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Langages

2014/2 (N° 194)

  • Pages : 136
  • Affiliation : Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

  • ISBN : 9782200929374
  • DOI : 10.3917/lang.194.0003
  • Éditeur : Armand Colin

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La notion de diathèse moyenne remonte à la plus ancienne tradition de réflexions linguistiques et elle conserve toute son actualité : tout en étant centrale pour comprendre l’articulation interne du domaine verbal et l’architecture sémantico-syntaxique de la proposition, elle revêt des contours encore quelquefois flous (Lazard 1999).

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Dans sa grammaire du sanskrit, P??ini opposait ?tmanepada « mot pour soi » (= moyen) à parasmaipada « mot pour un autre »(= actif). Cette opposition s’est croisée dans la réflexion grammaticale moderne avec une autre, déjà présente dans la doctrine des grammairiens grecs anciens : le premier terme du sanskrit, ?tmanepada, a été de cette façon rapproché de celui de ???ó? ?? (mesót?s) ‘moyen’ que les grammairiens grecs employaient pour qualifier l’une des ????????? (diathéseis) ‘dispositions’ des verbes, sur la base d’une évidence morphologique de leur langue. La diathèse (ou voix, variante terminologique d’ascendance latine), aussi bien que le moyen sont devenus des concepts courants en linguistique historique et comparative (cf. Curtius 1877 ; Delbrück 1897 ; Wackernagel 1926).

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La question a connu un tournant important au moment de la révolution qu’a vécue la recherche linguistique dans la première moitié du XXe siècle, par la prise en considération de la question de la diathèse (et de la diathèse moyenne, cf. Benveniste (1966 [1950]) et Kury?owicz (1964)). Les concepts de système, d’opposition, de marque, etc., changeaient radicalement la façon d’aborder les faits ; la diathèse se voyait située dans une perspective qui, tout en gardant une base sémantique et interprétative, s’orientait davantage vers la morphosyntaxe que vers le lexique. Il est significatif que, dès le titre, É. Benveniste (1966) ait opposé « Actif et moyen dans le verbe », que son article soit rangé dans la section intitulée « Fonctions syntaxiques » et qu’il ait parlé de rapports entre le verbe et son sujet grammatical. On peut regretter que, dans des travaux aujourd’hui considérés comme de référence quant à la définition et à la description de la diathèse moyenne (par ex., celui de Kemmer 1993), les travaux d’É. Benveniste soient quelquefois oubliés dans les bibliographies.

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Il ne faudrait pas oublier que déjà G. Guillaume était allé à l’encontre de la fausse symétrie entre actif et passif qui sous-tendait la description de la « voix ». En postulant une voix dite « moyenne » pour la « forme pronominale » et ses multiples variations en français, il redonnait une nouvelle vie au concept grec (Valin, Hirtle & Joly 1987).

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Dans la perspective générativiste, un concept comme moyen (et aussi, par principe, celui de diathèse) y sert, tout au mieux, de critère taxonomique pour le recueil de données pertinentes. En même temps, il fonde des traits d’analyses qui s’appuient sur la représentation par arbre de la structure syntaxique et sur la modification de celle-ci (cf. par ex., Fagan 1988, 1992 ; Keyser & Roeper 1984 et, plus récemment, Steinbach 2002).

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Face à une telle perspective formaliste, une autre approche, dite « fonctionnaliste », a connu son propre développement, devenant même dominante pour ce qui concerne la diathèse. Les ouvrages de S. Kemmer (1993), de K. Davidse et L. Heyvaert (2007) servent aujourd’hui de référence. Les caractères fondamentaux d’une telle approche sont doubles : d’un côté, l’interprétation est passée de la sémantique à la pragmatique ou vers une formulation de type cognitiviste (Klaiman 1991, 1992 ; Fox & Hopper 1994). D’un autre côté, elle aboutit à une analyse interlinguistique ou typologique (Kemmer 1993 ; Klaiman 1991 ; Faltz 1977 ; Shibatani 1985, 1988 ; Geniušiene 1987 ; Croft, Bat-Zeev Shyldkrot & Kemmer 1987 ; Givón 1994, entre autres).

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L’« Hypothèse Inaccusative », initialement proposée dans le cadre de la Grammaire Relationnelle (Perlmutter 1978 ; Perlmutter & Rosen 1984), a sans doute contribué à renforcer et refonder les études sur la diathèse et, en particulier, sur la voix moyenne. D’un côté, ce sont les aspects sémantico-lexicaux des verbes impliqués (Levin & Rappaport Hovav 1995), les rôles sémantiques/thématiques profonds du sujet et les valeurs aspectuelles des verbes (Van Valin 1990) qui ont été au centre de l’attention. De l’autre côté, N. La Fauci (1988) a suggéré une démarche syntaxique, qui a été efficace dans l’analyse de phénomènes des langues romanes (La Fauci 2004), des langues anciennes (Benedetti 2005 ; Tronci 2005) et aussi dans une perspective comparative (La Fauci & Tronci 2009).

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Dans le domaine francophone, la reconsidération du domaine des diathèses a connu depuis quelques années un regain d’intérêt comme en témoignent deux volumes des Presses Universitaires de Rennes, consacrés aux domaines connexes du réfléchi et de l’impersonnel (Rousseau, Bottineau & Roulland 2007 pour le premier ; Daviet-Taylor & Bottineau 2010 pour le second). Le présent recueil s’inscrit en partie dans leur lignée, à la fois par le domaine exploré et par certaines avancées sur lesquelles il est fait appui.

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Une des originalités du présent volume est le parti pris d’ancrer les analyses sur des données attestées et numériquement significatives. Ce volume n’a pas la prétention de fournir une définition du moyen, mais de faire ressortir de l’observation des faits linguistiques, les relations, différentes selon les langues, entre les traits traditionnellement associés à celui-ci, suivant ainsi l’invitation d’É. Benveniste (1966 [1950] : 170) : « on doit donc se demander [...] quels sont les faits les plus propres à illustrer cette distinction de voix ».

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Ce volume est issu d’un échange entre plusieurs chercheurs aux horizons nationaux et de « cultures » linguistiques différents, d’où le nombre peu habituel de contributeurs. Nous tenons à indiquer le rôle important qu’a joué Nunzio La Fauci de l’Université de Zurich, à l’origine de cette entreprise. Nous regrettons de ne pas avoir pu insérer un texte de lui. On lira dans ce volume combien ses travaux ont modelé la démarche de certains.

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L’article de Marina Benedetti ouvre le volume, en reconstruisant la naissance de la notion de moyen dans la grammaire ancienne et en revisitant la démonstration d’Apollonius Dyscole. Le témoignage de ce grammairien est indispensable pour comprendre comment la notion de moyen (en grec, mesót?s) s’est développée dans la tradition grammaticale occidentale, y compris dans ses incompréhensions. Dans une complémentarité naturelle, l’article d’André Rousseau pose les jalons à la fois théoriques et terminologiques et ouvre à un élargissement possible aux langues non indo-européennes. Son article constitue la toile de fond documentée au débat.

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Puis, le volume présente deux groupes d’études : d’une part, celles qui portent sur des langues auxquelles la notion de moyen est traditionnellement associée, et d’autres pour lesquelles on n’y fait guère allusion. Mais l’attention partagée aux faits linguistiques fait se dessiner des effets d’écho entre des langues typologiquement éloignées. Dans la première section, les articles revisitent des acquis admis, par un examen plus attentif aux données qui apporte un éclairage nouveau sur des points restés quelque peu inaperçus.

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Pour le grec ancien, Liana Tronci réexamine la relation entre oppositions de diathèse et différences de voix. Par rapport au présent, où la flexion verbale est la seule marque morphologique de l’opposition de diathèse actif vs. moyen, les formes de l’aoriste et du futur sont caractérisées par la combinaison de la flexion et des affixes -?-/-th?-. Les grammairiens ont traditionnellement associé ces affixes au passif, mais leur valeur ne relève pas seulement de celui-ci. L’examen de leur distribution par rapport à la flexion verbale suggère une taxinomie des constructions moyennes.

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Pour le latin, Emanuela Marini remet en cause l’opposition actif vs. déponent. Le déponent est ré-interprété comme expression d’une fonction antipassive (et, par cela, moyenne, cf. La Fauci 1988). L’étude permet de replacer le moyen dans le domaine du latin, hérité de l’indoeuropéen sous la forme du déponent, mais pourvu, au cours du temps, de fonctions diverses.

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Delia Bentley et Adam Ledgeway se penchent sur le problème de participes employés comme épithètes ou prédicats pour exprimer des états résultatifs dans des dialectes méridionaux italiens. Partant de l’hypothèse de N. La Fauci (1988, 1997, 2000) selon laquelle de tels participes seraient caractérisés par la syntaxe moyenne, ils discutent d’une sous-classe de participes qui, à première vue, semblerait infirmer une telle hypothèse. À la lumière de preuves italo-romanes comparatives, les deux auteurs établissent qu’au contraire les participes en question constituent des adjectifs qui manifestent toutes les propriétés diagnostiques de la syntaxe moyenne.

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Toujours dans le domaine italien, le si-passivante est considéré comme une manifestation du moyen mais ses contours, de l’avis de tous, sont difficiles à cerner. Catherine Camugli Gallardo compare les réalisations italiennes de si-verbes dans des textes contemporains relevant de genres différents avec leurs traductions françaises. La mise en relation systématique met en évidence combien la combinatoire des traits habituellement convoqués est complexe. La variation de l’Agent à partir d’une seule structure verbale semble être une clef d’analyse efficace.

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En français, la frontière floue entre se-moyen et se-neutre constitue une zone critique déjà relevée par D. Creissels (2007). C’est ce secteur qu’explore Takuya Nakamura en s’appuyant sur des centaines d’occurrences de la forme SN se faire (Adv). Il renouvelle l’analyse par l’examen distributionnel de structures atypiques et donc peu étudiées au schéma (Ni) faire [Npréd que Ni Vsup Prép N] Adv. Il s’agit d’une configuration moyenne par le fait que l’unique argument du prédicat verbal n’est en contraste avec aucun autre et que l’opposition diathétique avec une phrase active n’est qu’illusoire.

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Le dernier groupe de contributions interroge deux langues plus « exotiques ». Pour l’arabe (algérien), Aziza Boucherit envisage le problème sous l’angle des rapports qui s’instaurent entre les différents thèmes verbaux susceptibles de prendre en charge l’expression du moyen et le marquage, dans le syntagme verbal, de la notion de concomitance. Elle s’appuie sur l’observation de faits récurrents dégagés d’un ensemble de données qui montrent que les verbes qui, sémantiquement, ont été considérés comme des moyens, sont également explicitement marqués comme des concomitants. Ce qui la mène à faire l’hypothèse que le moyen qui n’a plus d’expression formelle en propre pourrait, par ce biais, en (re) trouver une. On note également l’importance de la dimension interlocutive.

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Huy Linh Dao et Danh Thành Do-Hurinville posent l’existence d’une construction moyenne à part entière en vietnamien, aux côtés des diathèses active et passive, auxquelles elle s’oppose de façon claire, et ce, malgré l’absence quasi-totale de description dans les travaux sur cette langue. Outre le regard neuf qu’ils apportent sur leur langue d’étude, leur analyse ouvre à une réflexion plus large à la fois sur les mécanismes syntactico-sémantiques activés dans le moyen et aussi sur les éléments mis en jeu, notamment par la mise en évidence d’un sujet Instrument ou Locatif, allant ainsi au-delà des propositions d’A. Brahim (2001).

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Les convergences des analyses ou leurs points de contact malgré des cadres théoriques différents, constituent une des surprises encourageantes de ce travail collectif.

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La rencontre qui a permis ce volume a bénéficié du soutien financier de l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense (MoDyCo, UMR CNRS 7114 ; Écoles doctorales, ED 138 et ED 139 ; Service des Relations Internationales), ainsi que de celui de l’Université Paris-Est Marne-La-Vallée. Que ces institutions soient chaleureusement remerciées.


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Pour citer cet article

Camugli Gallardo Catherine, Nakamura Takuya, « Présentation. Le moyen : données linguistiques et réflexions théoriques », Langages, 2/2014 (N° 194), p. 3-8.

URL : http://www.cairn.info/revue-langages-2014-2-page-3.htm
DOI : 10.3917/lang.194.0003


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