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L'Économie politique

2010/3 (n° 47)


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Le fil conducteur de l'ouvrage de Jean-Michel Severino et Olivier Ray  [1][1] Jean-Michel Severino et Olivier Ray, Le Temps de l'Afrique,... repose sur la conviction que l'Afrique subsaharienne est dynamique, qu'elle aura un rôle croissant et incontournable dans la mondialisation, mais que l'Europe reste dans une myopie déconcertante face à l'évidence de cette nouvelle Afrique. Dans un style très fluide et pédagogique, les auteurs dressent alors un état des lieux des grands changements à l'oeuvre sur le continent. Le panorama est à la fois très complet, synthétique, illustré, et résolument tourné vers le futur du continent. Cependant, les goulets d'étranglement et les accompagnements nécessaires à la pleine réalisation du potentiel de développement africain ne sont pas suffisamment questionnés. Pour le mettre en évidence, nous avons revu le livre selon plusieurs thèmes.

La démographie africaine et ses enjeux

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L'Afrique se transforme à grande vitesse d'abord par sa démographie : en 2050, dans leur scénario de projection médian, les Nations unies estiment la population du sous-continent à 1,8 milliard d'habitants, soit le cinquième de la population mondiale. Une évolution que les auteurs qualifient de " phénomène de rattrapage ", après les traumatismes démographiques de la traite négrière et de la colonisation. Elle pose plusieurs défis car elle s'accompagne d'une explosion urbaine sans précédent dans l'histoire, dans un contexte interne de double crise d'efficacité et de légitimé des puissances publiques en Afrique, un contexte international de moins en moins ouvert aux grandes migrations internationales et une époque de rareté de certaines ressources. Les puissances publiques, dépassées par l'ampleur des besoins, risquent de laisser davantage de place à une vaste " économie de la débrouille ".

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Nous partageons tout à fait cette lecture en termes de défi de politique publique en Afrique. En effet, face à ce double phénomène de rattrapage et d'urbanisation, il faudra absolument des politiques sociales et urbaines de qualité meilleure qu'aujourd'hui pour le développement du continent et pour freiner le nombre de départs migratoires. Les auteurs pointent du doigt à juste titre l'absurdité actuelle des politiques Nord-Sud ainsi que leur manque de gestion mutuellement avantageuse pour les pays d'origine et les pays d'accueil. Rappelant l'évidence d'un besoin réel de travailleurs pour les économies du Nord, ils insistent sur le fait que les flux migratoires africains hors d'Afrique ne représentent qu'une faible part du phénomène à l'oeuvre sur le continent, qui a toujours été davantage intra-africain.

Diagnostic et genèse des crises africaines

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Les auteurs démontent avec justesse une série d'interprétations erronées sur les causes de la panne de croissance des années 1980 et 1990 en Afrique. Ils commettent toutefois une petite erreur concernant l'apport des plans d'ajustement structurel (PAS) dans le redémarrage actuel de la croissance en Afrique. Mais commençons d'abord par les apports de leur analyse.

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Dans les analyses statistiques des économistes, une spécificité censée être propre à l'Afrique, représentée par une " variable muette ", détériore les indicateurs de développement et de croissance des pays du simple fait... qu'ils sont africains ! Pour faire " parler " cette variable muette, trois facteurs ont été tour à tour présentés par des économistes comme cause primordiale de cette sous-performance économique africaine : la situation géographique, l'histoire coloniale et la culture.

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Or, pour Severino et Ray, la chute de croissance africaine des années 1980 et 1990 n'a rien de mystérieux ou de déterministe : il s'agit tout simplement d'une succession de crises, une " tragédie des cycles économiques " après la décennie faste des indépendances. Son premier acte est une " crise organique " suite aux pétrodollars prêtés aux pays africains sans se soucier des possibilités de remboursement, dans l'emballement des années 1970, montrant alors les limites d'un modèle économique uniquement tiré par les exportations de matières premières, dans un contexte de dispersion spatiale d'une population à faible pouvoir d'achat.

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Ensuite, la " crise des ciseaux ", dans les années 1980-1990 - un poids croissant de la dette, conjugué à une baisse des revenus des exportations -, provoque une décennie perdue pour la croissance. Dans le même temps, l'aide publique au développement (APD) sert de plus en plus au refinancement de la dette souveraine africaine envers les créanciers publics, et de moins en moins à l'investissement tant économique que social en Afrique. Et les institutions internationales, prônant le dogme du " moins d'Etat " comme mesure corrective, s'en tiennent à une gestion financière de la crise de la dette à travers des programmes de rééchelonnement, et à l'endiguement des convulsions provoquées par les remèdes des PAS.

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Survint enfin une réduction du volume d'aide, après la chute du mur de Berlin, qui passe de 34 dollars par habitant en 1990 à 21 en 2001, traduisant ainsi la " crise de l'aide au développement ". Les organisations non gouvernementales (ONG) se retrouvèrent alors presque seules pour relever un immense défi social et, " face à l'effondrement de services publics sous-financés et une atmosphère d'instabilité politique croissante, l'économie institutionnelle fit place à l'économique de la débrouille ", ce qui alimenta un regain des affiliations communautaires de toute sorte dans les années 1990.

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Concernant le redémarrage de la croissance depuis 2000, certains arguments que les auteurs mettent sur le compte d'un effet positif décalé des PAS (p. 102) n'ont en réalité rien à voir avec ces derniers. C'est plutôt l'amélioration du contenu des politiques après l'échec patent des PAS qui participe à ce retour de nombreux pays africains sur le chemin de la croissance économique. D'un côté, avec le lancement en septembre 1999 de l'initiative " PPTE renforcée "  [2][2] PPTE : pays pauvres très endettés., reliant réduction de dette et réduction de la pauvreté [Cling et al., 2000 ; Raffinot, 2008]. De l'autre, avec la mise en place dans les années 2000 de programmes de lutte contre la corruption et pour plus de transparence économique.

L'émergence de sources internes de croissance

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En rupture avec les deux précédentes décennies, la croissance des économies africaines s'est établie à plus de 6 % en moyenne (soit plus de 4 % par habitant) entre 2003 et 2008, contre moins de 5 % pour l'Amérique latine et moins de 2 % pour la zone euro. Sans nier les vulnérabilités structurelles et l'apparition de risques nouveaux, les auteurs pensent que " les bases d'une croissance économique forte sont de retour au sud du Sahara " (p. 99). En premier lieu parce que les ressources de l'Afrique seront de plus en plus incontournables dans le processus de mondialisation : non seulement l'or noir africain et le capital minier seront de plus en plus stratégiques dans la mondialisation, mais c'est aussi le cas des réserves de terres agricoles et de forêts, dans le contexte nouveau de rareté du capital naturel. En second lieu, grâce à la densification humaine actuelle autour de pôles urbains, l'Afrique pourra compter sur le " dividende démographique " (bénéfices économiques de la démographie, du fait d'une population active importante) comme facteur endogène d'une croissance économique forte et soutenue.

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Toutefois, les auteurs n'expliquent pas pourquoi la densification joue un rôle favorable pour le développement, tandis que ses effets positifs ne sont pas mentionnés dans les années 1990, alors que le processus était déjà à l'oeuvre. Est-ce un effet de seuil de densité critique qui tire la demande et les activités économiques internes vers le haut, ou simplement l'essor de nouvelles activités (comme les télécommunications) qui permettent de tirer parti d'un marché démographique (urbain et rural) ?

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Par ailleurs, les villes africaines sont aujourd'hui dans une situation de dépendance structurelle aux importations alimentaires, un défi qui persiste depuis plusieurs décennies et qui risque d'empêcher les dynamiques endogènes de jouer leur plein effet sur la croissance. En témoignent les nombreuses manifestations contre la vie chère en 2008, suite à la flambée des prix des produits alimentaires importés et du pétrole. Certaines de ces manifestations ont été interdites par des pouvoirs publics très vite dépassés, mais celles qui ont eu lieu étaient déjà sans précédent de par l'ampleur et le phénomène de contagion.

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Se pose donc une question déterminante que les auteurs n'évoquent que très peu : dans quelle mesure les campagnes seront-elles capables de répondre rapidement à cette demande urbaine croissante en biens de consommation agricoles ? Quelles politiques publiques permettraient de poser les fondements de ce nouveau modèle de croissance ? Certes, l'agriculture africaine possède un fort potentiel de développement. Mais la venue de capitaux et entrepreneurs chinois, indiens, brésiliens ou même privés (investissements étrangers et fonds spéculatifs agricoles) ne résoudrait pas automatiquement le problème structurel de la demande accrue des villes africaines. En effet, ces nouveaux acteurs poursuivent en premier lieu la satisfaction de leur propre demande agricole, et l'impact sur le marché alimentaire africain n'est pas clair.

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De plus, l'analyse a tendance à déduire des changements urbains actuels le facteur de transformation de l'ensemble de la société. Ils cèdent par ce biais à un optimisme un peu trop facile sur la mécanique d'entraînement des villes sur le reste de l'économie, en particulier à propos de l'impact endogène de la classe moyenne en termes de croissance. Certes, la classe moyenne émergente en Afrique est consommatrice (et même friande de produits de grandes marques en provenance de l'étranger). Mais au-delà de la consommation et du dynamisme sectoriel directement généré, quid de la destination de l'épargne et de la mobilisation des ressources fiscales générées par cette classe moyenne naissante ? L'un des problèmes classiques en Afrique est la difficulté de maintenir l'épargne de la petite classe fortunée. Par ailleurs, en raison de l'inefficacité des administrations fiscales et de l'utilisation de l'impôt, une grande partie de l'assiette fiscale n'est pas mobilisée pour financer le développement de services publics. Sous quelles conditions cela peut-il changer avec cette nouvelle classe moyenne ?

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Enfin, l'analyse de la croissance des années 2000 ne fait pas vraiment allusion à la crise économique actuelle comme à son impact sur le continent en 2008-2010 et dans le futur proche. Si certains pensaient l'Afrique à l'abri de la crise de par sa faible insertion dans la mondialisation, cela n'est pas tout à fait le cas : la croissance a été ralentie, la dépendance aux flux extérieurs a eu des conséquences directes sur les ménages [BAfD, OCDE et Uneca, 2010]. L'Afrique se remettra-t-elle rapidement de la crise ?

Comprendre les facteurs de structuration sociale et culturelle

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Très souvent, on analyse à tort les structures sociales en Afrique en termes d'" ethnicité ", cédant parfois trop vite à l'" illusion identitaire ", en particulier dans le domaine de l'analyse des élections et des conflits. Selon les auteurs, les Africains ne sont pas figés dans une logique unidimensionnelle d'appartenance identitaire (qu'elle soit ethnique, clanique, religieuse ou autre). Ils seraient plutôt dans une logique d'identité plurielle. Cette analyse est très pertinente.

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Cependant, l'analyse des auteurs oublie d'aborder les enjeux liés à une jeunesse actuellement désemparée par la crise de leurs formations scolaires au sein de sociétés urbaines atomisées. L'absence d'Etat dans le secteur social et l'insuffisance d'espaces de débat politique sur les sujets de préoccupation de la population relèguent aux confessions religieuses (chrétienne, musulmane, etc.) un nouveau rôle croissant dans des domaines de politique publique et de critique sociale, en plus de leur rôle confessionnel. L'exemple des Mungiki  [3][3] A l'origine une secte religieuse de jeunes, essentiellement..., au Kenya, montre que ce vide comporte des risques pour la population. Etant donné la multiplicité des cadres de régulation des rapports sociaux, dans quel sens sera canalisée toute cette énergie de la part la plus jeune de la population ? Quelle influence cela peut-il avoir sur les pratiques de tolérance et de diversité culturelle ? Les auteurs ne nous le disent pas.

Les trois Afriques

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Le livre reprend une typologie assez classique dans la littérature sur le développement pour classer les pays du continent en trois catégories : les pionniers de la réussite du développement ; les Etats rentiers ; les Etats fragilisés par des crises. L'analyse reste plutôt descriptive et les auteurs se gardent bien d'émettre des recommandations précises concernant les trois cas. Par ailleurs, on ne peut évacuer les questions de redistribution des ressources, même pour les pays qui réussissent, compte tenu des instabilités politiques et des troubles sociaux déjà provoqués par la gestion de la rente dans de nombreux pays. Lorsqu'elles dégénèrent en crise graves, conflits armés ou rébellions, elles sont coûteuses pour l'activité économique. Analysant ainsi l'impact économique direct des conflits intervenus entre 1990 et 2005 en Afrique, Oxfam [Iansa, Oxfam et Saferworld, 2007] estime qu'ils ont entraîné une chute de l'activité économique de 15 % dans chaque pays en conflit, pour un total ayant coûté " environ 300 milliards de dollars à l'Afrique (dollars constants de 2000), soit environ 18 milliards de dollars par an ". Le cas de la forte chute de la production de pétrole au Nigeria est assez parlant (environ 1,7 million de barils/jour en 2009, contre 2,6 en 2006).

L'Afrique et ses ressources

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En plus du pétrole et du capital minier, de plus en plus stratégiques, la disponibilité de terres agricoles et de forêts s'impose désormais comme un instrument de puissance économique pour l'Afrique subsaharienne. Et l'acquisition de milliers d'hectares par des investisseurs étrangers a commencé. Cependant, la modalité des contrats d'exploitation des terres constitue une question essentielle : comment gérer ce nouveau marché ? Jusqu'où les dirigeants africains, leurs clients et les institutions internationales prennent-ils la mesure de l'importance de cette question pour la stabilité sociale et politique en Afrique ? En d'autres termes, comment doit-on imaginer la formulation de ces contrats pour qu'ils soient mutuellement judicieux, clairs et transparents ? Et quel rôle pour les Etats africains dans la conduite et la gestion de ce processus ?

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Les auteurs n'en parlent pas. Or, c'est pourtant à ce niveau que se joue l'avenir d'un continent de 1,8 milliard d'habitants en 2050. Sans parler des contrats pétroliers ou miniers, dont on connaît toutes les insuffisances en matière de gestion de la rente, les modalités actuelles de passation et de gestion des contrats sur les terres agricoles risquent d'être de véritables bombes à retardement : tensions sociales et protestations populaires contre les Etats et leurs alliés de l'agro-business, renégociation des contrats... Toucher à la terre est autrement plus dangereux que d'exploiter des ressources fossiles et minières.

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Les auteurs pèchent aussi quelque peu par optimisme sur l'ampleur de l'impact réel d'une hausse probable des cours des matières premières. Nous savons que celles-ci restent aujourd'hui l'objet de bulles spéculatives et se caractérisent par une grande volatilité. Davantage tirées par les nouveaux enjeux de rareté en ressources naturelles, ces caractéristiques changeront-elles ?

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Enfin, pour les auteurs, faute de s'engager dès maintenant dans des politiques cohérentes et adaptées à l'Afrique, l'Europe risque de voir celle-ci s'inviter davantage dans ses politiques intérieures au cours des prochaines années (sous-entendu : par le biais des flux migratoires actuels) et de rater, par " myopie ", le rendez-vous avec cette nouvelle Afrique dynamique en passe de devenir incontournable. Le désintérêt actuel de l'Europe laisse d'autres pays ayant compris que la place de l'Afrique est en train de changer dans la mondialisation - la Chine, l'Inde, les Etats du Golfe, le Brésil, les Etats-Unis, les grands groupes sud-africains ou encore les banques marocaines - saisir les nouvelles opportunités africaines. Cette analyse, trop centrée sur les nouveaux acteurs sur le continent africain, masque un vrai flou sur le fond de la myopie européenne actuelle : quelles sont les causes qui ont conduit l'Europe, ses dirigeants politiques et ses entreprises à cette " fatigue d'Afrique " ?

Conclusion

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Ce livre a le mérite d'offrir une lecture actualisée des changements à l'oeuvre sur le continent africain. Il présente une Afrique complexe et en mouvement. De la démographie au regain du poids stratégique du continent, en passant par l'émergence de nouveaux socles endogènes pour la croissance, le panorama est assez large, structuré et bien illustré. La qualité et la justesse de l'analyse des auteurs sur ces thèmes font du livre un très bon point de départ pour la compréhension des transformations de l'Afrique d'aujourd'hui.

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Cependant, comme nous l'avons souligné tout au long de cette recension, un certain nombre de questions politiques essentielles n'ont pas été posées par les auteurs : de la crise permanente des écoles aux modalités d'une gestion mutuellement profitable du nouveau marché stratégique des terres agricoles africaines, en passant par la mobilisation et l'usage efficace de l'épargne et des ressources fiscales internes des Etats africains, la qualité de la protection sociale (santé et sécurité sociale), ou encore le rôle des Etats africains dans la gestion des transformations. Or, sur ces questions, d'importants changements de politiques publiques sont nécessaires pour faire de l'élan africain actuel un réel atout pour impulser le développement.


Bibliographie

  • Cling, Jean-Pierre, Razafindrakoto, Mireille, et Roubaud, François, 2000, Les Nouvelles Stratégies internationales de lutte contre la pauvreté, Paris, Economica (en particulier les chap. VIII et IX).
  • BAfD, OCDE et Uneca, 2010, Perspectives économiques en Afrique, édition 2010, Paris, OCDE.
  • Iansa, Oxfam et Saferworld, 2007, « Les milliards manquants de l’Afrique », document d’information, n° 107, oct. (disponible sur www.oxfam.org).
  • Raffinot, Marc, 2008, La Dette des tiers mondes, Paris, coll. « Repères », La Découverte. Severino, Jean-Michel, et Ray, Olivier, 2010, Le Temps de l’Afrique, Paris, Odile Jacob.

Notes

[1]

Jean-Michel Severino et Olivier Ray, Le Temps de l'Afrique, Paris, Odile Jacob, 2010.

[2]

PPTE : pays pauvres très endettés.

[3]

A l'origine une secte religieuse de jeunes, essentiellement des chômeurs, qui pratiquaient des rites traditionnels et vénéraient les esprits au mont Kenya, les Mungiki ont actuellement basculé dans l'extorsion de fonds, les enlèvements et la violence meurtrière.

Plan de l'article

  1. La démographie africaine et ses enjeux
  2. Diagnostic et genèse des crises africaines
  3. L'émergence de sources internes de croissance
  4. Comprendre les facteurs de structuration sociale et culturelle
  5. Les trois Afriques
  6. L'Afrique et ses ressources
  7. Conclusion

Pour citer cet article

Parvati Goudry Marianne, Traoré Bakary, Cling Jean-Pierre, Roubaud François, « “ Le Temps de l'Afrique ”, une lecture critique : quelles politiques publiques pour l'Afrique ? », L'Économie politique, 3/2010 (n° 47), p. 104-112.

URL : http://www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2010-3-page-104.htm
DOI : 10.3917/leco.047.0104


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