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L'Économie politique

2005/1 (no 25)


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Après le double choc de ce que l'on appelle les "événements de Gênes", à l'occasion du G8 en juillet 2001, et des attentats aux Etats-Unis le 11 septembre suivant, la mouvance altermondialiste a privilégié deux options : son élargissement et son approfondissement. Si le premier a été en partie réussi, cela s'est produit au prix d'un sentiment de dilution de la mouvance, et surtout au détriment de son approfondissement, c'est-à-dire de la volonté de définir une alternative au-delà de la simple dénonciation des effets de la "mondialisation libérale". Le processus des forums sociaux a bien entendu été l'incarnation de cette évolution, notamment le Forum social mondial (FSM) de Mumbai (Inde) en janvier 2004 et le Forum social européen (FSE) de Londres en octobre de la même année. La diversité des courants représentés, des " intouchables " en Inde aux groupes musulmans à Londres, a davantage retenu l'attention que la définition de l'alternative. C'est de sa capacité à résoudre les difficultés liées à la définition de ses marges et de son contenu que dépend l'avenir de la mouvance altermondialiste.

Les limites de l'élargissement

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La volonté d'élargissement de la mouvance altermondialiste répond à plusieurs motivations. La première, structurelle, est d'impliquer de plus en plus de mouvements protestataires, en vue d'élargir la vague altermondialiste et de créer ainsi un rapport de force le plus favorable possible face aux principaux protagonistes de la mondialisation. La seconde motivation est sociale. Un certain nombre d'enquêtes soulignent, en effet, le caractère relativement peu populaire des mouvements altermondialistes et l'indifférence globale des catégories défavorisées à leur égard. La troisième est la réponse des altermondialistes au nouveau contexte international né des attentats aux Etats-Unis et de la réaction de l'administration Bush (lutte antiterroriste et guerre "préventive" en Irak). Cet élargissement a donc été multiple : à la fois thématique, avec la lutte contre la guerre, la politique de l'"empire" américain et du gouvernement Sharon, contre le racisme, en particulier l'islamophobie, ou contre les réformes de l'Etat-providence en Europe ; géographique, avec la volonté d'élargir la mouvance, en particulier à l'Asie du Sud et au monde arabo-musulman ; et social, avec le souhait de gagner les majorités aux idées altermondialistes et donc de viser les catégories populaires, notamment dans les quartiers déshérités. C'est dans ce contexte que les mouvements altermondialistes se sont de plus en plus intéressés aux populations et aux organisations musulmanes.

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La plupart des altermondialistes souhaitent que la mouvance n'ait pas de contours précis, qu'elle soit appelée à accueillir le plus grand nombre possible d'organisations, à condition que celles-ci respectent différentes règles communes consignées en particulier dans la "Charte des principes du Forum social mondial", qui exclut, par exemple, les partis politiques et les mouvements armés. Cela n'empêche pas que la question des frontières de cette mouvance se pose et qu'elle fasse l'objet de vifs débats. Alors que, jusqu'au 11 septembre 2001, la question des frontières de l'altermondialisme concernait principalement les groupes radicaux, notamment autour de l'enjeu des violences commises par les "Black blocs", elle se concentre aujourd'hui sur les liens avec les groupes musulmans intégristes, en particulier sur la question du voile.

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Certains altermondialistes semblent s'en inquiéter. En 2003, Bernard Cassen, le président d'honneur d'Attac, avait eu, par tribune interposée, des échanges assez vifs avec Tariq Ramadan. Sa réaction aux interventions et à l'atmosphère générale d'un séminaire du FSE de Londres consacré au voile islamique le confirme, puisque celui-ci y a été hué et traité de raciste pour avoir défendu la législation française sur le port d'insignes religieux à l'école. Dans le texte qu'il a rédigé suite à ce séminaire, il réaffirme sa position favorable à la loi française sur le voile. Il dénonce également une "intolérance jamais vue dans un forum social" et un "terrorisme intellectuel " dans le cadre de ce "séminaire-réquisitoire"[2][2] " A propos du séminaire "Hijab : le droit de la femme..., et se pose la question de la compatibilité entre ce qu'il appelle le " communautarisme exacerbé " et l'altermondialisme. Jacques Nikonoff, l'actuel président d'Attac, notait également à propos du FSE de Londres que "treize séminaires ou plénières traitent, sous des angles divers, de la question de l'islam, dont sept auxquels participent Tariq Ramadan. Aucune autre religion ni aucune autre personnalité n'ont une telle place au FSE"[3][3] Cité dans " Un forum en questions ", 2004, www. penelopes.....

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D'autres altermondialistes, comme Pierre Khalfa, syndicaliste et dirigeant d'Attac, ou José Bové, se montrent plus conciliants sur cette question. Dans une tribune récente  [4][4] Libération, 11 novembre 2004., le premier fait le pari que certains groupes musulmans suivront un processus assez similaire à celui suivi par les groupes chrétiens, en souhaitant que la mouvance altermondialiste exprime " une volonté d'intégrer des courants politiques se réclamant de l'islam, comme les mouvements d'émancipation du passé ont fini par intégrer, non sans difficultés, des organisations se réclamant du christianisme et du judaïsme ". En 2003, alors qu'il était l'un des responsables du FSE organisé dans la région parisienne, il avait refusé d'envisager l'exclusion de Tariq Ramadan du Forum. Il était également hostile à la législation française sur le voile. José Bové, lui-même opposant à cette loi, fait le même pari. Il expliquait ainsi, lors du FSE 2003, qu'il fallait identifier " dans le monde arabe, dans le monde musulman, des religieux qui, à partir de leur culture, à partir de leur religion, seraient capables d'élaborer une véritable théologie de la libération dans l'islam ".

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Certains n'hésitent pas à aller plus loin en prônant tout simplement une grande alliance des altermondialistes et des organisations arabo-musulmanes. Ainsi, Walden Bello, l'une des principales figures altermondialistes du Sud, a expliqué dans une intervention récente à Beyrouth que l'un des grands défis actuels était de "supprimer la distance politique et culturelle entre les mouvements globaux pour la justice et la paix et leurs homologues dans les mondes arabe et musulman"[5][5] " Beirut 2004. A milestone in the global struggle against.... Il estime que, sans l'alliance des mouvements globaux et des mouvements arabes, la lutte contre la "mondialisation libérale" et l'"impérialisme" ne pourra être gagnée.

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Des altermondialistes vont même jusqu'à établir un lien entre rejet de la mondialisation libérale et revendication religieuse, en l'occurrence entre marchandisation et port du voile. C'est le cas, par exemple, de Salma Yaqoob  [6][6] " Hijab : a woman's right to choose ", FSE, 16 octobre..., lors du fameux séminaire du FSE à Londres. Celle-ci y a justifié son port du voile au nom d'une volonté d'émancipation de la femme musulmane, d'un " rejet d'un monde où les femmes doivent endurer une chosification [objectification] en tant qu'objets sexuels " et d'un " défi au pouvoir des entreprises et de la publicité ", car, en interdisant le port du voile, les jeunes femmes seraient " forcées d'afficher leur corps comme une marchandise " au bénéfice du capitalisme et du consumérisme. Pour elle, la question du port du voile est cruciale pour le FSE car " le racisme en général et l'islamophobie en particulier sont centraux pour l'ensemble du projet néolibéral ".

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Ces tensions liées à l'élargissement ne sont pas anecdotiques et ne relèvent pas uniquement d'un intérêt malsain et polémique des médias, comme cela a pu être dénoncé par certains altermondialistes à propos de l'"affaire Ramadan" au FSE de 2003. Elles soulèvent au contraire des questions fondamentales pour la mouvance. La première est celle du risque de dilution d'un mouvement qui se définit désormais comme "attrape-tout", organisé pour une "lutte globale contre toutes les formes de domination et d'oppression"[7][7] P. Viveret, in Où va le mouvement altermondialisation ?....... La seconde question est celle de l'absence volontaire d'instance de contrôle des mouvements et de mécanismes permettant de prévenir ou de sanctionner certaines dérives. En s'associant ou en donnant la parole à des organisations radicales, les altermondialistes prennent également des risques importants en termes de crédibilité, d'autant que ceci est largement exploité par ceux qui soulignent certains faits troublants  [8][8] Voir M. Strauss, " Antiglobalism's jewish problem ",... ou même qui cherchent à décrédibiliser la mouvance  [9][9] Voir, par exemple, J. Kurlantzick, " The left and the.... Le rapport aux groupes et aux populations musulmanes peut constituer, dans une certaine mesure, un test de la capacité des mouvements altermondialistes à s'attirer le soutien des catégories populaires.

Les impasses de l'approfondissement

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A l'instar de l'Europe, la mouvance altermondialiste a semble-t-il opté pour son élargissement et le respect de la diversité des composantes, au détriment de son approfondissement, c'est-à-dire de la définition d'une ou de plusieurs alternatives, et de la recherche d'un consensus sur la manière de les mettre en oeuvre. En effet, les "puristes" de l'"esprit de Porto Alegre", dont le représentant le plus éminent est Chico Whitaker, l'un des créateurs du FSM, estiment que le respect absolu de la diversité des composantes de la mouvance constitue la valeur suprême de l'altermondialisme et des forums sociaux, qui doivent être " un espace sans hiérarchie, sans inégalité de pouvoir, sans exclusion, sans imposition d'option organisationnelle "[10][10] Propos tenus le 26 juillet 2004 lors du Forum social....

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Des altermondialistes commencent malgré tout à remettre en cause cette posture et soulignent les tensions existant au sein de la mouvance entre élargissement et approfondissement, ainsi que le note par exemple Bruno Rebelle, l'ancien responsable de Greenpeace- France : " La difficulté réside [...] dans l'articulation entre l'ouverture bien réelle des débats - ouverture tendant naturellement à la diversification des propos et des propositions - et la synthèse ou l'approfondissement nécessaire au passage à l'action "[11][11] Où va le mouvement altermondialisation ?, op. cit.. Jacques Nikonoff souligne également qu'"il est difficile sinon impossible de parler des "propositions du mouvement altermondialiste", tout simplement parce qu'il n'en existe pas au nom de ce mouvement. Les forums sociaux, à l'échelle européenne ou mondiale, n'ont pas encore produit le "consensus de Porto Alegre" que nous appelons tous de nos voeux. A la fin de ces forums, nous sommes bien en peine de savoir ce qu'il en est ressorti. [...] Dès lors, comment un gouvernement, ou une instance internationale, pourraient-ils s'inspirer des propositions DU mouvement altermondialiste, alors même que certaines de ses composantes prônent la décroissance et d'autres la croissance, le développement du nucléaire ou son abandon, le plein-emploi ou le revenu universel, etc. ?"[12][12] " Une nouvelle dynamique pour Attac ", 22 septembre.... Ceux-ci tendent donc à appeler à la définition d'un "consensus de Porto Alegre". C'est en particulier la position d'Attac en France.

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Les oppositions sont encore plus nettes au sein de la mouvance altermondialiste concernant le " débouché politique " de leurs propositions. Le courant dominant souhaite rester à distance de tout engagement politique et a fortiori de tout recours à la violence, ainsi que le précise la " Charte des principes du FSM ", et donc se cantonner à un rôle de contre-pouvoir. Jacques Nikonoff, par exemple, a rappelé, notamment après le projet avorté de liste "100 % altermondialistes " pour les élections européennes de juin 2004, que " Attac [France] n'envisage pas de devenir un parti ou un mouvement politique, que ce soit dans le proche avenir ou à plus long terme. Attac n'envisage pas plus d'encourager, directement ou indirectement, la création d'un tel parti ou mouvement politique"[13][13] Ibid.. C'est également la position adoptée par Attac-Allemagne face au projet de formation d'un mouvement politique à la gauche du SPD, intitulé Wahlalternative Arbeit und Soziale Gerechtigkeit (WASG).

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Ce courant "apolitique" correspond aux organisations qui considèrent l'altermondialisme comme un mouvement inédit par rapport aux mouvements d'émancipation passés. Il se scinde en deux catégories classiques : les réformistes et les radicaux. Le courant réformiste est principalement incarné par des ONG comme Oxfam, qui entendent promouvoir une mondialisation plus équitable, "à visage humain", en privilégiant une réforme des institutions et des règles de gouvernance globale. Le courant radical, qui entend transformer le système économique et social à l'échelle nationale, régionale et globale, se décompose lui-même en deux tendances. La première, représentée notamment par Attac, vise à une transformation des valeurs en changeant la société par le bas, sur la base d'un travail d'éducation populaire et de contre-expertise, ainsi que par la création d'un rapport de force. Cette lutte contre l'hégémonie culturelle supposée du néolibéralisme constituerait une condition nécessaire pour la mise en place durable d'une véritable alternative. La seconde tendance, influencée par les zapatistes du Chiapas et l'expérience des "pirates urbains", a pour objectif de créer des poches autonomes dans le système à l'échelle d'une petite communauté, au sein desquelles les principes alternatifs pourraient être mis en place.

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Il existe cependant un autre courant, que l'on peut appeler "politique", qui tend à considérer l'altermondialisme comme le rejeton des mouvements ouvriers et/ou "anti-impérialistes" et que celui-ci doit s'inscrire dans ces dynamiques "émancipatrices" en étant intégré dans un pôle politique révolutionnaire plus large. C'est la position défendue par les mouvements de la gauche radicale, qui sont plus ou moins directement liés à la mouvance altermondialiste. Ainsi, le trotskiste Alex Callinicos explique-t-il que "nous ne devrions pas être effrayés par l'engagement dans la politique" et que " le remplacement du capitalisme par un système économique conforme à nos valeurs requiert une transformation sociale radicale, une révolution, en d'autres termes "[14][14] A. Callinicos, The Case for Revolutionary Socialism,.... Ce pôle politique radical serait, par exemple, une Ve Internationale pour les trotskistes, ou une gauche alternative pour les néocommunistes.

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A Londres, le 16 octobre 2004, un séminaire du FSE réunissait les responsables des principaux mouvements européens de la gauche radicale - Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Refondation communiste, Respect et WASG - autour du thème de " La nouvelle gauche en Europe ". Sue Johnson, de l'organisation Socialist Alliance, résume la teneur des débats de ce séminaire en expliquant que " le forum a montré le potentiel du mouvement à forger de nouvelles alternatives politiques aux principaux partis " car " le mouvement a besoin d'une voix politique "[15][15] " Movement needs a political voice ", Socialist Worker,.... Les participants du " contre-forum " du FSM de Mumbai, " Mumbai Resistance 2004 Against Imperialist Globalisation and War ", partagent quelque peu cette vision. Principalement indiens et se réclamant ouvertement du marxisme-léninisme, ceux-ci entendaient s'inscrire dans " un processus de construction d'un puissant mouvement anti-impérialiste, anticapitaliste, qui cherche à attirer les peuples du monde entier, y compris les participants du FSM, [...] vers une résistance organisée contre la mondialisation impérialiste et les guerres impérialistes "[16][16] " Why Mumbai Resistance 2004? ", www. mumbairesistance..... A l'instar des autres mouvements de la gauche radicale, ceux-ci reprochent aux altermondialistes du FSM d'exclure les mouvements politiques et les groupes armés, et d'être dominés par des ONG occidentales et des mouvements sociaux-démocrates réformistes, qui seraient au service de l'impérialisme et du capitalisme.

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Outre cette pression politique sur sa gauche, la mouvance altermondialiste va devoir faire face à de nouveaux acteurs politiques antilibéraux, qui émergent en particulier dans des pays où la gauche est au pouvoir. Ainsi, le mouvement Respect a été créé au Royaume-Uni début 2004, notamment par George Galloway, qui a été exclu du Parti travailliste pour ses positions sur la guerre en Irak. En Allemagne, WASG, qui regroupe nombre de membres du SPD, pourrait prochainement se structurer en parti politique et présenter des candidats aux élections législatives de 2006. Enfin, au Brésil, le Parti socialisme et liberté (P-Sol) a été créé en juin 2004 par des hommes politiques de gauche expulsés du Parti des travailleurs de Lula. Ces mouvements tendent à se situer entre l'extrême gauche et la gauche de gouvernement, en s'appuyant sur le rejet de la mondialisation libérale, de la guerre et des réformes mises en place par des gouvernements de gauche. Ils paraissent se situer exactement sur le credo idéologique des altermondialistes. Seront-ils les mouvements politiques qui " récupèreront " les idées que les altermondialistes mettent sur la table, selon l'expression de Bernard Cassen, ou bien seront-ils des concurrents ?

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Les incertitudes sont notables en ce qui concerne l'avenir de l'altermondialisme. Elles proviennent en partie de la volonté des principaux mouvements d'éviter les travers passés, en particulier du mouvement communiste. Cela se traduit par un refus de structurer le mouvement et de le fermer, un refus de toute hiérarchie et de mouvements leaders, des divisions du passé, de tout engagement politique direct et a fortiori de toute forme d'accession violente au pouvoir. Cette dimension post-communiste, outre le fait de ne pas être partagée par tous les groupes, résout certaines difficultés, mais en crée bien d'autres. Elle conduit à une incapacité à contrôler les dérives (violence des plus radicaux, propos de nature antisémite) et à définir un consensus sur des propositions alternatives et la manière de les mettre en oeuvre, ainsi qu'à des difficultés à toucher directement les catégories populaires. Tant que la mouvance npas résolu les apories de ce post-communisme, elle aura des difficultés à surmonter son essoufflement actuel.

Notes

[1]

Auteur de Altermondialisme, le nouveau mouvement d'émancipation ?, Paris, Lignes de repères, 2004.

[2]

" A propos du séminaire "Hijab : le droit de la femme de choisir" tenu au FSE de Londres ", 16 octobre 2004, www. france. attac. org

[3]

Cité dans " Un forum en questions ", 2004, www. penelopes. org

[4]

Libération, 11 novembre 2004.

[5]

" Beirut 2004. A milestone in the global struggle against injustice and war ", 23 septembre 2004.

[6]

" Hijab : a woman's right to choose ", FSE, 16 octobre 2004, Londres, www. naar. org. uk.

[7]

P. Viveret, in Où va le mouvement altermondialisation ?... et autres questions pour comprendre son histoire, ses débats, ses stratégies, ses divergences, Paris, La Découverte, 2003.

[8]

Voir M. Strauss, " Antiglobalism's jewish problem ", Foreign Policy, 12 novembre 2003, ou les ouvrages de P.-A. Taguieff.

[9]

Voir, par exemple, J. Kurlantzick, " The left and the islamists ", Commentary, décembre 2004, ou l'ouvrage de D. Horowitz, Unholy Alliance : Radical Islam and the American Left (Washington DC, Regnery, 2004).

[10]

Propos tenus le 26 juillet 2004 lors du Forum social des Amériques à Quito, cités dans Dorval Brunelle, " Le premier Forum social des Amériques. Analyse ", 29 août 2004, www. cadtm. org.

[11]

Où va le mouvement altermondialisation ?, op. cit.

[12]

" Une nouvelle dynamique pour Attac ", 22 septembre 2004, www. france. attac. org.

[13]

Ibid.

[14]

A. Callinicos, The Case for Revolutionary Socialism, 7 décembre 2003, www. zmag. org

[15]

" Movement needs a political voice ", Socialist Worker, n? 542, 11 novembre 2004.

[16]

" Why Mumbai Resistance 2004? ", www. mumbairesistance. org

Plan de l'article

  1. Les limites de l'élargissement
  2. Les impasses de l'approfondissement

Pour citer cet article

Fougier Eddy, « L'altermondialisme entre deux pièges », L'Économie politique, 1/2005 (no 25), p. 59-66.

URL : http://www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2005-1-page-59.htm
DOI : 10.3917/leco.025.0059


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