publié par la British Economic History Association dans un volume dirigé par Pat Hudson, Living Economic and Social History, Glasgow, 2001. Merci à Pat Hudson pour ses suggestions et à C. B. pour une suggestion à son insu.

[2]

" Sans colère ni passion ", citation de Max Weber.

[3]

" Ils n'avaient pas les bonnes incitations. "

Pour citer cet article

Flandreau Marc, « La croisée des chemins, ou comment et pourquoi ne pas choisir entre histoire et économie », L'Économie politique, 4/2002 (no 16), p. 87-96.

URL : http://www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2002-4-page-87.htm
DOI : 10.3917/leco.016.0087


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