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L'Économie politique

2007/1 (no 33)


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La situation actuelle annonce-t-elle l'entrée dans l'après-pétrole ?

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Benjamin Dessus : Il est évident que le pétrole se raréfie. Pour autant, la hausse du prix du baril que nous avons connue pendant plusieurs mois n'est pas liée à une raréfaction brutale des ressources, mais à un déséquilibre entre l'offre et la demande, en raison notamment d'investissements qui n'ont pas été faits à temps. Dit autrement, le problème n'est pas qu'il y a moins de pétrole, mais qu'il est cher. Si les pétroliers accéléraient leurs investissements pour satisfaire les besoins actuels, nous assisterions probablement à un contre-choc du genre de celui que nous avons connu à partir de 1986, fût-ce à un niveau de prix supérieur.

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Quelle que soit l'issue de la crise actuelle, il faut se préparer dès maintenant à l'après-pétrole, et sans même s'enferrer dans le débat autour de l'échéance du pic pétrolier (le moment où la production de pétrole atteint son maximum pour commencer à décroître). Selon les uns, elle est imminente, selon d'autres, elle peut être repoussée de quelques décennies. Peu importe, serais-je tenté de dire. Quand bien même l'histoire récente a donné raison aux plus optimistes, en apportant un démenti aux plus pessimistes, en l'occurrence aux auteurs du rapport du Club de Rome qui, au début des années 1970, avaient annoncé la fin du pétrole pour l'an 2000, je trouve ce débat stérile devant la double évidence suivante : il y a aura tôt ou tard un après-pétrole, et plus tôt nous l'atteindrons, plus vite nous pourrons contribuer à faire face à cet autre enjeu planétaire qu'est le réchauffement du climat. Car, désormais, la question énergétique est indissociable de la question environnementale.

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Le pétrole est de plus en plus difficile à trouver et à extraire, et de plus en plus mauvaise qualité. Il nous restera la possibilité d'exploiter davantage l'asphalte et les schistes pour les transformer en carburant, mais ce sera avec des rendements énergétiques plus faibles et plus d'émission de CO2. Le réchauffement climatique nous oblige à ne pas restreindre le débat à la question du pétrole, mais à l'élargir à l'ensemble des énergies fossiles, dont l'exploitation est la principale source d'émission de CO2.

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Dans ce contexte, des voix s'élèvent pour considérer que le nucléaire est précisément la source énergétique à même de concilier ce double objectif : sortir du pétrole et réduire les gaz à effet de serre. Or, dans une étude prospective récente, vous montrez que rien n'est moins sûr...

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B. D. : Vous n'ignorez pas mes positions, plutôt hostiles, à l'égard du nucléaire. Inutile de les rappeler ici. Bornons-nous à cette étude, réalisée, je le précise au passage, avec Philippe Girard, du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Elle part d'une hypothèse : les tenants du nucléaire ont raison, l'énergie nucléaire est la solution d'avenir. Pour la vérifier, nous avons évalué l'impact qu'aurait, au regard des émissions de gaz à effet de serre, une généralisation du parc nucléaire à l'ensemble de la planète. Soit le scénario que nous avons appelé Sunburn (" Sun " pour " scénario ultra-nucléaire "). En contrepoint, nous avons imaginé un autre scénario diamétralement opposé, dans lequel l'énergie nucléaire aurait été abandonnée, y compris en France. Soit le scénario Sunset.

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L'intérêt de ces deux scénarios est, comme vous l'aurez compris, de partir des situations les plus extrêmes. En l'espèce, le scénario Sunburn présuppose l'accès au nucléaire de tous les pays qui ont des besoins suffisamment importants d'électricité, y compris ceux actuellement non nucléarisés ou qui y ont renoncé. Il présuppose aussi que tous ces pays disposent de ressources naturelles (l'uranium) et humaines pour faire fonctionner les centrales nucléaires, que les problèmes de sécurité sont résolus... C'est dire si ce scénario est a priori improbable. Mais au moins permet-il de se faire déjà une idée de l'impact de scénarios intermédiaires au regard des émissions de gaz à effet de serre Je précise que le choix de l'année 2030, que nous avons retenue en guise d'échéance, n'est pas fortuit : nous nous sommes calés sur celle généralement retenue par les institutions en charge de définir la politique énergétique.

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Quand bien même ces conditions improbables seraient réunies, les résultats de ce scénario Sunburn sont, selon vous, plus que mitigés.

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B. D. : En effet, à supposer que nous surmontions tous les obstacles politiques et techniques à la diffusion de l'énergie nucléaire, les économies d'émission de gaz à effet de serre engendrées par le scénario Sunburn par rapport au scénario Sunset ne deviennent significatives qu'à partir de 2018 (0,5 milliard de tonnes). Pour 2030, elles pourraient atteindre 4,4 milliards de tonnes, soit 8 % des émissions de cette époque. C'est bien, mais ce n'est pas du tout à la mesure de l'enjeu d'une diminution rapide des émissions de CO2 qui devrait nous conduire en 2050 à une division par deux de ces émissions. Bien entendu, un scénario à la fois moins ambitieux et plus réaliste, consistant à maintenir une filière nucléaire dans quelques pays, se révèlerait encore moins satisfaisant, surtout si on n'escamote plus les risques associés à la production de l'énergie nucléaire.

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Qu'on soit pro ou antinucléaire, la généralisation du nucléaire ne résout donc pas la question du réchauffement climatique. Sans compter que, si tel était le cas, il faudrait résoudre des questions aussi épineuses que la dissémination de l'énergie nucléaire dans des pays à risque du point de vue géopolitique, la formation des personnels en charge de faire fonctionner les centrales, la maîtrise des filières de retraitement...

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Votre collègue, cependant, ne cache pas ses divergences quant à l'interprétation des résultats...

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B. D. : En tant que chercheur au CEA, il considère en effet que le jeu en vaut la chandelle, que la situation actuelle (réchauffement du climat et hausse des cours du pétrole) est favorable à l'énergie nucléaire, tout en considérant néanmoins qu'il faut raison garder et envisager une relance raisonnable du nucléaire. Le débat reste ouvert. L'exercice auquel nous nous sommes livrés apporte des éléments quant à l'intérêt du nucléaire non pas seulement en soi, mais au regard des émissions de gaz à effet de serre. Quiconque peut défendre le nucléaire, mais il ne peut le faire au nom d'une contribution majeure à la lutte contre l'effet de serre. Pas plus qu'il ne peut le faire au nom de l'indépendance énergétique. En ce qui concerne la France, l'uranium utilisé est importé ; d'autre part, le secteur des transports reste encore largement dépendant du pétrole. Ce qui laisse au final peu d'arguments...

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Quel peut-être l'apport des énergies renouvelables ?

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B. D. : Par rapport à la situation actuelle, ces énergies peuvent avoir une contribution encore plus importante, grâce notamment aux progrès technologiques. Mais ces énergies ne peuvent à elles seules constituer " la " solution. Dans l'hypothèse du scénario proposé par le rapport de l'Agence internationale de l'énergie pour 2030 - scénario qui se veut déjà très ambitieux, puisqu'il fait l'hypothèse d'un effort important au niveau mondial -, on ne peut compter sur une intensification de l'effort dans le domaine de ces énergies pour s'en sortir. Le principal obstacle réside dans l'absence de véritable marché. Non que celui-ci ne puisse voir le jour, mais il faudra du temps pour qu'une nouvelle filière énergétique, organisée autour des énergies renouvelables, s'impose dans des secteurs comme le transport, où domine encore l'usage de carburant dérivé du pétrole.

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Parmi les énergies renouvelables, seule la biomasse peut se substituer rapidement à l'essence pour faire rouler nos véhicules. Mais pas sous sa forme actuelle, dans la mesure où le sucre qu'elle utilise est directement en concurrence avec les besoins alimentaires. Seuls les pays riches peuvent se permettre une production intensive pour leur besoin de carburant. La vraie bonne solution serait d'utiliser les déchets des plantes alimentaires (paille, rafle) ou les déchets forestiers. Mais cela suppose des technologies qui en sont encore au stade du développement. Il faudra attendre encore cinq à quinze ans pour qu'elles parviennent à leur maturité. A partir de là seulement, on pourra peut-être commencer à avoir une participation significative d'un carburant de synthèse.

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Si la solution ne peut être le nucléaire ni les énergies renouvelables, faut-il s'orienter vers un " panier énergétique ", comme certains le recommandent ?

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B. D. : Tout le monde est d'accord pour dire qu'il ne faut plus parler en termes d'énergies alternatives (qui se substitueraient à d'autres) mais de panier énergétique, c'est-à-dire qu'il ne faut renoncer à aucune énergie, hormis le nucléaire qui fait encore débat. Mais on ne peut fonder nos espoirs sur cette seule diversification. Ni sur le captage et le stockage des émissions de CO2 des centrales thermiques, du moins à moyen terme. D'après d'autres résultats de l'étude que nous évoquions tout à l'heure, même en cumulant un ambitieux programme nucléaire et un programme de captage-stockage, on resterait encore trois fois en deçà des réductions de gaz à effet de serre à atteindre. La solution passe d'abord par une plus grande sobriété énergé­tique, une efficacité énergétique accrue, enfin une amélioration du rendement global du système.

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Commençons par la sobriété énergétique, comment y parvenir ?

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B. D. : En commençant tout simplement à faire plus attention à la manière dont on consomme l'énergie. Concrètement, en évitant d'utiliser sa voiture pour aller chercher sa baguette à la boulangerie du coin, surtout si l'on utilise de surcroît un 4 x 4... Naturellement, cette sobriété individuelle n'est pas suffisante. Elle est très largement conditionnée par les infrastructures dont dépendent nos modes de vie. Faute de moyens de transport collectifs, des personnes sont contraintes d'utiliser leur voiture. A une sobriété individuelle, il faut donc ajouter une sobriété collective fondée sur une autre conception de l'urbanisme, de l'habitat, des transports...

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Quel lien faites-vous entre cette sobriété et la thématique de la décroissance ?

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B. D. : Dans mon esprit, sobriété n'est pas synonyme de décroissance, un concept qui reste à mieux définir. Pour l'heure, il me paraît peu " vendable " auprès de certaines catégories de consommateurs qui aspirent encore à une élévation de leur niveau de vie matérielle et qui ne sont donc pas prêts à renoncer au superflu. La sobriété ne vise pas la réduction pour la réduction mais des choix rationnels, individuels et collectifs. On peut certes parvenir à faire décroître la consommation dans son usage quotidien, mais cela ne suffit pas à régler le problème.

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Venons-en à l'efficacité énergétique...

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B. D. : Elle passe par l'adoption d'équipements plus économes pour l'éclairage, le chauffage, nos déplacements... Des résultats substantiels peuvent être d'ores et déjà obtenus tant en termes d'économies que d'émissions de gaz à effet de serre. Le potentiel est de l'ordre de 10 à 15 % à l'horizon de 2020, de plus de 20 % en 2030. Cependant, la réhabilitation des bâtiments, le renouvellement du parc automobile, le remplacement des équipements électroménagers prendront du temps. Quant au rendement global du système, il correspond au rapport entre l'énergie effectivement utilisable et l'énergie primaire utilisée pour la produire, depuis l'extraction jusqu'à son acheminement en passant par sa transformation. Force est de constater qu'en l'état actuel des choses, ce rendement est médiocre. Au niveau mondial, il est de 67 %, et de l'ordre de 64 % en France. Ce rendement est particulièrement mauvais dans le cas de l'électricité, ce qui explique la moindre performance française : entre le moment où l'énergie est extraite et le moment où elle arrive chez le consommateur, il y a une perdition d'entre 33 et 36 %. Précisons que cette perte se traduit sous forme de chaleur.

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Comment améliorer ce rendement ?

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B. D. : Dans le cas de l'électricité, le moindre rendement énergétique s'explique par les modalités de production. C'est le cas des centrales nucléaires, mais aussi des centrales thermiques. Deux tiers de l'énergie produite repart dans l'atmosphère au cours de la transformation en électricité. Autrement dit, quand une centrale fournit 1 000 MW, quelque 2 000 MW sont rejetés dans l'atmosphère sous forme de chaleur (ce que nous voyons dans les panaches de nos centrales). La seule façon d'améliorer le rendement, c'est de rapprocher les centrales des clients pour exploiter cette chaleur, suivant la logique de ce qu'il est convenu d'appeler l'écologie industrielle. Une centrale en cogénération (qui produit à la fois de l'électricité et de la chaleur utilisable), par exemple, peut avoir un rendement de l'ordre de 80 à 85 %, contre 40 % actuellement. C'est une perspective intéressante. Seulement, elle n'est envisageable que pour des petites centrales qu'on peut implanter près ou dans des villes ou dans des zones industrielles, ce qui exclut de fait les centrales nucléaires actuelles et les grosses centrales à charbon.

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Du point de vue du rendement, les énergies renouvelables se révèlent particulièrement adaptées. Elles sont naturellement dispersées : on n'a donc pas intérêt à trop les concentrer pour ensuite les re-disperser en les transportant, ce qui induit des pertes. Prenons le cas des piles photovoltaïques. Certains ont suggéré d'en installer à grande échelle au Sahara, où le temps d'ensoleillement est très élevé, afin d'alimenter les besoins des pays du Nord. Le problème est que, en l'état actuel, les piles disponibles n'ont qu'un rendement de 10 %. Autrement dit, 90 % sont perdus sous forme de chaleur sur place. A quoi s'ajoutent de considérables pertes en ligne pour l'acheminement de l'électricité jusqu'en Europe. Une solution plus raisonnable est d'installer les photopiles directement sur les toits des maisons ou d'autres bâtiments. Le rendement sera toujours aussi médiocre, mais au moins on peut envisager d'exploiter une partie des 90 % d'énergie qui restent, par exemple en alimentant un chauffe-eau solaire.

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Vous allez jusqu'à préconiser un système décentralisé. Qu'entendez-vous par-là ?

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B. D. : Il s'agit d'améliorer le rendement énergétique en maximisant l'usage des énergies locales : éolienne, hydraulique, biomasse, bois et le moindre gisement de matières premières, y compris les énergies fossiles, dont l'exploitation peut éviter le recours à des énergies transportées sur de longues distances.

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Pourquoi ne le faisons-nous pas ? Quels sont les obstacles ?

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B. D. : Il y en a plusieurs, à commencer par ce qu'il convient bien d'appeler le lobby du nucléaire. Il n'a aucun intérêt à voir se mettre en place un système énergétique décentralisé.

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Pourquoi ?

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B. D. : Une des principales raisons est d'ordre culturel. Les acteurs du secteur énergétique sont convaincus que l'efficacité est liée à la puissance, qui elle-même est liée à la taille. Or les énergies renouvelables sont assimilées à la production locale et donc perçues comme a priori à faible valeur ajoutée, voire non rentables. Il faudrait une révolution culturelle pour faire admettre que le micro et le local peuvent être dignes d'intérêt et moteurs d'une nouvelle dynamique du capitalisme. Plutôt qu'une logique de décentralisation du système de production, c'est une logique de concentration qui continue à dominer dans le secteur énergétique. C'est vrai dans le domaine nucléaire, mais aussi dans ceux du gaz, de l'électricité... Même constat pour ce qui concerne les marchés de matériels ou d'équipements nécessaires à la production d'énergies alternatives. Une voiture roulant à l'essence ou au diesel est encore aujourd'hui plus rentable pour un constructeur automobile qu'une voiture roulant à l'électricité ou fonctionnant avec un moteur hybride.

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J'ajouterai un autre facteur explicatif de cette difficulté à mettre en place un système décentralisé, en France du moins : il tient au fait que l'énergie a été traditionnellement considérée comme un problème de production relevant du service public, et se négociait donc entre l'Etat (le ministère de l'Industrie) et de gros industriels. Il en irait autrement si l'on considérait l'énergie comme un problème de consommation, individuelle et collective. Ce ne serait plus l'affaire des seuls producteurs, mais également des consommateurs citoyens. Encore faut-il que les maires et autres élus, ainsi que les services techniques des collectivités territoriales, soient convaincus que la consommation énergétique est un enjeu qui les concerne au premier chef.

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Comme je l'ai dit, la consommation individuelle et collective est conditionnée par les choix en matière d'urbanisme, de transport, etc., autrement dit en matière d'aménagement du territoire. Or cet aménagement est l'affaire des élus : des maires, des conseillers généraux et régionaux, sans oublier les responsables des structures intercommunales. Ils ont une responsabilité majeure. La manière dont sont conçus les plans locaux d'urbanisme (PLU) peut avoir une influence durable sur la consommation énergétique, mais il faut aller au-delà.

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Pourquoi, selon vous, le contexte de décentralisation en France n'a-t-il pas été propice à la mise en place de ce système énergétique intégré que vous appelez de vos voeux ?

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B. D. : Les conseils régionaux ont assurément un rôle à jouer, mais ils n'en ont pas pris conscience faute d'une explicitation de leurs moyens d'action dans le domaine énergétique. Ils manifestent cependant un intérêt croissant pour le développement durable. Gageons que leur intérêt pour les questions d'énergie ira croissant.

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Des pays préfigurent-ils l'évolution vers ce système énergétique intégré ?

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B. D. : Cela commence à se faire dans des pays en développement, pour des raisons économiques évidentes : dans ces pays, il devient plus lourd de financer de nouvelles lignes à haute tension que de renforcer des productions locales comme force d'appoint. Mais des pays développés y viennent aussi. En Europe, c'est le cas de la Suisse et de pays du Nord, dont l'Allemagne... Des pays où la problématique du développement durable est présente.

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Au final, quelle est votre vision de l'avenir ?

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B. D. : Je crains que les propositions faites actuellement par nos gouvernants ne conduisent à une impasse, tant elles focalisent sur les changements de production et non sur les changements à opérer sur le plan de la consommation, individuelle et collective. Pourtant, il y a des solutions de sortie de crise. Ces solutions n'impliquent pas forcément de changer de civilisation, encore moins de revenir à l'âge de la bougie. Pour ce qui concerne la France, force est de déplorer le caractère schizophrénique des pouvoirs publics : les orientations sont bonnes, mais il y a loin du discours aux actes. Il continuera à en être ainsi tant que les citoyens considéreront les questions énergé­tiques comme une affaire d'experts et non comme des enjeux qui engagent des choix de société.

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L'histoire contemporaine de l'énergie montre cependant une capacité d'adaptation et d'intégration des innovations par les industries productrices d'énergie, fût-ce à moyen terme. Reste à l'Etat à jouer son rôle de régulation pour les y contraindre, mais aussi aux citoyens à se mobiliser pour pousser l'Etat à assumer ses responsabilités. C'est pourquoi je me montre à la fois pessimiste et optimiste.

Pour citer cet article

Allemand Sylvain, Dessus Benjamin, « “ On ne peut compter sur les énergies renouvelables pour s'en sortir ” », L'Économie politique 1/2007 (no 33) , p. 18-26
URL : www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2007-1-page-18.htm.
DOI : 10.3917/leco.033.0018.


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