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S'inscrire Alertes e-mail - La revue lacanienne Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezQuelles seraient les spécificités d’un matriarcat ordinaire[1] [1] J’emploie ici à dessein le terme « ordinaire » en résonance...
suite actuel?
AuteurJean-Marie Forget du même auteur
L’incontestable retrait de la référence à l’autorité paternelle, dans le rapport de l’enfant à ses parents comme dans la vie sociale, semble aller de pair avec la mise en avant des notions d’assistance, de garantie, de sécurité, habituellement associées à une attention maternelle. Le penchant pour la transmission métonymique qui se manifeste dans la filiation – le nom de famille se substituant au patronyme – dans l’éducation – qui se pense trop souvent en terme de don –, dans l’enseignement – où le risque est de favoriser exclusivement le développement d’un savoir, supposé inné, de l’enfant – peut nous suggérer l’émergence d’une forme de matriarcat, où les femmes et les mères seraient prédominantes dans les transmissions, notamment dans celle du nom. Mais est-ce là une question qui touche seulement la place des femmes et des mères? Est-ce qu’à désigner le mouvement qui se joue actuellement du terme de « matriarcat » nous ne risquons pas de nous tromper d’objet, et de nous priver d’une analyse plus fine des mécanismes en jeu?
2 Ce que nous enseigne la clinique sur des « matriarcats ordinaires » peut nous apporter des repères qui touchent au plus près ces changements.
« Mon fils est bilingue »
3 Une mère accompagne son fils qui souffre d’une phobie scolaire depuis plusieurs années.
4 Elle me déclare d’emblée qu’étant d’origine étrangère elle a offert à celui-ci le privilège d’être bilingue, ce qui sous-entend que, vivant en France, il est touché par la grâce de deux langues, le français et la langue de sa mère. Pourtant quand je l’interroge sur ce qui serait la langue maternelle de son fils, elle se révolte à l’idée qu’une langue puisse primer, même si celle-ci devait se révéler la sienne.
5 L’entretien me fait découvrir que cette femme n’entend pas bien et que, si je ne force pas ma voix, elle ne saisit dans nos échanges que des bribes de propos. Ainsi fait-elle avec son fils, concluant ses phrases à partir de ses interprétations, sans lui laisser le temps de les finir, et sans prendre le temps de l’écouter. Elle plaque ainsi sur les propos de son fils le sens qui est le sien. Le bilinguisme qu’elle revendique lui avoir transmis camoufle ce qui fait défaut à ce garçon, qui est le recours à une langue maternelle marquée d’incomplétude pour qu’il puisse y faire entendre sa parole. Il s’agirait que sa mère le laisse parler, l’écoute et l’entende, alors qu’elle « sait » pour lui, et qu’elle « sait » lui avoir transmis deux langues, la sienne et celle du père.
6 Dans le discours de cette mère, le terme de « bilingue » se substitue au manque de la langue, ce terme prenant une dimension de fétiche puisqu’il vient obturer la décomplétude de la langue, qu’il évoque dans le même temps, comme le fétiche fait écran à l’absence de phallus de la mère, absence qu’il évoque par le fait même de sa présence.
7 Mon intervention initiale souligne l’impossibilité du bilinguisme, ce qui provoque chez la mère une grande violence qu’il faudra des efforts de diplomatie pour apaiser. Cette violence est générée par la réintroduction dans le discours concernant son fils d’une référence à l’impossible et, par ce biais, de la référence au réel éludée par son discours, que je désignerai comme un « discours sans contradiction », un terme venant désigner en même temps ce que ce terme exclut par son sens[2] [2] J. -M. Forget, « Un discours sans contradiction », in Le...
suite.
8 Voici ce que génère un type de transmission maternel métonymique. La mère « sait » qu’elle transmet la grâce du bilinguisme, et elle le prouve incessamment en parlant à sa place !
9 Le désamorçage de l’élan de la parole du fils avait provoqué depuis quelques années une phobie scolaire – liée à son désarroi quand il devait témoigner de l’assise de sa pensée – à laquelle les parents avaient pallié par des aménagements familiaux et des cours par correspondance.
10 Ainsi la complétude du discours d’une mère vient obturer le recours au manque de la langue maternelle, alors que ce manque est structurellement présent, autrement cet enfant serait psychotique. Elle obture le manque du discours qui concerne l’enfant et qu’il lui serait nécessaire de rencontrer pour chercher l’appui de son fantasme, comme intermédiaire pour prendre en compte la perte de son rapport au réel de l’objet, du fait qu’il parle.
Il y a coïncidence et confusion pour cette mère entre la décomplétude de son discours et une forme de blessure narcissique, qui semble, au premier abord, liée à ses difficultés d’audition. De ce fait, les initiatives de l’enfant, par sa parole ou par ses actes, risquent toujours de réveiller chez la mère la blessure propre dont elle se défend.
« Mon fils est aussi mon fils »
11 Le père d’Alexandre, 8 ans, s’est suicidé au terme d’une suite de crises authentiquement mélancoliques et d’hospitalisations associées.
12 Ces à-coups de santé ont ébranlé depuis longtemps l’équilibre psychique de la mère et du fils. Le deuil est difficile pour tous deux, pour elle, de n’avoir pas pu apporter d’aide à son conjoint, pour lui d’avoir réprimé ses initiatives d’enfant pour protéger son père et d’avoir étouffé sa violence à l’égard de celui qui s’est effacé. Alexandre est tout d’abord insupportable avec sa mère – c’est pour cela qu’elle me l’amène – pour la faire réagir et réveiller son attention alors qu’elle est travaillée par le deuil. Elle est pourtant particulièrement attentive à son fils depuis toujours en raison d’une petite malformation physique qu’il tient génétiquement de son père et pour laquelle il est régulièrement suivi.
13 Prise dans les démarches juridiques de succession, elle en vient à souhaiter accoler son patronyme à celui du père, par lequel son fils est jusqu’alors désigné. Alexandre fugue. Surprise de sa mère, qui souhaitait par cette initiative assurer son fils d’une ascendance qui ne soit pas liée à la seule nomination d’un père, à ses yeux doublement défaillant, psychiquement et du fait de sa déficience physique. Pour Alexandre, les choses étaient tout autres, puisque la référence à son père, du fait de la nomination, lui donnait les outils pour en faire le deuil et pour prendre en compte ses limites, sans se confondre avec ses défaillances. Par contre, il a perçu l’initiative de sa mère comme une invalidation portant sur le champ même où elle voulait le protéger : sans sa marque à elle, un homme était malade, invalide ou mort.
14 Il a fallu faire appel à la confiance que me faisait la mère depuis le début de la démarche d’Alexandre pour qu’elle accepte le renoncement que je lui conseillais fermement vis-à-vis de son projet, et qu’elle tienne sa place d’interlocutrice de son fils dans ce temps de deuil.
15 On voit bien ainsi la différence de registre entre la nomination symbolique qui marque l’inscription d’un sujet dans la langue, du fait du Nom du Père, et les nominations imaginaires – alimentées par le fantasme des parents, ici la mère, mais ce peut être aussi un père, ou des grands-parents – qui peuvent venir boucher le manque ainsi inscrit dans le discours qui concerne l’enfant.
Nous retrouvons ici la coïncidence entretenue chez la mère entre la décomplétude de son discours et une souffrance propre, ici un deuil. Cette confusion rend impossible à l’enfant de réintroduire par ses initiatives, de son propre chef, la référence à un manque qui risque de susciter chez le parent une souffrance dont l’enfant peut alors se supposer responsable. Ce sont des situations où c’est le recours à la parole même qui est en défaut pour l’enfant, et qui suscitent des mises en actes, comme la fugue d’Alexandre.
« Je sais ce dont il est capable »
16 Un exemple plus banal est celui d’une mère coincée avec son fils dans des affrontements violents à propos des résultats scolaires, alors que ce dernier obtient des notes correctes dans un établissement de bon niveau. Durant l’entretien, où je m’efforce de relativiser la dramatisation des résultats, la mère m’objecte qu’elle sait de quoi son fils est capable. Cette réaction courante de la part des parents illustre précisément que l’attribut « capable » se rapporte à l’attente de la mère vis-à-vis de son fils, à ses rêves de réussite, alors que le succès suppose que son fils engage sa responsabilité, son identité et son élan propre. En attendant, il compte sur le trait de l’Idéal du Moi de la mère, et s’y oppose dans les affrontements. Le trait de l’Idéal maternel vient obturer la décomplétude nécessaire au discours des parents pour que l’enfant puisse se trouver confronté à sa propre responsabilité. L’inquiétude de la mère est alimentée par sa participation au conseil de classe où elle quête la norme des professeurs sur laquelle elle s’aligne. Il faut un discours argumenté, mais ferme et répété, pour que cette mère consente, à son corps défendant, à tenir une position de réserve à l’égard de la scolarité de son fils.
Un matriarcat ordinaire?
17 Ces exemples ne mentionnent pas que les pères se trouvaient – et se tenaient – hors circuit, se gardant de faire valoir leur autorité, de crainte de mettre en péril le rapport à leur conjointe.
18 Ils illustrent des tentatives de transmissions métonymiques de la langue, du nom, de l’idéal. Les traits positivés concernés sont de registres différents et comblent de manière différente la décomplétude du discours. Ils évoquent chacun des travers du discours social actuel. C’est l’obturation d’une perte symbolique, réelle ou imaginaire :
- l’affirmation de bilinguisme nous montre la mère se défendant de la perte symbolique qui structure la langue maternelle et revendiquant une éducation de l’enfant centrée sur la logique du don, ici le don d’une langue en plus. Nous retrouvons ici la référence aux perspectives actuelles du « bien », du « droit » ou de « l’intérêt » de l’enfant ;
- la fugue d’Alexandre souligne la difficulté de sa mère à réarticuler la place privilégiée et protégée qu’elle assignait à son fils, à la perte réelle du deuil que l’assise symbolique de celui-ci lui permettait de gérer. C’est la nomination symbolique qui vient désigner le manque dans la langue maternelle, que le sujet reprend à son compte en termes de perte. La nomination symbolique fixe au sujet des signifiants maîtres dans un arbitraire qui lui sert de repère jusqu’à sa tombe. Le discours actuel qui alimente l’illusion qu’un enfant, choisissant son « nom de famille », pourrait prendre conscience des aléas de sa filiation est une proposition qui élude la portée symbolique de cette nomination;
- l’échec scolaire, relatif, témoigne de la perte imaginaire à laquelle est confrontée la mère, qui rêve son fils comme son prolongement phallique. On y voit la mère inquiète du succès social de son enfant, qui trouve dans le conformisme édicté par l’école une résonance à ses propres inquiétudes. Nous savons le rapport exclusif qu’entretien l’Idéal du Moi avec la division subjective : « Prenez seulement un signifiant pour insigne de cette toute-puissance (de l’autorité de l’Autre) de cette naissance de possibilité, et vous avez le trait unaire, qui, de combler la marque invisible que le sujet tient du signifiant, aliène ce sujet dans l’identification première qui forme l’Idéal du Moi. »[3] [3] J. Lacan, « Subversion du sujet et dialectique du désir...
suite
La structure discursive
19 Ces trois exemples sont différents par le type de transmission métonymique qu’ils proposent et témoignent peut-être de différents degrés de matriarcat. Ils débouchent en tout cas sur des manifestations symptomatiques différentes dont je ne développerai pas ici l’analyse : la phobie scolaire[4] [4] Ch. Rey, « La phobie est-elle un symptôme structuré ?...
suite, le passage à l’acte et l’opposition violente[5] [5] J. -M. Forget, L’adolescent face à ses actes… et aux...
suite.
20 Ce qui semble plus intéressant à préciser est l’incidence de ces transmissions métonymiques sur la mise en jeu de la subjectivité de l’enfant. Nous pouvons pour cela nous rapporter à ce que J. Lacan développe sur la métaphore paternelle, pour repérer comment la plénitude du discours qui concerne l’enfant peut le priver de la marque d’un manque nécessaire à l’effet de levier de l’instrument phallique.
21 Ce travail de J. Lacan dans son approche des psychoses[6] [6] J. Lacan, « D’un préalable à tout traitement possible...
suite et les commentaires qu’en a fait Ch. Melman dans son séminaire sur les paranoïas[7] [7] Ch. Melman, « Les paranoïas », Éd. l’ALI, Paris, séminaire...
suite proposent une lecture qui nous éclaire :
22 Il s’agit tout d’abord de différencier trois temps logiques.
23 – Le premier temps est celui de la nomination par le père d’un interdit, d’un objet interdit, qui vient désigner le manque qui ordonne la trame du langage dans laquelle baigne l’enfant. Cette nomination a comme effet de symboliser en perte le manque du langage, et de permettre au sujet de pouvoir manier la perte d’un signifiant comme un substitut à l’absence de la mère, au prix de l’évidement préalable de la place de celle-ci, du fait de son absence. Ce que J. Lacan note :
24 La défaillance de ce temps génère la psychose, je n’insiste pas sur ce point ici ; je passe aussi sur la structure littérale du Nom du Père, ce ne sont pas nos sujets ici.
– Le désir de la Mère et l’interdit qui s’y fixe, dans un sens actif et passif, viennent mi-dire, dans le symbolique, le signifié du sujet. L’enfant est alors engagé dans la recherche sans fin de l’objet perdu, dès lors qu’il a convenu de le nommer.
25 – L’imaginaire sexuel phallique est l’instrument qui permet pour la dialectique sexuelle de rendre compte de la perte initiale du fait qu’il parle.
26 Ce qui est intéressant à développer maintenant est l’inscription d’un aspect intermédiaire qui tient directement aux effets du langage. La nomination du Nom du Père consiste à désigner dans la langue le manque qui l’ordonne et qui génère la place de l’objet a. Ce qui fait que le Désir de la Mère, interdit, peut très bien se noter par ce qui le désigne, par l’exclusion de la chaîne d’un signifiant, noté S (
). Ce qui permet d’écrire la métaphore dépliée :
27 Cette écriture a l’avantage de faire apparaître que dans le premier temps S (
) représente la désignation du manque dans la chaîne, alors que dans le second temps, l’inscription de ce manque S (
) se révèle comme une décomplétude qui permet au vecteur du sexuel d’exercer sa fonction d’intermédiaire dans le rapport à l’objet perdu.
Les modes de suture du manque
28 On voit dans cette écriture comment le comblement de ce discours en S (
), obture cette ouverture, rend inopérant chez un sujet non psychotique le recours au sexuel et ne permet pas la structuration d’une névrose ou d’un symptôme comme un compromis.
29 On sait que la confrontation de l’enfant au réel de la jouissance de l’Autre, ou au réel de l’objet, obture ce vide et génère des acting-out[8] [8] J. -M. Forget, L’adolescent face à ses actes… et aux...
suite. C’est cet effet de désamorçage de la métaphore que vise la formulation de Ch. Melman qui dit des drogues qu’elles sont des « sexolytiques ».
30 Nous avons vu dans nos exemples comment le terme de « bilingue », la nomination imaginaire de la mère d’Alexandre et un Idéal du Moi maternel peuvent venir opérer le même désamorçage.
31 Nous trouvons dans le discours social actuel une obturation analogue exercée par les termes qui éludent la différence et la contradiction :
- quand le terme de « parentalité » vient se substituer à « père et mère »;
- quand le terme de « parité » vient se substituer à « homme et femme »;
- quand le « droit de l’enfant » vient se substituer à « l’enfant fruit du manque et du sexuel »;
- quand l’« étranger » vient se substituer à « l’altérité »;
- quand la « séparation » d’un couple vient recouvrir leur « non-séparation ».
Ce sont des termes qui illustrent ce que nous avons pu repérer comme des tentatives de transmissions métonymiques qui peuvent désamorcer la métaphore paternelle et la structuration symbolique du sujet. Il me semble plus opérant de saisir le nœud de ce mécanisme que de rapporter à un nouveau matriarcat les travers que nous observons, car nous risquons de réduire notre approche à une nouvelle misogynie. Or les femmes et les mères ne s’y retrouvent pas non plus et sont plutôt dans l’attente d’une articulation symbolique – souvent un forçage symbolique, comme nous l’avons vu – qui puisse les tirer de ces impasses.
32 J’ai montré ailleurs[9] [9] J. -M. Forget, « Un discours sans contradiction », in Le...
suite comment ces termes deviennent dans le discours courant des mots fétichisés, qui désignent à la fois un sens et ce que ce sens logiquement exclurait. S’ils sont repris dans l’adresse d’un discours articulé au symbolique, ils peuvent être rapportés à la contradiction qu’ils s’efforcent d’élider, ce qui permet de réintroduire la décomplétude d’un discours et la référence au réel de la souffrance de cette contradiction. C’est ici que se situe actuellement un temps de travail pour le psychanalyste, un temps préalable pour réintroduire dans un discours de complétude la contradiction, le manque qui sert de levier pour la faire valoir et la référence au réel qu’il sous-tend. C’est la condition pour un enfant ou un adolescent à toute affirmation de lui-même et à tout « mi-dire », comme le formulait J. Lacan.
33 L’autre conséquence de ces défauts de structuration symbolique, si l’obturation de S (
) ne laisse pas libre la décomplétude du discours, est que les signifiants du sujet, les signifiants du discours qui le concerne ne sont plus tempérés, dans le troisième temps de la métaphore, par le signifiant qui fait la colonne vertébrale de son identité – le signifiant phallique originellement refoulé par le sujet du fait qu’il parle. De ce fait les signifiants du sujet se rappellent à lui sous un mode impératif et tuant, que ce soit dans des maladies de lieux de son corps dont il s’efforce habituellement de ne pas tenir compte, dans les passages à l’acte qui défient toute imagination, dans des radicalismes religieux ou de consommations, et dans des risques de totalitarismes qui nous guettent à chaque instant si nous n’y prenons pas garde.
Notes
[ 1] J’emploie ici à dessein le terme « ordinaire » en résonance avec le travail de J.-P. Lebrun: La perversion ordinaire, Denoël, Paris, 2007, 436 p.
[ 2] J.-M. Forget, « Un discours sans contradiction », in Le livre compagnon du séminaire « L’envers de la psychanalyse », Éd. de l’ALI, à paraître.
[ 3] J. Lacan, « Subversion du sujet et dialectique du désir », in Écrits, Le Seuil, Paris, 1966, p. 808.
[ 4] Ch. Rey, « La phobie est-elle un symptôme structuré ? », in Actualités de psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent, Érès, 2007, p. 65-78.
[ 5] J.-M. Forget, L’adolescent face à ses actes… et aux autres, Érès, 2005, 207 p.
[ 6] J. Lacan, « D’un préalable à tout traitement possible de la psychose », Écrits, Le Seuil, Paris, 1966, pp. 531-558.
[ 7] Ch. Melman, « Les paranoïas », Éd. l’ALI, Paris, séminaire des années 1999-2001, 373 p.
[ 8] J.-M. Forget, L’adolescent face à ses actes… et aux autres, Érès, Ramonville Sainte-Agne, 2005, 207 p.
[ 9] J.-M. Forget, « Un discours sans contradiction », in Le livre compagnon de « L’envers de la psychanalyse », séminaire d’été de l’année 2007, ALI, à paraître.
PLAN DE L'ARTICLE
- « Mon fils est bilingue »
- « Mon fils est aussi mon fils »
- « Je sais ce dont il est capable »
- Un matriarcat ordinaire?
- La structure discursive
- Les modes de suture du manque
POUR CITER CET ARTICLE
Jean-Marie Forget « Quelles seraient les spécificités d'un matriarcat ordinaire actuel? », La revue lacanienne 2/2007 (n° 2), p. 27-32.
URL : www.cairn.info/revue-la-revue-lacanienne-2007-2-page-27.htm.
DOI : 10.3917/lrl.072.0027.














