2001
La clinique lacanienne
Notes sur le symptôme
Christiane Lacôte
Pour essayer de savoir quel impact la notion psychanalytique de symptôme peut avoir sur notre clinique actuelle, je partirai de quelques remarques cliniques sur le féminin aujourd’hui, et en particulier à l’adolescence
[1].
Un matin où je courais dans le métro, je vis une affiche dont je ne dirai pas l’origine, certes, mais dont on reconnaîtra la profonde intelligence de ce qui peut répondre à l’inquiétude des jeunes. La scène, justement, est d’une intimité tranquille, un moment de grand confort psychique, sans symptôme.
Sur l’affiche, une très jeune fille, ravissante, mince et souple, allongée et les jambes en l’air, mais bien sages, et à côté d’elle, un homme dont le regard n’est pas tout à fait perceptible parce que dans la pénombre. Les paroles inscrites sur l’affiche étaient celles-ci : « Et mes chaussettes, tu les aimes aussi ? » Et l’homme répondait gravement, un rien protecteur : « Aussi. »
Malgré les apparences, on est très loin du fétichisme trop excitant et bavard, illustré par le porte-jarretelles de grand-papa. Certes, ici, il s’agit de faire vendre des chaussettes dont la marque reprend des termes qui sont éloquents pour la génération ciblée, avec humour d’ailleurs : il y a un accent de Grand Bleu qui évoque les rituels de plongée silencieuse et d’immersion totale du film de Luc Besson, savamment équilibré par les publicistes d’un parfum écologiste de forêt.
On peut dire qu’il ne s’agit pas de fétichisme, c’est-à-dire de cet « arrêt sur image » qui pourrait marquer le refus et donc la place de la castration, mais de tout autre chose, d’une inflexion contemporaine du lien entre le symptôme et le sexuel. « Et mes chaussettes, tu les aimes aussi ? », c’est-à-dire : est-ce que tu me reconnais par mes insignes, est-ce que tu partages les mêmes insignes que moi ?
Si nous focalisons notre propos sur les traits du féminin à l’adolescence aujourd’hui, nous devons commencer par une remarque. Nous parlerons de notre lieu occidental européen, et là encore nous nous garderons de généraliser : il y a de grandes différences entre la consommatrice de « rallyes » organisés dans les beaux quartiers par maman, et l’insécurité vécue par la toute jeune fille dans ce qu’on appelle facilement les « banlieues chaudes », entre le numéro de Madame Figaro paru au printemps 2000, et ce que décrit le lyrisme de J.-C. Izzo dans sa trilogie sur la banlieue nord de Marseille, publiée de façon exemplaire dans la « Série noire » chez Gallimard.
Que la croissance, l’apparition des règles, des poils, des seins, bref, de ce qu’on appelle les caractères secondaires de la sexuation, ne suffisent pas à enraciner la conscience d’une féminité, cela, les psychanalystes le savent depuis longtemps. Ce n’est pas que le féminin soit refoulé, comme on le dit parfois de façon simpliste, mais c’est que le constat sur la physiologie n’organise à soi seul aucune subjectivation. L’occasion de l’événement qui fait penser à la petite fille qu’elle est devenue une jeune fille doit être tressée de paroles ou de silences sur la portée de ce qui arrive. À tel point d’ailleurs que la plainte dirait volontiers que si l’événement arrive, c’est la faute aux mots, c’est la faute au langage ! Les griefs de nos patientes sont souvent accrochés à ce que l’autre a dit ou pas de ces événements, comme si les mots avaient sur ce point le caractère magique de ce qui installe une nouvelle réalité. De ce pas, on reconnaît l’antienne de la névrose, c’est la faute à l’autre, et, figures et langage mêlés, c’est la faute à l’Autre, imaginaire, d’ailleurs.
Or, aujourd’hui, il s’agit peut-être d’autre chose. Les jeunes patientes n’en font plus toute une histoire ! La physiologie est ce qu’elle est, elle ne demande aucun commentaire, c’est du fonctionnement. En tout cas, on tient à saisir les choses comme pur fonctionnement et cela doit être le bon fonctionnement. Certes, il y a des symptômes gravissimes comme l’anorexie par exemple, mais le discours général est qu’il ne faut pas en faire une histoire. D’ailleurs, le bien-être de la plongée, on peut le vivre pendant les règles, puisqu’il y a des tampons tellement sûrs de telle marque, etc. Mais, dira-t-on, et les règles douloureuses ? Nous en entendons parler, mais la science s’en empare, les soigne et les calme souvent, les détache globalement du processus de fertilité déçue par la pilule anticonceptionnelle. Même si une intervention psychanalytique laisse entendre que tout n’est pas si simplifiable, et que les lieux de cette souffrance, l’utérus, le vagin, le ventre, le bas-ventre ne sont pas anodins, même si cette intervention psychanalytique a des effets dits thérapeutiques, l’intérêt de nos jeunes patientes n’est pas du tout là. Mais, dira-t-on encore, il ne s’agit que d’une autre forme de la dénégation bien reconnaissable. Voire ! Penser à la science comme à un recours universel a sans doute des implications plus souterraines que le constat de ses réussites explicites.
Précisons : il y a peu, l’hystérie, conjuguée avec quelques traces de religion judéo-chrétienne, répandait dans le psychisme une sorte de continuité de souffrance par rapport à laquelle les douleurs des règles, par exemple, du premier rapport sexuel ou encore de l’accouchement, prenaient quelque goût d’autre chose, prenaient valeur d’initiation. On disait autrement. Quand commençaient « les douleurs », la jeune femme savait qu’elle allait devenir mère. Maintenant on parle de contractions utérines, on les calme d’une injection péridurale. Loin de moi de prôner la douleur, elle est, pour parler un langage philosophique, un mal. Notre propos est de montrer qu’elle ne se présente plus aujourd’hui comme quelque chose à lire, mais à calmer, le symptôme ne doit plus faire mal, restons tranquilles. Il semble aussi qu’aujourd’hui il n’y ait pas de distinction ni de hiérarchie entre les souffrances. Le statut de la souffrance a quitté son ciel métaphysique, et c’est sans doute plus juste, la souffrance ne rachète rien et n’apaise pas la colère de Dieu, qu’il soit figurable ou non dans l’enfance de nos patients. Bref, elle n’est pas reprise dans le champ du discours, sauf pour en être évacuée. Or on peut concevoir qu’un symptôme puisse faire mal, qu’il faille faire cesser cette souffrance, mais on peut tenir à ce qu’elle soit lisible et inscriptible, d’une nouvelle manière certes, dans la parole du sujet.
L’enjeu de ce propos est de montrer qu’aujourd’hui toute souffrance est vécue comme brutalité, comme trauma, et sans distinction. Depuis que la défloration est passée dans l’exercice souple et sympathique d’une variation gymnique entre copains, la douleur qui était faite des émois de l’ignorance et des peurs de l’engagement solennel et donc prise par des discours, même contestables, est devenue brutale, hors langage. C’est le viol qui prend le devant de la scène. Nos jeunes patientes, si expérimentées, souffrent tout autant qu’autrefois de virginité psychique : l’idéal ambiant dit que l’on doit être bien, dans ses baskets comme dans ses chaussettes, toute atteinte à ce bien-être est agression, intrusion, viol. Songeons à cette symétrie des opposés, bien-être et viol. On se rencontre : « Est-ce que tu vas bien ? – Oui, bien sûr », vrai ou faux, à la mode un peu exaltée des États-Unis.
La question de la féminité et de ce qui, sur ce point, « ne va pas », « ne va pas de soi », me semble d’ailleurs aujourd’hui tout à fait déplacée, de l’adolescence à la trentaine. Elle surgit volontiers dans le monde du travail, au moment où les postes de responsabilité posent la question du style à donner à l’autorité : Faut-il nécessairement « jouer au mec », porter le pantalon ou courir le risque de faire penser que de hautes fonctions ne se doivent qu’à une séduction qui sera toujours considérée comme de mauvais aloi ? Il nous semble que ces questions, jadis posées à propos de l’enjeu social du mariage dès l’adolescence, se posent autrement certes, mais surtout plus tard, comme s’il y avait, au moment de l’adolescence, une sorte de continuité qui se brise bien plus tard, à propos du travail et aussi à propos, non du sexe, mais de la maternité.
La psychanalyse ne se fait pas la complice de la souffrance, mais pose éventuellement la possibilité de sa lecture. Elle ne propose pas le bien-être, comme de nombreuses psychothérapies, mais, il est vrai, le juste tourment du rapport à l’autre sexe et son incomplétude. L’hystérie et son questionnement sur la féminité existent toujours aujourd’hui, mais sous d’autres formes. Lacan disait que l’hystérique « fait » l’homme, avec le déploiement clinique que l’équivoque du verbe faire – feindre et fabriquer – contient. Il semble qu’aujourd’hui l’hystérique contourne la question pour en mettre en avant une autre : il s’agit avant tout d’être « soi ». Et si la jeune fille androgyne que nous croisons dans les rues et sur les affiches un peu partout ressemble à un jeune garçon, elle se dit beaucoup moins « garçon manqué » qu’autrefois, et se montre bien plus soucieuse d’être soi et reconnaissable par ses insignes. Une opinion désormais désuète pourrait bien faire objecter qu’« être soi » implique une originalité qui se trouve contredite par le désir de porter les insignes communs à une classe d’âge ou à une classe sociale – les fameuses marques de vêtements ou de gadgets. C’est que nous devons préciser ce que l’on entend aujourd’hui par être soi, avec toutes les techniques pour y parvenir et développer ce « soi » comme un muscle. Il s’agit en effet, plutôt que d’être, de se sentir « soi », c’est quasi un exercice de conscience corporelle et mentale à la fois, une manière finalement très contrôlée de jouissance universelle devant laquelle tout symptôme doit céder.
On a déjà décrit ce qui s’échange égalitairement entre garçon et fille ; ce sont les piercings, les tatouages, mais surtout les mêmes consommations, la même nourriture, les mêmes films, voire, hélas ! la même drogue, et sans doute le même sexe : to have sex, comme le dit la langue anglo-américaine pour le rapport sexuel. Ces signes de reconnaissance sont des insignes, des porte-drapeaux passionnels, mais souvent innocents de ce qu’ils produisent : le barrage à toute problématique inconsciente qui ne relève pas de la suggestion, celle que Lacan situe au niveau de la chaîne signifiante. Car les signifiants ne sont pas des signes, il y a une rupture entre ce qu’on appelle signe et ce qui se repère comme signifiants dans l’inconscient.
Les insignes aimés des jeunes – mais ils ne sont pas les seuls – tournent le monde en système de signes, voire de signaux. Ils uniformisent, ils uniformisent même la question sexuelle entre partenaires symétriques selon une gymnastique précoce, mais ils opèrent une transformation plus radicale. Il est en effet trop facile de penser que ce monde d’insignes relève de l’imaginaire. En réalité la fascination imaginaire pour ces insignes a un effet sur le symbolique, les insignes touchent au symbolique dans la mesure où ils servent à méconnaître que le langage est autre chose qu’un ensemble de signes qui se reconnaissent, dès lors qu’on prend en compte l’inconscient freudien.
Ces insignes, en effet, changent tout en signes. Or ce sont des signes de reconnaissance, il n’y a donc pas, rigoureusement parlant, de lecture. Car la lecture suppose que l’on puisse décomposer et recomposer des lettres, que l’on puisse anticiper et conclure quelque sens sur un mot ou une phrase. Or le monde des signes promu par les insignes clignote à chaque coup de « flash » sur la similitude requise des insignes qui, un par un, font appartenir à un clan ou à une bande.
La grande peur de mes jeunes patientes, tient non pas à être ou ne pas être une femme – ceci est très inconscient –, mais au risque de ne pas appartenir à une bande, au risque d’être seule. S’il faut des rapports sexuels pour appartenir à cette bande, qu’à cela ne tienne ! Cela peut valoir comme comportement adéquat, aussi bien que le port de tel ou tel accessoire. C’est dire que la relation sexuelle est parfois prise comme ce que l’on doit faire, selon les mêmes impératifs qui règlent la manière de s’habiller ou, plus généralement, de consommer.
Tout cela, bien sûr, ne marche pas. Et si un psychanalyste les reçoit, il entend bien que tout ne se règle pas selon un idéal de bon fonctionnement. On ne peut pas, même si on s’y efforce, mettre le rapport sexuel, qui est tout de même un rapport à l’autre, dans un rapport général d’usage d’instruments ou de monstration d’insignes. Mais avant de venir chez le psychanalyste, il y a tout un temps occupé par toutes sortes de techniques du corps, par toutes sortes de suggestions, par toutes sortes de communautés, qui promettent la bonne gestion du symptôme en même temps que l’inclusion dans un groupe. Car ce qui est dit, c’est qu’il s’agit d’être « bien » ensemble, d’être dans le même confort psychique. Mais bien souvent, ce confort psychique a pour corollaire une frigidité à peine aperçue. Cette frigidité est d’autant plus fréquente qu’elle est prise dans la technicité de l’acte sexuel, technicité qui sert aussi à ne pas laisser voir le trouble de la montée du désir. À ce prix, le symptôme ne fait pas mal ! Il est même à peine reconnu, contourné, puisque ce qui importe c’est d’être « cool ». Par rapport à cela la jouissance sexuelle n’est qu’un « plus », jusqu’au moment où cela devient grave. Et souvent, me semble-t-il, cela s’aggrave dans le registre qui sert de modèle à toutes sortes de consommations, celui de l’oralité. On constate des anorexies ou des boulimies importantes.
C’est alors que craque cette carapace idéologique et que l’on peut faire entendre que tout de même les relations avec l’autre sexe ne sont pas entièrement recouvertes de l’armure des insignes, de la défense des insignes.
Les troubles de l’oralité, si fréquents dans la féminité des adolescentes aujourd’hui, représentent une défense contre le rapport à l’autre où le féminin pourrait s’inscrire. Il s’agit d’un contournement, un contournement très subtil du sexe qui se fait par le forçage idéologique suivant : le sexe, cela se consomme, cela concerne une jouissance qui n’a pas plus de privilège que les autres. Une sorte de démocratie pulsionnelle, en somme ! Le corps est ici considéré comme un tout où plus rien ne va ordonner la pluralité pulsionnelle. L’anorexie le montre assez, lorsqu’elle montre un vouloir d’uniformisation du corps par la tyrannie d’un orifice, la bouche. Il ne s’agit pas de l’unicité d’un orifice – cela irait au-delà de la névrose –, les autres orifices fonctionnent à peu près, mais leur fonctionnement est refoulé et cela fait « comme si » seul, l’orifice oral valait. Cette unicité voulue de l’oralité sert le refoulement ordinaire du sexuel, on voudrait le consommer comme le reste ; c’est dire que la modernité de la consommation se veut orale.
La problématique qui engage les insignes et produit des signes à reconnaître plus qu’à lire est bien autre chose que de l’imaginaire. Elle peut vite verser du côté d’un symbolisme religieux. Elle peut être comprise aussi, comme je l’ai étudié ailleurs, comme une problématique contra-phobique qui se généralise dans un contexte idéologique où, par la méconnaissance de l’inconscient, le sexuel, dès lors qu’il n’est pas apprivoisé et banalisé comme l’un des modes de la consommation, surgit aussitôt comme brutal, monstrueux, traumatisant.
Quelle place est donc déniée à l’inconscient aujourd’hui ? On prétend s’en servir, on l’utilise dans les suggestions publicitaires et thérapeutiques, mais veut-on savoir vraiment ce que c’est ?
Le féminin, aujourd’hui comme hier pose la question du désir et de la jouissance dans le rapport à l’autre sexe à travers des processus inconscients d’identification à des signifiants, c’est-à-dire à des éléments discrets phonématiques du langage dont le sens ne se conclut que de leurs différences. Ces processus ne se font pas dans la passion consciente ou hypnotisée pour des signes, suggestionnable par eux. Il faut, pour l’inscription inconsciente subjective, une perte que refusent les idéaux de complétion, de bien-être, où il n’y a pas de place, même vide, pour le symptôme.
Je prendrai deux types d’exemple clinique, issus de plusieurs cas.
Une mère qui jouit de tout – c’est dans l’air du temps de 1968 – ne peut pas fournir à sa fille ces points d’achoppement qui serviraient de repères pour sa féminité. Plusieurs jeunes patientes me disaient quelque chose comme : « Ma mère, elle rebondit tout le temps ! » Ces mères peuvent se plaindre, connaître des échecs divers, elles vont s’occuper, remplacer le partenaire perdu, jouir de la peinture, des vêtements, des pâtisseries, puis du régime et du sport, bref jouir de tout, tout le temps. On peut faire entendre à leurs filles que leur sérieux état dépressif consiste en réponse à ne jouir de rien, à ne s’accrocher à rien. On peut aussi leur faire entendre que le tout-jouir maternel bouche le désir, et que jouir et désirer ce n’est pas la même chose, bien que l’on nous propose partout aujourd’hui du prêt-à-jouir, avant tout désir, comme on dit du prêt-à-porter. Il y a un point où la jouissance sexuelle, articulée sur le phallus, c’est-à-dire sur ce qui est marqué d’un manque – ce que la psychanalyse nomme castration –, oriente les différents registres pulsionnels, ne les rend pas équivalents, les distingue au fil des signifiants importants dans l’histoire d’un sujet. Ce manque est assurément ce qui fait que nos symptômes sont des métaphores de notre désir conscient et inconscient. Nier ce manque dans un tout-jouir de tout empêche de lire l’inévitable malaise induit par ce mensonge.
Le deuxième type d’exemple est celui de certaines patientes dont les mères, souvent très belles, ont pu, par leur métier d’actrice ou de mannequin, offrir leur image à la jouissance publique. L’une de ces patientes était tombée dans la toxicomanie. Il serait prétentieux de penser expliquer pourquoi. Mais nous pouvons repérer certaines corrélations. La jouissance proposée par une actrice ou un mannequin, au moyen de son image, a une adresse anonyme. C’est une jouissance non sexuelle qui est proposée, malgré la lascivité de certaines images ; l’image est offerte à une jouissance qui est captée avant tout désir et orientée directement vers une satisfaction assurée : Nous savons que les mannequins sont les porte-drapeaux de certaines marques commerciales ; nous retrouvons notre premier propos sur les affiches publicitaires. Pour cette jeune patiente, l’orientation de la jouissance de sa mère, c’était de faire acheter et de faire consommer : ce qu’elle faisait donc, elle.
Le symptôme a mauvaise presse dans un contexte où il faut jouir de tout. Nous savons pourtant qu’on ne peut mentir longtemps sur les liens inconscients entre le désir et la jouissance. Les symptômes peuvent se résoudre parfois, non sur la base d’une non-douleur ou d’un tout-jouir, mais par le moyen de ce qui dans la parole porte toujours vers autre chose – ce n’est donc pas un tout –, et permet alors de ménager la place indispensable du symptôme, comme place de la métaphore.
[1]
Cet article reprend des éléments d’un exposé fait lors d’un colloque organisé par « Le Bachelier », Institut de psychanalyse de l’adolescence, les 25-26 mars 2000,
Le Féminin à l’adolescence.