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Le Coq-héron

2008/3 (n° 194)

  • Pages : 134
  • ISBN : 9782749209999
  • DOI : 10.3917/cohe.194.0114
  • Éditeur : ERES


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Catherine Reverzy est partie cet avril 2008 pour ne plus revenir. Son exploration intérieure, sa recherche pour mieux soigner et son cœur généreux ont cédé.

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Deuil pour Michel Morcrette, son époux digne et blessé, pour son fils Cyril et sa fille Priscilla Telmon, au visage si serein.

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L’épreuve de la souffrance pour tous ceux du premier cercle qui l’aimaient, Brigitte, sa belle-sœur, et tant d’autres peut-être moins proches, qui appréciaient sa force et son rayonnement, collègues, psychiatres, médecins, psychanalystes, écrivains, patientes et patients très émus par cette belle cérémonie religieuse, le 27, en l’église Saint-Germain-des-Prés et au cimetière des Batignolles. Soleil voilé à l’extérieur, et à l’intérieur de la nef chants baroques et présence très émouvante de deux lamas tibétains.

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Chagrin de ses amies, compagnes de toujours, qui l’ont accompagnée lors des séjours hospitaliers, des retours pleins d’espoir et des angoisses des dernières nuits.

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Comme elle l’écrivait, « L’homme archaïque en nous ne croit qu’à la mort des autres sans pouvoir se représenter la sienne. La mort n’existe pas dans l’inconscient, moi et surmoi se chargent de ce face à face. Nous ne sommes pas coupés de l’univers. N’est-ce pas le mouvement des planètes, des cellules, de la matière, de tout ce qui crée le temps, que rien n’arrête jamais ? Si j’assume le rôle qui est le mien dans le cosmos, si je prends conscience que je ne suis que le reflet des rythmes essentiels de l’univers, si je retourne au grand tout, je peux accepter de mourir. Nous sommes probablement les seuls à savoir que, comme notre naissance, le point final de notre existence ne sera jamais un événement que pour les autres ; nous en serons absents. » Son aventure professionnelle n’est pas banale.

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Catherine est parisienne à sa naissance, en 1946, d’un père d’âge mûr, « incertain », écrira-t-elle, mais avec « vingt ans de différence » par rapport à sa mère, née en 1918. Pendant les deux années de la maladie de sa mère, elle prépare son bac par correspondance à l’insu de son père qui n’y croit pas, écrira-t-elle encore, et que cela « contrarierait » !

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Bien sûr, elle réussit, et la voilà qui se lance dans des études de lettres. L’hospitalisation psychiatrique de son frère bouleverse sa famille et la pousse à entamer psycho à Nanterre alors que ses parents la croient inscrite en anglais ! De cette adolescence partagée avec ce frère en détresse elle fera une description au scalpel d’où sortira son premier récit publié plus tard chez Hachette Littératures sous le pseudonyme de Catherine Delauze : Le couloir de nuit.

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À l’époque, ils vivaient en Suisse, sa mère venait de mourir et son frère était hospitalisé.

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Au passage de son texte voici un bel exemple de double-lien psychogène dans cet échange entre père et fils lors d’une balade en famille…

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(le fils) : « Papa, si j’étais un robot,

qu’est-ce que tu dirais ?

(le père) : Sur quel continent se trouve l’Afghanistan ?

Un bon point pour celui qui trouve !

Laisse ton frère deviner.

(le fils) : De toute façon les gens

ne peuvent pas me blairer…

(La fille auteur reprend son texte) : « Tes mots, je ne peux pas les oublier. Ceux de papa, je les retiendrai une autre fois, ça n’a pas d’importance. Mais les tiens m’intriguent tellement, me parlent autant qu’ils m’ennuient. Papa et toi vous ne pouvez pas vous taire un peu ? Aller parler ailleurs ?

Moi, je ne sais plus ce que je veux dire, heureusement qu’il y a l’école pour remettre de l’ordre dans mes idées et pour me distraire un peu. »

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C’est alors que Catherine décide de fuir cette ambiance délétère et folle, de « découvrir le temps des copains et des belles amitiés internationales », et de faire ses études de médecine à Lausanne. Heureusement il y a l’école… Il y a aussi une première psychanalyse débutée en 1972, un mariage deux ans plus tard. La lecture du dossier psychiatrique de son frère va la révolter par son imbécillité. Son divorce va suivre assez vite et la voilà de retour à Paris avec plein d’idées en tête.

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Mais, en France, son diplôme suisse n’est pas valide. Alors Catherine, avec beaucoup d’espoir pour trouver comment soigner son frère, va s’intéresser au psychodrame, à la sophrologie, à l’expression scénique et à tous les courants de l’antipsychiatrie. Un séjour à San Francisco en 1977 lui permet de rencontrer Annie Reich, la fille de Wilhelm. Puis, avec une deuxième analyse, elle commence les co-animations de groupes, à Paris, dans le cabinet de psychiatrie du Dr Guilhot qui l’introduira très vite au centre Wagram de la Mutuelle de l’Éducation nationale, où elle va travailler comme consultante et thérapeute pendant longtemps.

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En 1978, elle rencontre J.-F. Re- verzy et son but sera clairement de devenir psychiatre. Elle décrira plus tard ce passage de sa vie, lapidaire :

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Mariage en 1979. Il me conseille vivement d’arrêter l’écriture de ce livre pour aider mon frère dans la réalité : devenir psychiatre et le seconder dans son association pour malades mentaux. C’est plus réaliste. (Je renonce ainsi à une partie essentielle de moi : parler, dire aussi ma vérité, à mon frère, à mon père…)

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Malgré des tensions croissantes dans son nouveau couple, Catherine passe le concours d’internat de Bourgogne et travaille dans le service de Jean-François Reverzy à l’hôpital de la Charité-sur-Loire.

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Son frère meurt subitement en février 1980. « Choc, deuil et soulagement » et son père décède à son tour en juillet. Pas de commentaire dans le texte qu’elle a laissé.

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Été 82, très éprouvant d’abandon et de solitude, mais j’écris 24 h sur 24 Le couloir de nuit que j’ai terminé en septembre… Mon livre est prêt à être édité… Novembre 1982, rencontre de Michel retrouvé, pour l’édition du Couloir de nuit.

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C’est alors son aventure d’écrivain qui s’installe durablement et va lui permettre de rebondir. C’est bien clair : « Retrouver cette partie essentielle de soi, dire aussi ma vérité. » Les biographies de ces femmes exceptionnelles qui trouvent en elles la force et la confiance de dépasser leurs peurs et leurs limites vont être les modèles qui l’aideront, pendant près de douze ans, dans sa lutte contre un cancer qui finira par l’emporter. Et les quatre promenades théoriques qui jalonnent les chapitres de son ouvrage de 2001, Femmes d’aventure, sont une démonstration de ce que peut donner de mieux une réflexion psychanalytique qui évite les dogmatismes et les pédanteries habituels. Pourquoi et comment ces femmes d’exception ont-elles fait pour passer « du rêve à la réalisation de soi » ? Les unes sont des figures célèbres, comme Alexandra David-Neel, qui enfant a connu la Commune de Paris, désignée « le plus grand explorateur du xxe siècle », elle qui savait courir avant de marcher, jeune féministe d’il y a cent ans, ou encore la contemporaine Catherine Destivelle, danseuse de rocs, ou encore Alexandra Boulat en Bosnie, ou Peggy Bouchet pendant sa traversée de l’Atlantique à la rame ou Jacqueline Auriol l’aviatrice, ou Anita Conti, la femme-Océan, elle qui déclarait avoir su nager avant de marcher, dont Catherine réussira à consulter in extremis les archives complètes, et d’où sortira un livre nouveau, et la consécration littéraire de Catherine par le grand prix de la Mer, le 15 mars 2008.

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Dans son ouvrage crucial pour moi, Femmes d’aventure, il y a beaucoup de femmes marquées par des catastrophes d’enfance et qui « traverseront leur vie en dansant » ; il y a aussi des jeunes femmes non encore connues, comme la fille de son mari, devenue sa propre fille, Priscilla Telmon, âgée alors de 23 ans, lors de son éblouissant récit, La chevauchée des steppes, 3 000 kilomètres à cheval à travers l’Asie centrale. Ce voyage surprenant d’audace, écrit avec Sylvain Tesson en 1991, caracole en pays ouzbek et kirghiz, sur le chemin où Alexandre le Grand aurait découvert le tombeau de Salomon… Priscilla sait aussi grimper sur les monuments de Paris, la tour Eiffel, le Sacré-Cœur, ou la Grande Arche de la Défense…

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C’est interdit ? Bien sûr, mais nous prenons un grand soin des pierres et nous grimpons sur les structures ajoutées aux monuments. Ce métier de voyage et d’aventures n’est pas une quête d’exploits ou de performances. C’est une soif de connaissance, d’expériences et de rencontres. Je donne une priorité absolue à mon besoin de découvrir ces mondes. Je vais au-devant de ces peuples qui vivent de façon traditionnelle, s’appuient sur leur expérience, la magie, sur leur lien à la terre. Vivre à leur rythme, découvrir leurs légendes, leurs croyances, c’est une recherche spirituelle et intime qui passe par le risque, mais l’aventure c’est cela. Il faut bien payer un peu de sa personne pour vivre tous ces bonheurs.

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Montaigne est en exergue : « Si le destin me permettait de passer ma vie à ma guise, je choisirais à la passer le cul sur la selle. »

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Les quatre promenades théoriques, que Catherine a su développer dans ce livre, ont des intitulés qui donnent la mesure de sa réflexion :

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Du plaisir de l’exploration à l’esprit d’aventure.

De la peur au dépassement de soi.

Du sentiment océanique.

De l’ivresse de la création.

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C’est dans ce travail théorico-clinique nouveau que, pour articuler son propos, elle prolonge les travaux prestigieux de nos aînés en psychanalyse qui ont été les pionniers que l’on sait sur la lancée freudienne : Sándor Ferenczi d’abord, l’incontournable auteur de Thalassa, toujours à découvrir dans sa clinique du traumatisme précoce, si utile aujourd’hui pour les plus jeunes d’entre nous, et ensuite son ami et continuateur Michael Balint, « Hongrois sauvage » de l’école anglaise de psychanalyse, lui aussi plein d’humour et d’indépendance d’esprit.

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Nous pouvons bien sûr sourire devant cette insistance de Ferenczi à mettre génitalité et sommeil dans le même sac, comme si être dans les bras de qui l’on aime et dans ceux de Morphée était à peu près la même chose, et nous étonner en outre qu’il leur donne un parfum d’aventure risquée : “L’acte sexuel, écrit-il, rappelle ces mélodrames où les nuages menaçants s’accumulent comme une véritable tragédie”, mais où on a toujours l’impression que “tout finira bien malgré tout”. Il en est de même des rêves puisque, si les choses tournent trop mal, nous pouvons toujours nous réveiller, ce qui n’est pas le cas dans la prise de risques réels. » Nous y reconnaissons le monde philobate : rien à craindre, j’arriverai toujours à me débrouiller… Avant Balint, Ferenczi s’est penché sur ce goût universel de l’homme pour les jeux dangereux, vertigineux ou grisants : « La répétition et la domination ludiques de tous les dangers inhérents à la naissance et à la lutte d’adaptation à la vie ont un effet vivifiant au même sens que la régression quotidienne au sommeil », écrit-il. Nous voilà ramenés à cette nécessité de « ressourcement », de recherche d’authenticité de nos amoureux des grands dehors…

… Pour Wilhelm Reich, ce grand psychanalyste des années trente, la fonction du caractère ancrée jusque dans la musculature consiste à protéger le narcissisme, à le défendre contre tous les dangers. La souplesse et la solidité de la cuirasse caractérielle permettent, selon lui, de mieux s’ouvrir au monde, d’aimer, de communiquer, de vivre avec intelligence et courage, et aussi de pouvoir se replier quand cela devient nécessaire…

Freud et Ferenczi nous diraient que ce désir inconscient de retour à Thalassa est pulsion de mort, de retour à l’inanimé. Aujourd’hui encore, les avis divergent sur ce point. Pour notre part, nous situerons le désir de revenir à soi, même si c’est en faisant un détour par « le grand tout », du côté des pulsions de vie. Cela n’empêche pas que notre vitalité puisse aboutir à l’accident ou à la mort si nous commettons une erreur fatale ou que la baraka nous lâche… Dans ce cas, nous voilà en route pour la « vie éternelle ». Pour la psychanalyse l’idée de l’éternité, comme tout ce qui est « immuable », « infini », « insondable », plonge ses racines dans l’expérience du monde fœtal.

[…] Les héros courageux ou désespérés de longues rêveries, tenues secrètes ou partagées avec un père ou une mère, la trace laissée par l’attente ou la blessure de quelque prince charmant, homme ou femme, forgeraient l’identification héroïque, la première des cinq étapes de la création d’une œuvre. Au printemps la poussée pulsionnelle d’une souffrance, manque ou trop-plein. À l’été se laisser travailler au corps par ce qu’on a décidé de réaliser… À l’automne engranger ce qui a été moissonné serait un temps d’élaboration active. Et en hiver la dernière étape du cycle conduirait à faire de l’aventure une véritable création, faire face au public, délivrer son message et transmettre.

Vue sous l’angle de la psychanalyse la peur est toujours à mettre en relation avec des conflits liés à la dépendance, à notre sentiment fondamental d’impuissance, dans le développement de la sexualité infantile et la poussée des pulsions, mais la sécurité de base, si elle a pu s’installer, permet de surfer sur ces peurs inévitables et structurantes qui nous forcent à nous redresser et à développer intelligence, conscience et mouvement. La peur se conjugue au passé chaque fois que notre explorateur en couche-culotte a remporté une victoire sur lui-même ou fait l’expérience de son pouvoir ou de sa pensée.

De Balint à l’haptonomie en passant par Winnicott et Dolto, ce concept de sécurité de base qui renvoie toujours à une acquisition très précoce, des premières semaines ou des premiers jours, est élastique.

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Dans ce vaste ensemble qu’elle brasse avec bonheur, Catherine sait aussi faire référence aux ouvrages de ses collègues et amis, Kathy Lainé pour Peter Pan, Michèle Moreau pour Balint, André Haynal pour les dépressions, Pierre Sabourin pour Ferenczi, et quelques autres.

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Je trouve aussi dans ses notes manuscrites au crayon, « pour pouvoir aller plus haut il fallait que j’aille plus loin ».

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Le grand prix de la Mer vient enfin de consacrer son talent le 15 mars 2008, un mois avant son décès. Il lui a été décerné par l’Association des écrivains de langue française, pour son dernier ouvrage Anita Conti, 20 000 lieues sur les mers, à partir des archives en partie inédites de cette femme surprenante, photographe, écrivain, pionnière de l’océanographie, qui s’exclamait parfois, quant à son goût du risque et à l’ivresse qui en résulte : « Garçon manqué ? Non, fille réussie ! »

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Cette femme que les marins appelaient la « Dame de la mer » a été attendue, comprise et estimée sur tous les bateaux, et ce sont aussi ses liens fraternels avec ces hommes courageux et rudes qui l’ont portée si loin.

De 1936 à 1939, tandis que la guerre menace, le navire océanographique où elle est en mission remonte vers Terre-Neuve et l’Islande… Une campagne de pêche l’emmène jusqu’au Spitzberg, quand le ministère de la Marine lui demande de rentrer. La guerre vient d’éclater. Impossible pour elle de se consacrer à la défense passive attribuée aux femmes. Sous couvert de photographier les chalutiers de bois transformés en dragueurs de mines magnétiques dans le chenal de Dunkerque, elle est prête à participer au déminage. Mais les femmes n’ont pas le droit de monter sur les bateaux militaires, et l’on proteste à l’Assemblée nationale. Un décret est voté qui lui donne une dérogation spéciale et elle embarque… Le mystère d’une vie aussi rude reste entier. Même si elle répète qu’il n’y a rien à comprendre et qu’elle est seulement « une créature solide à travers le vent ». C’est sa rencontre quelques années avant sa mort, avec Laurent Girault, un jeune illustrateur, lui-même passionné d’Océan, de Grand Bleu, qui la sort de l’isolement où elle se trouve. Celui-ci l’aide à s’occuper un peu mieux d’elle, à un moment où elle commence, à 97 ans, à se sentir fatiguée, la soutenant, l’aidant à classer ses archives, à transmettre sa mémoire. L’association Cap sur Anita Conti est fondée en 1992. « Les femmes sont increvables », disait-elle, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’elle a développé et qu’elle s’est construite encore et bien plus solidement, sur l’eau, dans l’eau.

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En 1998, Michel Morcrette et Catherine s’étaient mariés dans leur belle maison de Pinson, à deux pas de Malesherbes. Je me souviens de cet été flamboyant dans cette descente sur la rivière qui faisait bordure à leur jardin, leurs peupliers, leur bassin avec son île et la profusion des roses en cascade, des iris d’eau et la tonnelle pour savourer cette chaleur, musique baroque et chants des rossignols en pleine nuit.

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C’est une chance, pour Catherine, d’avoir pu être présente au Sénat ces jours derniers, pour recevoir ce prix littéraire. Celui-ci est venu à point nommé pour qu’elle soit reconnue de son vivant pour son talent et sa poésie, comme une femme vraie d’aujourd’hui, enthousiaste de l’usage du monde, faisant de l’aventure un art de vivre, du désir de savoir et de son amour de la rencontre une création en psychanalyse appliquée, à l’écoute de ces destins de l’extrême.

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Outre les trois livres que nous venons d’évoquer il y a eu des articles, des participations à de multiples congrès, à Budapest à Tel-Aviv, à Venise. Il y a eu aussi un roman hongrois à la découverte du poète Ady et de la revue Nyugat (déjà célèbre du temps de Ferenczi), un article dans la Revue de Genève sur l’antipsychiatrie, un autre dans la revue Coq-Héron sur Balint, un livre non encore publié, Une femme dans la guerre, mais accepté par deux éditeurs, donc pour bientôt…

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En hommage à notre amie Catherine Reverzy, auquel s’associent tous ses amis de la revue Coq-Héron, Judith Dupont, Mireille Fognini, et tous les participants du groupe de travail que j’ai animé, souvent chez elle, pendant plus de vingt ans sur l’œuvre de Ferenczi, pour cette femme de parole qu’elle était, par sa lutte et par sa vie, pour les rêves qu’elle nous procure, ces quelques mots fulgurants de René Char :

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Nous ne sommes tués que par la vie. La mort est l’hôte. Elle délivre la maison de son enclos et la pousse à l’orée du bois.

Nous passerons de la mort imaginée aux roseaux de la mort vécue nûment. La vie par abrasion se distrait au travers de nous.

La poésie me volera ma mort.

Pour citer cet article

Sabourin Pierre, « Catherine Reverzy. Une femme d'aventure s'en est allée », Le Coq-héron 3/ 2008 (n° 194), p. 114-119
URL : www.cairn.info/revue-le-coq-heron-2008-3-page-114.htm.
DOI : 10.3917/cohe.194.0114

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