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L'Économie politique

2003/4 (no 20)


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John Kenneth Galbraith appartient à une génération intellectuelle qui, aux Etats-Unis, fut marquée de façon indélébile par le traumatisme de la crise économique de 1929. Cette expérience forgera sa sensibilité progressiste et l'incitera à se positionner à la croisée des milieux politique et universitaire.

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Jeune économiste à Harvard dans les années 1930, Galbraith voit débarquer le keynésianisme à l'université et prend une part active à l'expérience du New Deal, spécialement dans le domaine des questions agricoles. En 1941, il est chargé par le président Roosevelt du problème capital du contrôle des prix, puis des rationnements dans le cadre du gouvernement de guerre  [1][1] Il s'agissait, écrira-t-il plus tard dans son autobiographie,.... L'économie de guerre ne représente pas une situation aberrante d'où toute normalité économique serait exclue. Bien au contraire, "elle ne consiste jamais qu'en une vive accélération de la vie économique ; cette expérience permet de reconnaître dans la réalité des traits que l'existence détendue du temps de paix ne met que graduellement en évidence" [2][2] Idem, p. 127.. Ce que révèle cette situation est alors tant la possibilité que la nécessité d'exercer collectivement un contrôle vigilant sur la vie économique. Elle permet de vérifier l'insuffisance du libéralisme économique très orthodoxe qui, de l'époque des "barons voleurs", les Rockefeller et autres dirigeants de gros conglomérats, jusqu'au jeudi noir de Wall Street d'octobre 1929, monopolisait l'opinion américaine "éclairée".

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Après 1945, Galbraith va devenir un personnage important de la vie publique aux Etats-Unis. Il continue naturellement un travail d'expertise économique classique, s'intéressant, pour le Département d'Etat (l'équivalent de notre ministère des Affaires étrangères), aux problèmes de reconstruction en Allemagne et au Japon dans l'immédiat après-guerre, ou, par la suite, proposant des diagnostics aux gouvernements américain ou canadien sur les questions de transport ou d'agriculture. Mais c'est surtout son rôle au sein du mouvement démocrate qui doit être mentionné. "Le Parti démocrate, écrira-t-il dans La Gauche américaine (1970, 1972, p. 6), attire ceux qui souhaitent le changement, [alors que] les républicains attirent ceux qui tiennent à ce qui existe ou à ce qui a existé." Dès 1947, il est l'un des fondateurs de l'Americans for Democratic Action (qu'il présidera à la fin des années 1960) et, durant une trentaine d'années, il sera l'une des autorités économiques les plus écoutées par l'opinion démocrate, rédigeant par exemple les discours économiques de Adlai Stevenson, John Fitzgerald Kennedy (dont il sera l'ambassadeur en Inde entre 1961 et 1963), Lyndon Johnson et Eugene McCarthy lors de leurs candidatures à la présidence des Etats-Unis.

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Mais cette période est aussi celle de sa reconnaissance intellectuelle. Dès 1948, il est titularisé à l'université de Harvard pour prendre la succession de E. S. Mason dans le domaine de l'économie industrielle. Il est influencé par l'institutionnalisme de Mason, mais aussi par celui des économistes du New Deal, Adolph Berle, Gardiner Means et Rexford Tugwell. Sa réflexion, qui conserve un fort ancrage keynésien, est également accaparée par les thèses de Joan Robinson ou Edward Chamberlin sur la concurrence imparfaite. Son premier livre important, Le Capitalisme américain, paraît en 1952, mais le coeur de sa réflexion est présenté dans le cadre d'une vaste trilogie comprenant : L'Ere de l'opulence (1958), Le Nouvel Etat industriel (1967), La Science économique et l'intérêt général (1973).

L'économiste et le pouvoir

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Lors de son adresse présidentielle au congrès de l'American Economic Association (1972), Galbraith relevait que, en "éludant le pouvoir, en faisant de l'économie une discipline non politique, la théorie néoclassique détruit la relation de l'économie au monde réel. Dans ce monde, le pouvoir joue un rôle décisif. Et les problèmes de ce monde s'aggravent tant par leur nombre que par leur détresse sociale"[3][3] Chroniques d'un libéral impénitent, Paris, Gallimard,.... Galbraith s'attaque en fait ici à deux adversaires distincts : d'une part, il tente de faire obstacle au renouveau de l'économie politique conservatrice, qui escamote les phénomènes de pouvoir en valorisant à outrance les propriétés bienfaisantes du marché - de fait, les controverses entre Galbraith et les économistes de Chicago, de George Stigler à Milton Friedman, furent ininterrompues pendant un demi-siècle. D'autre part, il s'élève contre la tendance au formalisme excessif (personnifié selon lui par Paul Samuelson et ses épigones) de la science économique après 1945. Il estime que la sophistication technique se paye trop souvent par une pertinence politique et morale moindre et donc, là encore, par la perte de vue de la question capitale du pouvoir et de son contrôle. Replacer ce problème au coeur de l'enquête de l'économiste invite donc, très schématiquement, à préciser ce qu'il faut entendre par le terme de pouvoir et à définir l'enjeu et les modalités de son contrôle.

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Le pouvoir apparaît d'abord, dans l'oeuvre de Galbraith, par l'intermédiaire de ceux qui en sont dépourvus. Il accorde toute son attention aux exclus : L'Ere de l'opulence lui permet de rappeler, en plein contexte de célébration de l'American way of life, que la misère perdure au milieu de l'abondance, que certaines zones rurales des Appalaches et du Piedmont pérennisent des îlots de pauvreté extrêmes. Quinze ans plus tard, il souligne pareillement que la modernité économique réserve aux femmes la fonction de "crypto-domestiques" d'un système de "haute consommation" et fait des Noirs des citoyens de seconde zone. Mais l'analyse du déficit de pouvoir est également proposée par Galbraith pour des cas moins spectaculaires : il en est ainsi, par exemple, pour sa théorie du consommateur et son fameux concept de "filière inversée". Loin d'être le deus ex machina du jeu économique, le consommateur moderne n'est qu'un pantin aux mains des grands organisations, qui façonnent ses penchants et lui dictent ses choix dans le sens de leurs intérêts propres. Galbraith rappelle, dans Le Nouvel Etat industriel (p. 212), que la publicité et la promotion, qui connaissent alors un développement exponentiel, ont ainsi comme seul but d'"enlever à l'acheteur - chez qui il échappe à tout contrôle - le pouvoir de décision pour le transférer à l'entreprise, où il peut être manipulé".

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C'est la notion d'autonomie qui permet de préciser le concept de pouvoir économique chez Galbraith. L'autonomie dépend de la disposition de biens et de services de base, mais aussi et surtout d'une capacité d'action et de jugement sur les moyens et sur les fins de l'activité  [4][4] Cultiver le jugement individuel et collectif constitue.... Pour Galbraith, les sociétés modernes sont sorties d'un état antérieur de rareté dans lequel la nature dictait en grande partie les conduites. Désormais, c'est le problème du choix qui devient capital : "Un pays riche, à l'exemple d'un homme riche, à l'embarras du choix. La seule chose qui lui fasse défaut, pour autant que nous puissions le souhaiter, est le privilège de ne plus être placé devant un choix"[5][5] L'Ere de l'opulence, p. 285.. Et le problème du choix social dépasse en complexité celui du choix individuel ; car il s'agit ici de résoudre en continu des problèmes d'attentes et d'arbitrages entre groupes concernant aussi bien les fins que les moyens de la coopération sociale. C'est à éclairer ces choix, ainsi que les adaptations et ajustements réciproques qu'ils impliquent sur le terrain de la production et surtout de la répartition, que doit se consacrer l'économiste, s'il entend respecter son serment réaliste. Comme l'exprime parfaitement Galbraith, "Le test suprême d'un ensemble d'idées économiques - d'un système, diraient certains -, ce sont les clartés qu'il projette sur ce qui fait l'inquiétude d'une époque. Explique-t-il les problèmes que les hommes trouvent urgents ? Répond-t-il aux critiques auxquelles nos relations économiques sont en butte ? Critère plus important peut-être, éclaire-t-il les choix qui sont l'enjeu des conflits politiques, car ces derniers ne se déchaînent pas spontanément, pas plus qu'ils ne sont le fruit des harangues pernicieuses d'une poignée d'agitateurs trop heureux d'épouvanter les esprits satisfaits" (La Science économique et l'intérêt général, p. 242). Dans cette perspective, contrôler le pouvoir consiste à vérifier que les différentes attentes ont été correctement comptabilisées et rendues compatibles, qu'un consensus temporaire a été réalisé sur les valeurs, sur les priorités, sur les moyens du développement. Galbraith, comme Hirschman, estime que le contexte interventionniste d'après guerre, dominé par la stature intellectuelle de Keynes, a constitué un tel moment de consolidation des croyances et a permis d'agir collectivement dans le sens du progrès économique et social. A l'inverse, l'étude du krach de 1929, auquel il consacre en 1955 l'un de ses premiers grands succès de librairie, lui permet d'observer une situation polaire de perte totale de repères communs, une situation de "folie collective", de chaos caractérisé par le brouillage total des repères et par la disparition de toute forme de solidarité.

Le capitalisme américain

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Ce canevas théorique est mobilisé pour proposer un diagnostic sur le nouveau capitalisme qui émerge aux Etats-Unis après 1945. Capitalisme singulier, caractéristique des sociétés d'abondance et où, désormais, à rebours des antiennes économistes, le marché est éclipsé par les grandes organisations. Le développement économique et social est étroitement planifié et n'est nullement le fruit d'un arrangement spontané ; le choix succède à la contrainte. La question du pouvoir se radicalise donc dans ce contexte, et l'interrogation majeure concerne le contrôle par le public de ces grandes organisations privées.

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Le nouveau système industriel présente plusieurs caractéristiques : il généralise l'usage de la technologie à l'industrie, il met en place une logique de planification et il concentre le pouvoir dans les mains d'un nouvel acteur, collectif, "l'intelligence organisée". La "technostructure", institution centrale du nouveau capitalisme, représente alors sans conteste, pour Galbraith, une forme évoluée de l'adaptation économique, sur le plan strictement comptable (efficacité), mais aussi sur le plan humain puisque, générant l'interdépendance des spécialistes, elle a le potentiel pour permettre l'apprentissage des orientations et choix collectifs. Mais elle pose un gros problème : la formidable capacité qu'elle développe d'imposer à l'intégralité de la société ses seules normes, finalités et valeurs. Galbraith s'interroge, dans Le Nouvel Etat industriel (p. 118) : "Qu'est ce que la technostructure veut faire de l'autorité qu'elle réclame ? Quels sont ses objectifs ? S'accordent-ils à ceux de la société ? Quelle est l'interaction des uns et des autres ?"

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La technostructure valorise une activité unique, la production, et tend à imposer l'idée que la croissance per se résume, à elle seule, toutes les finalités sociales. C'est donc une captation du pouvoir que réalisent les deux grands bénéficiaires de cet agencement, l'industriel et le militaire. Ce pouvoir "militaro-industriel", dont Galbraith va tout spécialement dénoncer la montée lors des années du traumatisme vietnamien, s'étend aussi bien sur l'individu que sur les groupes intermédiaires, ou encore sur l'Etat. Le conditionnement de l'individu, la "filière inversée" a déjà été mentionnée : "L'initiative de décider ce qui devra être produit, résume ici Galbraith, n'appartient pas au consommateur souverain, lançant par la voie du marché les instructions qui soumettent en dernier ressort les mécanismes économiques à sa volonté. Elle émane plutôt de la grande organisation productrice qui tend à contrôler les marchés qu'elle est supposée servir et, à travers eux, à assujettir le consommateur aux besoins qui sont les siens" (Le Nouvel Etat industriel, p. 19). Mais l'Etat est également instrumentalisé, dans le cadre de cette logique de croissance - confer la générosité des commandes nationales à l'industrie de l'armement. Plus généralement, Galbraith souligne l'abâtardissement de la logique originelle du keynésianisme, dont les politiques assurant la continuité du niveau de la demande globale sont désormais accaparées par des critères quantitatifs répondant aux impératifs du système industriel.

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Le discours sur la liberté de l'individu dans un tel système, auquel participent assidûment les économistes, est un leurre : "Une doctrine qui glorifie l'individu est un manteau rêvé pour l'organisation" (Le Nouvel Etat industriel, p. 223). Le monde moderne n'est pas composé d'un ensemble de marchés sur lesquels des individus rationnels développent librement et de façon spontanément complémentaire leurs stratégies. C'est un monde organisé par les seules grandes organisations. Dès lors, une planification est naturellement à l'oeuvre dans un tel système, mais elle a deux grands défauts : premièrement, elle est organisée au seul bénéfice des intérêts particuliers du système industriel ; deuxièmement, clandestine, car couverte par le discours célébrant le marché, l'individualisme et le libre-échange, elle secrète gaspillage et mauvais usage des ressources.

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Dès ses premiers titres, Le Capitalisme américain et L'Ere de l'opulence, Galbraith montre que des contre-pouvoirs sont indispensables. Il souligne d'abord que certaines préconceptions relatives aux vertus de l'insécurité, de l'instabilité, de l'inégalité économique défendues par l'économie standard doivent être combattues pour rendre les idées claires à la démocratie américaine. Il rappelle, en ayant toujours en mémoire l'expérience inaugurale du New Deal, qu'une collectivité moderne dispose désormais d'une grande variété d'outils d'intervention et de contrôle économiques, et que cette intervention n'est nullement synonyme d'emprise instrumentale totale sur la société. Ainsi, sur le cas particulier de l'inflation, il dénonce le privilège accordé à la politique monétaire et défend, dans L'Ere de l'opulence (p. 213), la solution plus volontariste consistant à "allier la politique budgétaire au contrôle des prix et des salaires". Dans une économie à plein régime, il est indispensable de nuancer l'objectif de croissance économique et de se tourner vers la restauration de certains équilibres sociaux : le déficit en biens et services publics, dont la pauvreté est la conséquence extrême, est inadmissible, et il doit être résorbé, en particulier par l'impôt progressif. Quinze ans plus tard, dans La Science économique et l'intérêt général, Galbraith proposera une "théorie générale de la réforme" où de nouveaux chantiers sont délimités : économiques, avec en particulier la protection de l'environnement ou la veille vigilante des inégalités, et politiques, avec le traitement de la question noire ou le contrôle de la politique extérieure américaine.

Conclusion

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On ne peut méconnaître la fécondité de l'oeuvre de Galbraith, malgré des faiblesses et imprécisions indéniables. En utilisant la distinction opportune d'Amartya Sen, on pourrait dire que son apport se situe principalement sur le versant "éthique", bien plus que "mécanique", de la science économique.

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Dans une conjoncture dominée aujourd'hui, ici plus qu'ailleurs, par la critique tous azimuts de l'"économisme", la prose hospitalière de Galbraith nous permet de nous familiariser avec des notions parfaitement exotiques, telle celle de "capitalisme raisonnable". Il serait peu judicieux de repousser cette idée, qui porte le sceau d'un pragmatisme toujours influent sur le mouvement institutionnaliste, en répétant simplement les arguments que Bertrand Russell opposait aux idées que John Dewey développait sur la démocratie, ne voyant là qu'une expression philosophique de "l'esprit du commerce". Les thèmes institutionnalistes rappellent simplement que les pratiques économiques (y compris certaines pratiques marchandes) possèdent des propriétés politiques singulières qui méritent d'être exploitées, à partir du moment où défense et progression des différentes dimensions de la citoyenneté sont en jeu.

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Mais la tension présente au coeur de l'oeuvre économique de Galbraith, qui s'est constamment développée au contact de la guerre - en Europe, en Corée, au Vietnam - et en présence d'une pensée réactionnaire toujours aux aguets, montre que la tâche, délicate, est sans fin.

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La question du contrôle du pouvoir est toujours au coeur du capitalisme américain. Paul Krugman remarque aujourd'hui que la politique économique du gouvernement conservateur peut être assimilée à un bond en arrière d'un siècle  [6][6] "For Richer", The New York Times, 20 octobre 2002.. Les Américains voient resurgir des niveaux d'inégalités comparables à ceux des années où Andrew Carnegie pouvait sans vergogne glorifier "le caractère sacré de la propriété, garant de la civilisation, qui assure les droits du travailleur sur les cents dollars déposés à la caisse d'épargne et celui du millionnaire sur ses millions" et poursuivre que "l'Individualisme, la Propriété privée, la Loi de l'Accumulation de la Richesse et la Loi de la Concurrence sont les plus sublimes résultats de l'expérience humaine", permettant, en particulier, la sélection des riches, véritables dépositaires des "intérêts supérieurs de la race" (1889). Cette perte de maîtrise économique s'accompagne d'une nouvelle complicité entre le militaire et l'industriel, au détriment de toutes les autres valeurs sociales. A la veille de l'intervention militaire américaine en Irak, John Le Carré rappelait opportunément : "L'enjeu ici n'est nullement une imminente menace terroriste ou militaire, mais les impératifs de la croissance économique américaine. Ce qui est en jeu est le besoin qu'a l'Amérique d'exhiber son potentiel militaire à la face de l'Europe, de la Russie, de la Chine, de la pauvre petite Corée du Nord, mais aussi du Moyen-Orient ; de montrer qui commande en Amérique et qui doit être commandé par l'Amérique dans le reste du monde"[7][7] "The United State of America as gone mad", Times, 15.... L'oeuvre de Galbraith permet de rappeler qu'il ne s'agit là de fatalités ni économique, ni politique, et que la maîtrise politique des forces économiques est toujours possible.

Bibliographie

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Principaux ouvrages de John Kenneth Galbraith

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  • 1952, American Capitalism, New York, M. E. Sharpe. Trad. française, Le Capitalisme américain, Paris, Génin, 1966.

  • 1955, The Great Crash, 1929, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, La Crise économique de 1929, Paris, Payot, 1961.

  • 1958, The Affluent Society, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, L'Ere de l'opulence, Paris, Calmann-Lévy, 1961.

  • 1967, The New Industrial State, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, Le Nouvel Etat industriel, Paris, Gallimard, 1968.

  • 1970, Who Needs the Democrats, and What it Takes to Be Needed, New York, Doubleday. Trad. française, La Gauche américaine, Paris, Fayard, 1972.

  • 1971, A Contemporary Guide to Economics, Peace and Laughter, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, Fraternité, finance et fantaisie, Paris, Denoel, 1971.

  • 1973, Economics and the Public Purpose, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, La Science économique et l'intérêt général, Paris, Gallimard, 1974.

  • 1975, Money : Whence It Came, Where It Went, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, L'Argent, Paris, Gallimard, 1977.

  • 1977, The Age of Uncertainty, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, Le Temps des incertitudes, Paris, Gallimard, 1978.

  • 1979, The Nature of Mass Poverty, Cambridge, Harvard University Press. Trad. française, Théorie de la pauvreté de masse, Paris, Gallimard, 1980.

  • 1981, A Life in Our Time, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, Une vie dans son siècle, Paris, Gallimard, 1983.

  • 1987, Economics in Perspective, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, L'Economie en perspective, Paris, Seuil, 1989.

  • 1990, A Short History of Financial Euphoria, New York, Whittle Book. Trad. française, Brève histoire de l'euphorie financière, Paris, Seuil, 1992.

  • 1992, The Culture of Contentment, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, La République des satisfaits, Paris, Seuil, 1993.

  • 1996, The Good Society, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, La Bonne Société, Paris, Fayard, 1996.

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Recueils

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  • 1979, Annals of an Abiding Liberal, Boston, Houghton Mifflin. Trad. française, Chroniques d'un libéral impénitent, Paris, Gallimard, 1982.

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Sur Galbraith

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  • Stanfield J. R., John Kenneth Galbraith, New York, St Martin's Press, 1996.

  • Frobert L., John Kenneth Galbraith : la maîtrise sociale de l'économie, Paris, Michalon, 2003.

Notes

[1]

Il s'agissait, écrira-t-il plus tard dans son autobiographie, du "poste civil le plus puissant relatif à la conduite de l'économie de guerre" (Une vie dans son siècle, Paris, Gallimard, 1983, p. 124., trad. française de A Life in Our Time, 1981).

[2]

Idem, p. 127.

[3]

Chroniques d'un libéral impénitent, Paris, Gallimard, 1982, p. 352. (trad. française de Annals of an Abiding Liberal, 1979).

[4]

Cultiver le jugement individuel et collectif constitue "une résistance vraiment progressiste aux croyances préfabriquées". Evoquant cette réappropriation du jugement, il poursuit : "Quand nous nous en serons aperçus, nous verrons que les modèles de vies réussis sont nombreux et que le succès d'une économie pourrait bien se mesurer aux chances qu'elles nous offre de choisir ainsi notre vie", La Science économique et l'intérêt général, p. 277.

[5]

L'Ere de l'opulence, p. 285.

[6]

"For Richer", The New York Times, 20 octobre 2002.

[7]

"The United State of America as gone mad", Times, 15 janvier 2003. Disponible à l'adresse : http :// www. commondreams. org/ views03/ 0115-01. htm

Plan de l'article

  1. L'économiste et le pouvoir
  2. Le capitalisme américain
  3. Conclusion
  4. Bibliographie

Pour citer cet article

Frobert Ludovic, Ferraton Cyrille, « John Kenneth Galbraith : le contrôle du pouvoir dans le capitalisme américain », L'Économie politique 4/2003 (no 20) , p. 80-88
URL : www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2003-4-page-80.htm.
DOI : 10.3917/leco.020.0080.


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