Procédés comiques et processus inconscients
Judith Stora-Sàndor
À la suite des travaux de Freud sur l’humour, cet article se propose d’étudier les procédés littéraires qui permettent aux auteurs de déclencher le plaisir humoristique du lecteur dans un contexte imprégné de grande violence. Cet effet est obtenu par la juxtaposition, bien équilibrée, du réel et de l’imaginaire, où le premier doit permettre au Moi de refouler l’angoisse créée par l’évocation d’événements fortement anxiogènes. Trois nouvelles servent de démonstration : « La Main » de Patricia Highsmith, « L’infortuné fiancé d’Aurélia » de Mark Twain et « Le crochet » de Mikhaïl Zoschtchenko.
Mots-clés :
humour, humour noir, création littéraire, processus primaires et secondaires, principe de réalité.
• « La Main » de Patricia Highsmith
• « L’infortuné fiancé d’Aurélia » de Mark Twain
• « Le crochet » de Mikhaïl Zoschtchenko