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L'Économie politique

2003/3 (no 19)


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Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Histoire de l'Union monétaire ouest-africaine, BCEAO, BCEAO, 3 vol., Paris, Georges Israël Editeur, 2000

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La zone franc est une vieille histoire qui dure toujours, mais dont l'origine se perd un peu dans l'histoire de nos colonies. Elle est aujourd'hui sensiblement plus restreinte qu'elle n'a été, puisqu'elle ne comprend plus qu'une quinzaine de pays d'Afrique sub-saharienne qui disposent d'une monnaie commune, le franc CFA, ainsi que les Comores, dont la monnaie est le franc comorien, et bien sûr les territoires d'outre-mer, qui utilisent le franc CPF, et les départements d'outre-mer, qui sont passés à l'euro. Les trois francs précités, qui étaient rattachés au franc français, sont maintenant rattachés à l'euro.

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En fait, il y a deux francs CFA. L'un est émis par la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), l'autre par la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC). Les deux, qui ont toujours eu jusqu'ici la même valeur, sont néanmoins juridiquement distincts. Non seulement ils sont émis par des banques centrales dont le statut est différent, mais ils reposent sur des accords particuliers que les pays concernés ont signés à la fois entre eux et avec la France. Les accords signés par les pays de la BCEAO sont les plus complets, puisque ces pays ont ratifié, en 1962, un traité d'union monétaire qui donne à leur monnaie une assise politique incontestable.

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C'est de cette Union que la BCEAO a décidé de raconter l'histoire  [1][1] Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO),.... Elle a constitué à cet effet un Comité historique composé d'anciens responsables de la Banque et de quelques universitaires africains, économistes et historiens. Le résultat de ce travail, qui a beaucoup utilisé les fonds d'archives de la Banque et qui s'est étalé sur quatre ans, est un ouvrage en trois volumes qui totalise 1 440 pages et qui se veut être une "histoire de l'Union monétaire ouest-africaine des origines à 1997".

La zone franc, une longue histoire

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A prendre ce titre à la lettre, on devrait s'attendre à ce que cet ouvrage commence en 1962, puisque cette Union a commencé avec le traité signé le 13 mai de cette année-là par sept pays africains. A vrai dire, il aurait pu commencer un peu plus tôt, car ce traité a été naturellement l'aboutissement de négociations qui ont duré plusieurs années, à partir de la Communauté franco-africaine, instituée en 1956, puis de l'Union française, qui lui a succédé en 1958, et naturellement de l'indépendance de ces pays, survenue en 1960. En fait, l'ouvrage commence bien plus tôt. Un premier chapitre sur les grands courants d'échanges, de l'Antiquité à la période coloniale, constitue une sorte d'introduction. Mais le suivant, qui est aussi le plus long - quelque 300 pages - et qui s'étend sur plus d'un siècle, du lendemain de Waterloo à la veille de la Seconde Guerre mondiale, traite de la naissance et de l'évolution de la zone franc. C'est que l'Union monétaire qui subsiste aujourd'hui n'est que la dernière étape de l'histoire de cette zone franc.

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Quand celle-ci a-t-elle commencé exactement ? La réponse n'est pas aisée, parce que la notion de zone monétaire n'est pas précise. S'il s'agit d'une zone de fait dans laquelle circule une même monnaie, la zone franc est apparue dès que les pièces et les billets émis dans la métropole ont circulé dans les colonies : aux Antilles et au Sénégal dès 1820 (vol. I, p. 140). S'il s'agit d'une zone de droit, dans laquelle les mêmes règles sont appliquées et dont une certaine homogénéité est assurée légalement, la zone franc est née avec la Seconde Guerre mondiale (vol. I, p. 427). Lorsqu'un contrôle des changes a été institué au début des hostilités, on a vu se dégager le concept de "résident de la zone franc"[2][2] Hubert Gérardin, La Zone franc, tome 1 : Histoire et..., et l'office des changes de la métropole a pu être considéré comme "l'office des changes de la zone franc"[3][3] François Bloch-Lainé (éd.), La Zone franc, Paris, PUF,.... Après la guerre, lorsque ont été créés les francs coloniaux - le franc CFA et le franc CFP -, un communiqué du ministre des Finances a parlé de la "constitution de la zone franc"[4][4] Michel Leduc, Les Institutions monétaires africaines,.... Ces deux explications ne sont toutefois pas vraiment satisfaisantes. L'usage d'une monnaie ne suffit plus aujourd'hui à parler de zone monétaire, et la référence à la réglementation aboutit à une conception négative qui cadre mal avec la zone actuelle.

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La véritable origine de la zone franc ne correspond-elle pas plutôt à la mise en place du compte d'opérations qui fait toute son originalité  [5][5] Les avoirs extérieurs des pays membres de chacune des... ? C'est en effet ce mécanisme qui garantit la convertibilité et la stabilité du franc CFA, sans limite aucune. La BCEAO peut se procurer auprès du Trésor français tous les francs - maintenant tous les euros - dont elle a besoin. Ce mécanisme a été imaginé il y a bien longtemps, lorsque le change colonial était un problème très important. Le choix a été fait de le stabiliser, en utilisant les relations étroites qui, particulièrement en matière de trésorerie, unissaient l'administration métropolitaine et les administrations locales  [6][6] L'importance de ces relations est bien mise en valeur.... La première convention instituant ce système a été signée entre la France et la Banque du Maroc le 19 décembre 1921 (vol. I, p. 40-343)  [7][7] Michel Lelart, "L'origine du compte d'opérations",.... Une même convention a été signée ensuite avec la Banque de Madagascar, en 1925, puis avec la Banque d'Afrique occidentale, en 1929. Mais la Banque d'Indochine, qui était florissante et qui était présente dans les territoires voisins, a préféré rester indépendante et laisser fluctuer le change avec la métropole...

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L'histoire racontée par la BCEAO ne s'oppose nullement à cette analyse, puisqu'elle fait sienne le point de vue d'Emile Mireaux, qui qualifie ce système d'"étalon de change franc" (vol. I, p. 350). L'expression est heureuse, tant il est vrai que le franc est alors la monnaie conservée par des banques d'émission étrangères et qui sert de couverture à la monnaie locale en circulation, comme cela sera inscrit dans la loi monétaire du 11 octobre 1936. Mais peut-on dire qu'il s'agit là d'une modalité d'application de l'étalon de change or issu de la conférence de Gênes de 1922 (vol. I, p. 374) ? Comme si le franc devenait une monnaie internationale de la même façon, à ce moment-là, que la livre sterling et de la même façon, après Bretton-Woods, que le dollar ? Force est de constater, d'une part, que ce sont seulement les francs coloniaux qui sont convertibles en francs, et aucune autre monnaie étrangère ; d'autre part, que les banques d'émission coloniales sont des banques commerciales installées dans les colonies, et non pas des banques centrales d'Etats indépendants. Les monnaies coloniales ne sont pas des devises au sens juridique du mot, c'est-à-dire des monnaies de pays étrangers... On peut certes confondre l'origine de la zone franc avec un système d'étalon de change franc, mais la portée d'un tel système apparaît singulièrement réduite.

La zone franc, une histoire surtout politique

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Quelle que soit l'année de ses débuts, la zone franc a déjà une longue histoire, qui est surtout une histoire politique. C'est sans doute ce qui ressort le mieux de l'ouvrage de la BCEAO. Dès la loi-cadre relative à l'Union française qui, en 1956, prévoit dans chaque colonie un Conseil de gouvernement, et plus encore, naturellement, dans les années 1958-1960, qui précèdent les indépendances, les discussions ont été vives, à la fois entre Africains et avec les Français. La mise en place de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA), en particulier, a nécessité des échanges, des conférences, des réunions qui n'ont pratiquement pas cessé entre le premier document élaboré par les services de la BCEAO, à la fin de l'année 1960, et la signature du traité le 12 mai 1962. L'ouvrage examiné rend compte de tous ces débats, et il analyse les rapports qui ont été discutés : les rapports Denizet pour le Togo et Thiam pour le Mali, les rapports Cabou, Peytavin, Diarra et Saller, qui constituaient autant d'alternatives pour l'ensemble de ces pays, ainsi que le rapport Triffin, bien connu celui-là, qui proposait au niveau du continent une Union africaine des paiements. L'ouvrage fait aussi une large place au refus de la Guinée en 1960, aux hésitations du Togo en 1961, au retrait du Mali en 1962, à son retour en 1984, au retrait de la Mauritanie en 1973  [8][8] Madagascar a quitté également la zone franc en 1973,..., enfin à l'adhésion de la Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise qui est devenue membre de l'UMOA en 1997, après une quinzaine d'années de négociations...

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L'une des questions essentielles a concerné les moyens de concilier une même politique monétaire, ce qui signifie que les mêmes décisions sont prises quant à la création de monnaie, avec des politiques nationales de crédit qui devraient permettre de répondre le mieux possible aux besoins de financement de chaque économie nationale. C'est ainsi que la nécessité et les moyens d'identifier la circulation fiduciaire propre à chaque Etat ont été longuement débattus. En fait, les billets ont été identifiés par une simple lettre dès l'origine. La composition et le rôle des Comités monétaires nationaux ont fait également l'objet de discussions laborieuses. Cette fois, la solution adoptée a évolué : les modalités du crédit ont été assouplies à plusieurs reprises, d'abord quand le contrôle sélectif a été remplacé par les concours globaux en 1973, puis quand cette politique basée sur les quantités a été remplacée à son tour par une politique de taux, en 1989. Ces discussions et ces réformes montrent bien que, dans l'UMOA, la monnaie est créée principalement en contrepartie des crédits à l'économie.

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C'est une situation tout à fait différente dans les pays qui ont choisi le système de la caisse d'émission. La caisse émet de la monnaie en contrepartie d'avoirs en devises, par conséquent au gré du solde de la balance des paiements. Il n'y a donc plus vraiment de politique monétaire ; on peut même dire qu'il n'y a plus de banque centrale, du moins que la banque centrale n'en est plus une. La monnaie est chaque fois convertible au sens le plus fort du mot, à taux fixe, sans limites et sans frais. Mais cette similarité qui est parfois soulignée de nos jours n'est qu'apparente. Elle cache en réalité deux systèmes radicalement opposés. Dans l'UMOA, le franc CFA est convertible parce que la France intervient par le compte d'opérations. C'est le Trésor public qui garantit sa convertibilité en francs français - maintenant en euros. On peut dire que la convertibilité est exogène et ex post. Dans les pays à caisse d'émission, la monnaie est convertible parce que la banque centrale fait en sorte qu'elle le soit, en n'émettant de la monnaie qu'en contrepartie de réserves. On peut dire que la convertibilité est endogène et ex ante. Cette opposition ne concerne pas seulement l'UMOA depuis 1962, elle concerne toute la zone franc, et depuis le compte d'opérations. C'est ce qui a fait la différence - maintes fois soulignée, et cette fois à juste titre - entre les colonies anglaises, dont la monnaie était émise par des currency boards régionaux, et les colonies françaises, où les banques d'émission coloniales bénéficiaient d'un compte d'opérations  [9][9] Ces currency boards ont fonctionné jusqu'à ce que les....

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Revenons à l'ouvrage de la BCEAO. Il ne fait qu'évoquer les currency boards en Afrique anglophone, mais il s'étend longuement sur les modalités de la politique monétaire de la banque centrale, par exemple sur les opérations de la banque avec les organismes du Trésor locaux (vol. II, p. 301-312), sur le calcul des concours globaux (vol. II, p. 407-414). Il met aussi l'accent sur des aspects moins connus mais qui ne manquent pas d'intérêt, comme la garantie de change accordée par la France en 1974 sur le solde créditeur du compte d'opérations. Les modalités techniques de cette garantie fondée sur le DTS - elle l'est toujours - ont été longuement débattues entre la France et ses partenaires (vol. II, p. 445-452). L'ouvrage donne aussi des informations détaillées sur l'échange des billets lors du retrait de la Mauritanie ou lors de l'adhésion de la Guinée-Bissau (vol. II, p. 329-336 et 559-563). Et il analyse longuement les raisons des sorties de capitaux et les méthodes qui permettent de mesurer ces flux (vol. III, p. 68-80).

La zone franc, une histoire humaine... pour les Africains

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Cette histoire est d'autant plus riche qu'elle raconte souvent les événements au jour le jour et qu'elle donne leur place à un très grand nombre d'acteurs, la plupart africains. En lançant cette initiative, le gouverneur avait souhaité que l'ouvrage "soit plein de chair (...) et retrace notamment l'ardeur, l'abnégation de tous ces travailleurs de l'ombre, décideurs éclairés (...), qui ont, une pierre après l'autre, bâti l'édifice commun" (vol. III, p. 167). Le résultat est conforme au projet : cette histoire est une histoire africaine racontée par des Africains. L'ouvrage n'a donc rien de comparable aux mémoires d'un homme qui raconte son expérience en utilisant ses souvenirs  [10][10] Tel que, par exemple, l'ouvrage de Robert Julienne.... On trouve ici les mots de bienvenue ou les mots de clôture au début ou à la fin d'une réunion, les discours prononcés à l'occasion de la pose de la première pierre du bâtiment qui accueillera la banque après son transfert de Paris à Dakar... On trouve aussi le curriculum vitae et la photo des trois premiers gouverneurs, de plusieurs ministres des Finances, des anciens députés africains à l'Assemblée nationale. On trouve l'appel d'offres lancé pour la construction du siège de la banque à Dakar. On trouve la liste des agents de la BCEAO, en activité ou à la retraite, qui ont participé à l'échange de pesos en francs CFA quand la Guinée-Bissau est devenue membre de l'Union...

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Cette richesse n'est pas sans contreparties. On apprend beaucoup sur le déroulement des événements qui se sont succédé depuis quarante ans et sur le rôle des uns et des autres. Mais la place donnée aux jugements portés sur la zone franc s'en trouve limitée. Les avantages et les inconvénients d'appartenir à la zone sont évoqués à plusieurs reprises, la situation et le rôle du système financier sont examinés, l'efficacité de la politique monétaire l'est également, mais l'évolution de la zone au tournant des années 1990, la dévaluation du franc CFA en janvier 1994 et le redressement relatif depuis auraient pu faire l'objet d'une analyse plus approfondie et plus systématique. Il n'est pas facile, en effet, de se faire une idée précise, à la lecture de l'ouvrage, des résultats et par conséquent des chances de la zone aujourd'hui.

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Il est aussi regrettable que les perspectives ne soient pas davantage développées, alors que tous les projets élaborés depuis soixante ans semblent avoir trouvé leur place dans cet ouvrage. Elles font bien l'objet d'un chapitre, le quatorzième, qui est aussi le dernier, mais il ne comporte que douze pages ! Quel dommage que les possibilités d'évolution n'aient pas été plus longuement explorées ! On le regrette d'autant plus que le traité de l'UMOA a été complété, au moment de la dévaluation de 1994, par un traité instituant une Union économique et monétaire ouest-africaine, les pays africains faisant ainsi le chemin inverse de celui adopté par les pays européens  [11][11] Michel Lelart, "Un exemple d'intégration institutionnelle :.... De plus, l'arrivée de l'euro, qui constitue désormais l'ancrage du franc CFA a fait naître beaucoup d'interrogations sur le sort de cette monnaie et suscité un grand nombre de travaux  [12][12] Parmi les plus récents en langue française, on citera.... Enfin, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, qui regroupe les seize Etats de la région, dont le Ghana et surtout le Nigeria, souhaite depuis longtemps développer la coopération entre tous les Etats membres. Une Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest, créée en 1992, a pour mission de préparer les conditions nécessaires à la création d'une monnaie unique.

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Mais on sait que les historiens, trop occupés à expliquer le passé, n'aiment pas prédire l'avenir. Au moins avons-nous désormais l'histoire d'une monnaie africaine écrite par des Africains. Et quelle monnaie ! Née après la guerre, certes, mais dont on peut dire que l'origine se confond avec le pacte colonial, et dont il n'est pas certain, près de deux siècles plus tard, au moment où l'euro est devenu la monnaie de l'Europe, que son histoire soit près de se terminer.

Notes

[1]

Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Histoire de l'Union monétaire ouest-africaine, 3 vol., Paris, Georges Israël Editeur, 2000.

[2]

Hubert Gérardin, La Zone franc, tome 1 : Histoire et institutions, Paris, L'Harmattan, 1989, p. 52.

[3]

François Bloch-Lainé (éd.), La Zone franc, Paris, PUF, p. 33-34.

[4]

Michel Leduc, Les Institutions monétaires africaines, Paris, Pédone, 1965, p. 41.

[5]

Les avoirs extérieurs des pays membres de chacune des zones, résultant des opérations d'importation et d'exportation publiques ou privées qu'ils réalisent, ainsi que des transferts financiers des opérateurs, sont centralisés, au moins à hauteur de 65 %, dans un compte ouvert auprès du Trésor français. En cas de situation créditrice, ce compte est rémunéré au profit des Etats africains membres. En cas de déficit, une rémunération est également prévue, dans certaines conditions, au profit de la France. Les Etats membres peuvent ainsi acquérir des euros quelle que soit la situation négative de leur balance des paiements (NDLR, d'après Banque de France).

[6]

L'importance de ces relations est bien mise en valeur par François Bloch-Lainé, qui rappelle que l'empire colonial français a été davantage l'oeuvre des soldats et des fonctionnaires que des marchands et des industriels (op. cit., p. 16).

[7]

Michel Lelart, "L'origine du compte d'opérations", in Comité pour l'histoire économique et financière de la France, La France et l'Outre-Mer. Un siècle de relations monétaires et financières, Paris, ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, 1998, p. 529-545. Cf. aussi Samir Paul, "La Banque d'Etat du Maroc et la monnaie sous le protectorat", ibid., p. 389-427.

[8]

Madagascar a quitté également la zone franc en 1973, mais elle ne faisait pas partie de l'UMOA. Elle avait sa banque centrale qui émettait sa monnaie... et qui avait un "compte d'opérations" auprès du Trésor public.

[9]

Ces currency boards ont fonctionné jusqu'à ce que les colonies anglaises prennent leur indépendance et que chacune décide de se doter d'une banque centrale... pour adapter la création de leur monnaie aux besoins de l'économie. Cf. Michel Leduc, op. cit., p. 18.

[10]

Tel que, par exemple, l'ouvrage de Robert Julienne Vingt ans d'institutions monétaires ouest-africaines, 1955-1975. Mémoires, Paris, L'Harmattan, Paris, 1988.

[11]

Michel Lelart, "Un exemple d'intégration institutionnelle : l'évolution de la zone franc, du traité de Maastricht au traité de l'UEMOA", Revue Tiers Monde n? 152, octobre-décembre 1997, p. 897-918.

[12]

Parmi les plus récents en langue française, on citera Philippe Hugon, La Zone franc à l'heure de l'euro, Karthala, 1999, ou Arnaud de Raulin (éd.), La Zone franc face à l'euro, Artois Presses Université, 2000. Ajoutons un ouvrage issu d'un colloque entre Africains : Hackim Ben Hammouda et Moustapha Kasse (éds), L'Avenir de la zone franc. Perspectives africaines, Karthala et Codesria, 2001.

Plan de l'article

  1. Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Histoire de l'Union monétaire ouest-africaine, BCEAO, BCEAO, 3 vol., Paris, Georges Israël Editeur, 2000
  2. La zone franc, une longue histoire
  3. La zone franc, une histoire surtout politique
  4. La zone franc, une histoire humaine... pour les Africains

Pour citer cet article

Lelart Michel, « L'Union monétaire en Afrique de l'Ouest », L'Économie politique, 3/2003 (no 19), p. 106-112.

URL : http://www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2003-3-page-106.htm
DOI : 10.3917/leco.019.0106


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