2002
La clinique lacanienne
Une nouvelle alliance ?
Jean-Paul Hiltenbrand
Le terme de famille et la référence à ce qu’elle désigne sont en général mal considérés dans la clinique analytique. Avec raison sans doute parce que cette désignation est tautologique et qu’elle ne permet guère de distinguer clairement le jeu des relations et des tensions conflictuelles qui se mettent en place entre les différentes figures traditionnelles du dispositif œdipien. Si tant est que ce dernier reste toujours d’une validité assurée dans tous les cas, ce qui est loin d’être démontré aujourd’hui. Il se pourrait bien que certaines organisations familiales ne viennent plus systématiquement vérifier la pérennité de ce modèle.
Toutefois, si cette référence est critiquable et que l’on maintient la distinction essentielle entre la structure affective d’une famille et le roman que se construit l’enfant à partir de celle-ci, il est alors tout aussi nécessaire de tenir compte des changements intervenus dans les modes de relations intra-familiales. Or, il semble bien que c’est à quoi nous assistons à notre époque. Il s’agira dans cette étude de dresser un premier bilan.
Habituellement, ce genre de questionnement surgit devant l’évidence de ce qui est nommé dans la nouvelle langue de bois administrativo-psychologique : les familles monoparentales. Comme si le nucleus réduit au face à face d’une mère seule (et parfois isolée) avec son enfant méritait encore le qualificatif de famille, laquelle suppose un réseau organisé de parenté bien plus large et fortement structuré par des contraintes tant collectives qu’individuelles. A contrario, l’expression « monoparentale » est également abusive au sens où elle fait fi des conditions symboliques réellement plus complexes que ne le laisserait supposer la seule considération de l’aspect concret. En effet, si par exemple la mère est « mariée » avec un haut idéal plutôt qu’avec celui qu’elle considère comme un jean-foutre ordinaire. Ce choix ne va-t-il pas résonner dans le destin de son rejeton ? L’efficacité symbolique et pathogène ne s’en révèlera pas moins déterminée selon une partie à trois, voire à quatre, si l’on inclut la fonction de l’Autre.
Pour clore cette critique préalable, soyons donc attentif à ce fait que l’aspect spectaculaire et réel de certaines situations ne corrobore pas forcément une pathologie sur le mode attendu. L’analyse montre que le désir inconscient de la mère est décisif. La seule question légitime à poser est : pourquoi est-ce ce désir-là qui tient le haut du pavé ? Ainsi, s’il existe une évolution sociale capable d’engendrer une incidence sur la relation mère-enfant, ce n’est certes pas au niveau de la phénoménologie du symptôme que va forcément apparaître la différence, mais dans l’organisation de sa mise en place : à savoir ce qui est désigné par la structure. Pour prendre un exemple : l’anorexie des jeunes filles mystiques du xve siècle n’a sans doute aucune parenté structurale avec celle de l’adolescente de notre société de consommation. De sorte qu’à symptôme identique, existe la possibilité d’une structure différente qui le détermine. C’est aussi ce que faisait remarquer Lacan à propos du petit Hans : derrière le sujet et son symptôme, il y a « tout le charroi de la culture », autrement dit une manière particulière de disposer un ordre de signifiants.
C’est à ce propos qu’il est intéressant de revisiter la relation mère-fille telle qu’elle se présente de manière de plus en plus fréquente et d’en interroger l’incidence sur la position subjective. L’un des faits marquants de notre époque contemporaine est que cette relation s’est considérablement modifiée. Les repères anciens – ceux datant seulement d’une quarantaine d’années – ne sont plus pertinents ni congruents avec la situation actuelle. Tous les observateurs des sociétés contemporaines européennes l’ont souligné : de l’évolution sociale moderne, ce sont les femmes qui ont connu les plus grands changements aussi bien dans leur statut social que dans leur position subjective et affective.
Parmi les facteurs déterminants, nous avons à repérer évidemment le développement de la société industrielle, la montée en puissance, au niveau social, du discours scientifique avec son caractère universalisant, en soulignant que c’est ce discours qui tend à effacer la différence sexuée. Nous ne pouvons pas omettre le mouvement féministe tel qu’il s’est mis en place au cours du xixe siècle. Encore que nous puissions le considérer comme étant un courant établi à partir des deux facteurs précédemment cités : science et évolution sociale.
À toutes ces déterminations, nous devons ajouter la psychanalyse dont les énoncés ont fortement accentué cette évolution féminine. Il ne fait de doute pour personne que de Freud à Lacan, c’est dans ce champ de la féminité que notre théorie a subi les plus profondes métamorphoses et que sans doute, nous sommes loin d’en avoir mesuré toutes les conséquences. Mon propos n’est pas d’entreprendre leur évaluation mais juste de noter quelques traits :
Quel est le trait le plus aisément repérable ? Disons qu’il s’agit du déclin des Noms-du-Père. Cette formulation est quelque peu abstraite mais peut s’énoncer ainsi : la fonction du père n’est plus celle du « padre padrone ». La conséquence marquante est que les relations des différents membres dans une famille ne sont plus organisées par le principe d’autorité dit patriarcal qui régissait les rapports des uns avec les autres et assignait à chacun une place en référence à lui. Ces relations sont à présent gouvernées par des liens d’affection. Cette nouvelle famille organise sa cohésion, sa solidarité sur le lien d’amour et sur le don, si possible réciproque. Donc, la structure même des échanges entre les différents membres de cette famille est également modifiée au sens où ce ne sont plus les notions de devoir et de dette qui règlent les relations mais l’intensité affective qui circule entre tel et tel membre.
Pour prendre un exemple concret de notre clinique quotidienne, la notion du devoir de respect et du devoir d’amour filial s’est effacée : le père est aimé à la condition qu’il soit bon, généreux, sympathique, convivial et non plus parce qu’il s’agit là d’un devoir ; cet amour est conditionné par un rapport d’admiration : c’est l’homme admirable, idéalisé, éventuellement sans défaut qui est appelé, non pas le père dans sa fonction. Il s’agit là d’un glissement que nous observons et qui signe le déclin du Nom-du-Père : le père a le devoir d’être aimable, ce n’est plus l’enfant qui se trouve en devoir de l’aimer, quels que soient ses défauts, etc.
Cette nouvelle famille organisée de la sorte n’est pas moins unie que la précédente, c’est-à-dire l’ancienne. Au contraire, chacun a l’impression de vivre une relation bien plus intense, bien plus authentique, avec une affection bien plus vraie ; un puissant sentiment d’amour, d’affection chaleureuse, cimente cette petite communauté, tant qu’aucun conflit ne vient la perturber. Inutile de signaler que cette petite société est volontiers xénophobe et que l’entrée d’une belle-fille ou d’un gendre constituera l’un des grands problèmes puisque ces derniers vont rapidement apparaître comme des pièces rapportées incapables d’assimiler la culture familiale dans laquelle ils arrivent. Il n’est pas exceptionnel d’entendre que cette belle-fille, ou ce gendre, sont délibérément tenus à l’écart de certaines conciliabules ou de certaines décisions qui continuent à être prises en comité dans la famille.
Pour en venir à la relation de la fille avec sa mère, dans cette nouvelle modalité de fonctionnement, le rôle de la mère a également changé. La question est d’abord celle de la mission habituelle dévolue à la mère dans le cadre de la fonction du Nom-du-Père. Qu’était-elle chargée de transmettre à sa fille dans ce cas-là ? Car dans l’éducation, elle n’avait pas seulement la charge de lui apprendre la broderie et la patience, ni l’art de tenir une maison avec un certain degré d’effacement et de dévouement, elle avait également en charge de transmettre les grands principes de la religion dans leur application quotidienne et ceux de la morale traditionnelle. Elle avait surtout pour grande tâche éducative d’initier sa fille, et éventuellement de l’introduire dans la dialectique de ce que l’on appelle la règle patriarcale. Ceci peut se formuler comme étant l’initiation au désir du père, à savoir non seulement au désir de l’homme sexué mais à celui attaché à sa fonction de père qui régissait l’économie subjective de la famille, en traçait les limites, imposait en quelque sorte son symptôme, ses manies, etc. et dont l’ensemble de ces traits constituait dans les faits la présence de l’interdit. Enfin, il convient de ne pas omettre que tout cela était susceptible dans la tradition de faire accepter à la fille le choix éventuel d’un mari par le père.
Cette description qui peut paraître archaïque n’est faite que pour souligner ce fait absolument décisif : que la mère transmettait une structure organisée par le désir de l’Autre, lequel de la sorte n’était pas régi exclusivement par son caprice à elle. La transmission n’introduisait donc pas à une connaissance de la chose masculine et de ses propriétés éventuelles mais bel et bien constituait une introduction de la fille à l’altérité, et précisons-le, à une altérité foncièrement inaccessible. Autrement dit, le père restait un étranger et la cause de son désir apparaissait tout aussi énigmatique. Dispositif qui allait se reporter sur l’homme à venir pour la fille.
Or, dans le nouveau processus décrit précédemment, l’important est que dans la famille dont le fonctionnement repose sur le principe de l’amour qui fonde un lien d’affection, la mère est en quelque sorte déchargée de sa mission d’initiation de sa fille au désir de l’Autre, alors que le désir de la mère reste sur le devant de la scène de manière prégnante, voire submergeante. Dans ce cas-là, un lien tend à s’établir entre semblables ayant chacun des statuts d’égaux, quelle que soit leur position respective dans la succession des générations. Car si le désir de l’Autre, supporté par la figure maternelle, persiste, l’asymétrie générée par ce désir est subvertie sous la pression de l’amour qui pousse à l’égalité. Ainsi, nous entendons fort souvent que si la mère ne parvient pas à établir un lien de complicité amicale avec sa fille, ou qu’elle conserve une certaine distance, la fille interprète ce fait comme de la froideur ou de l’indifférence. À partir du moment où ce n’est plus un facteur hiérarchique qui organise le lien, la relation mère-fille se transforme désormais en une relation de réciprocité amicale, une complicité sans voile, sans secret, où chacune livre son intimité à l’autre par des confidences de chaque moment. Pendant que le père et le gendre au salon discutent pêche, chasse, voitures ou philosophent sur leurs conditions de travail, la fille déplie sur la table de la cuisine, au milieu des légumes que l’on prépare pour le repas, ses problèmes de cœur, de sexe. La mère écoute, attentive, intéressée, parfois conseille, recommande, voire explique à sa fille comment elle est parvenue elle-même à surmonter ses déceptions, ses frustrations, qu’à tel moment crucial de sa vie conjugale, elle avait pris un amant, etc. Tout ceci s’énonce sans fard puisqu’elles sont dans un rapport de totale transparence de l’une à l’autre. Elles se consolent, s’embrassent, se prennent dans les bras, et le soir elles se quittent les meilleures amies du monde.
Y aurait-il un problème là-dedans ? Oui, non ? Peut-être cette situation est-elle propre à susciter l’envie chez celles qui n’ont pas connu cela ? Effectivement, il peut y avoir quelque chose de fascinant dans ce monde de communauté féminine. Précisons qu’une grande partie de ces femmes ne sont aucunement en position de rivalité vis-à-vis des hommes, ce qui ajoute à cet aspect édénique.
Comment une telle situation est-elle réalisable alors qu’ailleurs, au-dehors précisément, c’est la guerre, qu’y règne l’exploitation de l’homme par l’homme ? L’une des observations que nous pouvons faire à ce niveau est que la relation de la fille à la mère dans ce cas précis constitue un parc réservé de jouissance dont le trait remarquable est son caractère clos, qu’il est tenu à l’écart de toute influence extérieure et qu’en tant que tel, il se présente comme une jouissance incestueuse. Le problème qui va tout de suite se présenter à la fille est que nulle part, elle ne va parvenir à retrouver ultérieurement les conditions de cette jouissance. Bien entendu, cette dernière n’est aucunement identifiable à la fonction de l’objet perdu et à la jouissance qui y est attachée, puisque cet objet-là est le représentant du réel mis en place par le langage. Si le dispositif œdipien a pour rôle principal de dialectiser dans les relations primitives la mise en place ordonnée de l’objet perdu, ce type de relation à la mère parvient parfaitement à circonvenir ce dispositif. Très tôt dans son enseignement, Lacan avait fait remarquer que l’Œdipe ne saurait indéfiniment tenir l’affiche. Ceci a pour conséquence vérifiable ici que cette jouissance ne rencontre aucun interdit. A fortiori, si la mère ne s’inscrit dans aucune compétition phallique, il est difficile de concevoir d’où cette relation recevrait sa limite, ni comment le face-à-face imaginaire trouverait naturellement un terme. Si aucun principe d’autorité ne vient faire arrêt, s’il n’opère plus comme facteur de séparation entre mère et fille, ni comme élément imposant une limite à la jouissance incestueuse, il est alors nécessaire d’inventer cette limite.
Ainsi, ce qui va permettre d’échapper à la tyrannie incestueuse sera le recours à l’autonomie individuelle. Certes, c’est une conception de la vie sociale qui a été accentuée en mai 68 en tant qu’elle se revendiquait comme refus de toute structure verticale, de tout rapport impliquant une dissymétrie, de toute aliénation à l’autre. Cependant, il est à remarquer que ce processus est à l’œuvre entre mère et fille depuis bien plus longtemps puisque l’autonomie fut l’une des conditions de l’émancipation des femmes. Ce changement radical du statut des femmes adultes est l’œuvre de la relation mère-fille depuis plus d’un siècle. Il s’est réalisé silencieusement et de manière progressive à la faveur de l’évolution sociale. C’est la mère qui à chaque génération l’a poussé un peu plus avant. Mais cette métamorphose de la relation a également pour conséquence notable que dans son rapport bienveillant, la mère n’a plus que le souci du bien-être de sa fille et non plus celui de son inscription, ce qui modifie considérablement les fondements du lien et renforce son caractère affectif.
La grande question qui surgit à la suite de ce constat est évidemment celle de la mise en place et du devenir de la fonction phallique. La mise en place, à vrai dire, n’est pas une question puisqu’elle se réalise de façon fort précoce avant même l’accès au langage pour l’enfant et ceci, à la faveur du discours de l’Autre et du désir de la mère : à savoir par le biais de son manque à elle. En revanche, le destin de cette fonction mérite examen car lorsque la mère devient l’alliée naturelle de la fille, l’on observe que le dévouement maternel inconditionnel a pour conséquence immanquable de susciter chez la fille une culpabilité (consciente ou inconsciente) sans recours. Ce qui confirme bien que le système de réciprocité de don et de dette s’exerce exclusivement entre elles et non pas à l’enseigne du Nom-du-Père. Si à ce niveau nous posons la question du désir de la mère à l’endroit de sa fille nous entendons bien que dans le souhait maternel d’émancipation, c’est d’une autonomie comme norme dont il s’agit. Cette norme est non seulement idéologiquement et socialement déterminée, mais elle prévaut comme norme tout court et c’est au travers de la promotion de cette norme que la fonction phallique se restitue et qu’ainsi cette fonction se trouve transmise directement de mère à fille. Inutile de préciser que de la sorte la fonction paternelle est une instance amplement facultative. Fait qu’il n’y a pas lieu d’interpréter dans le registre d’une concurrence des sexes ou d’une compétition de pouvoir puisque la spécificité de transmission ainsi décrite est également ce qui permet à ces femmes de se situer comme Autre.
Autrement dit, selon ces observations, il semblerait que le second volet du développement œdipien de la fille – tel que le suggère Freud d’ailleurs avec prudence : celui où la fillette se tourne vers le père – ne soit pas un temps systématique et obligatoire pour elle. La contrepartie étant un lien indissoluble avec les difficultés qu’il engendre. Que tout cela ne corresponde pas à l’identique avec le modèle de la description classique n’impose nullement de prendre position au regard de cette situation qui ne dépend pas des acteurs eux-mêmes seulement. L’analyste n’a pas à anticiper par le biais d’une idéologie de la société ni avec celle de ce que devrait être l’établissement d’un lien. Lorsque des considérations cliniques sur ce sujet s’introduisent à partir de la formule de Lacan : « la relation mère-fille : un ravage » et que cette formulation est élevée au rang d’un slogan, il s’agit là d’un point de départ qui ne prépare guère à entendre autre chose. Cette formule se vérifie souvent, néanmoins toutes les relations mère-fille ne sont ni vénéneuses ni véhémentes et s’il est donné au clinicien d’observer certaines situations difficiles, voire passionnelles, il convient de préciser que les symptômes de la fille ne s’originent pas par lignage direct du lien à sa mère quoique le désir de la mère, ou son manque, restent ici des pivots essentiels. Il faut croire que si ce lien atteint une certaine sérénité, cela signifie pour la fille que son manque à elle est d’une certaine manière symboliquement intégré et n’est plus la source de sentiments de frustration qui en agitent d’autres.
La primauté de l’amour instituée dans ce lien, grâce à une certaine satisfaction donnée au-delà de la demande et qui, par cette voie, induit une dimension de reconnaissance par la mère de la fillette dans son statut, permet sans doute de tempérer l’acuité habituelle de la demande. Cependant la pacification du champ de la demande ne tient pas exclusivement à sa symbolisation ni même à une satisfaction partielle. En effet, l’assise de l’identité féminine et sa stabilisation ultérieure au sens de l’existence dépendent d’autres facteurs que ceux que pouvait assurer la relation à la mère. La clinique montre que l’angoisse surgit souvent à ce carrefour : celui où, bien qu’assurée d’une reconnaissance dans sa relation à la mère, un manque à être persiste à l’avant du désir. Les remèdes (identification au phallus, identification au désir du père, identification à l’objet du désir d’un homme, désir d’un enfant…) ne sont pas forcément acceptés immédiatement et de plein gré puisqu’ils constituent un bouleversement dans l’économie subjective, laquelle est obligée de passer d’un système fondé sur l’amour à celui régi par le désir. Ce fait est d’autant plus accentué que ce passage donne l’impression à la fille d’avoir à renoncer à sa féminité, ce qui est renforcé par sa dépendance à l’image et au symbole de la femme dans la société. Il est certain que la poussée à la valorisation narcissique telle que l’on peut l’observer aujourd’hui dans notre social individualiste fortifie l’idée fausse d’une identité féminine qui ne serait établie de manière indépendante que par et pour elle-même, au détriment d’un lien d’altérité qui implique forcément l’acceptation d’entrer dans la dialectique phallique. Cette nouvelle alliance entre mère et fille peut-elle en faciliter la tâche ? Il semblerait qu’une réponse affirmative ne puisse être donnée sans le détour par l’analyse au sens où le point essentiel en suspens dans cette situation-là laisse apparaître à terme qu’il reste à franchir le seuil de la butée inconsciente de la castration maternelle. Car ce qui s’intitule « culture féminine » même parmi les tenantes de cette nouvelle alliance se montre en dernier ressort constituer une défense dernière contre cette castration.