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L'Économie politique

2011/4 (n° 52)


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L'Economie politique : Vous dites que la montée des bulles financières s'accompagne toujours d'une dimension criminelle, dont l'importance est sous-évaluée. On pense bien sûr à Bernard Madoff. Quelle est votre analyse de cette affaire ?

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Jean-François Gayraud : Madoff, c'est d'abord un gros fait divers. Il est une victime collatérale de l'affaire des subprimes qui a conduit à révéler cette fantastique escroquerie : paniqués, ses clients ayant besoin de récupérer leurs fonds, il a dû avouer qu'il n'avait pas l'argent, celui-ci n'ayant jamais été placé mais dépensé. Cet épisode résulte de l'incapacité, voire de l'aveuglement, à la fois des agences de régulation financière et de la médiasphère américaine à détecter une pyramide financière aussi vaste et aussi longue. Lorsque les yeux se sont ouverts, comme par hasard, les régulateurs ont découvert qu'il y avait d'autres affaires semblables, des " mini-Madoff ". On s'est alors rendu compte que la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur boursier américain, et les autres agences fédérales n'avaient été, dans les décennies précédentes, que des tigres de papier.

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Quels sont les autres aspects criminels de la crise des subprimes ?

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J.-F.G. : Les acteurs criminels de la crise des subprimes sont des cols blancs, des membres de l'élite américaine. C'est une crise qui vient d'en haut, de l'upper world. Les fraudes ont fleuri de manière systématique et systémique tout au long de la chaîne financière. En amont, l'allocation des prêts aux Etats-Unis se faisait dans une ambiance de dérégulation extrême autour des trois acteurs que sont les courtiers hypothécaires, les évaluateurs de biens immobiliers et les banques spécialisées dans les prêts hypothécaires. Or, dans ces trois domaines, et c'est une loi générale, " la mauvaise monnaie chasse toujours la bonne ", pour reprendre la fameuse image de Thomas Gresham : petit à petit, quand il n'y a plus d'arbitre sur un marché, les mauvaises pratiques prennent le pas sur les bonnes pratiques, et les mauvais acteurs prennent le pas sur les bon acteurs. C'est ce qui s'est produit. La bulle immobilière s'est formée en très large partie sur la base de pratiques frauduleuses, au sens criminel du terme. En aval, ensuite, les fraudes ont été subtiles et bien dissimulées, car profondément intégrées au système, au stade des agences de notation et des banques d'investissement de New York.

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Dans votre livre, vous revenez sur un épisode peu commenté, lorsqu'à l'été 2008 Antonio Mario Costa, directeur de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, affirme qu'une partie de la liquidité reçue par les banques durant la crise provient de l'argent du crime. Quel crédit peut-on accorder à cette affirmation ?

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J.-F.G. : Soyons nuancés. D'une manière générale, comme on le voit depuis des décennies en Italie ou aux Etats-Unis, l'une des fonctions naturelles des organisations criminelles est d'être des banquiers de l'ombre. Elles prêtent de l'argent mais avec des taux usuraires, et leur place dans le système économique progresse dans toutes les périodes durant lesquelles le système économique normal se trouve en difficulté. Il y a un phénomène de vase communicant. A partir du moment où les banques ne prêtent plus, il y a un effet de substitution. Les acteurs économiques, surtout quand il s'agit de PME, sont obligés de trouver une solution de rechange. Et c'est ce qui se produit en Italie, la chose vient d'ailleurs d'être expliquée par le gouverneur de la banque centrale d'Italie, Mario Draghi, lors d'une conférence à Milan en mars 2011  [2][2] Cf. " Draghi : l'infiltrazione mafiosa frena la crescita.... On assiste alors à un double mouvement : une accélération du blanchiment d'argent et une captation de secteurs entiers de l'économie légale par des acteurs criminels. L'Italie est un laboratoire bien connu de ce genre de phénomènes, mais il n'y a pas de raison que ce mécanisme ne se répète pas dans tous les territoires où il existe de manière enracinée des organisations criminelles pérennes.

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Antonio Costa va plus loin en disant que, au moment où les marchés interbancaires sont fermés, quand les banques ne se prêtent plus entre elles, certains établissements importants ont pu avoir accès à des ressources dont l'origine était plus que douteuse.

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J.-F.G. : Peut-être, mais il ne donne pas de nom. En revanche, et ce n'est pas exactement ce qu'il décrit, il faut tout de même rappeler un fait divers assez considérable qui a été très peu commenté, c'est l'affaire Wachovia. Au début des années 2000, les autorités fédérales américaines ont pu démontrer que cette grande banque avait participé au blanchiment de l'argent des cartels mexicains de la drogue pour un montant avoisinant les 380 milliards de dollars ! Autant dire que les cartels mexicains ont librement blanchi leurs revenus au coeur du système bancaire américain, prétendument un des plus contrôlés du monde. Or, ces autorités ont renoncé, en 2006-2007, à engager des poursuites fédérales contre la banque pour éviter d'ajouter du chaos au chaos sur les marchés financiers : Wachovia était déjà prise dans la nasse des subprimes. Cette banque était en pleine faillite, plombée de produits subprimes louches - elle sera rachetée peu après par la Wells Fargo. On voit comment une grande banque américaine a pu passer à côté de poursuites fédérales en menant une transaction judiciaire légale, une fois pour blanchiment d'argent, et une deuxième fois pour une distribution inconsciente et insouciante de prêts prédateurs. Wachovia est l'exemple type de la rogue bank (" banque voyou "), en fait franchement douteuse, voire criminelle.

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Avez-vous d'autres exemples montrant que les comportements frauduleux participent de la montée des bulles financières ?

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J.-F.G. : Je suis convaincu qu'il existe dans l'histoire de toutes les crises financières une dimension frauduleuse. Cette dimension peut être anecdotique et marginale, mais aussi parfois centrale. Il faudrait du temps pour analyser cette dimension. Une difficulté tient à ce que nous vivons dans une époque d'hyperspécialisation disciplinaire : les économistes ne veulent pas voir ces caractéristiques inhérentes à toutes les crises financières ; quant aux criminologues, ils ne sont pas forcément économistes et ont tendance à se focaliser sur une microsociologie du " passage à l'acte individuel ".

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Par ailleurs, je suis frappé par le fait que les crises financières nées de la dérégulation des années 1970-1980 comportent toutes une dimension frauduleuse centrale. Deux exemples me viennent immédiatement à l'esprit. D'une part, la crise financière au Japon, qui fut avec justesse appelée la " récession yakuza ", formule qui n'est pas uniquement journalistique. Manifestement, l'allocation aveugle des crédits s'est faite en grande partie, au moins pour un tiers, auprès d'acteurs économiques qui étaient liés à la mafia japonaise, ce qui n'est pas rien. Or le système financier japonais a mis plus de dix ans à s'en relever, et au moment où il a commencé à émerger, la crise des subprimes est arrivée.

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L'autre exemple relativement troublant a été la crise albanaise de 1997. Souvenons-nous que la chute des institutions financières albanaises a donné lieu à des émeutes qui ont fait 2 000 morts. Lorsque l'on analyse l'origine de cette crise systémique, on voit des banques créées dès le départ comme des instruments de blanchiment d'argent, devenus par la suite des escroqueries, qui ont spolié une grande partie des petits épargnants albanais. En définitive, si l'on avait la curiosité intellectuelle d'ausculter les crises avec un prisme un peu différent, à la fois celui de la sociologie des élites mais aussi celui de la criminologie, on aurait un regard plus complet sur leurs causalités profondes.

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Vous dites que, d'une manière générale, les marchés financiers sont vulnérables aux appétits criminels, pourquoi ?

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J.-F.G. : Il y a chez les plupart des acteurs financiers une très grande insouciance et un très grand aveuglement à leur porosité et à leur fragilité face à la fraude. Ou bien ils ne voient pas ou bien ils ne veulent pas voir qu'ils sont, par nature, un lieu de prédation, qui peut venir de l'extérieur, d'entités criminelles pérennes, du crime organisé, ou bien de l'intérieur, par des fraudes générées par leurs propres dirigeants.

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Prenons deux exemples : on nous a expliqué pendant longtemps que la mafia italo-américaine était moribonde et trop fruste pour pouvoir organiser des prédations sur les marchés financiers américains. Cela était évidement faux. On a vu comment les cinq familles de la mafia italo-américaine de New York ont fait des centaines de millions de dollars de profits illégaux sur le Nasdaq dans les années 1980-1990. Un rapport du Congrès américain en 2000 détaille tout cela  [3][3] Committee on Commerce, US House of Representatives,.... Et on nous explique aujourd'hui, après nous avoir dit hier que c'était impossible, que cela n'arrivera plus...

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Deuxièmement, concernant les prédations d'origine interne, à partir du moment où il y a des opportunités et des incitations à commettre des crimes et délits, la scène américaine nous a démontré qu'il pouvait y avoir, de la part des dirigeants, une tentation de " se servir ". On l'a vu dans l'affaire de la crise des caisses d'épargne des années 1980-1990, dans les faillites frauduleuses géantes type Enron, dans l'affaire de l'éclatement de la bulle informatique, et nous avons à nouveau le même scenario ici.

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La doxa - qui nous vient des théories de l'économie classique et surtout des néolibéraux, des ayatollahs du libéralisme ayant une lecture fondamentaliste des marchés - selon laquelle le marché est autostabilisateur et autorégulateur, constitué d'acteurs hyperrationnels ayant la capacité d'absorber les phénomènes de criminalité, et que ceux-ci ne peuvent pas profondément et éternellement le perturber, est une idée fausse. L'importance des phénomènes criminels apporte la démonstration que les marchés ne sont pas autostabilisateurs, y compris dans leur dimension frauduleuse.

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En quoi la fraude contribue-t-elle à développer les risques dans la finance et donc la possibilité de crise financière ?

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J.-F.G. : Prenez l'exemple de l'Espagne. Une grande partie du boom immobilier s'y explique par un afflux massif d'argent venant de l'extérieur, légal et légitime, de retraités ou d'investisseurs qui voulaient profiter du soleil, mais aussi de l'argent de la drogue. Il y a plus qu'une relation de corrélation entre le bétonnage de la côte méditerranéenne de l'Espagne et le fait qu'il s'agit, d'une part, d'une route majeure de passage du cannabis, de la cocaïne et parfois de l'héroïne, et d'autre part, d'un lieu de refuge d'une grande partie du crime organisé européen ! On est en droit de se poser des questions du même ordre pour certaines bulles financières précédentes, comme au Mexique ou en Thaïlande, pays qui sont des lieux de production ou de transit de la drogue.

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Se pose-t-on seulement la question, ou avez-vous des éléments de preuve et de justification ?

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J.-F.G. : On est en droit de s'interroger. Les opérations judiciaires en Espagne depuis le début des années 2000 font apparaître des sommes en liquide et des valeurs de biens saisis se chiffrant par centaines de millions d'euros à chaque fois : tout cela n'a t-il pas un sens en termes macroéconomiques ? Surtout si on considère qu'il ne s'agit là que de la partie émergée de l'iceberg, puisqu'en matière criminelle le réel connu est toujours très inférieur au " réel réel ", surtout pour des crimes par nature invisibles. Ayons au moins l'honnêteté de nous poser des questions nouvelles, ayons un champ d'investigation intellectuelle plus ouvert. Nous sommes en partie face à de l'indémontrable, et c'est là tout le problème. Mais quand en Espagne, jusqu'au début des années 2000, vous pouviez acheter un appartement ou une maison en liquide, quand vous voyez aujourd'hui que des conseillers municipaux sont mis en examen par centaines, vous disposez tout de même de certains indices. Si l'on y ajoute le fait que la côte espagnole est le refuge ou le lieu de villégiature d'une grande partie du grand banditisme ou du crime organisé européen, vous avez un faisceau d'informations convergentes qui font qu'au moins intellectuellement il n'est pas possible d'évacuer ce type de questionnement.

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Vous dites qu'en période de crise, les organisations criminelles connaissent plutôt une période d'expansion. Vous avez déjà donné une explication selon laquelle, quand le système bancaire classique arrête de faire des crédits, des usuriers prennent le relais. Y a-t-il d'autres formes d'explications ?

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J.-F.G. : Le détournement des budgets de relance, par exemple. A chaque fois que les Etats engagent des politiques de sauvetage ou de distribution d'argent public, des mécanismes de prédation entrent en oeuvre. On l'a vu en 1980 après le grand tremblement de terre qui a dévasté la Campanie : il y a eu des budgets pharaoniques de l'Etat italien et de Bruxelles qui se sont déversés dans le milieu du BTP italien et qui ont fait l'objet de détournement de fonds absolument considérables. A chaque fois que se rencontrent un territoire profondément criminalisé, avec en particulier un tissu économique déjà en partie capté par des acteurs criminels, et des budgets publics, vous avez ce type de risques. La Cour des comptes américaine considère qu'il y a à peu près 5 à 7 % des crédits publics qui font systématiquement l'objet d'une évaporation. Ce qui n'est pas rien.

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Dans votre livre, vous parlez aussi d'une dimension oligarchique et ploutocratique de la crise.

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J.-F.G. : Je crois qu'il n'y a jamais, stricto sensu, de crise financière. Sauf à stagner dans les explications techniques, les crises ont en réalité des causes politiques. Expliquer une crise uniquement par des raisons techniques n'a pas beaucoup de sens, me semble-t-il. Un système économique et financier s'explique par le système institutionnel, par des choix politiques en amont - on régule ou on ne régule pas. Il faut donc s'interroger sur le pourquoi d'un tel système, comment il est né et quelles en sont les lois et les concepteurs. Ce sont des choix conscients. Dans le cas des subprimes, on est obligé de s'intéresser au système politique américain et à la manière dont les lois sont votées, et donc en amont comment les élus eux-mêmes sont sélectionnés. Vous buttez alors tout de suite sur le poids des lobbies financiers et des contributions électorales. Vous remarquerez que la plupart des élus démocrates ou républicains qui ont été bien sponsorisés par l'argent du lobby financier, de manière tout à fait légale, ont voté assez systématiquement en faveur de lois de dérégulation à partir des années 1980.

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Le constat que l'on doit faire aujourd'hui est que les Etats-Unis sont peut-être revenus à une situation digne des " barons voleurs " du XIXe siècle c'est-à-dire à une hyperconcentration du pouvoir au sein d'une oligarchie financière. Il s'est produit un basculement géographique, géopolitique du pouvoir entre Washington et Wall Street, et le phénomène va s'aggraver puisque, suite à une décision de la Cour suprême de janvier 2010, les personnes morales (sociétés ou syndicats) ne sont plus limitées dans leur distribution d'argent lors des campagnes électorales. On s'était un peu moqué, à tort, du président Eisenhower quand, en janvier 1961, il avait pointé du doigt le " complexe militaro-industriel ". On peut se demander si aujourd'hui ça n'est pas un autre complexe, politico-financier cette fois, qui dispose non pas du pouvoir mais d'une influence déterminante désormais sur la manière dont les lois sont votées...

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Tout ce que vous venez de décrire contribue à expliquer l'évolution vers une déréglementation de la finance, mais pourquoi serait-elle forcément criminogène ?

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J.-F.G. : La déréglementation, c'est moins de contrainte et plus de liberté donnée aux acteurs. Quand, sur un marché, vous n'avez plus d'arbitre efficace - et tel est le sens profond d'une dérégulation -, les pratiques professionnelles les moins honnêtes prennent le pas. Parce que les pratiques les plus frauduleuses vous donnent un avantage concurrentiel et compétitif déterminant. Ensuite, sans qu'il y ait complot, mais par effet de meute ou d'essaim, les pratiques frauduleuses se répandent spontanément. Le crime devient alors la norme, c'est-à-dire un élément intégré au système. Cela dit, les marchés financiers n'ont pas forcément vocation à connaître ce fonctionnement anomique.

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Tous les grands banquiers ne sont donc pas des mafieux ?

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J.-F.G. : Evidemment non ! Le système bancaire a montré que, lorsqu'il est contrôlé et régulé, il peut être sain. Ma thèse n'est pas de dire que les marchés financiers sont intrinsèquement louches et frauduleux, mais que la dérégulation développe leur dimension criminogène.

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Que faudrait-il faire pour s'en protéger ?

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J.-F.G. : Déjà, sortir de l'aveuglement, reconnaître la place des fraudes, ne pas être en permanence dans un déni de confort. En France, nous sommes victimes de l'hyperspécialisation des chercheurs, et il existe une forme de dédain pour un sujet considéré de basse condition intellectuelle. Tout ça sent mauvais et n'est pas digne d'un débat élevé. Il y a aussi une autre raison : les questions criminelles, dans leur complexité et leur diversité, sont devenues centrales dans nos sociétés modernes, et de ce fait elles dérangent profondément. Elles dérangent beaucoup de situations matérielles et de routine intellectuelle. Tout système a ses " intellectuels organiques ", naïfs ou intéressés. Nous aimons naturellement les situations confortables, apaisantes. Comprenez bien que les élites, celles qui font l'opinion publique, ont envie du " business as usual ". Si vous ouvrez le débat, qui n'est pas simple, de la dimension frauduleuse des crises, cela conduit à des questionnements qui aujourd'hui semblent insupportables, non pas seulement sur des dérives individuelles mais sur une partie du système.

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Nous devons également essayer de revenir en arrière. Le génie financier est sorti de la lampe et se moque désormais des Etats. Il s'est autonomisé. En début d'année, lors d'interviews, l'Autorité des marchés financiers (AMF) nous a expliqué que les marchés sont de plus en plus opaques et que " nous " n'y comprenions plus rien. C'est tout de même inquiétant !

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Enfin, il faut mettre fin à l'impunité. Les enquêtes judiciaires visent d'abord des emprunteurs frauduleux et n'ont fait condamner aucun banquier. Et les plans de sauvetage se sont faits au plus grand avantage de la finance. In fine, la charge de cette crise est supportée, d'une part, par des ménages américains qui ont été spoliés, car cette crise financière est une crise sociale et raciale, et deuxièmement par les contribuables du reste du monde, qui doivent supporter des déficits accrus. Cette impunité pose problème et annonce d'autres crises financières à dimension criminelle. L'impunité, rappelons-le, est toujours une incitation à la récidive. C'est vrai pour un braqueur de banques comme pour un banquier prédateur...

Notes

[1]

Auteur de La Grande Fraude. Crime, subprimes et crises financières, Paris, Odile Jacob, 2011.

[2]

Cf. " Draghi : l'infiltrazione mafiosa frena la crescita dell'Italia ", La Repubblica, 11 mars 2011.

[3]

Committee on Commerce, US House of Representatives, Organized Crime on Wall Street, Toronto (ON), Books for Business, 2000 (rééd. 2005).

Pour citer cet article

Entretien avec le commissaire divisionnaire Gayraud Jean-François, Propos recueillis par Chavagneux Christian, et retranscrits parMéténier Clémentine, « " Il existe dans l'histoire de toutes les crises financières une dimension frauduleuse " », L'Économie politique, 4/2011 (n° 52), p. 91-99.

URL : http://www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2011-4-page-91.htm
DOI : 10.3917/leco.052.0091


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