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L'Économie politique

2007/2 (n° 34)


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Ce texte est une version raccourcie et mise à jour de l'article " Pour l'égalité réelle. Eléments pour un réformisme radical ", Les Note de la Fondation Jean-Jaurès, n? 41, juillet 2004.

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L'histoire de la gauche socialiste se confond avec celle du capitalisme. Au XXe siècle, renonçant à la Révolution et au renversement du système capitaliste, le socialisme se bat pour sa régulation, pour juguler les inégalités qu'il génère, pour garantir que la richesse produite profite à tous. Il cherche à imposer un équilibre entre liberté et égalité, entre économie et justice sociale, entre production et redistribution. Cet équilibre trouve sa forme dans l'Etat-providence. Mais cet équilibre a été rompu par les mutations du capitalisme contemporain. Ce nouveau capitalisme secrète des inégalités beaucoup plus importantes que le capitalisme classique, qui mettent en danger le modèle de l'Etat-providence. Pour y faire face, la gauche doit opérer son aggiornamento idéologique.

Les mutations du capitalisme

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Le capitalisme était industriel, il est devenu financier. Les années 1980 et 1990 ont vu l'intrusion brutale des marchés financiers dans la gestion des entreprises. En l'espace de quelques années, les règles du jeu du capitalisme se sont radicalement transformées. La rentabilité financière est devenue la règle d'or du capitalisme contemporain, et cette recherche du meilleur rendement a changé le mode de gouvernement des firmes, ainsi que les normes de gestion. Le premier âge du capitalisme s'était organisé autour d'une logique industrielle. C'est celle que nous avons héritée du XIXe siècle, celle de Saint-Simon et de Marx. Le moteur de l'accumulation du capital est la production. Sous des formes plus ou moins rudimentaires et conscientes, ce modèle a eu deux visages : celui du patron et celui de l'ingénieur. Il a reposé sur une stratégie : la croissance interne de la firme par le développement des ventes, la conquête et la construction d'un marché au moment où le public s'ouvrait à la consommation. Cette stratégie suppose un investissement de long terme dans l'outil de production et des efforts d'organisation de la production, dont le taylorisme a été le symbole, avec pour corollaire une croissance des gains qui s'adosse à l'essor du chiffre d'affaires. Aujourd'hui, s'il n'a pas disparu, ce modèle de développement n'est plus dominant. La concurrence s'est déplacée du marché des produits vers les marchés financiers. C'est d'eux désormais que part l'impulsion, c'est là que se décident et se jugent les choix stratégiques des firmes, c'est là que se détermine l'allocation des ressources au sein de l'économie.

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Dans un tel contexte, la logique de production cède devant celle du rendement, fixé sur un marché financier où les exigences sont élevées. La " financiarisation " de l'économie impose une norme : celle d'un rendement minimum de 15 %. Comme la croissance économique est toujours de 2 ou 3 %, cette exigence a une double conséquence inégalitaire. D'abord, elle induit une captation de la valeur ajoutée par le capital, au détriment du travail : la part salariale de la valeur ajoutée était de 69 % en 1981, elle n'est plus que de 57 % aujourd'hui et pourrait se diriger vers son plus bas niveau historique : 50 %. Cela pèse à la baisse sur la masse salariale, et notamment sur les salaires les plus nombreux - ceux des ouvriers et des employés. Ensuite, l'explosion des opportunités de profit a pour corollaire les risques accrus de pertes. Les firmes ne pouvant toutes dégager des marges à la hauteur de ce qu'on attend d'elles, l'écart ne peut que s'accroître entre celles qui réussissent et les autres. Le modèle de croissance interne, incapable de fournir les rendements demandés, recule simultanément. La création de valeur passe désormais par le rachat d'entreprises et une croissance externe. Le profit se fait par rationalisation (et donc destruction d'emplois) plutôt que par croissance (et donc création d'emplois).

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L'horizon temporel des entreprises a alors tendance à se raccourcir : pressées par des impératifs de rendement financier immédiat, elles se projettent de moins en moins dans le long terme. On parle souvent de " court-termisme " ou de myopie des marchés. Le nomadisme nouveau du capital autorise cette évolution. Les capitaux, devenus extrêmement mobiles, peuvent refluer aussi vite qu'ils ont été investis - une mobilité d'ailleurs amplifiée par des phénomènes de bulle spéculative. Aussi constate-t-on que le taux de mortalité des entreprises augmente, que l'espérance de vie d'un site industriel baisse (de 10 à 5 ans), que le cycle de vie des métiers se contracte. Ce nomadisme a un coût important pour les salariés, qui sont les premiers à faire les frais des chocs que subissent leurs entreprises. Il revient en quelque sorte à transférer le risque financier de l'actionnaire vers le salarié.

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Avec cette mutation, le capitalisme a changé de visage. Il était " managérial ", on le dit désormais " actionnarial ". C'est une nouvelle logique pour de nouveaux acteurs. Les effets de cette mutation sur l'éventail des revenus et la répartition des profits sont loin d'être neutres. Celui qui incarne le pouvoir économique et la décision stratégique n'est plus le capitaine d'industrie, le " grand patron " ou le cadre dirigeant. La compétence technique et administrative n'est plus le critère déterminant du choix des dirigeants. Il se fait désormais en fonction de leur capacité à rassurer et gagner la confiance des détenteurs du capital.

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C'est peut-être dans ce domaine que la rupture a été sentie avec le plus de force. Après 1945, les " managers ", dirigeants mais également simples salariés de l'entreprise, ont souvent pris la direction des affaires au nom d'un impératif industriel où la satisfaction des actionnaires n'était jamais la préoccupation première. " Les dirigeants actuels des grandes firmes ne possèdent aucune participation financière importante dans l'entreprise, disait Galbraith dans son ouvrage Le Nouvel Etat industriel, publié en 1967. Ils sont choisis non par les actionnaires, mais le plus souvent par un conseil d'administration qu'ils ont eux-mêmes, tel Narcisse, choisi à leur propre image. La direction, malgré sa participation négligeable à la propriété de l'entreprise, a celle-ci bien en main : de toute évidence elle détient le pouvoir. " On est stupéfait d'entendre ainsi l'écho de ce qu'était, il y a moins de trente ans, le capitalisme industriel. Il a été remplacé par ce qu'on peut appeler avec Michel Aglietta un nouveau " capitalisme patrimonial ", moins familial et plus anonyme, moins paternaliste mais du coup beaucoup plus insensible aux considérations sociales. Il marque la " revanche " des actionnaires sur les salariés et la techno-structure de l'entreprise. Entraînant les anciens managers dans un nouveau système d'incitations - les stock-options et la création de valeur -, la révolution financière a créé ce qu'on appelle parfois une " hyper-classe ", enrichie par l'explosion de la Bourse, dont les liens avec le reste de la société salariale sont totalement rompus.

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Le capitalisme était standardisé, il est devenu " post-fordiste ". Le capitalisme fordiste était fondé sur le modèle de la grande entreprise industrielle. C'est là qu'ont émergé les rapports de classes. La standardisation des tâches à la chaîne au sein de véritables bastions ouvriers a placé les salariés dans une communauté de situation qui s'est transformée en une communauté d'intérêts. Elle a permis l'organisation de rapports collectifs entre le patronat et les représentants des ouvriers. Ces rapports collectifs ont partiellement fait sortir le contrat de travail du marché. Le travail a été " dé-marchandisé " : ce n'est pas par le jeu de l'offre et de la demande qu'il était régulé, mais par un " statut " négocié entre les partenaires sociaux. Ce statut du salariat a été un formidable facteur de sécurité et d'égalité : les conditions salariales sont fixées de manière objective au sein des conventions collectives (grilles de salaire par poste, promotion à l'ancienneté) ; le modèle de carrière est celui de la carrière à vie dans la même entreprise.

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Ce modèle fordiste a été ébranlé. Le laminage des grands bastions ouvriers traditionnels, le déclin de la grande entreprise industrielle, la disparition des grandes chaînes de commandement au profit d'unités autonomes plus réduites, le recul de la production de masse standardisée au profit de la différenciation des produits, de la flexibilité des modes de production, de la relation directe avec le client, entraînent l'éclatement de l'ancienne classe ouvrière. Les situations d'emploi sont désormais définies de façon plus individuelle. C'est notamment le cas dans les services, prééminents dans nos économies tertiarisées. Dès lors, la solidarité de classe face au patronat laisse place à une compétition toujours plus grande entre des individus confrontés à des défis toujours plus personnels. On assiste au développement du " modèle biographique ", selon l'expression d'Ulrich Beck : les trajectoires professionnelles se font individuelles. Le statut du salariat, fondé sur un accord collectif unique, négocié et protecteur, s'effrite avec la prolifération des " emplois atypiques ", des CDD, du temps partiel, de l'intérim et des contrats précaires. Toutes ces évolutions ouvrent la voie à une " re-marchandisation " du travail. La définition des conditions de travail s'opère en fonction de critères qui sont ceux du marché. Les salariés sont beaucoup plus jugés en fonction de ce qu'ils rapportent à l'entreprise. On les évalue sur la base de leur productivité marginale. Mécaniquement, les écarts salariaux individuels s'accroissent.

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Enfin, le capitalisme était national, il est devenu mondialisé. La mondialisation élargit l'éventail des salaires. Elle pèse sur les revenus et les emplois des salariés peu qualifiés des pays occidentaux, qui sont mis en concurrence avec les bas salaires des pays en développement. Les vagues de délocalisation et la rapide désindustrialisation de l'Europe - au moins dans les industries de main-d'oeuvre - en sont le douloureux témoignage. A l'inverse, la mondialisation valorise cette nouvelle classe de cadres internationaux dont la fonction est justement d'organiser le nomadisme de l'entreprise : ils en sont rétribués par une " actionnarisation " progressive - primes, stock-options, " bonus packages "... La mondialisation fait également diverger les trajectoires professionnelles, les perspectives salariales. Avec la mondialisation, le capital est devenu mobile, nomade. Ce nomadisme introduit un changement fondamental pour les travailleurs : les ruptures de carrière. Les carrières à vie dans une entreprise étaient la règle, elles seront désormais l'exception. Les salariés vont être confrontés au changement dans leur vie professionnelle. Changement non seulement d'entreprise, mais également de métier : aucun salarié ne peut être assuré que son entreprise sera encore là dans dix ans, ni même que son métier y sera encore exercé.

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Face à cette nouvelle situation, les travailleurs sont inégaux. Pour retrouver un emploi lors de ces ruptures professionnelles, les facteurs clés de succès sont le diplôme et le réseau social. C'est l'apanage des cadres, des ingénieurs. Pour eux, ces ruptures sont l'occasion de sauts qualitatifs dans leur carrière : c'est en changeant d'entreprise qu'ils accèdent à de nouvelles responsabilités, renégocient leurs salaires, obtiennent des formations qualifiantes. A l'inverse, pour les ouvriers, les salariés peu ou pas qualifiés, la progression de carrière était assurée au sein de l'entreprise : c'est dans leur pratique professionnelle qu'ils pouvaient démontrer leur savoir-faire, leurs talents. Pour eux, l'ancienneté dans l'entreprise est un facteur déterminant. Les ruptures de carrière brisent ce modèle de promotion. Le savoir-faire démontré dans l'entreprise n'est pas valorisable à l'extérieur : il faut y faire ses preuves à nouveau, repartir de zéro. Le tissu social créé dans l'entreprise - avec le rapport de force collectif et le soutien syndical - est perdu : le salarié se retrouve seul pour chercher un nouvel emploi. Dès lors, ces ruptures provoquent, au mieux, la stagnation professionnelle. Au pire, avec la disparition d'un métier dans un bassin d'emploi, elles précipitent dans le chômage de longue durée et la déqualification. Elles sont au coeur d'une nouvelle insécurité économique. Celle-ci est profondément ressentie par les salariés, qui voient bien que les rapports de force se sont inversés en leur défaveur et que, dans ces nouvelles conditions, les possibilités de progression sont très inégales entre les individus.

Quels remèdes ?

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Tirer jusqu'au bout toutes les conséquences de ce constat suppose qu'on distingue et qu'on clarifie trois logiques différentes. C'est une triple vision du socialisme que je propose, articulée autour de la redistribution, de la production et de l'émancipation.

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Nous devons d'abord mieux corriger les inégalités de revenus qu'engendre le marché, car elles tendent à se creuser fortement, mais il faut le faire plus efficacement : j'en appelle au renforcement du " socialisme de la redistribution ". Le programme historique de la social-démocratie, c'est la redistribution. Ce n'est pas le moment de fléchir, alors que le marché accroît sa pression inégalitaire. Au contraire, il faut rendre le système plus redistributif. A l'heure où l'éventail des revenus avant redistribution s'élargit de nouveau, il faut agir sur les écarts de revenus disponibles entre les plus aisés et les plus modestes. Les objectifs et les cibles sont bien identifiés. Il faut concentrer le système redistributif sur la protection des exclus et sur la promotion des classes moyennes et populaires. La redistribution, c'est d'abord la protection des citoyens les plus en difficulté : les exclus, les populations des quartiers défavorisés. Ce fut le point fort de la mandature Jospin : baisse de moitié de la pauvreté avec la création de nouveaux droits (couverture maladie universelle, allocation personnalisée d'autonomie...) et la sortie de l'exclusion grâce à l'emploi (deux millions d'emplois créés). La mission des socialistes, c'est de poursuivre dans cette voie de la solidarité. Une société qui tolère les exclus, des " étrangers " sur son sol, se défait.

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La redistribution, ce n'est pas seulement un filet de sécurité pour les plus pauvres. C'est aussi une redistribution vers les classes moyennes et populaires pour assurer leur pouvoir d'achat, maintenir dans des limites acceptables les inégalités de revenus avec les contribuables les plus aisés et assurer le financement de l'avenir de leurs enfants. Il faut se concentrer sur cet aspect : ce sont les classes moyennes et populaires péri-urbanisées qui sont les plus inquiètes de l'avenir, les plus déstabilisées par le monde actuel, les plus frustrées entre la promesse non tenue d'ascension sociale et le risque toujours présent de relégation. Ce fut le grand reproche qui a été fait à l'action menée pendant la période 1997-2002 : on nous a reproché de nous être trop occupé des RMistes, pas assez des smicards. Les chiffres le confirment : le pouvoir d'achat des 10 % les plus pauvres a augmenté plus vite (+ 10 %) que celui des classes moyennes et populaires (+ 6 %) sur la période.

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Nous devons ensuite nous attaquer aux inégalités là où elles se créent, c'est-à-dire au sein même du système de production : c'est le " socialisme de la production ", pour lequel je milite depuis quelque temps déjà. Nous ne pouvons plus nous contenter de regarder passivement le marché créer des inégalités pour tenter de les corriger après coup. Les inégalités de revenus s'accroissent et, dans certains cas, elles peuvent devenir psychologiquement inacceptables et susciter de lourds ressentiments. C'est pourquoi nous ne pouvons plus laisser le marché engendrer de telles inégalités : il faut retourner vers le système productif et attaquer les inégalités là où elles se créent.

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Nous devons enfin intervenir en amont du marché pour garantir aux Français un exercice effectif de leurs droits individuels, une réelle égalité des chances : c'est le " socialisme de l'émancipation " que nous devons désormais inventer. Pour combattre ces inégalités à la racine, je propose de réfléchir ensemble à un " socialisme de l'émancipation " qui permette de remettre en mouvement la mobilité sociale. Il aura pour objectif à la fois de réintégrer les exclus dans la communauté sociale, d'assurer la promotion des couches populaires et de permettre l'épanouissement des couches moyennes. Il repose sur un principe, s'articule autour d'une méthode et dispose d'un instrument privilégié.

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Le principe est celui de la correction en amont des inégalités. Nous devons compléter la logique de correction a posteriori des inégalités - c'est la logique de l'Etat-providence - par une logique de correction a priori. La méthode, c'est la concentration des moyens publics. L'objectif du socialisme de l'émancipation est de garantir à tous les Français une égalité réelle des chances. Il ne s'agit plus de garantir une simple égalité juridique mais de tendre vers une égalité réelle. Je milite pour un retour aux sources du socialisme : la promotion de l'égalité réelle. Dans une société juste, le " droit à l'école " est insuffisant : l'égalisation des parcours scolaires doit être l'objectif. Pour cela, il faut passer de l'insupportable adresse " vous avez les mêmes droits, la compétition est ouverte, que le meilleur gagne ! ", à un précepte d'action : " la République doit donner plus à ceux qui ont le moins ".

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L'instrument, c'est le service public. La correction ne peut pas être uniquement financière. Suivant Amartya Sen, elle doit aussi fournir les moyens humains et culturels de réussir. Il s'agit donc de l'éducation, de la santé, de la politique de la ville. Il faut réinvestir dans les services publics. Sur quelles bases concentrer les moyens publics ? C'est tout le débat sur la discrimination positive. Je n'aime pas ce terme, car il renvoie à l'expérience américaine. Or les discriminations positives " à l'américaine " sont d'abord l'expression de revendications ethniques ou religieuses. Elles sont contraires à notre tradition républicaine. Ce qu'il faut c'est donner plus à ceux qui en ont le plus besoin : ainsi, les zones d'éducation prioritaires (ZEP) donnent davantage de moyens aux écoles situées dans des quartiers défavorisés. S'adressant à tous ceux qui sont dans la même situation territoriale, cette approche est acceptable car elle ne viole pas le principe d'égalité des citoyens. Elle est de plus logique, puisque c'est le territoire qui concentre les inégalités. Même si, on l'a vu, elle n'est pas exempte d'effets pervers - notamment celui d'une stigmatisation des quartiers concernés, qui incite les classes moyennes à les fuir.

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Le capitalisme a profondément muté. Daniel Cohen parle de " nouvelle révolution capitaliste ". Pour y faire face, c'est à une nouvelle étape du socialisme que la gauche doit se consacrer. Dans cette nouvelle étape, la gauche doit naturellement rester axée sur ses valeurs, son objectif principal de lutte contre les inégalités. Mais la nouvelle gauche doit modifier les instruments qu'elle utilise pour lutter contre les inégalités. Elle ne doit plus se contenter de ses politiques traditionnelles de redistribution a posteriori. Elle doit aussi innover en attaquant les inégalités à la racine, là où elles se créent, c'est-à-dire au sein même de la machine capitaliste - c'est le socialisme de la production - et dans la société, afin d'assurer l'égalité réelle des chances - c'est le socialisme de l'émancipation.

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Au-delà, la nouvelle gauche doit aussi se redonner les moyens financiers de son ambition. La France doit retrouver le chemin du succès économique, la voie d'une croissance élevée et durable. La nouvelle gauche doit être une gauche moderne. Une gauche qui réconcilie les Français avec l'entreprise. Une gauche qui promeut l'investissement dans les dépenses d'avenir : l'innovation, la recherche, l'enseignement supérieur. Une gauche qui se fixe comme cap la compétitivité de la France dans la mondialisation.

Résumé

Français

Ce texte est une version raccourcie et mise à jour de l'article " Pour l'égalité réelle. Eléments pour un réformisme radical ", Les Note de la Fondation Jean-Jaurès, n? 41, juillet 2004.

Plan de l'article

  1. Les mutations du capitalisme
  2. Quels remèdes ?

Pour citer cet article

Strauss-Kahn Dominique, « La gauche face au capitalisme », L'Économie politique 2/2007 (n° 34) , p. 6-14
URL : www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2007-2-page-6.htm.
DOI : 10.3917/leco.034.0006.


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