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1 Séminaire d’hiver : « Il faut lire Dora ! »
2 Paris, 22 et 23 janvier 2011
3 De 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h 30
4 Amphithéâtre Charcot, Hôpital Pitié-Salpêtrière, 75013 Paris
5 Responsables : Charles Melman, Martine Lerude
6 Après l’étude, en janvier 2010, de la Traumdeutung, le séminaire d’hiver 2011 nous engage à relire Dora, à revenir, à l’instar de Lacan, à ce texte fondateur de la psychanalyse, à ce moment où la théorisation de la cure s’articulait directement de la parole de celles que Lacan nommait les « bouches d’or ». Qu’il s’agisse du transfert, du symptôme, du sujet ou des discours, l’hystérie aura été génératrice de la théorie et de la pratique analytiques : mais si elle a constitué l’un des socles de la clinique analytique tant individuelle que sociale, qu’en est-il aujourd’hui ? La nouvelle économie psychique l’aurait-elle destituée ?
7 Comme chaque année, Charles Melman mènera le débat et répondra aux questions qui lui auront été préalablement adressées. À cette fin nous sollicitons les membres de l’ ali et tous ceux qui s’intéressent à la psychanalyse à envoyer leurs questions aux responsables du séminaire d’hiver.
8 La publication en octobre 2010 (Poche/érès) du séminaire 1982-1984 de Charles Melman Les nouvelles études sur l’hystérie est aussi l’occasion de relancer nos interrogations.
9 Pour introduire ce séminaire d’hiver, nous vous proposons de lire le dossier de préparation sur le site internet de l’ ali :
10 – M.-C. Laznik : Petite histoire des idées de Lacan sur l’hystérie qui suit le cas Dora tout au long de l’enseignement de Lacan
11 – M. Lerude : « Il faut lire Dora ! »
12 – M.-C. Cadeau : Homosexualité
13 « Qu’est-ce qui fonde les règles de notre conduite aujourd’hui ? »
14 Normes, normalité, normativité
15 Paris, 12 et 13 mars 2011
16 De 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h 30
17 Amphithéâtre Charcot, Hôpital Pitié-Salpêtrière, 75013 Paris
18 Responsables : Pascale Belot-Fourcade, Jean-Pierre Lebrun, Jean-Luc de Saint-Just, Bernard Vandermersch
19 Grâce à ce qu’on pourrait appeler un progrès culturel, comme le formulait Charles Melman en octobre 2007 à Épinal, nous nous trouvons aujourd’hui, sans l’avoir forcément voulu, soulagés de la référence à l’instance paternelle ordonnatrice et prescriptive d’interdits et de limites. Après tout, ajoutait-il, c’était le but prescrit par Freud à la cure psychanalytique : se déprendre de l’attachement à cette instance. La société aurait-elle réussi sans dommage ce que l’analyse a tant de peine à obtenir ?
20 À considérer la prolifération de nouvelles normes et l’inflation de leur contenu, il ne semble pas que la disparition souhaitée ou regrettée de cette référence paternelle « normative » ait pour autant atténué les exigences de la société ou des citoyens en matière de normalisation des comportements individuels ou collectifs. Mais alors, au nom de qui ou de quoi ? L’enjeu de ces journées est de repérer les effets concrets, cliniques, de cette nouvelle donne ainsi que les possibilités d’y répondre par ceux qui opèrent dans le champ social.
21 Dans cette perspective, nous souhaitons orienter ces journées vers ce qui, du côté des praticiens, sur le terrain, s’invente et se crée, et ainsi, au-delà du témoignage, montrer comment résister, là où c’est possible, à cette nouvelle normalisation aux effets d’autant plus pernicieux que ses coordonnées sont devenues moins lisibles et ses impératifs indiscutés.
22 Ces journées se déclineront à partir de plusieurs thèmes : Qu’est-ce qui fait norme aujourd’hui ? – Les normes minimales de tout lien social – Le temps formaté et le temps structurant – Tensions entre dire et écrire – Nouveaux rapports entre normal et pathologique – Changer le nom des métiers (nouveaux métiers ou catalogues de compétences) a-t-il des conséquences ?
23 L’invention en topologie pour la clinique
24 Paris, 7 et 8 mai 2011
25 De 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h 30
26 Amphithéâtre Charcot, Hôpital Pitié-Salpêtrière, 75013 Paris
27 Responsables : Pierre-Christophe Cathelineau, Marc Darmon, Jean-Jacques Tyszler
28 Les dernières années de l’enseignement de Lacan ont comme fil conducteur le nœud borroméen avec cet étrange effet à la fin que le maniement du nœud se substitue à une approche par le signifiant. Les participants à son séminaire en étaient quelque peu surpris. D’où venait cette insistance ? Sinon du désir de Lacan de donner à la clinique son assise réelle, symbolique et imaginaire. En effet, pourquoi Lacan a-t-il énoncé que le nœud borroméen n’était pas un modèle ? N’est-ce pas précisément que loin d’être une représentation de la réalité, comme l’est d’ordinaire le modèle scientifique, le nœud intègre le réel même et présentifie la clinique elle-même dans sa simplicité et sa complexité sans en passer par le jeu d’une correspondance terme à terme entre ce qui s’imagine et ce qui est imaginé, y compris à l’aide d’une écriture formalisée. Ainsi l’invention du nœud borroméen n’a-t-elle pour seule visée que la clinique, en en modifiant l’approche heuristique, la clinique qui se structure en fait en nœuds et nouages. Ce constat n’invalide pas bien sûr l’usage de la topologie antérieure au nœud, mais il la situe comme une étape importante pour penser la clinique, avant que le réel lui-même ne soit désormais situé dans une présentation qui n’est plus une représentation. L’enjeu du séminaire/des journées est de montrer que l’invention en topologie se soutient de la clinique elle-même, puisque cette clinique procède de la topologie, et de manière plus précise de la topologie des nœuds. Nous essayerons de l’illustrer. Une attention particulière sera accordée aux propositions du séminaire Le sinthome qui ouvre la voie à un usage des nœuds pour la clinique, mais aussi aux incidences du nœud sur notre appréhension du dire de Lacan avant sa découverte. Par exemple il est frappant que le nœud borroméen remette en cause cette pensée de l’Au-moins-Un développé par Lacan jusqu’au séminaire Encore, en situant l’exception non pas comme exception à la chaîne signifiante, mais comme différence équivalente de n’importe quel rond noué dans le nœud à trois ou à quatre par rapport aux autres ou dans la chaîne borroméenne. Il coupe court aux fantasmes d’exception que pourrait nourrir la première approche logiciste de Lacan et à ses risques idéologiques. De même que dire de la fonction du trou dans le nœud ? Il est remarquable que l’imaginaire de consistance compacte depuis le stade du miroir soit d’emblée troué dans le nœud, c’est-à-dire marqué d’une faille visible avec le rond. Cette faille soulignée ne peut plus venir étayer le narcissisme. D’autres questions, par exemple sur la direction de la cure, la toxicomanie, les addictions, l’anorexie-boulimie et les transformations du lien social contemporain pourront faire l’objet d’un tressage fructueux entre les différents groupes qui pratiquent la topologie à l’Association et dont le séminaire se propose d’être également un lieu parmi d’autres de rencontres.
29 Pierre-Christophe Cathelineau
30 Lire le dossier de préparation sur le site internet de l’ ali : www.freud-lacan.com
31 Qu’appelons-nous voix ?
32 Paris, 18 et 19 juin 2011
33 De 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h 30
34 Amphithéâtre Charcot, Hôpital Pitié-Salpêtrière, 75013 Paris
35 Responsables : Jean-Luc Cacciali, Jean-Jacques Tyszler
36 Il y a l’énigme d’un corps qui parle et il n’est pas certain que parler s’apprenne. L’enfant naît dans un monde de langage mais les discours qui l’entourent ne se transmettent pas à l’enfant, ils l’imprègnent. La voix a une grande importance dans l’organisation psychique du sujet : elle concerne l’inscription du sujet dans le langage, soit sa relation à l’Autre.
37 Il est habituel de l’aborder à partir de la parole ou du chant mais la clinique nous montre qu’il n’y a pas besoin de l’appareil phonatoire pour que se manifeste l’impératif surmoïque ou les voix égarées de la psychose, montrant que la voix ne se superpose pas à la parole.
38 La voix se manifeste de multiples façons dans notre clinique au point qu’il est difficile de dire ce qu’elle est, alors que nous la situons plutôt spontanément, habituellement, selon une certaine naturalité. Il y aurait alors à essayer d’en préciser les déterminations, indiquons déjà la relation privilégiée de la voix et du désir de l’Autre, qui dans la voix prend la forme du commandement, voix qui commande mais aussi voix qui scande, voix qui sonne, voix qui résonne de son poids de réel. Voix mise en jeu dans la cure. Il y a aussi à rigoureusement distinguer la phonétique de la phonématique, la voix dans son timbre de la voix dans sa modulation.
39 Ces différents traits cliniques et d’autres permettent-ils, dans un souci de théorisation, de dégager ce qui en serait les arêtes structurales ? Lacan en a fait un objet a qu’il ajoute à la liste des objets, oral, anal et regard, ce qui est une innovation par rapport à Freud. Et dans son séminaire Le sinthome il dit aussi, ce qui pourrait surprendre, que l’essence du phallus symbolique est la fonction de phonation. Cela ferait que la voix se rattacherait aux objets a mais aussi au Un, objet a et présentification du phallus. Or nous savons que Lacan a radicalement différencié le Un de l’objet a, ce dernier constituant l’inévitable altérité du Un. L’Un ne peut réduire l’Autre. Ils sont séparés et il y a à tenter d’en préciser leur rapport.
40 Ne pourrions-nous pas, au-delà de ce qui pourrait paraître un paradoxe, faire l’hypothèse que ce serait une spécificité de la voix de tenir du Un et de l’objet et que cela lui confère un rôle particulier et ainsi contribue à éclairer les très importantes et difficiles articulations pour la psychanalyse du corps et du langage, de la parole et de l’écrit, du dit et du dire, du sens et du non-sens.
41 Séminaire d’été 2011
42 Étude du Séminaire XXI de Jacques Lacan, Les non-dupes errent
43 Paris, les 27, 28, 29, 30 août 2011
44 Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris
45 Le transfert dans la psychose
46 Paris, 15 et 16 octobre 2011
47 Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris
48 Responsables : Étienne Oldenhove, Louis Sciara
49 « Le mal de la jeunesse »
50 Quelles sont les conditions de l’émergence de la subjectivité chez l’enfant aujourd’hui ?
51 Salvador da Bahia, Brésil, du 27 au 29 octobre 2011
52 Organisateurs : Association lacanienne internationale et Espaço Mœbius (Salvador) avec la collaboration du cef (Recife) et de l’ eep (Porto Alegre).
53 Le bébé, sa mère, leur chant et la pulsion invocante
54 Paris, 26 et 27 novembre 2011
55 Organisateurs : utrpp de Paris 13 et Association lacanienne internationale.
56 Responsables : Hervé Bentata, Éric Bideau, Paule Cacciali, Catherine Ferron, Marie-Claude Fourment, Marie-Christine Laznik.
57 Phobie, angoisse, évitements : une clinique du fantasme chez l’enfant et l’adolescent aujourd’hui ?
58 Paris, 10 et 11 décembre 2011
59 Responsables : Marika Bergès-Bounes, Jean-Marie Forget et les membres de l’ epep.
POUR CITER CET ARTICLE
« Les journées à venir », La revue lacanienne 1/2011 (n° 9), p. 203-209.
URL : www.cairn.info/revue-la-revue-lacanienne-2011-1-page-203.htm.
DOI : 10.3917/lrl.111.0203.




