L’émotion mutilée : approche psychanalytique des automutilations à l’adolescence
Maurice Corcos
Bernard Richard
La quasi-constance des automutilations (avec une fréquence de plus de 80 % des cas) dans les fonctionnements limites et les instabilités identitaires en ferait un symptôme quasi pathognomonique, si on ne les voyait pas se développer avec d’autres formes et d’autres intensités dans l’ensemble de la pathologie mentale, reflet toujours extrême de l’évolution sociale. L’automutilation témoigne ainsi, dans son polymorphisme, qu’elle renvoie à des structurations psychiques diverses, de structures névrotiques précaires jusqu’à la dépression mélancolique en passant par des fonctionnements alexithymiques en faux self, plus ou moins aménagés avec des défenses perverses.
Mots-clés :
Automutilation, Adolescence, États limites, Émotion, Affect.
MUTILATED EMOTION : A PSYCHOANALYTICAL APPROACH TO SELF-MUTILATION DURING ADOLESCENCE
The extremely common occurance of self mutilations (with a frequency of more than 80 % of cases) in borderline functioning and identity instabilities should make them an almost pathognomic symptom if we didn’t see them developing as well in other forms and at other intensities in the whole array of mental pathologies, which themselves are always an extreme reflection of social evolution. By its polymorphic expression, self mutilation demonstrates that it refers back to diverse psychic structures, from precarious neurotic structures to melancholic depression, passing by way of the false self and alexithymic functioning, which are more or less organized with perverse defense mechanisms.
LA EMOCIÓN MUTILADA : ENFOQUE PSICOANALÍTICO DE LAS AUTOMUTILACIONES EN LA ADOLESCENCIA
La persistencia de las automutilaciones (con una frecuencia de ms del 80 % de los casos) en los funcionamientos límites y en las inestabilidades de la identidad, las convertirían en un síntoma casi patognomónico si no fueran acompañadas de otras formas y otras intensidades en el conjunto de la patología mental que son un reflejo extremo de la evolución social. El polimorfismo de la automutilación da cuenta de las distintas estructuraciones psíquicas : de las estructuras neuróticas precarias hasta la depresión melancólica, pasando por funcionamientos alexitímicos, o de falso-self, ms o menos enmarcados por defensas perversas.
• APPROCHE SOCIO-ANTHROPOLOGIQUE
• APPROCHE PSYCHOPATHOLOGIQUE
• CONCLUSION : APPROCHE THÉRAPEUTIQUE À PARTIR DE CES HYPOTHÈSES ÉTIOPATHOGÉNIQUES
• RÉFÉRENCES