Réception de L’interprétation des rêves de Freud en Hongrie
Michelle Moreau Ricaud
La réception de cet ouvrage est une énigme : ce livre n’aurait-il pas eu paradoxalement d’écho dans ce second pays de la psychanalyse ? En effet, la publication de cet ouvrage princeps a pris des années et n’a finalement été réalisée qu’en 1935, alors que d’autres écrits l’ont été plus tôt. En prenant comme source : les neuf préfaces que Freud a rédigées pour ces rééditions successives, la correspondance Freud-Ferenczi et la préface de Balint à l’œuvre complète de Ferenczi, nous essayons de comprendre le retard étonnant de la publication de cet ouvrage. Un grand nombre de difficultés et d’obstacles nous sont apparus : la résistance interne de Ferenczi, puis celle du traducteur, Hollós, celle des éditeurs et enfin le manque d’argent. J’ajouterais une hypothèse : celle de la concurrence éditoriale de cet « enfant-rêve » avec les grands écrivains, Bàbits, et Krúdy, versés eux aussi dans les rêves.Mots-clés :
théorie freudienne des rêves, clé des songes, résistance interne, concurrence avec les romans de Krúdy et de Babits.
• Influence de cet ouvrage en Hongrie
— Rejet inaugural, ou les « sept ans de réflexion » de Ferenczi
— Dépassement de la résistance
— La pénétration de la psychanalyse en Hongrie
• Histoire de la traduction de L’interprétation des rêves en hongrois
— Problème du choix du traducteur
— Problème de la traduction
— Problèmes avec l’éditeur
• Influence de L’interprétation dans la culture hongroise
— Mihály Babits
— Gyula Krúdy
• En conclusion
• Annexe