Le Coq-héron
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I.S.B.N.2749206189
182 pages

p. 83 à 95
doi: en cours

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Dossier : Nicolas Abraham, Maria Torok

no 186 2006/3

Scènes d’enseignement et scènes primitives

Colette Lhomme-Rigaud
Un défaut de mentalisation lié à l’existence de cryptes dans le psychisme parental ligote de façon mortifère les quatre protagonistes d’une famille. La hantise et l’intoxication graves des deux membres masculins de la famille confirmeront, jusqu’à leur suicide, cette impossibilité de communiquer entre eux. Une forte et secrète alliance maintenue entre le sujet en cure et son frère aîné autour d’actes infantiles violents laisse rapidement entrevoir qu’une jouissance commune a été éprouvée, en lien avec un fantasme matricide. La rétorsion exercée à travers ce désir criminel inconscient concernait la reprise de contenus épistémophiliques « volés ». Le père y avait participé, par un acte incestueux commis sur son fils, devenu toxicomane. De sorte qu’un appareil à penser fut mutilé à la suite par des « parents combinés », de concert dans cette entreprise. Notre patiente répétait ainsi son impossibilité à se réapproprier ses contenus épistémophiliques, ainsi que l’impuissance de son frère à récupérer une mentalisation court-circuitée par des comportements parentaux aliénants.Mots-clés : crypte, enseignement, fantôme, identifications aliénantes, inceste, intoxication, pulsions épistémophiliques, scène primitive, secret.
• Intoxications familiales et bruissements fantomatiques
• Les scènes familiales originaires
— Scène pédagogique primitive entre la mère et le frère
— Scènes originaires sportives
• Scènes infantiles et incestueuses
• L’acte d’enseignement réinventé
• Conclusion


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